Evaluez la qualité de votre marketing sur internet

OMYZEN, la plateforme des thérapeutes en médecine naturelle, vous propose cet outil vous permettant d’évaluer la qualité de votre marketing sur internet.

A la fin du questionnaire vos réponses vous seront envoyées par email et vous aurez accès immédiatement à votre résultat ainsi qu’à nos conseils d’optimisation de votre marketing web.

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1. Etes-vous référencé dans des annuaires professionnels en ligne ?

2. Avez-vous un site internet ?

3. Avez-vous mené des actions spécifiques pour optimiser votre référencement ?

4. Combien de likes avez-vous sur votre page Facebook ?

5. Apparaissez-vous sur des vidéos publiées en ligne où votre nom est cité ?

6. Possédez-vous des comptes actifs sur lesquels vous publiez régulièrement sur d’autres plateformes sociales (Linkedin, Twitter, etc.)

7. Financez-vous régulièrement des campagnes de publicité sur Facebook ou Google Adwords ?

8. Utilisez-vous régulièrement des outils d’analyse du trafic sur votre site ou vos campagnes ?

9. Utilisez-vous un outil d’emailing de masse ?

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Votre email:

Echelle d’évaluation de l’attention et de la Pleine Conscience

Echelle d'Evaluation de la Pleine Conscience

OMYZEN en partenariat avec l’ Association Française de Pleine Conscience vous propose ce test standard qui vous permet d’évaluer votre niveau de Pleine Conscience qui est un facteur déterminant de la qualité de la relation thérapeutique que vous pourrez établir avec vos patients.

Une analyse de votre résultat vous sera communiquée à la fin du test et vous recevrez une copie des vos réponses par email.

Remarque: les données et les résultats de ce sondage ne seront communiqués à aucun tiers.

(Source: Brown K. W., Ryan R. M., 2003, traduction française Csillik A.)

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1. Je peux vivre certaines émotions et n’en prendre conscience que bien après

2. Je casse ou renverse des choses par négligence et manque d’attention, ou parce que je pense à autre chose

3. Je trouve difficile de rester focalisé(e) sur ce qui se passe au présent

4. J’ai tendance à marcher rapidement pour me rendre quelque part sans même prêter attention à ce que je ressens en chemin

5. J’ai tendance à ne pas remarquer les tensions physiques et les inconforts jusqu’à ce qu’ils frappent mon attention

6. J’oublie le nom d’une personne presque aussitôt qu’on me le dit pour la première fois

7. Il semble que j’agis automatiquement, sans même prendre conscience de ce que je suis en train de faire

8. Je me dépêche dans les activités sans même être réellement attentif (ve) à ces dernières

9. Je suis si focalisé(e) sur l’objectif que je veux atteindre que je perds le contact avec ce que je fais pour y parvenir

10. J’accomplis des travaux ou des taches automatiquement, sans prendre conscience de ce que je suis en train de faire

11. Je me surprends à écouter quelqu’un d’une oreille, en faisant autre chose au même moment

12. Je conduis sur le mode pilote automatique et me demande après pourquoi je me suis rendue à tel lieu

13. Je me sens préoccupé(e) par le futur ou le passé

14. Je me surprends à faire des choses sans même y prêter attention

15. Je mange rapidement sans même être conscient(e) de ce que je suis en train de manger

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Thérapies alternatives et réglementation: quels risques encourrez-vous ? comment s’en prémunir ?

On entend beaucoup de choses très différentes sur ce sujet de la réglementation des thérapies alternatives propice à toutes les angoisses et tous les fantasmes … Un petit article à partir de documents officiels me semblait utile pour recadrer le débat et vous donner des conseils pour continuer à exercer sereinement (et toujours professionnellement !)

Une pratique tolérée mais non autorisée

De manière générale, vous savez que la pratique des thérapies non conventionnelles est semble-t-il tolérée mais non officiellement autorisée. Ce qui veut dire très concrètement que si une séance tourne mal avec un patient, il peut être amené à porter plainte et vous pourriez être accusés de pratique illégale de la médecine.

Voilà ce qu’en dit le site du gouvernement :

Toute personne qui, sans être médecin – ou hors de leur sphère de compétences pour les chirurgiens-dentistes, les sages-femmes et les biologistes-médicaux – prend part à l’établissement d’un diagnostic ou d’un traitement de maladies, réelles ou supposées, par acte personnel, consultations verbales ou écrites, exerce illégalement la médecine. Des sanctions (2 ans d’emprisonnement et 30 000 euros d’amende) sont encourues pour l’exercice illégal de la profession de médecin, de chirurgien-dentiste, de sage-femme ou de biologiste-médical.
(article L.4161-1 et L.4161-5 du code de la santé publique)

Les cas sont rares mais existent.

Les thérapies alternatives sont tolérées lorsqu’elles sont « complémentaires ». Pourquoi ? Simplement parce que selon les autorités, leur dangerosité n’a pas été plus prouvée que leur efficacité ! Prouver la dangerosité revient en effet à accepter qu’elles ont des effets concrets …

Nos conseils :

  • soyez de bons professionnels: bien formés quelque soit votre cursus, sérieux et respectueux de vos patients
  • en terme de pratique soyez particulièrement vigilants à ne pas dénigrer la médecine conventionnelle avec vos patients
  • en cas de pathologie grave, [highlight]conseillez-leur systématiquement et explicitement de consulter en parallèle leur médecin généraliste[/highlight] quitte à refuser de suivre les patients qui n’ont pas cette démarche.

Certains titres sont explicitement réglementés

Certains titres ont été règlementés ce qui signifie que vous n’avez pas le droit de les utiliser sans remplir les prérequis exigés par la loi.

Ces titres sont :

  • Médecin

Les titres, les spécialisations, les mentions de qualifications ou d’appartenance à des sociétés savantes sont réglementés par le ministère de l’Enseignement supérieur et le Conseil national de l’ordre des médecins. Les médecins ne sont pas autorisés à faire mention de qualifications qui ne figurent pas sur les listes établies par le CNOM.

Les titres et mentions pouvant figurer sur les plaques et ordonnances des médecins sont donc réservés aux seuls médecins qui sont titulaires des diplômes ou qualifications correspondants. La liste de ces titres et mentions est consultable sur le site du conseil national de l’ordre des médecins (CNOM).

Cela semble aller de soi pour l’appellation de « médecin » par exemple … mais de manière générale nous vous conseillons de [highlight]ne pas utiliser de jargon/vocabulaire relevant du domaine médical.[/highlight] Par exemple évitez d’utiliser le terme de « diagnostic » sur votre site internet. Bannissez également le terme de « prescription ». Bref : n’utilisez que des mots qui relèvent du domaine général mais aucun nom « savant » du domaine médical.

  • Psychothérapeutes

L’usage professionnel du titre de psychothérapeute est réglementé par l’article 52 de la loi 2004-806 du 9 août 2004 relative à la politique de santé publique.

Ce titre est réservé aux personnes possédant une formation spécifique (décret n° 2010-534 du 20 mai 2010 relatif à l’usage du titre de psychothérapeute)

[highlight]Vous ne pouvez donc vous appeler « psychothérapeute » à moins de remplir ces exigences.[/highlight] Mais le terme de thérapeute seul peut être utilisé.

  • Ostéopathes/chiropracteurs

L’usage professionnel du titre d’ostéopathe ou de chiropracteur est réservé aux personnes titulaires d’un diplôme sanctionnant une formation spécifique (article 75 de la loi n° 2002-303 du 4 mars 2002 relative aux droits des malades et à la qualité du système de santé).

Il ne s’agit pas d’un diplôme d’Etat. Cette formation peut être indiquée sur la plaque du professionnel par la mention « DO » qui signifie Diplômé(e) en Ostéopathie ou « DC », Diplômé(e) en Chiropraxie. Les ostéopathes peuvent pratiquer des manipulations ayant pour but de prévenir ou de remédier à des troubles fonctionnels, c’est-à-dire des troubles qui ne relèvent pas de pathologies nécessitant l’intervention d’un médecin. Le décret n° 2007-435 du 25 mars 2007 définit les actes et les conditions d’exercice de l’ostéopathie. Certains professionnels de santé, médecins ou masseurs-kinésithérapeutes, pratiquent des actes d’ostéopathie en plus de leurs actes de professionnels de santé. Leur titre d’ostéopathe est alors aussi mentionné sur leur plaque de professionnel de santé. Le décret n°2011-32 du 7 janvier 2011 établit la liste des actes que les chiropracteurs sont autorisés à effectuer et détermine leurs conditions d’exercice.

En résumé

En effet le statut des thérapies alternatives est en train d’évoluer positivement dans le sens d’une libéralisation de la pratique ou de sa réglementation pour de nombreuses raisons supposées:

  • De trop nombreuses personnes vivent de ces activités (plusieurs 10 aines de milliers) et la tendance sociétale actuelle vise à favoriser l’initiative individuelle notamment à travers la fameuse « uberisation » de l’économie – ou comment certaines professions auparavant protégées se libéralisent pour lutter notamment contre le chômage de masse
  • Les thérapies alternatives sont utilisées par plus de 40% des français !
  • L’ordre des médecins reconnaît dors et déjà quatre pratiques: l’homéopathie, l’acupuncture, la mésothérapie et l’ostéopathie
  • De plus en plus de médecins s’y mettent ! Officiellement 6115 médecins français ont reconnu une orientation sur ces disciplines complémentaires en 2016
  • Elles s’invitent dans les hôpitaux et dans les formations universitaires : hypnose analgésique, méditation de Pleine Conscience, acupuncture pour les anesthésies … et on croise même désormais des « coupeurs de feu » ou des professeurs de Qi Qong dans les couloirs des hôpitaux
  • Un dernier argument à mon avis essentiel: les hommes politiques – quelle que soit leur opinion – ont tous fait l’expérience directe ou à travers un proche de l’efficacité des thérapies alternatives !

Bref, avec les précautions élémentaires évoquées plus haut, en considérant ces thérapies comme « complémentaires », vous pourrez continuer à exercer et à améliorer la santé de vos patients.

Découverte de l’étiopathe, nouveau rebouteux

L’Etiopathie vous connaissez ? Douceur, précision, non-douleur, innocuité sont les règles du traitement en Etiopathie. Nous vous proposons de (re)lire cette interview passionnante publiée dans Le Point il y a quelques années, dans laquelle Jean-Paul Moureau présente sa discipline – l’étiopathie – et analyse le statut des thérapies alternatives en France.

http://www.lepoint.fr/sante/l-etiopathe-nouveau-rebouteux-14-10-2010-1252435_40.php

Suppression du RSI: à quoi faut-il s’attendre ?

Le gouvernement a annoncé la suppression du RSI. Le RSI vous le connaissez sans doute car c’est cette structure qui est chargée de l’assurance sociale obligatoire des quelques 6,5 millions de professions libérales. Alors que peut changer pour vous thérapeute la suppression du RSI ?

Bref rappel du contexte

Il a été créé en 2006 pour assurer la fusion des organismes :

  • CANAM (Caisse Nationale d’Assurance Maladie des Artisans )
  • CANCAVA (Caisse Nationale d’assurance vieillesse des artisans)
  • l’ORGANIC (assurance vieillesse, invalidité décès des industriels et commerçants).

Donc au départ une bonne idée : celle de la simplification côté usager et de l’optimisation côté gestion étatique.

Malheureusement à l’occasion d’une réforme mal gérée et de dysfonctionnement parfois spectaculaires, le RSI devient le point de focalisation de beaucoup de frustrations.

Comme le dit Le 28 juin 2017, Claude Reichman, président du Mouvement pour la liberté de la protection sociale, déclare : « Tout le monde sait que le RSI est un capharnaüm, il est impossible d’y déceler quoi que ce soit. […] Le RSI prend la moitié de ce que gagne un indépendant pour l’assurer, qui plus est pour lui assurer une protection minable. Les indépendants ont une assurance maladie qui n’est pas bonne, et une assurance retraite lamentable. Il n’y a qu’un seul système d’assurance et de protection qui prend la moitié de ce qu’une personne gagne, c’est la mafia »

Il n’a pas complètement tort … combien n’ont pas eu à gérer des appels à cotisations considérables avec plusieurs années de décalage, une forme de harcèlement pour des sommes parfois dérisoires …

Suite à différents scandales l’actuel gouvernement a donc pris la décision de supprimer ce régime et de l’adosser au régime général à compter du 1 janvier 2018 avec une période de transition de 2 ans.

Apportons tout de suite une petite précision : le barème des cotisations des indépendants ne seront pas alignés sur celui des salariés du secteur privé. Les prestations ne seront pas non plus modifiées que ce soit en termes de retraite, d’indemnités journalières ou d’invalidité.

Alors qu’est-ce que cela va changer pour vous ?

Les avantages de la réforme

  • Une simplification des relations avec les usagers notamment dans les cas de transitions des statuts de salarié à entrepreneur (puisque l’assurance sociale sera gérée par le même organisme)
  • Des baisses de cotisations (il est encore trop tôt pour les évaluer précisément) vont être mises en place pour compenser notamment la hausse de la CSG prévu dans le projet de loi des finances.
  • Nous avons entendu parler d’une année blanche : malheureusement pour nous et heureusement pour les futurs thérapeutes il semblerait qu’elle soit réservée à ceux qui se mettent à leur compte à compter du 1 janvier 2019.
  • Les sénateurs ont aussi décidé de conserver le fonds national d’action sociale destiné à aider les assurés qui éprouvent des difficultés à régler leurs cotisations , jusqu’à la création du conseil de la protection sociale des travailleurs indépendants qui adressera ce point.

Les risques de la réforme

  • Un projet de transition complexe dans un timing très serré : la réforme de création du RSI a été plutôt chaotique. Il y a de fortes chances que la réforme inverse le soit aussi … il y a tout de même 5500 employés du RSI et 6,5 millions de clients à faire basculer dans un nouveau mode de fonctionnement, dans de nouveaux outils informatiques … c’est un projet extrêmement complexe ! Quand on connaît par ailleurs les enjeux pour les chefs d’entreprise comme nous (ces cotisations peuvent parfois peser littéralement sur la survie de l’entreprise), il y a de quoi être inquiets.
  • Pas de faux espoirs : il y aura forcément des effets de bord. Pas forcément pour la grande masse d’entre nous, mais pour des milliers de cas particuliers qui seront très difficiles à faire rentrer dans le nouveau système et qui n’auront pas été pris en compte proprement …
  • Un conseil : assurez-vous de « mettre au carré » votre situation avec cet organisme, car il y a de fortes chances qu’ils soient injoignables pendant de longs mois … A moins que vous ne misiez sur un « bug » salutaire qui effacerait votre ardoise ?!

Résumé

Il est encore trop tôt pour connaître dans le détail l’impact de cette réforme mais nous parions qu’elle ne se fera pas sans heurts et qu’il faudra sans doute plusieurs années avant qu’elle soit stabilisée. D’ici là nous vous conseillons d’être dans la situation la plus claire possible vis-à-vis de vos cotisations et du RSI.

Les équipes d’Omyzen la suivront précisément pour vous et nous vous tiendrons informés des impacts sur l’activité des thérapeutes.

Et vous ? Quelle est votre expérience avec le RSI ? N’hésitez pas à partager votre expérience, vos craintes ci-dessous dans les commentaires ou directement dans notre forum dédié à vos échanges.

[author image= »https://blogsante.omyzen.com/wp-content/uploads/2017/11/DSC_0149-moyen.jpg »] Julien est co-fondateur de Omyzen. Il exerce une activité d’hypnothérapeute dans le Sud de la France et anime des stages, des formations autour de la méditation de Pleine Conscience, de la thérapie ACT et de la thérapie des schémas. Il est aussi passionné par « l’entrepreneuriat du coeur » ce qui l’a amené à créer Omyzen [/author]

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Votre présence en ligne réussie: les 4 règles d’Or

Il est devenu impératif pour tout praticien d’être visible et joignable sur internet. Le web représente une formidable opportunité pour développer votre activité de thérapeute en thérapies alternatives.

C’est d’autant plus vrai que nos disciplines thérapeutiques sont souvent assez mal connues du public et nécessitent beaucoup de pédagogie pour le rassurer.

Une présence numérique en ligne de qualité peut vous permettre d’élargir votre « patientelle » et d’avoir accès à des opportunités de partage passionnantes.

Nous avons identifié 4 règles d’or pour réussir votre présence en ligne.

1) Créer un site web informatif et simple d’usage

Un site Web de qualité est devenu un impératif pour réussir votre présence en ligne.

Le site sera d’autant plus visité que les internautes y trouvent un contenu utile et de qualité.

L’ergonomie du site (sa facilité de navigation) est tout aussi importante que la qualité et l’originalité de son contenu. Par ailleurs votre site doit permettre aux visiteurs de vous contacter rapidement pour obtenir un rendez-vous.

La compatibilité avec les smartphones est également un critère important qui pèse notamment dans le référencement des sites web par les moteurs de recherche.

Si vous souhaitez plus de détail pour mettre en place un site web efficace, consultez notre article site web: les 6 secrets d’un bon taux de conversion

2) Bâtir une présence active sur les réseaux sociaux

Les réseaux sociaux – créer une page Facebook par exemple – peuvent constituer un moyen efficace d’améliorer votre visibilité et de toucher là encore de potentiels patients.

Attention toutefois: ces réseaux récompensent surtout les praticiens actifs. Vous devez partager des articles utiles et participer à des discussions touchant votre domaine d’expertise. Vous devez également penser à solliciter et répondre activement aux commentaires sur les messages que vous postez.

Ne sous-estimez donc pas le temps à consacrer à cette activité qui peut par ailleurs être passionnante.

L’activité sociale n’est pas juste une question de visibilité, mais aussi de notoriété.

Avec une présence active et de qualité, vous pouvez devenir progressivement un contributeur réputé dans votre domaine d’expertise ce qui vous ouvrira la porte d’échanges et de rencontres passionnantes.

3) Solliciter et publier l’avis de patients

Les évaluations en ligne sont devenues l’un des outils de choix incontournable pour les consommateurs et l’avis des patients peut avoir un impact significatif sur l’activité d’un praticien.

Sur le marché américain qui en général précède dans les usages le nôtre de quelques années, les chiffres sont éloquents:

  • 80% des utilisateurs consultent d’abord l’avis d’autres patients avant de faire appel à un thérapeute.
  • 76% des consommateurs font confiance aux avis en ligne lorsqu’ils recherchent un praticien
  • 61% utilisent des revues en ligne avant de choisir un praticien
  • 20% utilisent les évaluations en ligne pour évaluer leur praticien actuel

En France, de nombreux praticiens m’ont confirmé qu’ils avaient vu un accroissement important des contacts suite à des avis positifs laissés par leur patient sur les Pages Jaunes.

4) Tenir un blog

En complément de votre site internet (et parfois fusionné avec) la tenue d’un blog est un excellent moyen de bâtir une présence en ligne efficace, de rassurer les patients et de renforcer votre crédibilité en tant que thérapeute.

Pensez à rédiger des articles pertinents pour votre public cible et démontrez votre expertise.

Choisissez notamment des titres riches en mot-clés (ce sont les mots ou expressions que les gens saisissent pour faire des recherches sur Google) pour améliorer le classement de vos articles par les moteurs de recherche.

Certaines solutions de blogging comme Word Press incluent des solutions qui vous aident à optimiser la forme et le fond de vos articles afin que votre blog soit mieux référencé dans les moteurs de recherche.

Attention également dans votre blog à ne pas afficher une démarche trop « commerciale » qui pourrait rebuter vos potentiels patients.

Pour les blog comme pour les sites web, vous trouverez plus de conseils pour améliorer l’efficacité dans notre article : site web: les 6 secrets d’un bon taux de conversion

Résumé

Tous les thérapeutes doivent désormais être « visibles » en ligne pour leurs patients. Respecter les 4 règles évoquées dans cet article pose les bases d’une présence numérique solide. Mais ce n’est qu’un début et si le numérique devient pour vous un canal de communication prioritaire vous devrez y consacrer un temps important. Grâce aux nombreux guides et outils disponibles en ligne, il est tout à fait possible pour un thérapeute avec une bonne culture numérique de gérer cet aspect de manière autonome. Si ce n’est pas votre cas, n’hésitez pas à vous faire accompagner dans cette démarche par des professionnels. Si vous n’en avez pas les moyens alors contentez-vous decréer une page Facebook qui affiche clairement vos coordonnées en y publiant régulièrement du contenu.

N’hésitez pas à partager votre expérience et à poser vos questions dans les commentaires ci-dessous ou à aller discuter de ces sujets directement sur notre forum dédié à la publicité.

[author image= »https://blogsante.omyzen.com/wp-content/uploads/2017/11/DSC_0149-moyen.jpg »] Julien est co-fondateur de Omyzen. Il exerce une activité d’hypnothérapeute dans le Sud de la France et anime des stages, des formations autour de la méditation de Pleine Conscience, de la thérapie ACT et de la thérapie des schémas. Il est aussi passionné par « l’entrepreneuriat du coeur » ce qui l’a amené à créer Omyzen [/author]

Site web: les 6 secrets d’un bon taux de conversion

En tant que praticien et avec l’évolution des usages des patients, il est crucial pour vous d’avoir une présence en ligne efficace. Dans cet article nous vous parlons de cette efficacité au sens du marketing web: le taux de conversion, ou comment convertir un visiteur de votre site web en patient.

Même si les usages ne sont pas exactement transposables, sachez que selon l’institut Pew Internet, près de 72% des Américains recherchent sur internet des informations sur la santé, ce qui signifie qu’aux Etats-Unis le site Web du praticien est son premier point de contact avec le patient dans la plupart des cas.

En France cette tendance se développe également et même si le site web n’est pas encore dans la majorité des cas le critère principal de décision pour les thérapies alternatives, les patients ont tendance à “Googler” leur thérapeute (rechercher le nom du thérapeute sur Google).

Regardez plutôt les chiffres ci-dessous tires de l’étude du Crédoc de 2016 qui montrent la place centrale qu’a pris internet dans nos vies:

  • 85% des Français ont accès à Internet
  • 74% y accèdent tous les jours – 95% des 18-24 ans
  • En moyenne, on passe 18 heures par semaine sur Internet
  • En moyenne, on passe 58 minutes par jour sur l’Internet mobile
  • 55% des Français utilisent un navigateur, 48% téléchargent des applications

Vous ne pouvez donc faire l’impasse sur une présence en ligne.

Mais finalement peu importe le nombre de personnes qui visitent votre site Web s’il est incapable de les convertir en patients potentiels. Nous partageons avec vous 6 principes de base pour optimiser votre site Web et améliorer ce fameux taux de conversion.

1) Atténuez vos points faibles, renforcez vos points forts

Un site Web qui convertit n’est donc pas un simple site d’information générale. En tant que professionnel vous devez pouvoir identifier:

  • Vos 3 points faibles: ceux qui sont susceptibles de freiner vos patients pour venir vous voir. Ces points peuvent aussi concerner votre discipline.
  • Vos 3 points forts: ceux qui au contraire vous distinguent des autres thérapeutes et peuvent convaincre des patients.

Atténuez vos points faibles

Prenons un exemple.

En hypnose (ma discipline), les patients sont souvent inquiets de ce qui peut leur arriver pendant une séance, notamment à cause de l’hypnose de spectacle (notre meilleur ami Messmer …). Il faut donc les rassurer:

  • En leur expliquant qu’ils restent conscients tout au long de la séance
  • En leur expliquant la différence entre l’hypnose de spectacle et l’hypnose thérapeutique

Un autre point faible pourrait être l’isolement de votre cabinet: dans ce cas vous devrez afficher un plan clair du cabinet précisant les différents modes d’accès, préciser qu’il y a un parking facile etc.

Si votre discipline est peu connue, n’hésitez pas à faire des parallèles avec d’autres disciplines pour mettre en avant les points communs et les différences.

Bref, vous avez compris la démarche: votre site doit d’un côté atténuer vos points faibles … et de l’autre renforcer vos points forts !

Renforcez vos points forts

Par exemple si vous avez un parcours de reconversion et que votre précédant emploi nécessitait des qualités spécifiques de rigueur, d’organisation etc: mettez-le en avant.

Si votre discipline est très connue et utilisée, il doit exister des études qui prouvent son efficacité: mettez-les en avant !

Si vous votre cabinet est très bien situé ou facilement accessible, cela doit apparaître à plusieurs endroits du site.

Tous vos points forts méritent d’être partagés avec vos patients potentiels. Ne serait-il pas dommage qu’ils passent à côté de tout le bien que vous pourriez leur faire ? 😉

2) Donnez confiance: partagez des témoignages de vos patients

Les thérapies alternatives souffrent souvent d’un déficit de confiance des patients. Ces derniers sont intrigués, curieux mais ont peur de tomber sur des “charlatans”. Pour convertir les visiteurs en patients, vous devez donc les rassurer.

Pour cela, l’image que vous donnez à travers votre site web par la qualité de la forme et du contenu est bien sûr essentielle.

Mais il y a un autre moyen très efficace: les avis des clients.

N’hésitez pas à demander à vos patients de vous écrire un petit témoignage que vous pourrez intégrer dans votre site en communiquant pourquoi pas avec leur accord leurs coordonnées aux patients potentiels !

3) Simplicité, lisibilité et humanité

Un site efficace doit avoir un mantra principal: simplicité, lisibilité, humanité

Vous avez sans doute déjà vécu cette expérience: vous allez sur un site web et repartez après quelques secondes après parce que vous ne “comprenez” rien à la structure du site, vous ne savez pas à quel endroit trouver l’information utile etc.

Si votre site est confus vous perdrez les utilisateurs avant même de pouvoir les convaincre , rendant ainsi tous les efforts sur votre contenu inutiles.

Un site simple et lisible c’est un site:

  • Relativement épuré: attention à la tentation d’en faire trop, de vouloir absolument exprimer votre personnalité à coups d’images trop nombreuses ou trop colorée ou de motifs un peu trop originaux …
  • Avec une structure de menu claire: les menus ne doivent pas être trop nombreux et doivent être très explicites.
  • Qui privilégie les contenus relativement courts, aérés et avec de belles images.
  • Dont les informations principales sont accessibles en 1 clic maximum
  • Dont l’information la plus critique est visible dès la page d’accueil: votre contact pour prendre RDV !
  • Qui ont un visage humain: Les sites Web à succès utilisent également des images* pour donner un visage “humain” à l’activité. Vous pouvez par exemple afficher une photo de vous ou de votre personnel si vous en avez et accueillir virtuellement les patients dans votre cabinet à travers une petite video**.

* Selon une étude de KissMetrics, l’ajout d’images à une page Web peut augmenter les taux de conversion de 95%.

** Les vidéos sont également très persuasives lorsqu’elles sont de bonne qualité. Le petit bémol étant qu’il est assez difficile (long et potentiellement coûteux) de produire des vidéos de qualité.

4) Mesurer les performances de votre démarche pour l’améliorer

C’est une partie assez technique. N’hésitez pas à vous faire aider. Nous avons tous un conjoint, cousin, ami … plus débrouillard que nous !

Sachez que le principe de base de ces outils de suivi de la performance des sites est d’inclure un petit bout de code informatique dans les pages que vous souhaitez suivre.

Une page accessible en ligne sur ces outils vous permet ensuite d’avoir plein de statistiques intéressantes sur le comportement des utilisateurs sur ces différentes pages.

Le plus connu d’entre eux est sans doute Google Analytics. Pour les plus courageux numériquement, n’hésitez pas à aller sur le site de “Google Analytics”. Des manuels d’utilisation très clairs vous permettront peut être d’aller au bout de la démarche.

Facebook offre aussi un suivi avec le pixel Facebook, qui fait justement référence à ce petit bout de code inséré dans les pages.

Les statistiques de base de votre site incluent le nombre de visiteurs uniques, le nombre total de visiteurs, les pages visitées, le temps passé sur le site Web, le taux de rebond et le taux de conversion.

Ici, le taux de conversion est la métrique cruciale: il mesure la proportion des visiteurs du site qui rentrent en contact avec vous pour un RDV.

Par exemple, Pour 100 visiteurs uniques par mois, si vous recevez dix demandes de RDV, votre taux de conversion est de 10 pour cent. Sur Internet, c’est un bon taux de conversion.

L’idée de ces outils de mesure est d’optimiser votre site: vous analysez le temps passé et les actions sur les différentes pages pour pouvoir les améliorer avec toujours le même objectif: convertir !

5) Optimiser votre site pour les smartphones: désormais incontournable

L’une des statistiques les plus impressionnantes est le taux de conversion des utilisateurs mobiles. Selon des études aux Etats-Unis, 44% pour cent des patients ayant effectué des recherches via leur mobile sur des sites Web médicaux pour obtenir des informations ont pris rendez-vous.

En France, ce sont 60% des français qui accident à Internet via leur mobile.

Selon une étude de Google, près de 65% des recherches sont initiées depuis un appareil mobile.

Il est donc crucial que votre site internet soit optimisé pour les mobiles. En outre, sachez que Google pénalise dans les recherches les sites Web qui ne sont pas optimisés pour les mobiles.

Ainsi avec une présence Web mobile, vous mettez toutes les chances de votre côté pour communiquer avec des utilisateurs qui deviendront plus facilement des patients.

La bonne nouvelle c’est qu’il existe une pratique de plus en plus répandue qui s’appelle le “responsive design” qui vous garantit que le site web développé s’adaptera automatiquement aux supports mobiles.

Donc si vous faites developer votre site ou si vous utilisez une solution clé en main de site Web, exigez qu’elle prenne en charge le RWD ou “Responsive Web Design”.

Un outil de Google en ligne permet de tester l’optimisation de votre site pour les mobiles: https://search.google.com/test/mobile-friendly

Enfin le meilleur test consiste à vous connecter depuis votre mobile et votre tablette pour évaluer le résultat !

6) Optimiser le référencement pour les moteurs de recherche (SEO) – une stratégie indispensable

A quoi sert d’avoir un super site internet si personne ne tombe dessus dans les résultats de recherche ? La stratégie qui permet d’apparaître parmi les premiers résultats s’appelle le référencement.

Il existe toute une littérature et des blogs écrits sur le référencement, et il est difficile de lister en quelques lignes tous ses tenants et aboutissants. Les liens vers votre site, descriptifs méta, mots-clés, balises de titre et listes locales – tous ces facteurs ont un impact sur le référencement. Une vraie stratégie de référencement efficace nécessite du dévouement et des efforts. Mais si vous souhaitez améliorer la visibilité de votre site, vous devez travailler au moins sur ces deux axes clés :

  • Le contenu: l’algorithme de Google est de plus en plus “intelligent” et se pose une question simple: “est ce que ce site produit un contenu de qualité susceptible d’intéresser les personnes qui cherchent de l’information dans ce domaine ? “. La manière dont l’algorithme y répond techniquement est complexe, mais on revient toujours à cette question de bon sens. Le meilleur moyen d’être bien référencé consiste donc à offrir “du contenu de qualité susceptible d’intéresser” … !
  • Référencement hors site: un moyen historique et toujours très utilisé par l’algorithme de référencement de Google est d’évaluer le nombre de sites qui pointent vers le vôtre. Pour Google c’est la meilleure prévue que vous offrez du contenu de qualité intéressant. Demandez donc à des amis, collègues de mettre un lien vers votre site. Inscrivez-vous dans des annuaires, participez à des forums de discussion comme le nôtre en mettant un lien vers votre site etc.

En Résumé

L’omniprésence d’internet dans la vie de vos patients va rendre un site internet de plus en plus nécessaire pour les thérapeutes.

Mais ce site internet n’a réellement de sens que si il parvient à convertir un visiteur en patient. Les 6 principes que nous avons partagé avec vous doivent vous permettre de mieux comprendre les enjeux et d’orienter votre démarche en ligne, qu’elle soit assurée par un tiers ou par vous-même.

N’hésitez pas à partager votre expérience ou à poser des questions dans les commentaires ci-dessous. Vous pouvez aussi aller sur notre forum où tous ces points sont discutés

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[author image= »https://blogsante.omyzen.com/wp-content/uploads/2017/11/DSC_0149-moyen.jpg »] Julien est co-fondateur de Omyzen. Il exerce une activité d’hypnothérapeute dans le Sud de la France et anime des stages, des formations autour de la méditation de Pleine Conscience, de la thérapie ACT et de la thérapie des schémas. Il est aussi passionné par « l’entrepreneuriat du coeur » ce qui l’a amené à créer Omyzen [/author]

Parler en public: les 10 commandements contre le trac

Que ce soit pour une formation ou pour une intervention lors d’un séminaire, vous devrez sans doute prendre la parole en public. Cet article analyse le trac et vous livre 10 conseils pour le gérer efficacement.

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Boule dans le ventre, légers tremblements des mains ou des jambes, bouffées de chaleur et palpitations, des signes caractéristiques avant la prise de parole en public.
Paul Bergmeir/Unsplash

Antoine Pelissolo, Université Paris-Est Créteil Val de Marne (UPEC)

« Je n’ai rien contre les psys, et pour cause ! écrit notre auteur, professeur de psychiatrie, en préambule de son livre « Vous êtes votre meilleur psy ! » (Editions Flammarion). Il a rassemblé dans cet ouvrage des principes dont l’efficacité est scientifiquement reconnue et que l’on peut appliquer par soi-même pour surmonter certaines difficultés. L’extrait que nous publions ci-dessous porte sur le trac en public.

À une jeune comédienne qui se vantait de ne pas avoir le trac avant de monter en scène, Sarah Bernhardt répondit sèchement : « Ça vous viendra avec le talent ! ». Comme quoi cette appréhension du public est bien inhérente à notre condition humaine, et peut témoigner de véritables qualités. D’autres personnalités étaient connues pour leur crainte de la scène ou des caméras : Frédéric Chopin, Ella Fitzgerald, Jacques Brel ou, dans un autre domaine, Steve Jobs.

Avoir le trac, c’est ressentir un certain stress, ou un stress certain, avant une prestation en public. Les symptômes sont assez classiques : boule dans le ventre ou dans la gorge, légers tremblements des mains ou des jambes à cause des muscles qui se tendent, bouffées de chaleur et, toujours, les fameuses palpitations. Ces sensations, en général légères et passagères, sont plus fortes chez certaines personnes, notamment les plus émotives. Il n’existe pas d’enquête très précise sur la question, mais on estime qu’environ une personne sur deux ressent le trac régulièrement dans les situations qui s’y prêtent.

La scène du crime

Qu’appelle-t-on « prestation en public » ? Évidemment, on pense tout de suite à une assemblée de 3 000 personnes, devant laquelle il faudrait prendre la parole… Une épreuve, voire un cauchemar, pour la plupart d’entre nous. Mais, avouons-le, ça n’est pas une situation très courante. On peut ressentir pourtant le même type de symptômes devant un groupe d’une vingtaine ou d’une trentaine de personnes : une classe d’école, une assemblée générale de copropriétaires ou d’association, une réunion professionnelle ou un petit public de théâtre ou de conservatoire.

L’éducation française donne peu l’habitude aux enfants et aux adolescents de parler en public. Les éléments déclencheurs du trac sont principalement le fait de se trouver au centre de l’attention d’un groupe, avec une tâche particulière et pas forcément facile à réaliser, comme un discours, un exercice, un morceau de musique, etc.

Même si ça n’est pas le cas, cette configuration est alors vécue comme une situation d’examen au cours de laquelle le public devient un groupe de juges. S’entrechoquent ainsi deux anticipations négatives : peur de mal faire et peur d’un jugement négatif de l’auditoire. L’appréhension est majorée par le fait que, dans ce type de situation formelle, la communication est unidirectionnelle : vous devez faire votre prestation, tandis que le public ne fait que vous regarder, sans échange et donc sans partage des efforts ni témoignage d’approbation (avant les applaudissements du moins !).

Ces craintes ne sont pas toujours consciemment présentes, et souvent les symptômes physiques du trac surviennent de manière automatique, échappant à toute tentative de raisonnement, comme tous les symptômes de stress.

Le pire, c’est avant !

Le trac s’exprime surtout avant le début de la prestation, dans les minutes ou les heures qui le précèdent. Tout se passe généralement beaucoup mieux si on vous donne la parole tout de suite, sans avoir eu le temps de « cogiter ». En revanche, vous vous souvenez peut-être de l’attente dans le couloir avant de passer votre premier oral du bac, en voyant défiler les camarades qui passaient avant vous, et sortaient de la salle d’examen en affichant une mine variable.

Les sensations sont les mêmes lors d’un tour de table au cours d’une réunion, ou dans l’heure précédant l’entrée en scène pour une représentation de théâtre ou de musique. Le corps s’affole un peu (le ventre, la chaleur, le cœur) et on ne peut rien faire car ce n’est pas encore le moment. Beaucoup de questions tournent alors en boucle dans la tête : « Vais-je être à la hauteur ? », « Comment sera le public ? », « Pourvu que je n’aie pas un trou de mémoire ! », etc. Sans réponse bien sûr puisqu’on n’y est pas encore.

Typiquement, le niveau de trac augmente progressivement jusqu’à atteindre son maximum lors du début de la prestation. Cela peut durer encore quelques minutes, mais rapidement les choses se calment : d’une part l’esprit est concentré sur le travail à réaliser et le corps joue le rôle prévu, donc il ne reste plus beaucoup d’attention à consacrer à autre chose, et d’autre part les questions sans réponses jusqu’à présent s’éteignent d’elles-mêmes. À moins d’une catastrophe, le fait de constater que vous vous en sortez correctement, qu’aucun spectateur ne se lève en vous jetant des tomates (ce qui devient rare de nos jours…), et que vous maîtrisez donc la situation, permet de désamorcer le trac.

Après quelques minutes de présentation, généralement, le trac diminue voire disparaît.
teemu paananen/unsplash

Une certaine tension peut durer pendant toute la « séance », témoin d’une vigilance accrue et d’une motivation à bien faire, mais elle n’est en général ni gênante ni vraiment pénible. Et elle se transforme en soulagement, voire en vraie euphorie, quand l’exercice se termine. Ouf, ça n’était que cela ! Mais dommage de devoir passer par ce couloir sombre du trac avant de voir la lumière de la réussite…

Les dix commandements anti-trac

Voici dix conseils à suivre pour que ce tunnel devienne de moins en moins long et pénible au fur et à mesure.

1. Déculpabilisez

Chassez de votre esprit l’idée que le trac est un signe de faiblesse ou d’incompétence. Plus de la moitié des adultes se plaignent de ressentir un trac excessif avant une prestation en public, vous n’êtes donc pas seul, et personne ne vous considérera comme un extraterrestre si on vous sent un peu ému dans ce type de situation. Le trac est avant tout un signe de motivation, d’envie de bien faire et une marque de respect pour l’auditoire. Rien de pire qu’un étudiant qui vient passer un examen oral les mains dans les poches, sans aucune attention portée à sa présentation et à l’attitude des examinateurs.

2. Évitez de surestimer les enjeux de la situation

En dehors de moments exceptionnels (oral décisif dans un concours, entretien d’embauche pour un poste important, etc.) pour lesquels on est généralement très entraîné, la plupart des réactions de trac surviennent dans des situations qui ne sont pas gravement déterminantes. Même si vous être très motivé par le but à atteindre, essayez de répondre objectivement aux questions suivantes : si je ne suis pas parfait, est-ce si important ? Même si je rate cette fois-ci, est-ce vraiment ma dernière chance ? Que se passerait-il réellement si tout ne marchait pas comme je le souhaite ? Pensez à ce que vous diriez à votre meilleur ami dans la même situation. Vous verrez vite qu’il est possible de relativiser, pour éviter de vous mettre une pression digne de celle d’un tireur de penalty en finale de la coupe du monde…

3. Préparez correctement vos interventions

Cela peut paraître une évidence mais autant le rappeler malgré tout. Le trac est en grande partie lié à la nouveauté d’une situation difficile et à un manque de confiance dans ses capacités à la gérer. Le seul moyen de réduire ces deux facteurs est de bien maîtriser son sujet : réviser, relire, approfondir, etc. Et, surtout, s’entraîner à le présenter, soit seul soit avec des spectateurs bienveillants. Plus vous aurez automatisé certaines aptitudes, plus vous aurez confiance en vous, et plus votre esprit pourra se concentrer sur les points sensibles lors de la situation réelle. Donc, répétez, répétez et répétez encore, sans honte car même les professionnels travaillent ainsi, en s’aidant si besoin d’enregistrements audio ou vidéo.

S’il s’agit d’un discours ou d’une intervention orale, même si vous ne préférez pas apprendre l’ensemble de votre texte par cœur, mémorisez malgré tout quelques passages clés, comme la première phrase, la dernière et quelques articulations importantes. Vous ne les restituerez pas forcément de manière exacte, mais vous serez rassuré par ce filet de sécurité pour les phases essentielles de votre présentation ; ce sont celles que le public retiendra d’ailleurs en priorité.

4. Apprenez à utiliser votre respiration comme un calmant naturel

L’avantage de cet anxiolytique est qu’on peut l’avoir toujours sur soi ! Et, ce qui ne gâche rien, il n’a aucun effet secondaire.

L’objectif est de vous concentrer durant deux minutes sur votre respiration, en essayant de la rendre lente et plutôt contrôlée par le « ventre » (les muscles de l’abdomen agissent directement sur le diaphragme et donc les poumons). Inspirez lentement, pas trop profondément, puis prenez bien conscience de l’expiration, en soufflant lentement par le nez ou par la bouche peu ouverte. À chaque expiration, percevez le relâchement des muscles du corps qui l’accompagne. Positionnez une main sur votre ventre pour bien sentir les mouvements de l’abdomen, et les amplifier si besoin. En vous entraînant régulièrement à froid à ce petit exercice, vous pourrez l’appliquer facilement à chaud, notamment dans les phases de préparation et d’attente avant la prise de parole.

5. Visualisez la scène mentalement avant qu’elle ne commence

Concentrez-vous uniquement sur vos propres actions : je dis ceci, je prends cela, je fais ça, je parle à untel, etc. À la manière d’un skieur qui visualise sa descente et chacun des virages les yeux fermés avant de se lancer sur la piste. Cette répétition virtuelle vous rassurera sur votre connaissance du sujet, et vous évitera les pensées parasites stressantes.

6. « Forcez le passage » avec des images positives

Durant l’attente, vous pouvez visualiser un souvenir précis de réussite dans un exercice similaire antérieur, ou les encouragements ou compliments de vos amis. Il ne s’agit pas là de vous convaincre que vous êtes le (ou la) meilleur(e), mais simplement d’occuper le terrain pour chasser la propagande négative de votre anxiété. Comme sur un ordinateur, il n’y a de la place que pour un seul « fond d’écran » dans votre esprit, donc faites en sorte qu’il vous soit favorable. Utilisez les minutes d’attente pour vous créer une image mentale favorable, par exemple en visualisant vos proches vous encourageant et affirmant qu’ils adorent ce que vous faites. Quitte à forcer le trait, il vaut mieux que vous commenciez votre intervention dans un climat intérieur optimiste plutôt que pessimiste.

7. Pendant votre intervention, concentrez-vous sur le contenu de votre action

C’est la condition essentielle de la réussite, puisque votre auditoire s’intéresse avant tout à ce que vous avez à lui dire ou à lui montrer. Donc au moins 80 % de votre concentration doit porter sur votre discours ou votre action. Il vous faut réserver 10 à 20 % de votre attention sur deux autres points : votre expression non verbale (votre position, regarder le public, sourire, parler fort et distinctement, etc.) et l’attitude du public (repérer par exemple une incompréhension manifeste ou une demande particulière).

Cette tâche supplémentaire est difficile, car on ne passe pas aisément d’une cible à l’autre sans perdre le fil de ses actions, mais j’insiste sur le fait que la priorité reste le contenu de votre prestation. Entre chaque paragraphe ou entre chaque séquence de votre intervention, vous pouvez donc faire un bref focus, de quelques secondes, sur votre manière de parler ou de sourire, et sur le public. Mais ne placez pas la barre trop haute sur ces points qui ne sont pas les plus importants. Ils participent à la qualité globale de votre prestation mais de manière partielle, et ils s’amélioreront mécaniquement avec l’entraînement et l’habitude.

8. Choisissez dès le début quelles personnes vous allez principalement regarder

Dans une grande assemblée, il est important de regarder souvent le public, mais il n’est pas indispensable ni facile de regarder chaque personne avec la même intensité. Choisissez donc quelques visages qui vous paraissent sympathiques, parce que vous les connaissez ou parce qu’ils semblent souriants et bienveillants, et tournez-vous vers eux à tour de rôle (sans les fixer en permanence bien sûr). Essayez aussi de balayer régulièrement les différentes parties du public, afin que personne ne se sente exclu de votre intérêt et finisse par ne plus vous suivre. Pour cela, sélectionnez des visages « cibles » relativement dispersés dans l’assemblée, ou au moins regardez vers le fond de la salle si vous avez du mal à repérer les personnes directement.

9. Si la situation s’y prête, n’hésitez pas à dire quelques mots sur votre trac en début de prestation

C’est le meilleur moyen de dédramatiser ce sujet probablement un peu tabou pour vous, voire d’en sourire. En effet, vous n’aurez ainsi plus besoin de le dissimuler au public, puisqu’il sera déjà au courant ! Et personne ne vous en voudra d’être un peu stressé lors d’un exercice de ce type. Vous pouvez préparer des formules comme « Je suis toujours un peu stressé quand je dois monter en scène ! », ou encore « Vous m’impressionnez beaucoup, je suis très ému de vous parler, n’y prêtez pas attention… »

10. Évitez l’autodénigrement à la fin de l’intervention ou après

Après un exercice relativement difficile, vous risquez toujours de vous trouver médiocre ou moyen. Mais ce jugement négatif ne fera que vous déstabiliser pour la fois suivante, et vous aurez déployé beaucoup d’efforts pour rien. Pour faire baisser votre trac, repérez objectivement et gardez en mémoire après chaque prestation les éléments qui se sont bien passés, il y en a forcément.

Osez !

En vous exerçant régulièrement et en suivant ces conseils, votre trac devrait vite diminuer et quasiment disparaître. Pour ne pas perdre la main, prenez le parti de vous exposer au public le plus souvent possible, en osant surmonter votre petite inhibition initiale. Vous verrez, vous y trouverez probablement du plaisir.

Si vous ne parvenez pas à appliquer ces conseils dans les situations naturelles de votre vie, vous pouvez choisir de créer des conditions plus favorables et plus régulières. Il peut s’agir de vous inscrire à des cours de théâtre ou à une autre activité artistique, ce qui vous permettra de vous entraîner devant de petits publics initialement sans pression particulière puisque dans le cadre d’un apprentissage. Les cours de chant et les chorales sont également d’excellents moyens de combiner une activité plaisante et épanouissante, la rencontre d’autres personnes, et l’expression de soi, facilitée par le fait au début de ne pas être « seul en scène ». Il existe aussi des cours spécifiques de prise de parole en public, avec un coaching et une entreaide très utiles entre les participants.

The ConversationEnfin, si le blocage est plus sérieux et que votre peur de la scène ou du public est trop forte et vous empêche de vous épanouir, c’est peut-être que vous souffrez d’une anxiété sociale excessive. Il s’agit d’une angoisse phobique qui ne permet pas d’appliquer complètement les conseils des dix commandements anti-tracs, ou qui les rend inefficaces car le stress est trop intense et occupe trop de place dans l’esprit. La phobie sociale est un trouble fréquent, qui touche près de 5 % de la population, et qui apparaît généralement dans l’enfance ou l’adolescence. Elle peut s’atténuer progressivement, mais son impact sur la qualité de vie et sur les activités personnelles et professionnelles est important. Il est donc préférable de se faire aider par un professionnel pour en venir à bout, d’autant que les méthodes des thérapies comportementales et cognitives sont très efficaces pour cela.

Couverture du livre, paru le 1er novembre 2017.
Flammarion, Author provided

Antoine Pelissolo, Professeur de psychiatrie, Université Paris-Est Créteil Val de Marne (UPEC)

La version originale de cet article a été publiée sur The Conversation.

Samuel Hahnemann, père de l’homéopathie: médecin de génie ou illuminé ?

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Le memorial Samuel Hahnemann à Washington, D.C.
Daderot/Wikimedia

Céline Couteau, Université de Nantes et Laurence Coiffard, Université de Nantes

L’homéopathie, aimée des Français, est pourtant largement critiquée par les scientifiques. La semaine dernière, le Conseil scientifique des Académies des sciences européennes (Easac), regroupant 27 pays, dont la France, l’a encore brocardée. Mais cela n’empêche pas de s’intéresser au sujet, et notamment à Samuel Hahnemann qui, d’une certaine manière l’a inventée, même si le concept d’homéopathie existait déjà dans l’Antiquité, puisqu’Aristote (380 av. J.-C.) utilisait le terme en lui donnant le sens d’état d’une âme qui sent d’une façon semblable à la façon de sentir d’une autre âme et qui, par cela, est plus disposée pour la véritable amitié. D’autres auteurs ont également abordé le sujet comme Hippocrate (460 av. J.-C.) ou Démocrite (470 av. J.-C.).

Les tribulations d’un médecin du XVIIIe siècle

Samuel Christian Hahnemann 1755–1843.
Wikimedia

Samuel Hahnemann naît le 10 avril 1755 à Meissen, petite ville allemande, dans une famille éloignée de la médecine (son père est peintre sur porcelaine à la Manufacture royale de cette ville). Très précocement, il est identifié comme un élève brillant. À 20 ans, il entre à l’université pour y suivre des études de médecine. Il soutiendra sa thèse le 10 août 1779 sur les « Considérations sur les causes et les traitements des états spasmodiques ». À cette époque, il ne remet nullement en cause les pratiques de son temps et la manière dont il traite le sujet de sa thèse n’a rien de révolutionnaire !

En 1783, Hahnemann s’initie à la galénique dans l’officine du pharmacien Haseler (il s’en souviendra et cela lui permettra par la suite de fabriquer lui-même ses « petites pilules »). En 1789, il commence des études de chimie à Dresde où il fait la connaissance de Lavoisier. Outre ses activités médicales, Hahnemann fait beaucoup de traductions et en 1790, il s’intéresse au « Traité de matière médicale » écrit par un médecin écossais, William Cullen, car il est tout de même déçu par les pratiques thérapeutiques de son temps qui, il faut bien le reconnaître, restent assez limitées !

De fortes doses de quinquina

Dans cet ouvrage, Cullen propose d’utiliser l’écorce de quinquina pour traiter certaines fièvres et Hahnemann remarque alors une coïncidence entre la toxicologie du quinquina et ses propriétés antipyrétiques. De ce fait, il décide d’administrer à des sujets sains ainsi qu’à lui-même de fortes doses de quinquina. Ceci constitue la première expérience pathogénétique. Hahnemann observa que l’administration de quinquina à des sujets sains provoquait des accès fébriles, comparables à ceux de la fièvre quarte. C’est donc vers 1796 que l’on peut situer la naissance de l’homéopathie (du grec ομοιοξ, semblable et παθη, maladie, souffrance), puisque, cette année-là, Hahnemann publie « Essai sur un nouveau principe pour découvrir les vertus curatives des substances médicinales ».

Il expérimente alors 18 drogues dont une majorité d’origine végétale : camomille, arnique, anémone pulsatile, ciguë, coque du Levant, douce-amère, belladone, jusquiame, aconit, ipéca, opium, sumac vénéneux, plomb, arsenic, mercure. Le premier principe de l’homéopathie est posé : c’est le principe ou loi de similitude ou encore loi d’analogie :

Les semblables sont guéris par les semblables

Similia similibus curentur

selon la formule d’Hahnemann qui donnait la définition suivante de ce principe : « on doit rechercher des remèdes qui provoquent ordinairement dans l’organisme humain une maladie analogue et le plus analogue possible. »

Quantités infinitésimales

En 1810, Hahnemann publie son ouvrage majeur « L’Organon de l’Art de guérir ». Il y donne une définition de l’homéopathie :

« La méthode homéopathique est celle qui, calculant bien la dose, emploie contre l’ensemble des symptômes d’une maladie naturelle, un remède capable de provoquer chez l’homme bien portant des symptômes aussi semblables que possible à ceux que l’on observe chez le malade. »

L’Organon sera suivi en 1825 du « Traité des maladies chroniques », ouvrage dans lequel il définit la deuxième loi de l’homéopathie : la loi d’infinitésimalité. En effet, au cours de ses expérimentations, Hahnemann avait constaté que se manifestait, dans un premier temps, une aggravation de la maladie ou du symptôme à traiter. Pour pallier cet inconvénient, il envisagea une procédure galénique qui consistait à diluer la drogue (« atténuation des médicaments ») d’une manière décimale (DH pour décimale hahnemanienne) ou centésimale (CH pour centésimale hahnemanienne) et c’est ainsi qu’il atteignit rapidement le niveau infinitésimal.

Et c’est précisément là que l’on doit parler science : entre la 11e et la 12e CH, il n’y a plus de molécules de la substance de départ dans la préparation car on a dépassé le nombre d’Avogadro, soit 6,023 x 1023. Si l’on analyse, avec les moyens analytiques à notre disposition aujourd’hui, des granules ou des globules d’Arnica 30 CH, on n’identifiera et on ne pourra doser que… du sucre !

Grains de sucre.
The3cats/Pixabay

Benveniste à la rescousse

Rien ne prédestinait le médecin et immunologiste français, découvreur du PAF-Acether qu’était Jacques Benveniste, à s’engager sur la voie hasardeuse de la recherche d’explications scientifiques à l’homéopathie. En 1973, il entame une carrière à l’Inserm dont il dirigera plusieurs unités de recherche. De 1981 à 1983, il est le conseiller de Jean‑Pierre Chevènement, alors ministre de la Recherche. Tout bascule en 1984, quand il commence à travailler, sous contrat, avec les laboratoires Boiron. Il publie un fameux article dans le numéro 333 de la revue Nature sur la « dégranulation de basophiles par de hautes dilutions d’IgE ». Celui-ci déclenche de vives réactions dans la communauté scientifique internationale et rapidement il devient évident que les résultats ainsi publiés sont totalement fantaisistes et ne peuvent absolument être reproduits !

Benveniste s’entête. Il devient même lyrique pour évoquer ses travaux sur la « Mémoire de l’eau » comme, par exemple, dans Le Monde du 30 juin 1988 :

« Les résultats de notre recherche imposent à tous, et surtout à la communauté scientifique, un considérable effort d’adaptation. Il s’agit d’entrer dans un autre monde conceptuel. Le changement de mode de pensée n’est pas moins grand que lorsqu’on est passé avec la Terre de la platitude à la rotondité. […] Les études que nous présentons montrent l’existence d’un effet de type moléculaire spécifique en l’absence de molécule. […] On comprend dès lors les réticences, voire l’agressivité, au nom de la déesse Raison, des adversaires de ce type d’expériences ».

Qu’en penser aujourd’hui ?

The ConversationÀ la question évoquée dans le titre, la réponse s’impose d’elle-même. Ne perdons pas de vue que l’Ansm a rappelé l’an dernier qu’aucun médicament homéopathique « ne peut être considéré comme un vaccin ». Une précision utile dans le contexte actuel quand on sait qu’un enfant de sept ans est décédé, en Italie, des suites d’une otite. Il n’avait été traité que par homéopathie, alors que son état de santé s’était aggravé…

Céline Couteau, Maître de conférences en pharmacie industrielle et cosmétologie, Université de Nantes et Laurence Coiffard, Professeur en galénique et cosmétologie, Université de Nantes

La version originale de cet article a été publiée sur The Conversation.

5 rituels du matin qui peuvent radicalement améliorer votre forme

Prendre soin des autrescommence par prendre soin de soi. De votre forme dépend aussi indirectement celle de vos patients. Le matin est un moment idéal pour s’occuper de soi: parce que les gestes et votre état d’esprit du matin peut déterminer celui du reste de votre journée et parce que le rythme effréné de la journée n’a pas encore commencé. Voici 5 rituels intéressants et faciles à mettre en oeuvre.

1. Boire un verre d’eau chaude au citron

Boire un verre d’eau chaude avec du citron à la première heure le matin est un excellent moyen de mettre votre système digestif en mouvement. Préférez de l’eau tiède pour que ce ne soit pas un choc pour votre système dès le matin. Le citron aidera à préparer votre système digestif pour les repas à venir, et rendra l’eau plus savoureuse. Vous pouvez ajouter un peu de miel si vous voulez réduire l’acidité.

2. Réveillez-vous plus tôt

C’est très important. Si vous avez l’habitude de vous coucher tard pour profiter du calme et avoir du temps pour vous, essayer simplement de prendre ces moments le matin. C’est bien plus agréable et la différence pour votre corps sera perceptible.

3. Faites des étirements

Si vous ne faites pas d’exercice régulièrement, nous vous recommandons de commencer avec quelques étirements le matin jusqu’à ce que cela devienne une habitude, puis de faire du yoga ou d’autres exercices plus exigeants lorsque vous commencez à vous en sentir capable. Si vous n’avez que quelques minutes, faites quelques minutes. Vous allez rapidement prendre cette habitude et pouvoir vous étirer plus longtemps. En tous les cas, vous sentirez très facilement la différence dans votre corps: un sentiment de circulation, de légèreté … un vrai bien être dont il vous sera ensuite difficile de vous passer.

4. Faites des exercices de gainage

Le mal au dos est un des maux du siècle. Mauvaises habitudes posturales, changement de rythme de vie, posture assise prolongée … En réalité mon expérience me prouve que 80% de ces douleurs sont dues tout simplement à une musculature du dos insuffisante pour soutenir notre colonne vertébrale. Consacrer quelques minutes tous les jours à faire des exercices de gainage simple (la planche par exemple) est sans doute l’un des meilleurs investissements que vous pourrez faire. J’en ai personnellement fait l’expérience avec une discopathie devenue quasiment totalement indolore grâce à ces petits exercices quotidiens.

5. Rebondissez 100 fois

Rebondir sur un mini-trampoline est l’exercice parfait du matin. Tout à la fois très peu impactant sur les articulations, excellent pour le cardio, le renforcement musculaire, la circulation sanguine … Le matin cela vous permet de vous dynamiser pour pouvoir pourquoi pas faire l’impasse sur la deuxième tasse de café … un exercice littéralement « magique » à répéter aussi souvent que possible. Personnellement j’ai un petit trampoline dans mon jardin que j’utilise le matin face au lever du soleil …

6 . Méditez pendant quelques minutes

Surtout si vous traversez une période assez agitée, n’hésitez pas à prendre quelques minutes le matin pour méditer, c’est à dire simplement par exemple vous centrer sur l’observation de votre respiration naturelle. Pensez aussi à intégrer quelques minutes pour poser des intentions positives: de la bienveillance pour votre entourage et pour vous-même, vous reconnecter à ce qui compte pour vous, visualiser vos objectifs … cette petite routine vous installera progressivement dans un état d’esprit épanouissant et plus en phase avec vos aspirations profondes.

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