Le guide du thérapeute #1: communiquer et se faire connaître

Notre objectif chez Omyzen est de vous faciliter la vie ! Nous lançons donc une série d’articles sur votre installation en tant que thérapeute alternatif. Ces articles vous donnent des conseils pratiques et des astuces sur tous les aspects touchant à votre activité. Ils peuvent intéresser les futurs thérapeutes qui souhaitent s’installer mais aussi les thérapeutes établis qui pourront peut-être y découvrir des axes d’amélioration de leur activité. Ce premier article aborde les supports physiques de votre communication: flyers, cartes de visite et plaque. Nous vous donnons des conseils de conception et des adresses internet pour les réaliser facilement et au meilleur prix.

Flyers et Cartes de visite

  • Comment concevoir vos cartes de visite ?

Ce n’est pas grâce à au design spécifique de votre carte de visite que vous ferez réellement la différence en terme de patientelle.

Le plus important est que votre carte vous plaise et que vous soyez fiers de la donner au maximum de personnes que vous pourrez rencontrer: l’occasion de leur parler de votre activité et de faire des rencontres pouvant déboucher sur de futures collaborations. Ne négligez aucune occasion: un parent d’élève à la sortie des classes ou le boulanger peut s’avérer être un très bon ami du médecin généraliste du coin qui vous enverra plein de patients par exemple !

Rappelons tout de même les mentions essentielles à faire apparaître sur votre carte:

  • Votre nom et prénom
  • Votre discipline principale et éventuellement 1 discipline secondaire : mais n’en rajoutez pas trop même si vous avez suivi 50 formations différentes … Les patients veulent faire appel à des experts d’un domaine précis et pas à des couteaux suisses de la thérapie ! Le trop est l’ennemi du bien …
  • L’adresse de votre cabinet
  • Un numéro de téléphone pour vous joindre : c’est la base, pour les RDV ! Vous pouvez également rajouter un email.
  • L’adresse de votre site web : elle est de plus en plus utilisée par les patients pour se renseigner avant de prendre éventuellement RDV.

Si vous voulez un travail de pro, vous pouvez faire appel à des graphistes freelance pour des tarifs très raisonables sur des place de marché comme graphiste.com

Petite astuce : vous serez souvent amené à déposer des petits tas de carte de visite dans différents lieux comme la salle d’attente de votre cabinet, celle d’un médecin démarché etc. Vous pouvez donc éventuellement envisager de faire une carte de visite bien visible qui « attire l’œil » tout en restant élégante pour vous distinguer au milieu des autres cartes ou flyers, en général très nombreux.

  • Où faire imprimer ses cartes de visite ?

Pour créer des Flyers ou des cartes de visite, nous vous conseillons sans hésiter le site OrigaPrint. C’est une référence dans le domaine avec un super service client et les fonctions les plus avancées du domaine.

Notre conseil: attention cependant au design de votre carte. Elle ne doit surtout pas avoir de contour de couleur car Vistaprint comme tous ces sites ne savent pas garantir une découpe parfaitement droite. J’ai déjà eu ce soucis qui a gentillement été corrigé par le service client et Vistaprint m’a renvoyé des cartes gratuitement !

  • Que penser des Flyers ?

La question que tous les thérapeutes alternatifs débutants se posent : faut-il faire et distribuer des flyers ?

D’après tous les échos que j’ai eu les retours sont en général très faibles sur la patientelle pour ce genre de démarche. Mais si vous avez le temps, pourquoi pas ! Encore une fois, ne négligez rien: 1 seul client avec lequel la thérapie se passe bien peut faire une différence importante via le bouche à oreille …

Par ailleurs les flyers peuvent être très utiles pour partager plus d’information que sur une carte de visite pour promouvoir un atelier ou une conférence. Ils sont également particulièrement adaptés à une distribution à des passants lors d’un événement par exemple. Remarque: pourquoi pas le marché de votre commune ? Dans la mienne une Thérapeute Shiatsu est là tous les samedi matins avec un stand pour se faire connaître des habitants de la commune.

La plaque du cabinet

Elle est indispensable sur la devanture du cabinet si la copropriété le permet. Elle vous permet de vous sentir chez vous, vous donne de la légitimité, permet aux clients de trouver facilement votre cabinet et à des passants de devenir de potentiels clients !

Un site parfait et très bon marché pour réaliser vos plaques: avosplaques.com

Petite astuce: les systèmes de fixation pour les plaques se trouvent à bon marché dans les magasins de bricolage.

Là aussi n’en faites pas trop en essayant de caser toutes vos « spécialités ». Une principale et une secondaire seront largement suffisantes. N’oubliez pas le numéro de téléphone !

A suivre …

Dans un prochain article nous aborderons la question de la création de votre site internet et du référencement de votre activité sur internet via Google et les annuaires existants.

D’ici là vous pouvez:

Comment est calculée la retraite des thérapeutes alternatifs ?

Si vous êtes thérapeute alternatif, votre retraite de base est sans doute gérée par la CNAVPL, Caisse Nationale d’Assurance Vieillesse des Professions Libérales. Contrairement aux autres professions la retraite des professions libérales est un système à points. Accrochez-vous : ça a l’air compliqué … mais finalement ça ne l’est pas tant que ça !

Omyzen essaye de vous expliquer le plus simplement possible comment est calculée votre retraite.

Principe de la cotisation par points

L’idée générale est simple: en cotisant, vous accumulez des points. Le Point de cotisation possède une « valeur » (qui évolue chaque année). Pour calculer votre retraite il vous suffit de multiplier le nombre de points acquis par sa valeur.

Remarque : il existe aussi un principe de décôte et de surcôte en fonction de l’âge auquel vous prenez votre retraite et de votre durée de cotisation que nous ne détaillerons pas ici. Renseignez-vous auprès de votre caisse pour plus d’informations sur votre cas particulier.

Comment sont acquis ces fameux points ?

En préambule, sachez que chaque année un montant appelé PAAS pour Plafond Annuel de la Sécurité Sociale est déterminé. Il sert de référence pour calculer certaines cotisations dont la retraite de base dont nous parlons ci-dessous. Pour information en 2017 ce plafond pour information est de 39 228 €.

  • Depuis 2015

Taux de cotisation

Sur chaque euro gagné (en tout cas déclaré !), vous cotisez selon 2 taux:

– Cotisation 1 : un taux de 10,10 % pour les revenus jusqu’au plafond de la sécurité sociale, le fameux PAAS

– Cotisation 2 : un taux de 1,87% pour les revenus au-dessus du PAAS et inférieurs à 5 fois le PAAS

Quelque-soit votre revenu, vous devez cotiser au minimum 5,25% du PAAS, ce qui représentait 199 euros en 2014.

Equivalence en points

– Cotisation 1 : vous pouvez acquérir 525 points maximum via cette cotisation 1 pour un revenu au niveau du PAAS. Si vous gagnez moins que le PAAS et bien il vous suffit de faire une règle de trois : par exemple, si vous gagnez 2/3 du PAAS, et bien vous acquérez 2/3 de 525 points

– Cotisation 2 : elle vous donne droit à 25 points maximum pour un revenu compris entre le PAAS et 5 fois le PAAS. Même principe de la règle de trois pour calculer votre nombre de points exacts.

  • Entre 2004 et 2015

Le principe était le même mais avec des conditions différentes :

– Cotisation 1 : elle s’élevait à 10,10% (en 2014) sur la part du revenu inférieure ou égale à 85% du PAAS. Le maximum était de de 450 points

– Cotisation 2 : elle s’élevait à 1,87% (en 2014) pour le part du revenu située entre 85 % du PAAS et 5 fois le PAAS. Le maximum de point était de 100

  • Avant 2004

Ce système de point a été mis en place en 2004. Avant cette date, vous obteniez simplement 100 points par trimestre cotisé.

Retraite complémentaire

C’est un système par point qui permet d’améliorer en cotisant plus la retraite de base assez faible pour les libéraux. Celle couvrant les thérapeutes alternatifs est à priori la CIPAV. N’hésitez pas à la contacter pour connaître les conditions proposées.

Comment faire le point sur sa situation personnelle ?

La sécurité sociale a mis en place un service en ligne très pratique pour cela : https://www.lassuranceretraite.fr

Astuce : pour vous connecter, vous pouvez utiliser vos identifiants de connexion aux impôts (numéro fiscal et mot de passe) via le service génial France Connect (accessible depuis la page d’inscription du lien ci-dessus).

Vous aurez alors accès immédiatement à votre relevé de carrière tout régime, très pratique lorsque vous avez cotisé dans le passé dans d’autres régimes, comme beaucoup de thérapeutes alternatifs pour lesquels il s’agit d’une reconversion.

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Les thérapeutes et l’argent : un rapport parfois complexe

ACT: la Pleine Conscience au service de votre efficacité thérapeutique

ACT ou Thérapie d’Acceptation et d’Engagement en français est une thérapie que j’apprécie particulièrement.

Cette thérapie mise au point dans les années 80 s’inspire de plusieurs mouvements thérapeutiques passionnants comme le comportementalisme, l’analyse fonctionnelle, le Pleine conscience pour en faire une synthèse originale et puissante qui peut vous permettre :

  • de devenir de « meilleurs » thérapeutes en améliorant entre autres la qualité de votre relation thérapeutique
  • d’aider vos patients dans l’apprentissage de nouveaux comportements susceptibles de les sortir de « l’enfermement » de la lutte contre leur souffrance tout en leur permettant de retrouver une vie épanouissante indépendamment du contexte pathologique dans lequel ils se trouvent

La lutte contre la souffrance est inefficace

Depuis notre enfance nous avons appris à lutter contre nos ressentis désagréables. Nous perpétuons ce comportement lorsque nous sommes confrontés à une souffrance qu’elle soit physique ou psychique.

Malheureusement cette mécanique de « lutte » ou d’évitement de nos souffrances s’avère non seulement inefficace mais elle génère en plus :

  • Une perte de temps et d’énergie considérables
  • Un renforcement de notre souffrance
  • Un rétrécissement de notre vie

En d’autres termes le patient qui lutte depuis de nombreuses années contre sa souffrance est en général épuisé, déprimé, isolé socialement et voit ses symptômes s’aggraver en intensité ou se diversifier.

Pourtant des études ont clairement montré qu’il était beaucoup plus efficace d’accepter cette souffrance plutôt que de lutter contre. Acceptation au sens d’ACT ne voulant pas dire passivité ou soumission …

Accepter au sens de l’ACT

Accepter sa souffrance au sens de l’ACT veut dire « faire avec ». Ainsi en commençant à accepter la situation :

  • je ne laisse pas ma vie tourner uniquement autour de ma pathologie et se rétrécir jour après jour
  • j’analyse la situation avec lucidité et je redeviens capable de mettre en œuvre les conditions optimales de l’amélioration de ma santé
  • Je parviens à mettre en place des actions – parfois modestes si je suis empêché physiquement ou mentalement – mais qui sont orientées vers ce qui est important pour moi, c’est-à-dire mes valeurs.
  • Je me laisse un chance de vivre intégralement l’expérience, dans tous ses aspects, qu’ils soient agréables ou désagréables

De cette manière ma vie redevient épanouissante car elle redevient authentique et me rapproche de plus en plus de ce qui compte pour moi.

Un « canevas » compatible avec toutes les thérapies

Intégrer ACT dans sa pratique thérapeutique est une démarche passionnante.

Passionnante car elle vous invite à plus d’authenticité et de présence dans votre relation à vos patients.

Efficace car elle vous permet de renforcer singulièrement la qualité de votre relation thérapeutique en évitant les pièges de la réactance ou de la résistance par exemple.

Efficace aussi parce que vous entraînez le patient « en séance » à développer les qualités essentielles d’ACT dont la plus importante d’entre elles : la flexibilité psychologique.

La flexibilité au sens d’ACT

Pour entraîner votre patient à retrouver une flexibilité psychologique, vous devez l’aider par l’exemple à changer sa perspective sur lui-même et sa souffrance. L’inviter à expérimenter une façon différente de vivre ses symptômes et de manière plus générale sa vie.

C’est cette flexibilité nouvelle qui lui permettra progressivement de sortir des schémas répétitifs et inefficients dans lesquels la souffrance le maintien enfermé.

Mise en pratique d’ACT

Je vous présenterai dans de prochains articles certains outils très pragmatiques proposés par ACT.

L’essentiel étant pour le thérapeute de suivre une formation pour être capable d’intégrer dans sa vie et dans son approche thérapeutique les piliers d’ACT dont:

  • Le Soi observateur : apprendre notamment grâce à la Pleine Conscience à développer cette perspective neutre et bienveillante sur Soi
  • La Défusion: ne plus confondre ses cognitions et l’expérience
  • L’Acceptation : faire avec plutôt que lutter contre, vivre pleinement l’expérience dans sa totalité
  • Le Moment présent : être connecté le plus souvent possible avec notre expérience ici et maintenant
  • Les valeurs : avoir identifié et être connecté à nos valeurs
  • L’action engagée : agir en direction de ces valeurs

Résumé

ACT est donc tout à la fois une thérapie à part entière, un « canevas » thérapeutique et un chemin passionnant de développement personnel qui vous permettra de grandir en même temps que vos patients ! Je partagerai avec vous des outils concrets d’ACT dans de prochains articles. A bientôt !

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Doublement du plafond auto-entrepreneur: le piège de la TVA

Une grosse proportion de thérapeutes alternatifs sont soumis au régime d’auto-entrepreneur qui pour des revenus inférieurs à 33200 euros annuels offre une grande simplification de gestion : pas de comptabilité réelle à tenir, pas de TVA à déclarer et une imposition sociale et fiscale forfaitisée sur la base du CA déclaré.

Le gouvernement a annoncé qu’à compter du 1 janvier 2018, ce plafond serait « doublé » et passerait à 70000 €.

Mais attention : les seuils de TVA ne sont pas doublés ! Ce qui signifie qu’à partir du premier euro au-dessus de l’ancien seuil de 33200 €, vous serez désormais assujettis à la TVA que vous devrez déclarer.

Remarque : les professions de thérapeutes réglementées sont quant à elles exonérées de TVA, quelque-soit le montant de leur CA et la nouvelle réforme n’y changera rien. Cet article concerne donc bien uniquement les professionnels des thérapies alternatives.

Les déclarations de TVA : kézako ?

Pour les entreprises soumises à la TVA, précisons une notion importante: dans l’esprit de la fiscalité française, une entreprise ne fait que « collecter » cette taxe à la place du fisc. Ce qui signifie qu’à la fin de l’année vous devez avoir restitué la TVA collectée via vos ventes et le fisc vous rendra celle déboursée via vos achats. Le but étant que le solde de TVA soit nul pour votre entreprise à la fin de l’année.

Concrètement, cela implique plusieurs choses :

  • 1) Vous déclarez la TVA sur vos factures. Les clients vous payent donc la TVA en payant le montant TTC. Mais cette TVA ne vous appartient pas : vous devez la mettre de côté pour la rendre à l’Etat plus tard.
  • 2) Vous conservez toutes vos factures d’achat pour savoir combien vous avez payé de TVA et pouvoir réclamer ce montant à l’Etat

Comment se passe la récupération ou le paiement de la TVA à l’Etat ?

Vous avez 2 possibilités :

  • Soit un régime simplifié de TVA : vous faites une déclaration annuelle via un formulaire CA12
  • Soit un régime réel de TVA : vous faites une déclaration mensuelle ou trimestrielle (en fonction du montant de votre TVA) via le formulaire CA3

Dans ces formulaires, l’idée est :

  • 1) De préciser le montant de TVA collectée à travers vos ventes
  • 2) De préciser le montant de TVA déboursée à travers vos achats
  • De faire la différence 1 – 2 :
    • Si le solde est positif, vous avez collecté plus de TVA que vous n’en avez déboursée : vous devez faire un chèque au fisc de ce montant pour revenir à une TVA collectée à 0
    • Si le solde est négatif : le fisc vous fera un chèque car vous avez déboursé plus de Tva que vous n’en avez collectée

Finalement, rien de très compliqué sur le papier mais attention …

3 problèmes sérieux à prendre en compte si vous devenez assujettis à la TVA

  • Le risque d’une mauvaise gestion

Le premier piège pour les entreprises, c’est qu’elle encaissent une TVA qui ne leur appartient pas et qu’elles devront restituer. En tant que thérapeute alternatif, vous devrez donc précieusement mettre de côté 20% des consultations encaissées car cette somme ne vous appartient pas ! Il vous faudra être très rigoureux sur ce point.

  • La nécessité de tenir une comptabilité

Pour être en mesure de faire vos déclarations de TVA, vous devrez désormais tenir une véritable comptabilité et conserver précieusement toutes vos factures (pour identifier la TVA déboursée).

D’autant que la TVA peut être prise en compte en fonction des cas au moment de la facturation ou de l’encaissement … ce qui implique de tracer précisément les dates d’émission ou d’encaissement des factures.

Si vous n’êtes pas à l’aise avec les chiffres ou peu rigoureux vous devrez donc sans doute payer un expert comptable pour le faire à votre place (compter environ 1500 euros par an au minimum)

  • Le problème le plus sérieux : une augmentation significative de vos tarifs

Si vous dépassez les seuils vous devrez facturer vos séances en incluant 20% de TVA (ou 8,5% dans les DOM), ce qui aura un impact important sur vos factures et ce qui sera très dissuasif sur vos clients ! D’autant que les séances de thérapie alternative ne sont déjà pas remboursées pour la plupart par les mutuelles …

En résumé

Soyons clairs : si vous êtes thérapeute alternatif, [highlight]vous devez absolument éviter de franchir les seuils actuels du régime autoentrepreneur pour ne pas être soumis à la TVA[/highlight]. Au-delà de la complexification de votre gestion comptable et fiscale, cela aurait en effet une conséquence catastrophique sur vos tarifs et donc sur votre clientèle.

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Enquête sur le tarif des thérapeutes

La question de savoir quel tarif pratiquer est une question que beaucoup de thérapeutes se posent.

C’est pour répondre à cette question qu’Omyzen – la plateforme des thérapeutes et des professionnels du bien-être – lance un sondage sur le tarif des thérapeutes.

A la fin du questionnaire vous aurez accès immédiatement aux résultats du sondage: un moyen idéal d’évaluer la pertinence de votre positionnement tarifaire.

Merci pour votre participation qui nous permettra d’enrichir ces résultats au fur et à mesure.

***

1) Etes-vous un homme ou une femme ?

2) Quelle est votre discipline thérapeutique ou de bien-être principale ?

3) Quelle est la taille de la ville dans laquelle vous exercez ?

4) Quelle est votre modalité d'exercice principale ?

5) Depuis combien d'années exercez-vous ?

6) Quel âge avez-vous ?

7) Quel tarif horaire habituel proposez-vous (en euros, sélectionnez le tarif le plus proche du vôtre) ?

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Votre email:

Evaluez la qualité de votre marketing sur internet

OMYZEN, la plateforme des thérapeutes en médecine naturelle, vous propose cet outil vous permettant d’évaluer la qualité de votre marketing sur internet.

A la fin du questionnaire vos réponses vous seront envoyées par email et vous aurez accès immédiatement à votre résultat ainsi qu’à nos conseils d’optimisation de votre marketing web.

***

1. Etes-vous référencé dans des annuaires professionnels en ligne ?

2. Avez-vous un site internet ?

3. Avez-vous mené des actions spécifiques pour optimiser votre référencement ?

4. Combien de likes avez-vous sur votre page Facebook ?

5. Apparaissez-vous sur des vidéos publiées en ligne où votre nom est cité ?

6. Possédez-vous des comptes actifs sur lesquels vous publiez régulièrement sur d’autres plateformes sociales (Linkedin, Twitter, etc.)

7. Financez-vous régulièrement des campagnes de publicité sur Facebook ou Google Adwords ?

8. Utilisez-vous régulièrement des outils d’analyse du trafic sur votre site ou vos campagnes ?

9. Utilisez-vous un outil d’emailing de masse ?

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Votre email:

Echelle d’évaluation de l’attention et de la Pleine Conscience

Echelle d'Evaluation de la Pleine Conscience

OMYZEN en partenariat avec l’ Association Française de Pleine Conscience vous propose ce test standard qui vous permet d’évaluer votre niveau de Pleine Conscience qui est un facteur déterminant de la qualité de la relation thérapeutique que vous pourrez établir avec vos patients.

Une analyse de votre résultat vous sera communiquée à la fin du test et vous recevrez une copie des vos réponses par email.

Remarque: les données et les résultats de ce sondage ne seront communiqués à aucun tiers.

(Source: Brown K. W., Ryan R. M., 2003, traduction française Csillik A.)

***

1. Je peux vivre certaines émotions et n’en prendre conscience que bien après

2. Je casse ou renverse des choses par négligence et manque d’attention, ou parce que je pense à autre chose

3. Je trouve difficile de rester focalisé(e) sur ce qui se passe au présent

4. J’ai tendance à marcher rapidement pour me rendre quelque part sans même prêter attention à ce que je ressens en chemin

5. J’ai tendance à ne pas remarquer les tensions physiques et les inconforts jusqu’à ce qu’ils frappent mon attention

6. J’oublie le nom d’une personne presque aussitôt qu’on me le dit pour la première fois

7. Il semble que j’agis automatiquement, sans même prendre conscience de ce que je suis en train de faire

8. Je me dépêche dans les activités sans même être réellement attentif (ve) à ces dernières

9. Je suis si focalisé(e) sur l’objectif que je veux atteindre que je perds le contact avec ce que je fais pour y parvenir

10. J’accomplis des travaux ou des taches automatiquement, sans prendre conscience de ce que je suis en train de faire

11. Je me surprends à écouter quelqu’un d’une oreille, en faisant autre chose au même moment

12. Je conduis sur le mode pilote automatique et me demande après pourquoi je me suis rendue à tel lieu

13. Je me sens préoccupé(e) par le futur ou le passé

14. Je me surprends à faire des choses sans même y prêter attention

15. Je mange rapidement sans même être conscient(e) de ce que je suis en train de manger

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Votre email:

Thérapies alternatives et réglementation: quels risques encourrez-vous ? comment s’en prémunir ?

On entend beaucoup de choses très différentes sur ce sujet de la réglementation des thérapies alternatives propice à toutes les angoisses et tous les fantasmes … Un petit article à partir de documents officiels me semblait utile pour recadrer le débat et vous donner des conseils pour continuer à exercer sereinement (et toujours professionnellement !)

Une pratique tolérée mais non autorisée

De manière générale, vous savez que la pratique des thérapies non conventionnelles est semble-t-il tolérée mais non officiellement autorisée. Ce qui veut dire très concrètement que si une séance tourne mal avec un patient, il peut être amené à porter plainte et vous pourriez être accusés de pratique illégale de la médecine.

Voilà ce qu’en dit le site du gouvernement :

Toute personne qui, sans être médecin – ou hors de leur sphère de compétences pour les chirurgiens-dentistes, les sages-femmes et les biologistes-médicaux – prend part à l’établissement d’un diagnostic ou d’un traitement de maladies, réelles ou supposées, par acte personnel, consultations verbales ou écrites, exerce illégalement la médecine. Des sanctions (2 ans d’emprisonnement et 30 000 euros d’amende) sont encourues pour l’exercice illégal de la profession de médecin, de chirurgien-dentiste, de sage-femme ou de biologiste-médical.
(article L.4161-1 et L.4161-5 du code de la santé publique)

Les cas sont rares mais existent.

Les thérapies alternatives sont tolérées lorsqu’elles sont « complémentaires ». Pourquoi ? Simplement parce que selon les autorités, leur dangerosité n’a pas été plus prouvée que leur efficacité ! Prouver la dangerosité revient en effet à accepter qu’elles ont des effets concrets …

Nos conseils :

  • soyez de bons professionnels: bien formés quelque soit votre cursus, sérieux et respectueux de vos patients
  • en terme de pratique soyez particulièrement vigilants à ne pas dénigrer la médecine conventionnelle avec vos patients
  • en cas de pathologie grave, [highlight]conseillez-leur systématiquement et explicitement de consulter en parallèle leur médecin généraliste[/highlight] quitte à refuser de suivre les patients qui n’ont pas cette démarche.

Certains titres sont explicitement réglementés

Certains titres ont été règlementés ce qui signifie que vous n’avez pas le droit de les utiliser sans remplir les prérequis exigés par la loi.

Ces titres sont :

  • Médecin

Les titres, les spécialisations, les mentions de qualifications ou d’appartenance à des sociétés savantes sont réglementés par le ministère de l’Enseignement supérieur et le Conseil national de l’ordre des médecins. Les médecins ne sont pas autorisés à faire mention de qualifications qui ne figurent pas sur les listes établies par le CNOM.

Les titres et mentions pouvant figurer sur les plaques et ordonnances des médecins sont donc réservés aux seuls médecins qui sont titulaires des diplômes ou qualifications correspondants. La liste de ces titres et mentions est consultable sur le site du conseil national de l’ordre des médecins (CNOM).

Cela semble aller de soi pour l’appellation de « médecin » par exemple … mais de manière générale nous vous conseillons de [highlight]ne pas utiliser de jargon/vocabulaire relevant du domaine médical.[/highlight] Par exemple évitez d’utiliser le terme de « diagnostic » sur votre site internet. Bannissez également le terme de « prescription ». Bref : n’utilisez que des mots qui relèvent du domaine général mais aucun nom « savant » du domaine médical.

  • Psychothérapeutes

L’usage professionnel du titre de psychothérapeute est réglementé par l’article 52 de la loi 2004-806 du 9 août 2004 relative à la politique de santé publique.

Ce titre est réservé aux personnes possédant une formation spécifique (décret n° 2010-534 du 20 mai 2010 relatif à l’usage du titre de psychothérapeute)

[highlight]Vous ne pouvez donc vous appeler « psychothérapeute » à moins de remplir ces exigences.[/highlight] Mais le terme de thérapeute seul peut être utilisé.

  • Ostéopathes/chiropracteurs

L’usage professionnel du titre d’ostéopathe ou de chiropracteur est réservé aux personnes titulaires d’un diplôme sanctionnant une formation spécifique (article 75 de la loi n° 2002-303 du 4 mars 2002 relative aux droits des malades et à la qualité du système de santé).

Il ne s’agit pas d’un diplôme d’Etat. Cette formation peut être indiquée sur la plaque du professionnel par la mention « DO » qui signifie Diplômé(e) en Ostéopathie ou « DC », Diplômé(e) en Chiropraxie. Les ostéopathes peuvent pratiquer des manipulations ayant pour but de prévenir ou de remédier à des troubles fonctionnels, c’est-à-dire des troubles qui ne relèvent pas de pathologies nécessitant l’intervention d’un médecin. Le décret n° 2007-435 du 25 mars 2007 définit les actes et les conditions d’exercice de l’ostéopathie. Certains professionnels de santé, médecins ou masseurs-kinésithérapeutes, pratiquent des actes d’ostéopathie en plus de leurs actes de professionnels de santé. Leur titre d’ostéopathe est alors aussi mentionné sur leur plaque de professionnel de santé. Le décret n°2011-32 du 7 janvier 2011 établit la liste des actes que les chiropracteurs sont autorisés à effectuer et détermine leurs conditions d’exercice.

En résumé

En effet le statut des thérapies alternatives est en train d’évoluer positivement dans le sens d’une libéralisation de la pratique ou de sa réglementation pour de nombreuses raisons supposées:

  • De trop nombreuses personnes vivent de ces activités (plusieurs 10 aines de milliers) et la tendance sociétale actuelle vise à favoriser l’initiative individuelle notamment à travers la fameuse « uberisation » de l’économie – ou comment certaines professions auparavant protégées se libéralisent pour lutter notamment contre le chômage de masse
  • Les thérapies alternatives sont utilisées par plus de 40% des français !
  • L’ordre des médecins reconnaît dors et déjà quatre pratiques: l’homéopathie, l’acupuncture, la mésothérapie et l’ostéopathie
  • De plus en plus de médecins s’y mettent ! Officiellement 6115 médecins français ont reconnu une orientation sur ces disciplines complémentaires en 2016
  • Elles s’invitent dans les hôpitaux et dans les formations universitaires : hypnose analgésique, méditation de Pleine Conscience, acupuncture pour les anesthésies … et on croise même désormais des « coupeurs de feu » ou des professeurs de Qi Qong dans les couloirs des hôpitaux
  • Un dernier argument à mon avis essentiel: les hommes politiques – quelle que soit leur opinion – ont tous fait l’expérience directe ou à travers un proche de l’efficacité des thérapies alternatives !

Bref, avec les précautions élémentaires évoquées plus haut, en considérant ces thérapies comme « complémentaires », vous pourrez continuer à exercer et à améliorer la santé de vos patients.

Découverte de l’étiopathe, nouveau rebouteux

L’Etiopathie vous connaissez ? Douceur, précision, non-douleur, innocuité sont les règles du traitement en Etiopathie. Nous vous proposons de (re)lire cette interview passionnante publiée dans Le Point il y a quelques années, dans laquelle Jean-Paul Moureau présente sa discipline – l’étiopathie – et analyse le statut des thérapies alternatives en France.

http://www.lepoint.fr/sante/l-etiopathe-nouveau-rebouteux-14-10-2010-1252435_40.php