11 choses à faire et à éviter sur Facebook

Vous avez entendu parler de l’importance de l’utilisation de Facebook pour développer votre activité et partager vos événements. Il s’agit d’un outil vous donnant accès à une base d’utilisateurs importante et non négligeable pour votre développement. Vous réalisez également que cela peut vous aider à trouver de nouveaux clients. Mais faire son marketing sur Facebook est une toute autre histoire, parfois bien plus complexe qu’on ne l’imagine. Pourtant rien d’insurmontable et Facebook peut devenir un véritable allié dans le développement de votre activité.

Ne serait-il pas agréable d’avoir un petit guide de poche pour utiliser au mieux Facebook?

Pour vous aider à surmonter le fouillis de Facebook et commencer à voir des résultats, nous avons rassemblé, pour vous, 11 points “à faire” mais aussi “à éviter” pour gérer au mieux votre page Facebook.

1. À faire: Utiliser une image de profil bien identifiable

Être reconnaissable sur Facebook est important pour être trouvé, apprécié et suivi. Comme votre photo de profil se trouve en haut de votre page et est utilisée comme vignette pour tous vos messages, vous devez vous assurer que les utilisateurs de Facebook vont réellement l’associer à votre activité. Dans la plupart des cas, il est préférable d’utiliser le logo de votre entreprise ou association.

2. À éviter: laisser vide la section «à propos de» de votre page

Un aperçu de la section « à propos de » est affiché sous la photo de votre profil. Il s’agit de l’un des premiers endroits où les internautes se tourneront pour vous contacter, allez vers votre site internet et en apprendre plus sur vous. Assurez-vous que votre section affiche des informations pertinentes sur votre entreprise – ce que vous proposez, votre site Web, les heures d’ouverture, etc. – pour pouvoir répondre aux questions de base des utilisateurs, et ce, rapidement.

3. À faire: Coordonner votre photo de couverture, votre message épinglé et votre profil Call-To-Action pour promouvoir les campagnes marketing.

Les boutons « call-to-action » sont les boutons que Facebook met à votre disposition et que vous pouvez associer à vos publications pour inciter les utilisateurs à cliquer dessus pour engager des actions de type: s’inscrire à votre évènement, s’abonner à une newsletter etc.

Ces trois choses sont les parties immédiatement visibles de votre page. Si vous souhaitez maximiser l’engagement sur votre page, essayez de faire correspondre le message que vous souhaitez faire passer au travers de ces trois outils.

Ainsi, si vous faites la promotion d’un atelier peinture, par exemple, vous pouvez afficher une photo de couverture comportant une image d’un de vos ateliers avec vos participants, publier un message sur votre page contenant un lien vers votre site internet et vous assurer que le profil Call-To-Action dispose d’un lien vers cette même page également.

4. À éviter: Utiliser un compte factice

Il n’y a pas moyen de contourner cette règle. Les comptes factices enfreignent les conditions générales de Facebook. Ne ​​les créez pas.

5. À faire: Personnaliser vos messages organiques

Le ciblage sur Facebook ne concerne pas uniquement les contenus payants. Vous pouvez également les utiliser pour des publications organiques. Au lieu de diffuser tous vos messages à l’ensemble de vos fans, réfléchissez à la manière dont vous pouvez utiliser les outils de ciblage Facebook pour segmenter vos messages organiques par âge, sexe, éducation, etc. En ciblant plus précisément votre ciblage, vous pourrez générer un engagement encore meilleur. 

La promotion organique désigne les publications du fil d’actualités générées automatiquement lorsque des utilisateurs effectuent des actions sur votre Page Facebook ou ses publications. Par exemple, lorsqu’une personne aime l’une de vos publications de Page, ses amis peuvent la voir en tant qu’actualité dans leur propre fil d’actualités. Bien entendu, vous pouvez élargir la diffusion de ces actualités grâce aux publicités, mais aussi par le partage des publications de votre page dans des Groupes Facebook.

6. À éviter: Poster trop souvent

Les pages Facebook comptant moins de 10 000 abonnés sur Facebook reçoivent 60% moins d’interactions par publication lorsqu’elles publient plus de 60 fois par mois. Par conséquent, ne surchargez pas les membres de votre communauté en publiant plusieurs fois par jour. Passez plutôt plus de temps à rédiger des publications Facebook de qualité supérieure et à interagir avec les utilisateurs de votre page Facebook.

7. À faire: Utiliser les URL de suivi et Facebook Insights pour analyser les performances de votre page

Vous ne pouvez pas améliorer votre page Facebook si vous ne connaissez pas les performances de vos publications. Utilisez les outils d’analyse Facebook qui sont à votre disposition pour identifier les publications qui génèrent du trafic et des conversions vers votre site Web. Et pour les données spécifiques à la page telles que votre taux d’engagement par publication, rendez-vous sur Facebook Insights. 

Une fois que vous avez compris ces analyses, vous pourrez adapter votre stratégie pour publier davantage sur ce qui fonctionne et moins sur ce qui ne fonctionne pas.

8. À éviter: écrire et poster du texte mais pas de visuel

Vous l’avez déjà entendu et vous l’entendez encore: le contenu visuel est essentiel pour réussir sur les réseaux sociaux. 

Les recherches ont montrés que l’utilisation de contenu visuel dans les campagnes Facebook pouvait générer 65% d’engagement supplémentaire après un mois seulement.

9. À faire: Publier au bon moment de la journée

Même si le meilleur moment de la journée peut varier d’une page à l’autre et d’un public à l’autre, certaines données publiées montrent que les publications publiées entre 13 h et 16 h offrent les meilleurs taux de clics et de partage. Utilisez-le comme point de départ pour découvrir quelles heures de la journée vous conviennent le mieux.

N’hésitez pas à vous rendre sur des sites internets, aux sources sûres, regroupant les horaires les plus adaptées selon votre message, de nombreuses études ont été menées pour répondre à ces questions.

10. À éviter: manquer de réactivité

Saviez-vous que 42% des consommateurs qui se plaignent sur les réseaux sociaux s’attendent à un délai de réponse de 60 minutes? Que votre public publie des commentaires négatifs ou positifs, les ignorer, repousser votre réponse ne fait que créer de la colère ou de la déception. Alors, prenez quelques minutes de votre journée pour surveiller votre page Facebook et réagir aux messages, questions, problèmes qui se présentent.

11. À faire: Arrêter de faire des hypothèses et se lancer !

La dernière chose que vous souhaitez, c’est que vos publications se fondent dans le fouillis du fil d’actualité de vos utilisateurs. Ce n’est pas parce qu’une stratégie fonctionne bien pour un secteur qu’elle fonctionnera bien pour le vôtre. Testez vos hypothèses – même celles que nous avons décrites dans cet article – pour voir ce qui fonctionne réellement pour vous et ainsi adapter au mieux votre stratégie à vos besoins.

Parfois quelques conseils suffisent à tirer profit de votre page Facebook sans avoir à faire appel aux publicités payantes sur ce réseau social. C’est en préparant au mieux votre profil et vos informations personnelles, en personnalisant vos messages et vos publications mais également en interagissant avec les membres actifs de votre page que vous obtiendrez le plus de résultats positifs et concluants pour votre activité. 

En partageant vos évènements Omyzen sur votre page Facebook, vous mettez ainsi toutes les chances de votre côté pour développer au mieux votre activité. 

Le succès d’un événement dépend aussi de votre capacité à le partager efficacement sur les réseaux sociaux, car vos proches et ceux qui vous suivent sont les premiers susceptibles de vous faire confiance et d’en parler autour d’eux. 

Alors qu’attendez-vous? 😉

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Se reconvertir pour vivre de sa passion

Une aventure personnelle passionnante

Vous êtes nombreux à avoir une passion. Une activité qui vous comble et vous fait perdre la notion du temps. Mais combien parmi vous réussissent finalement à vous reconvertir pour vivre de cette passion ?

Vivre de sa passion est pourtant un projet parfaitement réalisable.

Quand on interroge les français, ils mettent en avant comme premier facteur de motivation la sensation d’être en phase avec soi-même et l’épanouissement personnel et professionnel. 

Dans cette perspective vivre de sa passion devient une nécessité pour se sentir pleinement heureux.

Malheureusement le niveau d’incertitude élevé associé à cette démarche – notamment sur la question financière – peuvent vous freiner dans votre souhait de reconversion et même vous dissuader de franchir le pas. 

Pourtant ces inquiétudes sont tout à fait normales et ne doivent pas vous faire abandonner. 

Se reconvertir c’est aussi partir à la découverte de soi-même. Vous sortez de vos habitudes, de votre zone de confort, vous abandonnez volontairement un certain statut social … pour écouter cette petite voix trop longtemps réprimée et vous assumer enfin totalement dans l’authenticité de votre personnalité et de vos valeurs.  

Se reconvertir pour vivre de sa passion est donc une aventure professionnelle mais aussi et surtout une aventure personnelle passionnante.

Oser franchir le pas

La fameuse procrastination vous connaissez ?

Il existe de très nombreuses techniques qui ont été éprouvées pour la vaincre. Certaines approches sont plus organisationnelles, et d’autres plus comportementales.

Un moyen très utile par exemple est de “diviser pour mieux régner”. Essayez d’identifier pour votre projet de reconversion quelles sont les étapes unitaires nécessaires. Et réalisez-les une par une.

Vous connaissez la fameuse citation: toutes les plus grandes ascensions commencent par un petit pas ?

Et bien faites ces petits pas ! L’un après l’autre … vous verrez qu’en persévérant après quelques semaines vous aurez réalisé beaucoup plus de choses que vous ne l’imaginiez … sans même vous en rendre compte !

Il est important aussi d’associer à chacune de ces actions des dates précises. Votre cerveau enregistre inconsciemment ces échéances et vous aidera à les atteindre. Fixez-vous des objectifs, c’est à dire des actions et un planning 🙂

Enfin nourrissez votre envie de changement. Certains coachs disent que si vous ne changez pas et bien c’est tout simplement que votre envie de changer n’est pas encore assez forte ! Pour augmenter cette envie de changement, vous pouvez aider votre corps et votre cerveau à se projeter dans le changement.

Prenez tous les jours 5 à 10 minutes pour imaginer ce que sera votre vie une fois que vous aurez réussi votre reconversion. Imaginez cette nouvelle vie le plus précisément possible, en ressentant les émotions associées, en visualisant etc.

Vous pouvez aussi écrire. Prenez le temps régulièrement d’écrire une page sur ce que sera votre vie après votre reconversion

Vous verrez que ces petits exercices augmenteront votre motivation au changement et que vous procrastinerez beaucoup moins 🙂

Enfin si vous vous sentez vraiment en insécurité, n’hésitez pas à vous faire accompagner par un coach ou un psychologue par exemple qui vous aideront à mieux comprendre l’origine de cette insécurité et à la dépasser.

Devenir gérant de votre entreprise très personnelle

Vivre de sa passion c’est donc une superbe aventure personnelle mais aussi un vrai business ! Aië. Vous avez le poil qui se hérisse à la simple évocation de ce mot ? Pourtant vous allez devoir gérer une entreprise et surtout la faire connaître.

Sauf si vous venez déjà du monde du marketing digital, ce n’est pas chose facile de se familiariser avec cette discipline et avec tous les outils de communication existants tels que les réseaux sociaux, le SEO, les publicités ciblées, etc.

La plupart des entreprises de reconversion dans une passion échouent car les passionnés ne sont pas parvenus à donner suffisamment de visibilité aux activités qu’ils proposent.

Omyzen est là pour vous accompagner dans cette transition grâce à sa marketplace d’événements. En quelques clics vous pouvez partager et rendre visible votre passion auprès du public. 

Vous multipliez ainsi vos chances d’être visible et de développer votre activité. 

Mais attention Omyzen ne peut pas tout faire et il ne suffit pas de créer votre événement pour qu’il se remplisse tout seul comme par magie. Vous devez aussi en assurer la promotion auprès de votre propre réseau de contacts ou sur vos différents supports. 

En effet les événements qui cartonnent sont ceux qui ont été le plus largement diffusés !

Persévérez !

Les obstacles internes ou externes sont nombreux. Ne vous laissez pas décourager. Soyez actifs et méthodiques. Vous courez un marathon et pas un sprint ! 

Et n’oubliez pas: la marketplace d’événements de passionnés Omyzen et toute son équipe sont là pour vous aider 🙂

Les seules limites de nos réalisations de demain, ce sont nos doutes et nos hésitations d’aujourd’hui.

Eleanor Roosevelt

Tous vos efforts seront amplement récompensés par une vie “alignée” où vous serez ravi(e) tous les jours d’aller travailler. Vous avez dit … “travailler” ? 😉

Alors n’attendez plus: lancez-vous et vivez de votre passion avec Omyzen… dès aujourd’hui ! 🙂

6 conseils simples pour organiser un événement

Organiser un événement sur Omyzen est une belle expérience. Si vous souhaitez vous lancer sur Omyzen et organiser de super événements autour de votre passion, n’hésitez plus ! Dans ce guide de l’académie Omyzen nous vous donnons 6 conseils essentiels et simples à mettre en oeuvre pour assurer le succès de vos événements. 

Définir les objectifs et le thème de vos événements

La première question que vous devez vous poser est : quel est l’objectif de mon événement ? Votre objectif doit pouvoir être formulé en une phrase simple: 

  • “Apprendre à faire du pain à la maison”
  • “Transmettre les bases de la bachata cubaine à des débutants”

Si vous ne parvenez pas à le définir par une phrase simple c’est sans doute que vous devez encore clarifier votre objectif et donc le contour de votre événement.

Cet objectif principal devient ensuite le fil conducteur de votre événement qui soit se refléter partout: dans le titre, les photos, le descriptif etc. 

Pour chaque élément de votre événement, demandez-vous si il est bien “au service” de votre objectif. Si ce n’est pas le cas, demandez-vous si un ajustement n’est pas possible.

Un objectif précis vous apportera de nombreux bénéfices: 

  • votre événement est plus cohérent
  • les participants identifient clairement votre proposition de valeur 
  • ils se projettent plus facilement dans une inscription
  • vous évitez les “erreurs de casting”: vous savez ces participants qui se demandent ce qu’ils font là et plombent l’ambiance … 😉

Cet objectif principal peut être enrichi d’objectifs secondaires qui enrichissent l’événement et le personnalisent. Il peut s’agir d’une technique particulière, d’un lieu de déroulement de l’événement spécifique, de contraintes de matériel, d’un public cible précis etc.

Ex: “apprendre à faire du pain à la maison“ (principal) “sans matériel spécifique” (secondaire)

Identifier les besoins matériels

Un bon événement nécessite une bonne préparation 🙂 Rien de pire qu’un événement gâché par du matériel oublié ou inadapté. 

Commencez par dresser une liste précise du matériel nécessaire. Vous avez ensuite plusieurs possibilités: 

  • acheter le matériel manquant (à éviter surtout si vous débutez)
  • l’emprunter à des proches (quelques chaises en plus par exemple ….)
  • demander aux participants d’apporter une partie des fourniture ou du matériel
  • vous renseigner auprès de la salle pour savoir si elle ne met pas à disposition ce matériel
  • faire sans ! 😉

Il est essentiel que le tarif de votre événement soit cohérent avec le matériel fourni. Un atelier relativement cher doit inclure par exemple volontiers les petites fournitures (papier, crayons par exemple) et éventuellement des rafraîchissement ou encas. Cela ne remet pas en cause votre équation économique et fait bonne impression sur les participants.

Définir le nombre de participants

Le public ciblé par votre événement le nombre de participants sont un élément clé de son succès. N’essayez pas d’élargir trop l’audience de votre événement. Les débutants seront mal à l’aise et les expérimentés frustrés. La cible doit correspondre le plus exactement possible au programme de votre événement et à ses objectifs principaux et secondaires.

Notre conseil: une cible légèrement atypique peut être un excellent moyen de vous démarquer avec votre événement: pourquoi ne pas cibler spécifiquement les femmes enceintes par exemple si vous en avez les compétences, les séniors ou les enfants ?  

De la même manière essayez de définir le nombre de participants idéal. Ce nombre dépendra du type d’activité que vous proposez. Si votre événement intègre un suivi personnalisé (discussions individuelles, feedbacks individuels etc) alors nous vous déconseillons d’aller au-delà d’une dizaine de participants par animateur. 

Déterminer le cadre où auront lieu vos événements

Pour organiser un événement qui cartonne, le choix du lieu joue un rôle crucial et doit surtout être cohérent avec ce que vous proposez.

Nous vous conseillons de prêter particulièrement attention à 2 éléments:

  • la lumière
  • la température

Pour des activités manuelles créatives ou en gastronomie, il faut un lieu lumineux et fonctionnel. Pour la médecine douce, les lumières seront moins crues, plus tamisées pour inviter à la relaxation et à la détente. 

N’hésitez pas à aller vérifier sur place si vous ne connaissez pas la salle et à prévoir du matériel d’appoint (lampe, ventilateur, chauffage …).

Vous pouvez aussi prévoir d’apporter quelques éléments de décoration pour personnaliser la salle afin qu’elle reflète votre personnalité et votre passion.

Pensez bien sûr à l’accessibilité et l’accès aux sanitaires qui sont des points essentiels. 

Une question revient souvent: celle de la superficie. Là encore elle est très dépendante des activités proposées: les participants sont-ils allongés, assis … vont-ils se déplacer ? Devoir créer des groupes de travail avec un peu d’intimité ? N’hésitez pas là encore à vous rendre sur place pour bien valider tous ces paramètres. 

Fixer votre prix d’inscription

Lorsque vous fixez le prix d’inscription n’hésitez pas à vous inspirer d’ateliers similaires proposés sur la plateforme ou ailleurs.

Ne fixez pas un prix trop élevé dès le début. Vous risquez de vous fermer des portes et de vous priver d’un certain nombre de participants. N’oubliez pas également qu’un prix élevé génère des attentes fortes de la part des participants. Il vaut donc mieux débuter avec un prix très raisonnable voir faible (prix d’appel) que vous pourrez revoir à la hausse en fonction des retours positifs des participants.

Réglementation et sécurité

A partir du moment où vous recevez du public, vous devez vous prendre en compte leur sécurité et vous renseigner sur la réglementation en vigueur pour les activités que vous proposez. En effet, vous engagez votre responsabilité civile et pénale. Il vous appartient en outre d’utiliser tous les moyens pour limiter au maximum les risques d’accident. 

Plusieurs points de réglementation sont à prendre en compte. 

Par exemple, si vous souhaitez mettre en place un bar ou une buvette n’hésitez pas à faire une demande de licence de débit de boisson temporaire et de respect de l’hygiène alimentaire si vous êtes une association.

Il se peut également que votre atelier ou stage prévoit la participation de mineurs. Dès lors, il est essentiel de penser à leur encadrement. Vous trouverez toutes les informations sur ce lien: http://www.jeunes.gouv.fr/ministere/actions-ministerielles/vacances-et-loisirs-collectifs/accueils-collectifs-de-mineurs/article/legislation-et-reglementation-des

Si vous êtes un professionnel ou une association, vous devez également souscrire aux assurances nécessaires. Ces garanties doivent couvrir tant les personnes que les biens (locaux, équipements…). Renseignez-vous auprès de votre assureur habituel. 

Mais pas de panique ! Si votre activité est ponctuelle et essentiellement conviviale, votre responsabilité civile ou celle des participants suffira la plupart du temps. 

Vous voilà prêt pour organiser des événements attractifs et partager votre passion sur Omyzen!

A vos marques, prêt … organisez ! 😉

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Instagram est incontournable pour votre communication

Instagram est devenu un medium incontournable. 17 millions d’utilisateurs utilisent régulièrement le réseau social ! Si vous devez promouvoir votre activité, vos produits ou services, c’est un passage quasiment obligatoire.

Instagram ne va pas vous apporter forcément beaucoup de nouveaux clients mais va vous permettre de rester en contact avec eux et les informer de votre actualité, leur faire découvrir vos nouveaux services etc.

Par ailleurs le fait d’avoir Instagram va amener du trafic vers votre site web qui sera donc mieux référencé dans les moteurs de recherche.

Cet article n’a pas pour objectif de vous aider à construire une stratégie Instagram complexe – réservée aux grandes marques – mais simplement à vous donner quelques conseils essentiels pour optimiser votre présence.

Conseil numéro 1: connaître votre audience

Instagram Insights

Instagram comme les autres réseaux sociaux peut vous permettre de mieux connaître et donc comprendre vos clients ou patients.

Il existe un outil appelé Instagram Insights qui vous donne des statistiques très utiles pour analyser votre audience, savoir comment elle se comporte et quelles sont ses caractéristiques démographiques.

Remarque: les Insights Instagram sont accessibles uniquement sur les profils professionnels.

Veille concurrentielle

Un outil comme Instagram peut être utilisé pour faire de la veille concurrentielle. Recherchez les contenus autour des mots clés importants pour vous et inspirez-vous des contenus qui fonctionnent bien: images, textes, hashtags utilisés etc.

Conseil Numéro 2: Soignez vos visuels

Des photos de qualité

La qualité des visuels est importante pour tous les réseaux sociaux. C’est encore plus le cas sur Instagram qui est essentiellement basé sur le visuel.

Prêtez donc attention à la qualité de vos photos.

Idéalement elles doivent être belles mais aussi “inspirantes”, “intrigantes” … bref: attiser la curiosité des visiteurs et leur donner l’envie de les partager !

Choisissez un thème

Votre profil Instagram doit avoir un fil conducteur … cela va vous aider à produire ces contenus “cohérents”.

Par exemple le thème Omyzen est notre slogan “Vivez votre passion”. Nous montrons donc des photos de personnes en train de vivre leur passion dans différentes activités.

Conseil Numéro 3: Entamez des conversations, ne postez pas des informations

Interagissez avec votre audience

La notion d’engagement est extrêmement importante sur ce réseau.

D’abord parce qu’elle va contribuer à vous rapprocher de votre audience en créant un lien affectif à travers ces discussions.

Ensuite parce qu’Instagram met en avant les contenus avec un haut niveau d’engagement.

En effet sachez que les algorithmes d’Instagram filtrent les contenus en fonction de certains critères. Pour faire simple, il ne suffit pas de créer un contenu pour qu’il soit vu par vos “followers” sur Instagram: Instagram “choisit” ce qu’il décide de montrer.

L’un de ces critères de choix est la notion d’engagement. Instagram se demande si le contenu que vous venez de poster incite les visiteurs à réagir (commentaires, likes etc). Si c’est le cas, votre post sera mis en avant par Instagram.

Mettez-les en avant

Vous commencez à avoir des “followers”, vous avez travaillé dur pour cela. Pourquoi ne pas remercier vos clients en partageant leurs posts sur votre propre compte ?

Ils vous en seront reconnaissant et vous rendront l’appareil en repostant vos propres posts.

Une idée: vous pouvez aussi leur demander de poster sur leur compte des selfies pendant qu’ils utilisent vos services ! Et vous reposter ces images sur votre propre compte.

Imaginons que vous êtes prof de yoga: vous leur demandez de prendre une photo d’eux même pendant le cours, de la poster sur leur propre compte. Ensuite vous repostez cette photo sur votre propre compte: un super moyen d’avoir du contenu marketing gratuit !

Demandez-leur d’interagir !

Vous attendez qu’ils interagissent avec votre contenu ? Pourquoi ne pas simplement leur demander ! Vous pouvez le faire à la fin de vos posts en leur posant une question mais aussi en organisant des petits concours: “A quoi vous fait penser cette photo ?” “Aidez-moi à trouver un nom” etc.

Conseil Numéro 4: Utiliser les bons Hashtags

Lorsque vous postez du contenu sur Instagram, vous devez lui associer un Hashtag que vous rajoutez en général à la fin du message. Par exemple: “#scrapbooking” si votre post parle de scrapbooking.

Ces hashtags sont utilisés par Instagram pour identifier vos contenus et les pousser aux personnes intéressées par ces thématiques. Les utilisateurs peuvent également s’abonner à des Hashtags (des “thématiques”) qui les intéresse.

Le choix de ces Hashtags est donc primordial.

Pour être pertinent, respectez simplement ces 2 conseils:

  • utilisez au maximum 5 Hashtags
  • Essayez d’être le plus précis possibles: les Hashtags populaires mais non ciblés sont une très mauvaise idée.

Conseil Numéro 5: racontez des histoires

Quand vous postez du contenu sur Instagram, vous pouvez soit le poster sur votre Fil d’actualité soit le poster comme “Storie”. Les stories n’apparaissent pas dans votre fil d’actualité mais en haut de la page des personnes qui vous suivent: c’est donc un moyen idéal de mettre en avant votre contenu !

Deux particularités du contenu des “stories”:

  • il est temporaire: il est supprimé au bout de 24h
  • il apparaît sous la forme d’un diaporama, c’est à dire que les photos s’enchaînent

Pour votre contenu “story”, privilégiez un contenu plus “intime”, avec un début et une fin …

Conseil Numéro 6: postez vos contenus à la bonne heure !

Des études récentes s’accordent pour dire que la meilleure heure pour poster vos contenus et toucher la plus grande audience est située en 19h et 21h.

Alors bien sûr vous pourriez analyser l’impact de vos posts par heure … mais vous n’avez sans doute pas assez d’audience et de recul pour que vos analyses personnelles soient pertinentes.

Nous vous conseillons donc simplement de poster vos contenus dans ce créneau horaire 🙂

Autres liens:

Devenir hypnothérapeute: ce qu’il faut savoir

Omyzen part à la découverte de vos passions. Aujourd’hui nous vous parlons de l’hypnose. Une discipline complexe qui recouvre plusieurs approches parfois très différentes.

hypnothérapeute pendant une séance

En quoi cela consiste ?

L’hypnothérapeute est un professionnel de la relation d’aide. Il utilise l’hypnose comme outil principal pour aider les patients à aller mieux. L’hypnose n’est qu’un outil qui doit le plus souvent être complété par d’autres techniques: thérapie systémique, Gestalt Thérapie, PNL, EMDR…

Un des mouvements les plus développés est celui de l’hypnose Ericksonienne. Cette discipline a été fondée par Milton Erickson. Ce psychiatre de génie utilisait le langage pour induire des états modifiés de conscience. Il exploitait également le pouvoir associatif du cerveau à travers des métaphores suggérant subtilement le changement.

Aujourd’hui certains hôpitaux proposent d’utiliser l’hypnose en remplacement des anesthésiants . Elle peut même intégrée à des psychothérapies plus classiques pour générer des régressions en âge et ainsi aider le patient à revisiter des événements traumatiques passés.

D’où vient cette discipline ?

L’homme a pu constater depuis la nuit des temps que certains états modifiés de conscience ont des vertus thérapeutiques et favorisent le changement:

  • chamanes et leurs rituels thérapeutiques ou initiatiques
  • religieux qui psalmodient des prières et rentrent en transe (avec à la clé des guérisons “miraculeuses”)
  • derviches tourneurs
  • musiques rythmées et entêtantes de certains rituels

C’est au 18ième siècle que le “magnétisme animal” rencontre un grand succès dans la société. Le célèbre magnétiseur Messmer effectue des démonstrations spectaculaires. Mais progressivement les médecins et scientifiques remettent en question ce magnétisme animal. En effet ils démontrent que les effets du magnétisme animal sont principalement liés à l’imagination des patients.

Actuellement l’hypnose rencontre un succès grandissant qui s’appuie sur un mélange de fascination pour un phénomène qui semble “magique” et le constat de son efficacité qui lui a permise d’être introduite dans les hôpitaux du monde entier.

Enjeux déontologiques et polémiques

L’hypnose n’est pas règlementée et les diplômes d’hypnothérapeute ne sont pas reconnus officiellement. Sur le marché de la formation se côtoient des formations très sérieuses comme par exemple celles de l’Arche et de l’ECH. Malheureusement de nombreux cursus sont trop courts pour bien préparer les futurs praticiens en hypnose. Heureusement pour les patients ces thérapeutes mal formés se révèlent souvent plus inefficaces que dangereux.

L’hypnose est également questionnée sur son efficacité thérapeutique. Alors que ses effets anesthésiants sont difficilement contestables, l’absence d’études sérieuses probantes sur son efficacité thérapeutique maintiennent le doute. Les nombreux hypnothérapeutes mal formés alimentent aussi cette suspicion par leur inefficacité.

C’est pour vous si vous êtes …

  • passionnés par la relation d’aide
  • très à l’aise avec l’échange humain et le langage
  • curieux et êtes prêts à vous former en permanence pour ajouter des cordes à votre arc thérapeutique
  • équilibré et avez mené un travail sur vous-même sérieux avec un psychothérapeute
  • intéressé par le marketing et la communication pour faire connaître votre activité
  • connaissez omyzen 😉

Et l’auto-hypnose c’est quoi ?

Vous pouvez vous appliquer seul certaines techniques utilisées en hypnose. Vous pouvez ainsi vous mettre en état de transe hypnotique et vous auto-suggérer dans un état dissocié certains changements. L’autohypnose est un excellent outil pour les hypnothérapeutes qui souhaitent donner de l’autonomie à leurs patients.

Le marché des hypnothérapeutes

  • c’est une des disciplines les plus “tendances” au sein des médecines douces
  • Le niveau de concurrence est très important dans certaines villes
  • Le niveau de méfiance est important et l’hypnose fait plus peur que les autres disciplines. Il faut donc rassurer avec un bouche à oreille irréprochable et d’excellentes évaluations sur vos évènements Omyzen

Les formations en hypnose

Il existe de très nombreuses formations en hypnose. Nous vous conseillons d’éviter les raccourcis en voulant vous lancer avec une formation trop courte. Vous risquez de ne pas être efficace et de ne pas réussir à remplir votre cabinet ou vos évènements. Par vous risquez rapidement de vous ennuyer si l’éventail de techniques que vous maîtrisez est trop faible. Nous vous conseillons de suivre des cycles complets d’hypnose ainsi que des modules complémentaires en psychothérapie ou psychopathologie par exemple.

Pour en savoir plus ?

Se reconvertir dans le coaching de vie: ce qu’il faut savoir

Omyzen part à la découverte de vos passions. Aujourd’hui nous vous parlons du coaching de vie. Une discipline complexe qui recouvre plusieurs approches parfois très différentes.

En quoi cela consiste ?

Coaching “de vie” est l’appellation utilisée pour le distinguer des autres formes de coaching dont les plus connus sont le coaching sportif et le coaching professionnel.

Si le mot coach vient de l’anglais, il dérive du mot français coche / cocher. Dans cette perspective le coach devient celui qui conduit une personne d’un endroit à un autre en l’aidant à atteindre des objectifs. La première phase consistant très souvent à formuler précisément des objectifs atteignables et mesurables.

Le coach n’est pas un thérapeute. Sa vocation n’est pas de libérer un patient de sa souffrance mais d’aider un client à améliorer sa performance.

Le coach utilise de nombreux outils dont la PNL (Programmation Neuro Linguistique), l’Analyse transactionnelle ou systémique et la Gestalt Thérapie.

reconversion coaching de vie

D’où vient cette discipline ?

Le Coaching a pour objectif de permettre un changement chez le client orienté vers plus d’efficacité. C’est naturellement dans le milieu sportif qu’il s’est d’abord développé.

Dans les années 60 en Californie, un certains nombre de chercheurs en psychologie ou disciplines connexes talentueux ont conceptualisé ce concept pour le systématiser. Ils ont notamment observé des théreutes hors du commun pour comprendre les techniques sous jacentes à leur efficacité exceptionnelle.

Mais beaucoup considèrent que le premier coach célèbre vivait dans l’antiquité et était grec: Socrate et sa fameuse maïeutique.

Enjeux déontologiques

Le coaching présente un paradoxe: comment favoriser l’autonomie d’une personne par une intervention extérieure ? Pour adresser ce paradoxe il est primordial que les coachs respectent une certaine éthique:

  • confidentialité
  • signature d’un contrat avec des objectifs clairs mesurables dont on ne s’écarte pas
  • limitation du nombre de séances pour éviter toute dépendance
  • une pratique de type supervision ou inter-vision peut être vertueuse

C’est pour vous si vous êtes …

  • résolument tourné vers les autres et avez un sens de l’empathie développé
  • convaincus que les personnes possèdent en elles toutes les ressources nécessaires pour réussir
  • passionnées par le développement personnel et aimez vous former en permanence
  • optimiste et avez de l’énergie
  • humble: le coach n’est pas un mentor, il est au même niveau que son client dans une relation d’égal à égal.
  • vous avez déjà une certaine expérience de vie

Le marché du coaching

Le coaching s’est énormément développé ces dernières années. On trouve des coaches pour à peu près tous les domaines de la vie.

Dans un marché saturé comme celui du coaching, vous devez absolument vous différencier et avoir des points forts:

  • une formation très solide: au-delà de votre crédibilité, le réseau associé à votre formation est primordial pour vous apporter des clients
  • un positionnement original: vous devez trouver dans votre parcours de vie des spécificités qui vont vous permettre de développer une approche unique et authentique
  • de solides capacités commerciales / relationnelles: votre capacité à communiquer et convaincre sont essentielles. Vous devez inspirer vos futurs clients et créer un réseau professionnel qui vous permettra de rayonner
  • une aptitude au marketing: au-delà de proposer vos évènements sur Omyzen, vous devez mener un maximum d’actions marketing pour faire connaître votre offre.

Les formations de coaching

Le titre de coach n’est pas reconnu officiellement. Pôle Emploi classifie ces métiers comme “accessibles sans formation particulière”. Certaines associations / fédération tentent de structurer un peu le métier mais n’ont d’autre légitimité que celle de leur membres. Pour choisir votre formation, nous vous conseillons de vous entretenir avec les différentes écoles, dans anciens et d’étudier le programme. En fonction des écoles les techniques/approches enseignées peuvent plus ou moins vous convenir.

Le coaching de vie en quelques chiffres clés

  • environ 67% des coachs sont des femmes
  • plus de la moitié ont entre 44 et 59 ans, la tranche d’âge la plus représentée étant les 50/54 ans (ce qui confirme l’importance de l’expérience)
  • la tendance est positive pour ce marché, avec une évolution du nombre global de sollicitations

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Scrapbooking: à la découverte de cette passion créative originale

Omyzen part à la découverte de vos passions ! Aujourd’hui nous partageons une passion très appréciée pour sa dimension manuelle, créative et joyeuse: le scrapbooking ! De beaux moments de partage en perspective.

En quoi cela consiste ?

Le scrapbooking est aussi appelé créacollage. Il consiste à mettre en valeur des photos grâce au collage d’éléments de contexte. Un exemple classique est le “Carnet de Voyage”: vous mettez en valeur vos clichés avec des herbes ou fleurs séchées, un bout de tissu, des extraits de magazine etc.

D’où vient cette discipline ?

La discipline sous cette appellation aurait été importée des USA dans les années 2000. “Scrap” veut dire morceau ou reste et “book” livre. L’idée est donc constituer un livre- souvenir en y collant des “morceaux” de votre quotidien. La seule limite est votre imagination … et votre bon goût 😉

Exemple de matériel pour le scrapbooking

C’est pour vous si …

  • vous êtes sentimental et aimez conserver des souvenirs originaux et authentiques
  • vous aimez les travaux manuels
  • vous voulez partager un moment unique de création avec vos enfants
  • vous avez envie de faire un beau cadeau unique !
  • vous voulez vous déstresser avec une activité manuelle zen et minutieuse

Le scrapbooking en quelques clés

  • un marché très dynamique dopé par la crise
  • qui s’inscrit dans le marché des loisirs créatifs qui pèse plus d’1 milliard de CA et ne cesse de se développer
  • un marché qui s’ouvre aussi aux jeunes adultes de plus en plus intéressés par le DIY (Do It Yourself ou “fais le toi-même”)
  • une discipline très représentée dans la communauté Omyzen 🙂

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Le succès du coaching à l’épreuve du professionnalisme

Le succès du coaching à l’épreuve du professionnalisme

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L’essor du coaching vise à répondre au besoin de réflexivité des sociétés contemporaines.
Fizkes/Shutterstock

Anne-Claude Hinault, Celsa Paris-Sorbonne – Sorbonne Universités

L’émoi suscité par l’émission de France Inter, diffusée en novembre 2018, sur « les dérives du coaching », met en exergue l’enjeu de la professionnalisation des coachs. Dans ce secteur en pleine expansion, la certification par les associations professionnelles (ICF, SF Coach…) ou écoles est un premier pas, mais elle n’est pas suffisante à la formation de professionnels compétents. Ceux-ci ont besoin de s’ouvrir à des approches leur permettant de mieux comprendre les contextes dans lesquels ils interviennent et d’instruire les dilemmes et tensions qui surgissent de leur pratique.

Un management centré sur le psychique

Le formidable essor du marché du coaching est à mettre en regard de l’appétence à la réflexivité des sociétés contemporaines. La réflexivité, c’est pouvoir réfléchir sur soi-même, se prendre comme objet d’analyse et de connaissance pour améliorer ou infléchir sa capacité à agir. Dans le monde du travail, la montée des incertitudes, des épreuves, des bifurcations et reconversions, active cette appétence à la réflexivité pour se (re)positionner et agir. Le coaching se présente comme un dispositif de réflexivité pour autrui, visant à soutenir et étayer cette demande sociale.

Pour autant, et c’est en cela que son expansion est paradoxale, le coaching court aussi le risque de participer à « l’obligation de réflexivité » qui caractérise un management centré non plus, comme dans le taylorisme, sur le contrôle et la discipline des corps, mais sur le psychique. Il s’agit à présent de mobiliser les subjectivités pour produire une adhésion des individus aux normes et valeurs organisationnelles.

Dès lors, trois critiques alimentent de manière récurrente les analyses sociologiques du coaching. La première met l’accent sur la psychologisation des rapports de travail, où les difficultés et problèmes sont lus sous un angle qui met uniquement l’accent sur la personnalité, au détriment d’une lecture plus organisationnelle. La seconde alerte sur l’intériorisation des contraintes, des normes d’efficacité et de performance à laquelle contribue le coaching. La dernière souligne la déconflictualisation des rapports de travail que produisent ces dispositifs, en évitant de questionner les pratiques managériales qui sont à la source des problèmes vécus dans le travail.

C’est ainsi que la réflexivité pour soi intervient comme une compétence nécessaire pour construire une posture de coach et développer la pratique professionnelle.

La réflexivité comme compétence

Les métiers à forte composante relationnelle (formation, éducation, santé, travail social, etc.) ont tous intégré, depuis une vingtaine d’années, la réflexivité comme compétence distinctive, dans leurs référentiels métier comme dans leurs dispositifs de formation.

Les professionnels des métiers relationnels sont toujours pris entre un mandat qui leur est confié par leur institution (l’école, l’hôpital, l’entreprise, etc.) et une demande qui est celle de la personne accompagnée. Cet entre-deux provoque inévitablement des décalages, des questionnements, des incertitudes, que la stricte application des savoirs acquis en formation ne peut résoudre. La compétence professionnelle tient à une capacité à s’ajuster en situation aux aléas, imprévus, évènements qui se déroulent, bref aux incertitudes de la relation, pour résoudre les problèmes pratiques qui surgissent. La compétence se joue aussi dans l’après-coup, dans une analyse rétrospective de l’action permettant d’identifier les savoirs professionnels implicites, tacites, cachés, que le professionnel a mobilisés en situation.

Dans les métiers à forte composante relationnelle, la capacité à réfléchir sur soi-même est considérée comme une compétence à part entière.
Fizkes/Shutterstock

La professionnalisation du coaching et la limitation de certaines dérives passent par ce travail réflexif concernant différentes dimensions de la pratique. Les coachs gagneraient tout d’abord à décrypter les contextes d’organisations dans lesquels ils interviennent et à en reconstituer les logiques politiques, culturelles et systémiques. Cette opération de diagnostic pour soi invite à élargir les référentiels d’analyse mobilisés, pour leur permettre de traiter les questions suivantes : jusqu’où le diagnostic de la situation est-il pertinent ? Les problèmes désignés comme nécessitant un accompagnement par le mandataire sont-ils réellement purement individuels ? Si le problème est plus collectif ou institutionnel, que comprend-on de ses différentes dimensions ?

Préserver la « bonne distance »

La construction et le maintien au long cours d’une position de tiers invitent également à un questionnement spécifique. Il portera sur les relations dans lesquels le coach est pris et sur ses marges de manœuvre et d’action pour construire et maintenir un positionnement à équidistance de l’ensemble des acteurs. Ce travail réflexif démarre dès les premières rencontres au cours desquelles la commande est adressée au coach : au-delà de la commande telle qu’elle se présente initialement, que comprend-on des demandes sous-jacentes ? Quelles sont les attentes des uns et des autres à l’égard d’un coaching ? Ces demandes convergent-elles ? Et si ce n’est pas le cas, que faut-il faire ? Est-on en mesure de répondre à ces demandes, compte tenu de ce qu’on sait faire et de son éthique personnelle ? Quelles sont les marges de manœuvre et d’action pour proposer une reformulation de la commande initiale ?

La réflexivité peut conduire ainsi à développer une compétence d’analyse de la demande, centrale dans les pratiques d’intervention (l’ergonomie, la sociologie, la psychosociologie, etc.), qui ne s’inscrivent pas dans une stricte exécution de la commande du prescripteur, et considèrent que l’apport de l’intervenant réside dans sa capacité à questionner et reformuler les problèmes tels qu’ils se présentent initialement.

Cette analyse de la demande et des relations entre système-intervenant et système-client mérite d’être menée tout au long de l’intervention pour tenter de préserver ce qui pour soi est la « bonne distance » avec les différents acteurs et leurs enjeux. Elle suppose de se clarifier sur ses propres enjeux et son autonomie dans la situation : quelles sont les tentatives d’instrumentalisation dont on fait l’objet ? A-t-on l’autonomie hiérarchique et professionnelle suffisante pour les juguler ?

L’analyse des relations entre coach et coaché doit être menée tout au long de l’intervention.
Photographee.eu/Shutterstock

Au-delà des aspects relationnels et de positionnement, le caractère tripartite de la relation de coaching invite enfin à se clarifier sur des dimensions éthiques et identitaires inhérentes à la pratique de l’intervention. La réflexivité peut ainsi porter sur deux dimensions au moins :

  • La finalité et la visée sociopolitique de l’action : pour qui le coach intervient-il (le prescripteur, le coaché, les deux) ? Pour quoi, c’est-à-dire au nom de quelle finalité ? Avec quelle visée sociopolitique (s’agit-il de restaurer des individus, de les soutenir dans leur émancipation, de les aider à s’adapter, à être plus performants, à atteindre des objectifs précis et mesurables, etc.) ? Est-elle partagée par les acteurs auprès desquels il intervient ? Faut-il alors ou non intervenir ?
  • L’éthique et la responsabilité personnelle : quand il intervient, quels risques fait-il prendre à l’autre ? Que produit-il pour lui, avec lui ? Quelles conséquences de son action ? À quelles conditions peut-on intervenir sans nuire à autrui ?

Le travail mené par les associations professionnelles pour produire des dispositifs formels (accréditations, certifications, labels, codes de déontologie…) visant à assurer la qualité des pratiques de coaching est une première manière de réguler le marché. Le développement du professionnalisme repose également sur la formation à des approches, comme la sociologie du travail et des organisations, permettant de dépasser des lectures trop psychologisantes des situations de travail et d’étayer sa pratique par une analyse des dilemmes qui structurent fondamentalement toute relation d’intervention.The Conversation

Anne-Claude Hinault, Sociologue, Professeure associée, Celsa Paris-Sorbonne – Sorbonne Universités

Cet article est republié à partir de The Conversation sous licence Creative Commons. Lire l’article original.

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Le Nobel de Youyou Tu est-il une reconnaissance de la médecine traditionnelle chinoise ?

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Des végétaux séchés, ingrédients de base de la pharmacopée chinoise.
vivi14216/pixabay

Marta Hanson, Johns Hopkins University

Je suis sûre que je ne suis pas la seule surprise par l’annonce du prix Nobel 2015 de physiologie-médecine. La moitié de la récompense a été attribuée à une chercheuse qui a consacré sa carrière à étudier la médecine traditionnelle chinoise. Cette scientifique, Youyou Tu, et ses collègues, membres depuis 1965 de l’Académie chinoise de médecine traditionnelle chinoise à Pékin (aujourd’hui Académie de Chine des sciences médicales chinoises) pourraient être tout aussi abasourdis que je ne le suis aujourd’hui.

L’annonce du prix Nobel et la session questions-réponses.

Pour un chercheur, se voir attribuer le prix Lasker est souvent un bon indicateur d’un prochain prix Nobel. Tu l’avait reçu en 2011 pour sa découverte de l’artémisinine, une substance active utilisée comme alternative au traitement standard contre le paludisme, la chloroquine. Cette dernière molécule perdait rapidement du terrain depuis les années 1960 en raison du nombre de plus en plus important de parasites résistants. Pourtant, la recherche scientifique sur les propriétés pharmaceutiques des plantes médicinales traditionnelles chinoises n’a jamais été un domaine où l’on aurait pu prédire une telle reconnaissance internationale.

D’ailleurs, partout dans le monde, les connaissances médicales traditionnelles n’ont jamais été favorites pour l’attribution d’un Nobel. Jusqu’à maintenant, tout du moins. Alors, comment devons-nous interpréter ce changement, sans doute majeur, dans l’attention portée internationalement à la médecine traditionnelle chinoise ?

Une herbe connue depuis 1 700 ans

Après l’annonce du Prix, lors de la session questions-réponses à l’Institut Karolinska, qui décerne les prix Nobel, l’un des intervenants a salué non seulement la qualité de la recherche scientifique de Tu mais aussi la valeur de l’expérience empirique qui s’enracine dans le passé.

L’effet antifébrile de l’herbe chinoise Artemisia annua (qinghaosu 青蒿素), ou armoise, était en effet déjà connu il y a 1 700 ans, a-t-il expliqué. Tu a été la première à extraire la composante biologiquement active de la plante – appelée artémisinine – et à préciser comment elle agissait. Le résultat a représenté un véritable changement de paradigme dans le domaine médical : cela a permis à l’artémisinine d’être à la fois étudié en clinique et produit à grande échelle.

Tu a toujours insisté sur le fait qu’elle a trouvé son inspiration dans le précis d’un médecin chinois et alchimiste du IVe siècle du nom de Ge Hong 葛洪 (283-343).

Son livre Des formules d’urgence à garder à porter de main (Zhouhou beijifang 肘 後備 急 方) peut se comprendre comme un manuel pratique de formules de médicaments en cas d’urgences médicales. C’était un livre assez léger pour être gardé « derrière le coude » (zhouhou), c’est-à-dire en réalité dans la manche du vêtement, un endroit où les hommes chinois mettent parfois quelques affaires. Nous pouvons comprendre, à travers la description astucieuse des symptômes de ses patients que fait Ge, que les Chinois d’alors souffraient, non seulement du paludisme, mais aussi d’autres maladies mortelles comme la variole, la fièvre typhoïde et la dysenterie.

Au-delà de ses notations sur les qualités d’Artemisia annua pour combattre la fièvre, le médecin Ge a également écrit sur la façon dont l’éphédra, _Ephedra sinica _(mahuang, 麻黃), traitait les affections respiratoires et comment le sulfure d’arsenic (« l’arsenic rouge », en chinois xionghuang 雄黃) est utile pour certains problèmes dermatologiques.

Ingrédients traditionnels, médicaments modernes

Ce n’est pas parce qu’un composé a des racines naturelles et a longtemps été utilisé dans la médecine traditionnelle qu’il faut le prendre à la légère.

Vous vous souvenez peut-être qu’en 2004, la Food and Drug Administration américaine avait interdit des suppléments diététiques contenant de l’éphédra. Censés améliorer les performances, ils avaient été la cause, non seulement d’effets secondaires graves, mais aussi de plusieurs morts. L’interdiction reste toujours en vigueur aux États-Unis, malgré l’action en justice intentée par des fabricants. Cependant, l’éphédrine, médicament dont l’éphédra est la substance active, est très utilisé pour traiter la pression artérielle basse et reste un ingrédient courant des produits sans ordonnance contre l’asthme.

Pharmacie traditionnelle chinoise aux rayons et bocaux emplis d’herbes médicinales.
vkreay / flickr, CC BY-SA

Quant à l’arsenic rouge, sa toxicité est bien connue dans la Grèce antique et la Chine ancienne. Dans la pensée médicale chinoise, cependant, les toxines utilisées intelligemment peuvent être des antidotes puissants pour d’autres poisons. L’arsenic rouge continue ainsi d’être utilisé par les praticiens chinois comme antitoxique et pour tuer les parasites. Appliqué sur la peau, il traite la gale, la teigne et certaines éruptions ; avalé, il expulse les parasites intestinaux, notamment les ascaris.

Bien que le monde biomédical n’utilise pas actuellement l’arsenic rouge ou d’autres minéraux apparentés, les chercheurs chinois n’en ont pas moins étudié leurs propriétés anticancéreuses. En 2011, Jun Liu, chercheur chinois à l’Université Johns Hopkins aux États-Unis, et d’autres collègues ont a également découvert que la plante médicinale chinoise Tripterygium wilfordii Hook F (en chinois lei gong teng 雷公藤) a une efficacité contre le cancer, l’arthrite et le rejet de greffe de peau.

Le travail de pionnier de Tu sur l’artémisinine peut ainsi être considéré comme le sommet de l’iceberg quand l’on évoque les études scientifiques des plantes médicinales chinoises pharmacologiquement actives. Cet effort mondial a notamment permis de trouver une autre substance active contre le paludisme, Dichroa febrifuga (changshan 常山), une découverte qui provient de la nouvelle recherche scientifique sur les plantes médicinales chinoises lancée en Chine continentale dans les années 1940.

L’histoire retiendra que c’est la validation de ce médicament traditionnel comme antipaludique dans les années 1940, qui a été le fondement, vingt ans plus tard, d’une directive de Mao Tsé Toung sur la recherche d’un médicament contre le paludisme. Ainsi, on peut mieux comprendre le travail scientifique effectué par Tu si on prend en compte les complexités politiques du pays et l’histoire du soutien de la médecine chinoise par le gouvernement de la Chine continentale, pendant tout le XXe siècle, et pas seulement pendant la période maoïste.

Même en dehors de la Chine, de telles recherches ont donné des résultats. Dans les années 1970, par exemple, des chercheurs américains et japonais ont développé les statines utilisées pour abaisser le taux de cholestérol à partir de l’étude d’une mousse Monascus purpureus qui colore la levure de riz rouge … en rouge !

Des données empiriques montrent l’efficacité de telles substances. Elles sont consignées depuis des siècles dans les riches archives médicales chinoises. La recherche moderne s’en est inspirée.

Médicalement bilingue

Alors, ce prix Nobel attribué à Youyou Tu est-il un signal de changement d’approche de la part de la science occidentale vis-à-vis des médecines alternatives ? Peut-être, mais pas de façon très marquée.

L’un des intervenants de l’Institut Karolinska a reconnu qu’il y a beaucoup de sources à partir desquelles les scientifiques peuvent s’inspirer pour développer des médicaments. Parmi elles, nous ne devrions pas ignorer la longue histoire des expérimentations du temps passé. Comme il l’a précisé, ces données peuvent être source d’inspiration, mais ces anciens remèdes à base d’herbes ne peuvent être utilisés tels quels. Il s’agit de ne pas sous-estimer les méthodes sophistiquées utilisées par Tu pour extraire le composé actif à partir de l’artémisinine Artemesia annua, a insisté un autre intervenant.

Ce prix Nobel est non seulement une reconnaissance pour cette transformation complète d’une plante chinoise en un médicament puissamment efficace grâce à la science biomédicale moderne, mais il se veut aussi une récompense pour les millions de vies sauvées grâce à la diffusion réussie du médicament, en particulier dans le monde en développement.

Mais il y a autre chose qui fait que Tu est vraiment exceptionnelle à côté de ses deux co-lauréats du Nobel de médecine, William C. Campbell et Satoshi Omura, ainsi que par rapport à d’autres collègues pharmacologues, orientés plus vers la médecine occidentale. Tu incarne avec son histoire et sa recherche ce que j’appelle le bilinguisme médical. C’est-à-dire la capacité non seulement de lire dans les deux langues médicales différentes, mais aussi de comprendre leurs histoires, leurs différences conceptuelles, et, plus important encore concernant cette nouvelle inattendue, leur valeur potentielle pour établir une thérapeutique dans le temps présent.

Ce bilinguisme médical est une qualité que les chercheurs poursuivant le même chemin d’exploration entre la connaissance empirique des traditions médicales et le plus haut niveau de la science biomédicale moderne seraient bien heureux de partager avec le prix Nobel Youyou Tu.The Conversation

Marta Hanson, Associate Professor of the History of Medicine, Johns Hopkins University

Cet article est republié à partir de The Conversation sous licence Creative Commons. Lire l’article original.

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Le yoga peut-il aider à faire face aux troubles psychiques ?

Le yoga peut-il aider à faire face aux troubles psychiques ?

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Brenkee/Pixabay

Holger Cramer, University of Duisburg-Essen

Si vous avez visité une grande ville dans le monde au cours des 10 ou 20 dernières années, vous avez peut-être remarqué l’incroyable poussée du yoga dans le domaine de la santé. Le yoga n’est plus perçu comme une activité seulement récréative, mais comme un moyen de renforcer et de maintenir la santé : environ 31 millions d’adultes américains (plus de 13 %) ont utilisé le yoga pour cette raison, et des données comparables sont disponibles pour l’Europe et l’Australie.

Des essais cliniques ont montré que le yoga soulage la douleur en étirant les muscles et en alignant la posture, abaisse la tension artérielle en rééquilibrant le système nerveux autonome et réduit l’inflammation en régulant le stress chronique. Ces derniers temps, le yoga est de plus en plus perçu non seulement comme un moyen de réduire le stress et d’améliorer la forme physique, mais aussi de surmonter la souffrance mentale.

Cela ne devrait pas vraiment être une surprise : il y a environ 2 000 ans, le sage indien Patanjali, le « grand-père » du yoga moderne, définissait le yoga comme « le contrôle des fluctuations de l’esprit ». Au-delà du spirituel, il existe des preuves scientifiques fiables et des mécanismes clairs par lesquels le yoga pourrait aider dans le cas des symptômes de troubles mentaux.

Stress post-traumatique

Le trouble de stress post-traumatique (TSPT) est un problème majeur de santé publique affectant jusqu’à 6 % de la population mondiale. Le TSPT résulte d’expériences traumatisantes importantes rencontrées beaucoup plus fréquemment chez les anciens combattants, les survivants de guerres ou de catastrophes naturelles et les victimes de violence. Le trouble est caractérisé par la réexpérience, l’évitement et l’hyperréactivité. Le TSPT est associé à une structure cérébrale appelée amygdale qui relie la mémoire de certaines expériences aux émotions – dans le cas du TSPT, l’amygdale est suractivée et produit ainsi constamment les symptômes susmentionnés.

En augmentant l’activité parasympathique, le yoga réduit les effets du stress : c’est la réponse de relaxation qui pourrait également réduire directement l’activité de l’amygdale. Cela semble être le cas notamment avec les méthodes de respiration yogiques telles que la respiration alternée des narines. D’un point de vue psychologique, le TSPT est caractérisé par le paradoxe suivant : les patients se sentent anxieux quant à l’avenir, bien que l’événement traumatique soit passé. Ceci est principalement provoqué par une surgénéralisation des expériences passées et une évaluation négative des actions personnelles, de celles des autres, ainsi que des perspectives de vie.

Le yoga, comprenant des aspects de pleine conscience, c’est-à-dire une attention ouverte, y compris aux émotions ou aux souvenirs désagréables, est de nature à augmenter la régulation des émotions, bien mieux que l’évitement. La conscience consciente de la nature transitoire de son expérience physique, sensorielle, et émotionnelle momentanée au cours de la pratique du yoga est supposée conduire à un changement dans l’auto-évaluation de soi, réduisant ainsi les symptômes du TSPT.

Des études sur les deux Amériques et en Australie ont convié des vétérans ainsi que d’autres personnes ayant des expériences traumatisantes et les ont orientés au hasard soit vers des sessions de yoga réparties sur des périodes de plusieurs semaines à plusieurs mois, soit vers des groupes de contrôle pas traités du tout ou qui ont reçu de simples conseils de santé. Dans une méta-analyse de ces études, mes collègues et moi-même avons pu démontrer que les participants qui pratiquaient le yoga présentaient une réduction beaucoup plus forte et cliniquement significative de leurs symptômes – même si le style de yoga n’était pas spécifiquement conçu pour les participants atteints de TSPT.

Peur et anxiété

D’autres études ont ciblé les troubles anxieux. L’anxiété est une réponse normale à des situations ou des événements spécifiques. Sans anxiété, l’humanité n’aurait sûrement pas survécu. Cependant, une peur ou une anxiété excessive peut indiquer un trouble anxieux. Dans le trouble anxieux généralisé (TAG), par exemple, des niveaux élevés d’anxiété, associés à des problèmes de santé, de relations, de travail et de finances, entraînent une grande variété de symptômes physiques et de changements de comportement. On estime qu’à lui seul, le TAG touche 4 % de la population aux États-Unis.

L’anxiété excessive a également des conséquences sur la santé à long terme, les symptômes somatiques de l’anxiété comme les palpitations et les battements cardiaques irréguliers étant associés à un risque accru de maladie cardiovasculaire. Il est intéressant de constater que traiter l’anxiété est l’une des principales motivations que les gens mentionnent pour la pratique du yoga. Là encore, la vigilance semble jouer un rôle clé : les patients atteints de TAG sont moins « conscients » que la moyenne de la population générale, ce qui indique que le travail corporel, la respiration et la méditation peuvent aider en « contrôlant les fluctuations » de l’esprit.

Mais ce sont surtout les techniques de respiration yogiques qui sont les plus efficaces pour traiter les troubles mentaux, bien plus que les postures de yoga bien connues. Il est d’ailleurs intéressant de noter que les troubles anxieux sont plus fréquents chez les patients souffrant de troubles respiratoires tels que l’asthme ou la broncho-pneumopathie chronique obstructive et que la rééducation respiratoire a été une partie essentielle de nombreuses approches de thérapie cognitivo-comportementale pour les troubles anxieux.

Thérapie avec yoga dans un hôpital militaire américain.
US Navy/Juan Pinalez

Notre équipe a aussi analysé dans une autre méta-analyse les effets du yoga sur les troubles anxieux, y compris le TAG ou la phobie. Les résultats sont souvent positifs, toutefois la plupart des études sont assez anciennes et ne répondent pas aux exigences de la science moderne, de sorte qu’il est urgent de les reproduire. Reste que le soulagement des symptômes d’anxiété chez les personnes en bonne santé est globalement avéré, aussi bien pour la peur quotidienne diffuse que pour l’anxiété liée à un examen ou à la performance chez les musiciens.

Ainsi, il est clair que le yoga peut aider à soulager les symptômes liés au traumatisme et l’anxiété, et que les exercices de respiration représentent le mécanisme principal par lequel il opère. Pour l’anxiété quotidienne mineure, les techniques de respiration yogiques simples valent la peine d’être essayées comme stratégie personnelle de soin. En revanche les patients atteints de troubles mentaux ne devraient pas pratiquer le yoga par eux-mêmes, avant d’avoir consulté leur psychiatre et leur psychothérapeute.


Holger Cramer interviendra toute la journée avec d’autres intervenants au « Symposium Yoga et Santé » le 18 mai 2018 à la Cité des Sciences de Paris.The Conversation

Holger Cramer, Directeur de recherches, médecine interne et intégrative, University of Duisburg-Essen

Cet article est republié à partir de The Conversation sous licence Creative Commons. Lire l’article original.

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