CHECKLIST pour un LIVE FACEBOOK réussi !

Vous vous sentez nerveux avant de lancer votre LIVE FACEBOOK ?

Aujourd’hui, il peut sembler qu’avec Facebook live, il vous suffit d’allumer votre téléphone, et de vous lancer, mais à moins que vous ne soyez un professionnel expérimenté avec un public nombreux et que vous ayez des talents d’improvisation bien rodés, il vaut mieux que vous puissiez vous appuyer sur une checklist solide que je partage avec vous ci-dessous.

Allez, c’est parti !

Définir votre LIVE

Pour préparer votre émission en direct, vous devez définir en premier lieu les éléments suivant :

  • Le Sujet
  • Le Format
  • La Durée

La chose la plus importante à prendre en compte lors de la mise en place d’un flux en direct est de savoir quels seront les avantages pour votre public. En gros, quel est l’objectif de votre Live ?

Une fois que vous avez pris cette décision, vous devez déterminer d’où vous allez le diffuser.

Allez-vous diffuser en streaming à partir de :

  • Votre profil personnel
  • Un groupe
  • Une page
  • Intérieur de la page d’un événement

La prochaine question que vous devez vous poser est de savoir si vous allez présenter des invités en studio ou à distance sur votre flux. Cela vous aidera à planifier la manière dont vous allez les introduire ou les faire entrer dans le flux. Je vous conseille d’intégrer des intervenants extérieurs (amis qui partagent la même passion, professionnels qui veulent aussi mettre en avant leurs événements … les possibilités sont infinies)

Si vous allez avoir des invités dans votre Live:

  • Assurez-vous de confirmer la disponibilité de vos invités
  • Déterminez si vous prévoyez d’utiliser cette vidéo plus tard comme publicité ou si elle sera réutilisée d’une autre manière (ce qui pourrait influencer vos réponses aux questions ou votre façon de livrer). C’est une super idée d’exploiter l’enregistrement d’un LIVE, n’hésitez pas mais prenez en compte cet élément dans votre préparation.

Planifiez votre diffusion en direct

Une fois que vous avez défini tous les détails de votre Live en direct en termes de sujet, d’endroit où vous allez l’animer et si vous allez présenter un invité, vous devez ensuite programmer votre diffusion en direct.

Idéalement, vous souhaitez diffuser une émission lorsque la majorité de votre public sera en ligne. Pour le savoir, rendez-vous sur Facebook :

  • Rendez-vous sur votre page d’informations
  • Aller à la section « Post »
  • Cliquez sur « Quand vos fans sont en ligne ».
  • Vous voulez vous assurer que vous avez le plus grand nombre de fans possible pour regarder votre flux en direct, et cela vous aidera à choisir le meilleur moment pour diffuser.

Créez vos métadonnées de LIVE

Vous vous demandez peut-être : « Quelles métadonnées ? Ne vous inquiétez pas, c’est un processus beaucoup plus simple qu’il n’y paraît.

Les métadonnées auxquelles je fais référence pour créer votre flux en direct consistent simplement à choisir le bon titre et la bonne description pour votre émission. En choisissant le bon titre, la bonne description et en utilisant les mots clés les plus performants qui sont pertinents pour le sujet de votre flux en direct, votre émission sera beaucoup plus performante sur Facebook et sur les moteurs de recherche.

  • Rédigez votre titre avant de passer en direct
  • Rédigez votre description avant de passer en direct

Déterminer vos appels à l’action

Une fois que vous savez que vous avez prévu un excellent LIVE, avec un grand titre et une description utile, l’une des choses les plus importantes est de déterminer vos appels à l’action pour votre public.

Si vous avez un flux en direct bien fréquenté, mais que vous ne parvenez pas à saisir les coordonnées de votre public en lui fournissant quelque chose d’utile en contrepartie, vous avez peut-être gaspillé vos efforts. Ne manquez jamais une occasion de renforcer le lien avec votre public.

Un simple appel à l’action peut inclure :

  • Encourager votre public à répondre à une enquête rapide
  • Demandez-leur d’envoyer un message à votre page (que vous pourrez exploiter pour de la publicité ultérieure)
  • les rediriger vers votre page d’accueil pour les inscrire à votre liste de diffusion et/ou un « aimant à prospect » (ebook, série de vidéos etc dont l’objectif est d’obtenir l’email)

Récupérer cet e-mail et se rapprocher de vos fans est l’un des avantages les plus importants que vous pouvez tirer de l’organisation LIVE.

Pensez à bien vérifier tous les éléments de ce processus. Par exemple est-ce que l’inscription à votre liste de diffusion fonctionne ?

Annoncez votre LIVE à vos fans

Maintenant que vous avez les bases de votre LIVE, vous pouvez commencer à le faire connaître à vos fans et à votre communauté.

Veillez à annoncer votre événement en direct sur votre liste de diffusion

Vous pouvez programmer plusieurs mises à jour par e-mail avant l’événement, même l’envoi d’un e-mail dans les minutes qui suivent le démarrage peut être une bonne idée pour attirer plus de spectateurs.

Assurez-vous que vous avez prévu des messages sur les médias sociaux pour rappeler à vos fans et à vos adeptes que vous avez un LIVE à venir ! 

Préparez votre studio 😉

La prochaine chose que vous voudrez faire est de créer l’environnement parfait pour votre diffusion. Vous devez veiller aux points ci-dessous:

  • Vérifiez votre vitesse de connexion (utilisez le WiFi si possible, la 4G au moins si vous n’avez pas de WiFi)
  • Si possible, éteignez tout autre ordinateur ou appareil susceptible de consommer de la bande passante sur votre connexion Internet pendant la diffusion
  • Assurez-vous que votre ordinateur et tous les logiciels sont à jour
  • Assurez-vous que votre ordinateur est branché
  • Désactivez toutes les notifications sur votre ordinateur et fermez toutes les applications, à l’exception des outils liés à la diffusion
  • Vérifiez qu’aucune de vos applications, écrans ou prises de vue ne comporte d’informations personnelles ou de localisation que vous ne souhaitez pas voir diffusées (adresses, mots de passe, numéros de carte de crédit, etc.)
  • Éteindre toute source de bruit extérieure (chauffage/climatisation)
  • Si vous filmez à la maison, assurez-vous que votre famille sache que vous allez être en direct et demandez-leur de réduire au minimum le bruit
  • Assurez-vous que tous les appareils photo sont stabilisés (utilisez des trépieds, des supports, etc.)
  • Vérifiez le cadrage et l’éclairage

Démarrez votre Live sur Facebook

Après avoir tout vérifié, vous êtes prêt à démarrer ! Vérifiez votre vidéo et votre audio et commencez votre émission ! Et n’oubliez-pas: AMUSEZ-VOUS ! 😉

Vous pouvez à tout moment :
– Rejoindre le groupe « Réussir Comme Thérapeute »: je rejoins le groupe

Vous trouverez des articles de contenu 100% dédiés thérapeutes, des invitations pour des ateliers gratuits, etc.

– vous abonner à la chaîne Youtube: je m’abonne à la chaîne

J’y poste (quand j’ai le temps) des vidéos sur des sujets très concrets en rapport avec votre activité de thérapeute. Vous y trouverez aussi par exemple les enregistrements de mes ateliers LIVE etc.

A lire également …

12 types de posts engageants sur Facebook

7 clefs pour augmenter votre patientèle avec votre page Facebook

11 choses à faire et à éviter sur Facebook

Notre cerveau peut apprendre à tout âge

Notre cerveau peut apprendre à tout âge

File 20170501 17304 10bq9d7.png?ixlib=rb 1.1
Il n’y a pas d’âge limite pour commencer le piano.
Gabriel Gurrola/Unsplash

Alice Latimier, École normale supérieure (ENS)

À 55 ans, Philippe a retrouvé du temps pour lui, depuis que ses enfants ont quitté la maison. Pourquoi n’apprendrait-il pas enfin le piano, comme il en a toujours rêvé ? Mais à 55 ans, se dit-il, je ne suis plus capable d’apprendre, je suis trop vieux et mon cerveau n’est plus aussi performant qu’à 20 ans… Nathalie, elle, a 30 ans. Pour son évolution de carrière, elle doit choisir entre un poste en Allemagne, qui ne l’attire pas vraiment, et un autre en Espagne, qu’elle juge formidable. J’aurais dû faire espagnol au lycée, regrette-t-elle, c’est trop tard aujourd’hui pour se mettre à une nouvelle langue.

Ce sentiment d’être trop vieux pour apprendre quoique ce soit de nouveau, beaucoup de personnes l’éprouvent. Mais est-il justifié ? Y a-t-il effectivement une limite d’âge à partir de laquelle notre cerveau n’est plus capable d’apprendre à jouer d’un instrument ou à parler une nouvelle langue ?

Apprendre, c’est en réalité l’activité de toute une vie. Dès le plus jeune âge, notre cerveau mobilise une grande partie de ses fonctions (attention, mémoire, vision/audition, motricité…) pour que nous puissions acquérir de nouveaux savoirs et savoir-faire. Quels sont les mécanismes qui nous permettent d’apprendre ? Et comment évoluent-ils avec le temps ?

Des connexions entre les neurones renforcées ou diminuées

L’apprentissage est un processus cognitif dynamique qui se déroule en deux étapes : l’acquisition d’une nouvelle information et son stockage en mémoire. Le résultat d’un apprentissage est en quelque sorte l’empreinte qui reste dans notre cerveau après que l’on ait vécu une expérience. Plus précisément, les neurones concernés par cette expérience ou l’acquisition d’une nouvelle information changent la manière dont ils dialoguent entre eux : leurs connexions (les synapses) se voient renforcées ou diminuées.

Parfois, la dynamique de nos apprentissages conduit purement et simplement à l’élimination de certaines connexions neuronales qui n’ont plus lieu d’être au profit d’autres connexions plus « utiles ». On parle, de manière imagée, d’un « élagage » synaptique (pruning en anglais), comme pour un arbre dont on coupe les branches encombrantes. Il se produit principalement durant l’enfance et ce grand chamboulement qu’est l’adolescence.

Ces modifications à l’échelle des neurones, en lien avec ce que nous apprenons, sont particulièrement intenses pendant l’enfance, alors même que nous acquérons une grande quantité de connaissances et développons de nouvelles compétences comme voir, toucher, marcher ou parler. Elles ont un impact à l’échelle du cerveau tout entier, en participant à la transformation des différents réseaux de neurones.

Une dynamique qui change la structure de notre cerveau

Les apprentissages laissent donc dans notre cerveau une trace physique de leur survenue, et cette dynamique s’appelle la plasticité cérébrale. La découverte de ce mécanisme par les neuroscientifiques a permis de comprendre une chose essentielle : rien n’est figé dans notre cerveau !

La plasticité cérébrale permet de remodeler le cerveau en permanence selon nos apprentissages. Ce remodelage est non seulement relativement rapide mais réversible. En effet, une équipe de chercheurs a trouvé que certaines régions du cerveau chez de jeunes adultes présentaient des modifications structurelles importantes après trois mois d’apprentissage à la jonglerie, par rapport à des personnes n’ayant pas suivi cet apprentissage ; et ces modifications disparaissaient quelques semaines après l’arrêt de cette activité. Voilà pourquoi les artistes s’entraînent tous les jours !

Nous sommes en quelque sorte « programmés » pour apprendre. L’organisation de notre cerveau peut s’adapter et se reconfigurer à tout moment, en fonction des expériences que nous vivons dès le plus jeune âge.

Il n’y a pas d’âge pour apprendre une nouvelle langue

Certaines périodes de la vie sont plus propices à certains apprentissages. La recherche en psychologie du développement a ainsi déterminé des « fenêtre temporelles » qui correspondent à des périodes durant lesquelles le cerveau a une capacité particulière à recevoir les informations de l’environnement. Par exemple, l’acquisition de la langue maternelle a fait l’objet de nombreuses études, et il semble qu’il existerait une fenêtre temporelle particulièrement propice à l’acquisition du langage. D’où cette idée répandue – à tort – que plus on vieillit, plus il est difficile d’apprendre une seconde langue. Même s’il semble en effet y avoir une période clé pour l’acquisition de la langue maternelle, c’est beaucoup moins clair pour une seconde langue.

Apprendre à parler une langue étrangère, à jouer d’un instrument, ou se lancer dans la peinture : la plasticité de notre cerveau nous le permet, quelque soit notre âge.
Jules Zimmermann/Cog Innov, CC BY-NC-SA

L’équipe de Ana Ines Ansaldo, chercheuse en psychologie à l’Institut universitaire de gériatrie de Montréal (Canada), s’est intéressé à l’apprentissage d’une seconde langue chez des personnes adultes. Les chercheurs ont demandé à des non-hispanophones, un groupe de jeunes adultes et un groupe de personnes de plus de 65 ans, d’apprendre 100 mots en espagnol sur une période de trois semaines. Lors d’un test à l’issue de cet entraînement, les personnes âgées ont obtenu des temps de réponse et des nombres de bonnes réponses comparables aux jeunes adultes, montrant que les deux groupes ont des performances d’apprentissage similaires.

Et ce qui vaut pour le langage et les connaissances déclaratives (explicites) vaut aussi pour les connaissances procédurales (implicites, en lien avec les gestes et les mouvements). Ainsi, l’expérience de jonglage citée précédemment a été répliquée pour comparer, cette fois, la performance des personnes âgées par rapport aux jeunes. Les performances finales sont moindres chez les personnes âgées, cependant le même phénomène de plasticité a été observé. Autrement dit, l’apprentissage du jonglage a été moins efficace chez elles, mais les traces cérébrales de cet apprentissage sont bel et bien présentes.

Certaines compétences sont modifiées par le vieillissement normal du cerveau. Un apprentissage plus long peut être nécessaire pour compenser l’effet de l’âge. Mais le mécanisme de plasticité cérébrale permettant d’apprendre est présent toute la vie.

Un apprentissage plus long chez les personnes âgées

Plusieurs études ont mesuré les conséquences du vieillissement cognitif en utilisant une combinaison de tests de performance mentale. Leurs résultats montrent que les personnes plus âgées ont en moyenne des temps de réaction plus longs, une mémoire moins fiable, une perception sensorielle altérée, et elles ont plus de difficultés à résoudre des problèmes. Ces déficits mesurés en laboratoire seraient un frein à l’acquisition d’informations nouvelles.

Mais de telles études occultent une dimension importante de l’avancée en âge : l’accumulation des expériences au cours de la vie augmente la quantité de connaissances stockées dans le cerveau. En effet, cette accumulation d’expériences et la complexité des connaissances qui y sont associées sont plus importantes chez les personnes âgées. Ce qui rendrait plus difficile l’acquisition de nouvelles connaissances.

Cette expertise constituerait donc un handicap et expliquerait les résultats inférieurs des personnes âgées par rapport aux jeunes cerveaux. Mais pourrait-elle avoir certains bénéfices ?

L’expérience, un levier pour l’apprentissage

Dans l’expérience sur l’apprentissage de l’espagnol déjà citée, l’imagerie cérébrale des personnes âgées montre une activation particulière de certains réseaux de la mémoire qui n’est pas retrouvée chez les plus jeunes. Cette activation spécifique est celle de la mémoire dite « sémantique », qui stocke notamment les connaissances générales sur le monde. Dans le contexte d’un défi cognitif, comme apprendre une seconde langue, les personnes âgées font appel à leur expérience personnelle comme ressource cognitive en plus. Leur vécu plus fourni en expériences personnelles se révèle ainsi comme une aide à l’apprentissage.

En vieillissant, nous pouvons tirer profit de notre raisonnement plus affûté pour apprendre de nouvelles informations, même s’il est parfois plus lent à se mettre en route. Le recrutement spécifique de certaines régions du cerveau chez les personnes âgées lors d’un apprentissage nouveau serait le reflet de cet appel à l’expertise.

Il ne faut pas pour autant minimiser le vieillissement cérébral. Celui-ci est bien réel, comme le montre notamment la diminution mesurable de l’épaisseur du cortex, et les modifications de certaines performances mentales. Cependant, ces dernières sont à nuancer car les tests psychométriques ne tiennent pas compte de la richesse de l’expérience humaine, ni de la façon dont la connaissance augmente avec l’expérience.

La plasticité du cerveau « s’entretient »

« L’entretien » de notre cerveau semble jouer un rôle clé pour le maintien de sa plasticité entre 30 et 60 ans. Cette capacité est affaiblie si et seulement si nous cessons d’apprendre et de maintenir un état de curiosité à la nouveauté. Le chercheur Pierre Marie Lledo, neuroscientifique à l’institut Pasteur, explique qu’une combinaison de facteurs peut être bénéfique pour le maintien de cette plasticité incluant l’activité physique, peu de stress, ne pas consommer de psychotropes, et avoir des relations sociales en plus d’une activité cognitive régulière.

À tout âge, si les circonstances sont propices et en l’absence de pathologies neurologiques, apprendre par l’expérience reste la principale activité de notre cerveau au quotidien ! Même si les mécanismes de l’apprentissage sont moins performants à partir d’un certain âge en terme de vitesse d’acquisition, la plasticité cérébrale perdure toute la vie si nous maintenons notre esprit ouvert et actif pour de nouvelles expériences. Contrairement à ce que la recherche a longtemps pensé, nous ne sommes pas enfermés dans un déterminisme biologique qui nous permettrait d’apprendre seulement jusqu’à un certain âge.

Donc, du point de vue du fonctionnement du cerveau, rien n’empêche Philippe d’apprendre le piano à 55 ans, ni Nathalie d’apprendre l’espagnol à 30 ans. Leur vécu personnel et leur désir d’apprendre seront d’ailleurs des clés dans leur apprentissage.

À l’horizon 2070, le nombre de personnes âgées de plus de 75 ans devrait doubler et atteindrait alors 13 millions en France, selon l’Insee. Quelle place allons-nous donner aux seniors dans cette société vieillissante ? Allons-nous cantonner cette partie importante de la population à vivre dans son passé et ses souvenirs, ou bien la considérer pour ce qu’elle est, capable d’évoluer et d’apprendre ? Les données de la recherche en sciences cognitives peuvent servir d’outils concrets pour rendre la formation accessible tout au long de la vie.


Cet article a été publié simultanément sur le site d’information scientifique Cog’Innov, animé par un collectif pluridisciplinaire de jeunes chercheurs travaillant sur le cerveau et les comportements. Marie Lacroix, docteure en neurosciences diplômée à l’UPMC a participé à sa rédaction et Jules Zimmermann, étudiant-entrepeneur diplômé du CogMaster de l’ENS a réalisé l’illustration. Sur les actualités de Cog’Innov, retrouvez de nombreux articles sur le cerveau.The Conversation

Alice Latimier, Doctorante, Laboratoire de sciences cognitives et psycholinguistique, École normale supérieure (ENS)

Cet article est republié à partir de The Conversation sous licence Creative Commons. Lire l’article original.

A lire aussi :

Six règles pour régénérer son cerveau

Soigner avec les sons : interview de Catherine Darbord, formatrice en sonothérapie

Catherine Darbord bonjour, vous êtes sonothérapeute, est-ce que vous pouvez nous expliquer en quoi ça consiste ?

La sonothérapie est une forme de thérapie très intuitive, qui permet d’utiliser des sons, essentiellement des sons riches en harmoniques, pour apporter du mieux-être, harmoniser, libérer les tensions.

Avec quels instruments travaillez- vous?

J’utilise essentiellement des bols tibétains, des bols de cristal, ainsi que des diapasons thérapeutiques et le son de la voix avec le chant harmonique, qui est une technique vocale issue de Mongolie.

Car vous êtes aussi chanteuse et formatrice en chant harmonique ?

Oui cela fait une trentaine d’années que j’enseigne le chant harmonique. Ça a été le départ, pour moi, de mon travail avec le son et très progressivement sont venus les autres instruments. Et c’est en voyant les effets bénéfiques des sons que je suis venue petit à petit à les utiliser pour donner des soins.

Donc vous vous êtes formée progressivement, vous avez découvert cet univers de la sonothérapie au fur et à mesure ?

Oui je l’ai expérimentée directement lors de mes stages et en individuel avec des personnes qui venaient me voir. Je l’ai aussi ressenti sur moi, ressenti tous les effets positifs. Je suis autodidacte dans ce domaine, je n’ai pas suivi de formation en sonothérapie, je la pratique spontanément depuis longtemps.

Quelle est la différence avec la musicothérapie ?

La musicothérapie va surtout utiliser des morceaux de musique, beaucoup de musique classique. Et en musicothérapie active il va y avoir l’utilisation essentiellement de percussions. Tandis qu’en sonothérapie, on ne va pas chercher à faire des mélodies, on utilise les sons, pour leur richesse harmonique.

Comment le son agit sur le corps, sur l’esprit, sur les émotions pour amener une transformation, un mieux-être ?

Il s’agit d’une thérapie vibratoire, on est dans la subtilité des vibrations, qui viennent agir sur tous les plans, aussi bien physique, que émotionnel, psychique, voir spirituel. Ces sons riches en harmoniques ont des propriétés similaires à celle de l’eau, surtout, au niveau de la fluidité. Ils vont chercher la fluidité. Quand il rencontre des tensions, le son va chercher à éroder les tensions pour mieux circuler.

Quels sont les types de pathologies que la sonothérapie peut améliorer ?

C’est très vaste, ça agit vraiment sur tous les plans de l’être, les effets peuvent se faire à tous les niveaux. En fait, les sons viennent réveiller le guérisseur intérieur qui est en chacun.

Comment se passe une consultation en sonothérapie ?

Il y a toujours un temps d’échange en début de séance, pour voir les besoins et les attentes de la personne qui vient consulter. Ensuite la personne va s’allonger, je vais la guider dans une détente. Et puis je vais utiliser les instruments, selon ses besoins, en fonction de ce que je ressens et de ce qu’elle m’a dit. Ensuite je vais utiliser les instruments pendant environ trois quarts d’heure. Les instruments peuvent être variés. Il y a les instruments de base, mais je peux rajouter les sons des gongs, ou des bâtons de pluie ou des carillons. J’ai toute une panoplie d’instruments que j’utilise de façon très intuitive, dans ce que je ressens à chaque instant. Après la séance de son, il y a un temps de silence d’intégration qui dure 5 à 10 minutes, qui me semble essentiel pour avoir les effets subtils du son, qui sont en fait très en profondeur. Et puis petit à petit la personne revient à l’état de veille et on échange sur ce qu’elle a ressenti et comment elle se sent.

Vous avez observé des améliorations de l’état de santé physique ou émotionnelle des personnes venues vous consulter. Pouvez-vous nous parler de cas précis ?

Oui oui, c’est vrai. Il y a toujours de la détente, au minimum. Parfois on observe des guérisons spontanées, qui me surprennent. Autant je suis consciente des effets thérapeutiques des sons, mais ça peut aller tellement loin que j’ai parfois été surprise. Comme par exemple, une personne qui est venue à une séance avec des bols taoïstes, qui avait des douleurs de dos terribles depuis une quinzaine d’années et à la fin de la séance elle n’avait plus rien. Et c’est resté, elle n’a pas eu mal depuis. Voilà c’est un exemple mais j’en ai pleins d’autres dans le même style.

Est-ce que la sonothérapie peut se coupler avec d’autres techniques de soins ?

Oui tout à fait. Ça va très bien par exemple avec les massages, avec la relaxation, la méditation, le yoga, ou même des séances d’hypnoses éricksonienne, la sophrologie. Il y a souvent des sophrologues qui me disent utiliser ce support. En fait toute forme de soin peut intégrer les sons avec bonheur.

Et pour former les thérapeutes à cette technique, vous proposez un cursus de formation, depuis quatre ans. En quoi consiste cette formation ?

Cette formation se passe sur cinq modules de trois jours, pendant lesquels on expérimente les effets thérapeutiques des instruments de base : bols tibétains, bols de cristal, diapasons thérapeutiques et chant harmonique. Déjà il y a une découverte du jeu de ces instruments. Ensuite une approche théorique, pour expliquer la provenance de ces instruments, leur histoire, leur utilisation. Et puis, comment, très concrètement les utiliser lors d’un soin. Et ensuite il y a de nombreux échanges, en binômes, pour donner et recevoir des soins.

Ces formations s’adressent surtout à des thérapeutes ?

Entre autres. C’est vrai qu’il y a une majorité de thérapeutes mais aussi des profs de yoga, des musiciens. Ou des personnes qui veulent simplement goûter aux vibrations sonores et à leurs bienfaits.

Vous proposez aussi des stages, est-ce que vous associez la sonothérapie avec d’autres pratiques ?

Oui cela m’arrive. J’ai animé récemment un stage avec un prof de qi gong, j’ai pas mal animé aussi avec des profs de yoga. Là prochainement, je vais emmener un groupe aux Açores, on va pratiquer le chant harmonique et dans la même journée, aller nager avec les dauphins.

Superbe !

Oui je l’ai fait l’année dernière c’était magnifique…

Comment retrouver toutes ces informations sur vos activités ?

En allant sur mon site internet www.vibrationwakanda, ma page facebook et j’ai plusieurs vidéos sur youtube vous pouvez entendre le chant harmonique et des extraits de concert : https://www.youtube.com/user/CatherineDarbord

Merci Catherine Darbord.

Merci beaucoup, merci pour votre écoute et merci à Omyzen !

A lire également :

Interview de Marie-Pierre Alix, neurothérapeute

Témoignage de Luc Schroeder, éducateur spécialisé reconverti hypnothérapeute