La médecine chinoise : pour quoi ? Comment ?

femme en séance par ventouse chinoise
Les ventouses peuvent servir à dénouer des tensions musculaires ou encore à traiter une affection pulmonaire.

Se faire traiter en médecine chinoise : pourquoi ? Comment ?

La médecine chinoise est un système de santé holistique, elle considère l’individu dans son ensemble : corps, émotions, mental. Pour appréhender les troubles qu’il va traiter, le thérapeute va aussi prendre en compte les interactions du patient avec son environnement naturel et relationnel, son mode de vie, l’état de son « vital » à un moment T. La maladie, qu’elle soit d’ordre physique, mentale ou émotionnelle, est considérée comme étant l’expression d’un déséquilibre entre le yin, le yang et les 5 éléments présents dans le corps, une mauvaise circulation du Qi, l’énergie vitale.

Ce système de compréhension et de traitement médical permet de traiter une infinité de troubles. A partir de tests cliniques, l’Organisation Mondiale de la Santé a établi une liste de 43 maladies traitées avec succès grâce à l’acupuncture. Dans quel cas recevoir un soin en Médecine Chinoise ? Comment se déroule une séance ? Omyzen fait le point sur les applications pratiques de cette médecine millénaire.

Pourquoi aller consulter un thérapeute en Médecine Chinoise ?

En préventif

La médecine chinoise est avant tout une médecine préventive. Traditionnellement, le bon médecin était celui qui avait peu de malades car il réussissait à maintenir ses patients en bonne santé. Il est donc conseillé de consulter avant même de tomber malade, pour éviter de tomber malade. On recommande une séance à chaque changement de saison afin d’aider le corps à s’adapter aux défis de chaque nouvelle saison. Ainsi une séance de médecine chinoise au début de l’hiver pourra vous permettre de contrer tous les virus et affections hivernales.

En curatif

Si elle peut agir sur un grand nombre de pathologies, la médecine chinoise est particulièrement efficace dans la régulation des troubles suivants :

  • Douleurs d’ordre osthéo-musculaires (problèmes de dos, tendinites…)
  • Problèmes digestifs (constipation, acidités…)
  • Addictions (sevrage tabagique, sucre…)
  • Dérèglements hormonaux (symptômes de ménopause, troubles des menstruations…)
  • Troubles nerveux (insomnies, stress, anxiété, dépression, deuil…)
  • Allergies saisonnières
  • Troubles génitaux (augmente le taux de réussite des FIV, impuissance, stérilité…)

La médecine chinoise : des contre-indications ?

Tout le monde peut aller consulter un thérapeute en MTC. La médecine chinoise étant faite pour rétablir l’équilibre dès qu’il y a déséquilibre. Il n’existe pas de contre-indications générales, étant donné que le praticien va s’adapter à chaque patient. S’il connait bien son métier, il ne pratiquera sur lui rien qui lui soit nuisible. Il existe par exemple des points interdits aux femmes enceintes, qu’il ne fera pas dans ce cas là.

Sachez cependant que l’acupuncture ne peut être pratiquée sur une peau dite lésée. Cela comprend les blessures, les brulures ou le psoriasis mais aussi les tatouages, qui sont considérés comme des lésions cutanées. Ceci dit, la multiplicité des méthodes des méthodes et des points permet un champ d’application très vaste : si on ne peut pas faire tel point, on en fera un autre qui a les mêmes fonctions, si on ne peut pas mobilier on poncturera, si on ne peut poncturer on conseillera de la pharmacopée, etc…

Limites de Médecine Chinoise

La médecine chinoise a cependant ses limites. Mentionnons toutes les pathologies qui nécessitent une intervention chirurgicale ou des traitements antibiotiques lourds. La médecine chinoise pourra alors être intégrée en complément pour favoriser la cicatrisation, soutenir le système immunitaire, aider à la recalcification.

Comment se déroule une séance ?

1) Le thérapeute réalise un bilan énergétique complet

Dans un premier temps, le thérapeute va réaliser un Bilan Energétique. Ce bilan vise à évaluer l’état du vital et de ce qui n’est pas correct dans l’organisme, afin de déterminer la nature des déséquilibres. Pour cela il va utiliser quatre méthodes de diagnostic :

L’observation

Le thérapeute va recueillir un maximum d’information à partir de ce qu’il voit : votre teint, l’éclat de vos yeux ou de vos cheveux, votre posture, l’aspect de votre peau. Il va sans doute vous demander de tirer la langue. Cela peut surprendre mais sachez que l’inspection de la langue est un outil majeur pour déterminer des maladies. Il va regarder si elle est grosse, mince, tremblante, très rouge ou recouverte d’un enduit pâle. Tout cela donne des indications sur l’état des organes et des liquides organiques.

L’audio-olfaction

Le praticien considère également les bruits et les odeurs qu’il perçoit. La force de la voix, la nature de la toux ou des borborygmes qu’il entend va lui donner des informations. Est-ce que cela dénote de la sécheresse ? du vide ? Qu’elle provienne de la sueur, des gaz ou des urines, une odeur forte signe presque toujours la présence de chaleur et d’excès.

L’interrogatoire

Le thérapeute va vous poser une série de questions pour identifier votre fonctionnement et votre problématique. Les questions portent sur votre état de santé (antécédents médicaux, traitements en cours, digestion, sommeil, douleurs, appétit…). Mais aussi sur votre mode de vie, votre situation professionnelle, l’endroit où vous vivez, l’état de vos relations, ce qui vous stresse ou quel sport vous pratiquez. La médecine chinoise est une méthode de soin holistique, elle remet l’individu au cœur de son environnement et prend en compte tout ce qui peut l’influencer pour comprendre son déséquilibre. Ainsi, une personne qui travaille dans un bureau climatisé sera soumis à une « attaque de vent froid et sec », une personne qui vivra beaucoup de frustration dans sa relation de couple aura des prédispositions à une « stagnation du Qi du Foie », etc…

La palpation

Un thérapeute qui prend le pouls chinois d'un de ses patients
La prise de pouls permet au thérapeute de connaitre l’état de vos organes et de vos fonctions physiologiques.

Après un temps de discussion assis autour d’un bureau, le thérapeute va vous demander de vous allonger sur une table d’examen et il va palper certaines zones de votre corps pour identifier la nature des troubles. Est-ce que vous avez les pieds et membres froids ou au contraire une chaleur au niveau du visage ? Votre douleur au ventre est aggravée ou améliorée à la palpation ? Est-ce que certains points sont douloureux ou sensibles à la pression ? Tout bon thérapeute en médecine chinoise va également prendre votre pouls, sur les deux poignées et à trois endroits différents. La prise de pouls chinois est tout un art. Les plus expérimentés seront dire si une personne est enceinte ou si elle a une maladie grave juste en prenant son poul.

Pour en savoir plus, lisez aussi : Les 4 temps du diagnostic chinois : une source d’inspiration pour cerner vos patients

2) Le thérapeute définit un syndrome

Après avoir recueilli toutes ces informations, le praticien va les classer en fonction de 8 critères :

  • Chaleur/Froid
  • Vide/Plénitude
  • Biao/Li (aigu/chronique)
  • Yin/Yang

Il va également identifier les organes, entrailles et méridiens concernés ainsi que l’état du Qi, du sang et des liquides organiques. La synthèse pathologique de ces signes et symptômes à un moment donné, va lui permettre de déterminer un syndrome. S’il vous le partage c’est fort probable que vous n’y compreniez pas grand-chose. Ainsi, il ne parlera pas d’insomnie mais de « Glaire-feu du Cœur troublant le Shen », votre diarrhée pourra venir d’un « vide de yang de la rate » et votre eczéma d’une « sécheresse du Poumon ».

Il identifie les causes du déséquilibre

Votre thérapeute devrait aussi être en mesure de vous donner la cause ou plus souvent les causes possibles, de votre déséquilibre : une alimentation trop épicée ? La balade aux champignons qui s’est finie sous une pluie froide ? Un surmenage physique ou intellectuel ?

La compréhension des causes va vous permettre de ré-ajuster certaines modalités liées à votre mode de vie, afin d’éviter de retomber dans le même déséquilibre. C’est ce dernier point qui fait de la médecine chinoise une médecine également préventive. De fait le patient n’est pas passif, il a son rôle à jouer dans sa guérison et dans le maintien de son bon état de santé. C’est un travail qui se fait à deux : patient et thérapeute. Si le patient refuse de changer des aspects de son mode de vie qui entraine ses problèmes, il sera dépendant de son thérapeute et n’aidera pas le travail.

3) Il élabore un principe de traitement

A partir de ce syndrome, le thérapeute définit le moyen d’y remédier. Le principe de la médecine chinoise étant globalement de rétablir l’équilibre (entre le chaud et le froid, le manque et l’excès…), ce traitement ira dans le sens inverse du syndrome. Si il y a un manque de liquide organique, il va falloir nourrir les liquides, si il y a eu pénétration de froid, chasser le froid, si le sang stagne à un endroit il faudra disperser la stase, etc… Pour se faire, le praticien a à sa disposition tout un panel d’outils, qu’il va choisir en fonction de ce qu’il y a à traiter et de l’état de son patient.

4) Le thérapeute procède au traitement

Une femme en séance d'auriculothérapie
L’auriculothérapie fait parti de la réflexologie et permet de traiter l’ensemble du corps à partir de l’oreille.

Certains thérapeutes ne vous feront que de l’acupuncture, d’autres que du tuina, d’autres marieront différentes techniques au cours d’un même soin. C’est possible que lors de votre première séance il utilise les ventouses et celles d’après les moxas. Il va s’adapter à votre âge, votre constitution, la manière dont votre corps réagit, l’évolution de votre pathologie. Des praticiens travaillent également en auriculothérapie, ils peuvent vous mettre une graine ou petite aiguille sur un point d’acupuncture situé sur le pavillon de l’oreille.

Pour en savoir plus, les différentes méthodes de traitement sont expliquées dans notre article « La médecine chinoise, un art millénaire au service des défis d’aujourd’hui. »

5) Il vous donne des conseils

Le travail thérapeutique en médecine chinoise se fait à deux. Partant du principe que le mode de vie a une grande importance dans l’émergence des maladies, le patient n’est pas passif. Il a sa part à faire pour retrouver et conserver la santé. La thérapeute peut donc être amené à prodiguer des conseils d’hygiène de vie. Cela peut être d’aller marcher quotidiennement pour assister sa rate, de consommer des produits de la mer pour renforcer le rein ou encore de vous coucher plus tôt pour laisser à votre organisme le temps de récupérer.

Il peut également vous conseiller une prise de pharmacopée. Pris sous forme de gélules ou de plantes à infuser, ces compléments alimentaires à base de plante permettent de poursuivre le travail de la séance, au quotidien. Ils sont souvent préconisés pour travailler en profondeur, ou pour des pathologies chroniques. Quelques praticiens sont également spécialisés en Qi Gong thérapeutique. (Voir le témoignage de Magali Poirier, professeur de Qi Gong)

Ils vous montreront alors des postures et des enchainements de mouvements visant à renforcer l’énergie d’un organe ou d’un méridien qui est en faiblesse chez vous.

En pratique

  • Durée d’une séance : entre 40mn et 90 mn
  • Tarif: de 40 à 70€ en fonction des cabinets, avec une moyenne de 50€. Les soins peuvent être remboursés par certaines mutuelles de santé.
  • Fréquence: en préventif à chaque changement de saison, en curatif, tout dépendra de la pathologie et de votre réceptivité aux soins. Le thérapeute peut vous demander de revenir très régulièrement pour traiter une maladie chronique ou peut voir faire une séance, vous conseiller de la pharmacopée qui poursuivra son travail en profondeur et ne vous revoir qu’un mois après pour constater l’évolution.

Vous l’aurez compris, la médecine chinoise peut traiter une multitude de troubles et utiliser des outils très variés, le champ d’application est vaste. Nous vous encourageons donc à consulter un praticien, vous pourriez être surpris et voir des symptômes persistants ou que rien n’a réussi à faire partir, s’envoler en quelques séances !

Témoignage de thérapeute : Flavie Dode, naturopathe

naturopathe
« J’exerce en cabinet et à domicile la Naturopathie et les réflexologies plantaire, palmaire et Dien-Chan (faciale) depuis 3 ans. »

Merci de vous présenter en 4 à 5 lignes

Bonjour, je suis Flavie Dode, naturopathe. J’ai 40 ans, je suis franco-suisse née en région grenobloise et j’ai vécu à Nice 20 ans, puis j’ai vadrouillé à Nancy, Paris, Grenoble (retour aux sources) avant d’arriver en région genevoise par Amour.
Je vis en couple et nous avons une fille de 7 mois avec qui nous vivons dans un petit village de Haute Savoie appelé St Germain sur Rhône, nous partageons la maison avec nos 3 chats ! (ou c’est eux qui nous acceptent chez eux ? 😉 )

Parlez-nous de votre activité actuelle de thérapeute alternatif

J’exerce en tant que naturopathe, en cabinet et à domicile la Naturopathie et les réflexologies plantaire, palmaire et Dien-Chan (faciale) depuis 3 ans.
Je suis également praticienne Reiki sur les humains et les animaux, je pratique la communication animale (pour la famille et les amis) et je suis facilitatrice AccessBars.

Comment s’est déroulée votre reconversion ?

J’ai débuté pendant plusieurs années par de l’informatique pour les grandes entreprises. Puis j’ai commencé ma vie de thérapeute (l’appel de la Nature, du bien-être) par une formation de conseiller en Plantes médicinales : Aromathérapie, Phytothérapie et Herboristerie, suivie d’une formation de réflexologie plantaire en parallèle de la formation Dien-Chan (réflexologie faciale).
Ensuite tout s’enchaine le Reiki, la Gemmothérapie, la Naturopathie (2 formations), AccessBars, la Communication Animale, une formation massage et bien-être du visage.
Cela peut paraître beaucoup d’activités mais l’Aromathérapie et la Phytothérapie du début sont inclues dans mon activité de naturopathe ainsi que les réflexologie. Le Reiki complète à merveille ces activités, surtout pour nos amis les animaux.

Comment vous êtes-vous fait connaître en tant que thérapeute ?

J’ai créé un site internet, une page facebook, j’ai payé 1 an pour être sur les pages jaunes sans aucun appel, je ne recommande pas.
J’anime des ateliers autour de l’aromathérapie (huiles essentielles), la phytothérapie, la gemmothérapie et la naturopathie à St Genis Pouilly pendant lesquels je distribue des tracts et des cartes de visite (sans réel retour) et distribution dans les boîtes aux lettres du village, ainsi que quelques consultations dans un magasin bio l’année dernière. Ayant ralenti l’activité pendant mes études et ma grossesse, je reprends lentement.

Les points positifs du métier de thérapeute alternatif selon vous ?

J’adore l’idée de faire du bien aux autres !
Il y a le partage, l’échange aussi avec les consultants, les autres naturopathes et toutes les personnes qui nous entourent et avec qui on se découvre des centres d’intérêts commun, c’est excellent de redécouvrir des amis de cette manière-là.

Les difficultés principales que vous avez rencontrées ?

Une fois installée, vous recevez des lettres et des appels vous demandant de payer pour être inscrits sur des listes soi-disant obligatoires, ce n’est pas facile de s’en sortir.
Personnellement, j’ai été démarchée pour apparaître sur le plan de la ville, j’ai payé et je n’ai jamais été publiée (même avec mon assurance, impossible de récupérer mes billes ou d’être publiée), cela fait très mal dans le budget serré d’un auto-entrepreneur débutant. Je le paie encore.

Vos conseils pour les aspirants thérapeutes ?

Persévérez ! Courage, la route est parfois longue et semée d’embuches mais cela vaut la peine de s’accrocher car ce n’est pas un métier que nous faisons, c’est une passion et se lever le matin en sachant cela, ça vaut tout l’or du monde !

Partagez avec nous vos projets, vos rêves en rapport avec votre activité ?

Je rêve d’un cabinet partagé avec plusieurs thérapeutes autour des humains et des animaux en partenariat avec un vétérinaire. Le tout entouré d’animaux abandonnés qui ont besoin d’amour.

Quelques mots sur Omyzen ?

Omyzen est un excellent site d’échanges et d’informations. Je ne le connais que depuis très peu de temps, de ce fait je n’ai pas encore d’attentes puisqu’il répond à ce que je cherchais.

L’ostéopathie, une thérapie efficace contre la sciatique ?

Un homme souffrant de sciatique
La sciatique provoque des douleurs qui partent des lombaires et peuvent irradier dans tout le membre inférieur.

L’ostéopathie, une thérapie efficace contre la sciatique ?

80% des Français souffrent de mal de dos. Dans 10% des cas, la sciatique en est la cause.

La sciatique est l’un des maux de dos les plus douloureux. La douleur provoquée est parfois si intense qu’elle peut devenir invalidante. Elle est également l’une des plus tenaces. Les traitements visant à la soulager sont nombreux, mais rares sont ceux qui marchent vraiment et durablement. La douleur peut cesser pendant des jours, des semaines, voire des mois. Mais elle finit par revenir, toujours plus intense qu’avant.

Jusqu’à ce jour, la chirurgie est la méthode la plus efficace pour traiter la sciatique. Mais c’est un traitement radical et agressif. Elle n’est recommandée qu’en dernier recours.

Traiter votre sciatique avec une méthode naturelle et moins agressive, ça vous dit ? C’est possible avec l’ostéopathie.

Comprendre la sciatique

Le nerf sciatique est le plus long et le plus gros nerf du corps humain. Il se divise en deux branches, qui s’étendent des lombaires aux membres inférieurs. Elle passe ainsi par la zone fessière, puis à l’arrière des cuisses pour aller jusqu’au genou. Là, elle se divise en deux, pour rejoindre finalement les orteils.

Le nerf sciatique est dit « mixte », car il remplit simultanément deux rôles :

  • Un rôle moteur parce qu’il est responsable du bon fonctionnement des muscles situés dans la partie basse du corps humain, en particulier ceux qui se trouvent au niveau de la face postérieure des cuisses
  • Un rôle sensitif parce qu’il est responsable de la transmission des sensations dans toute la partie inférieure du corps, c’est-à-dire au niveau de la hanche, du bassin, des cuisses, du genou, de la jambe, des pieds et des orteils.

Qu’est-ce que la sciatique ou névralgie sciatique ?

Lorsque l’un des nerfs sciatiques est compressé, il provoque des douleurs qu’on appelle « sciatique » ou également « névralgie sciatique ». Cette douleur commence généralement dans le bas du dos. Elle peut par la suite irradier vers les fesses et la cuisse, et quelque fois jusqu’au pied.

Une femme souffrante de sciatique
Le pincement du nerf sciatique peut créer des fourmillements dans la jambe.

La sciatique ne provoque pas forcément des douleurs chroniques. De plus, elles ne sont pas forcément insupportables. Dans certains cas, la compression du nerf se manifeste par des picotements ressentis au niveau des jambes. Ou par une perte de dynamisme ou de force au niveau des membres inférieurs.

Mais lorsqu’elles sont vives, elles peuvent entraver la mobilité ainsi que les mouvements de la personne touchée.

On reconnaît ainsi la sciatique aux symptômes suivants :

  • Une douleur vive au niveau lombaire
  • Une douleur qui part d’un point précis et qui irradie vers les membres inférieurs
  • Une sensation de picotement dans la cuisse, la jambe et/ou les pieds
  • Une sensation de faiblesse et de manque de dynamisme dans les membres inférieurs.

Les causes de la sciatique

Dans la majorité des cas, la compression du nerf sciatique est due :

  • Soit à une hernie discale lombaire
  • Soit à une lésion du muscle piriforme

Dans de rares cas, la sciatique peut être provoquée par :

  • Une tumeur
  • De l’arthrose
  • De l’arthrite
  • Une fracture
  • Un traumatisme
  • Une méningite
  • Un diabète
  • Un tassement de vertèbre
  • Une blessure ou un traumatisme
  • Une sténose du canal rachidien
  • Une fracture discale
  • Une infection ou une inflammation
  • Des vertèbres qui se tassent
  • Des mauvaises postures

Certaines femmes enceintes peuvent également souffrir de sciatique.

Soigner la sciatique avec l’ostéopathie, est-ce possible ?

L’efficacité de l’ostéopathie contre le mal de dos n’est plus à prouver. Cette discipline thérapeutique est aujourd’hui considérée comme le traitement idéal en cas de douleurs lombaires. Et ce, quelle qu’en soit la cause.

Il est donc tout à fait possible, et d’ailleurs recommandé de traiter une sciatique avec l’ostéopathie. En particulier si la douleur est causée par une hernie discale.

Les limites des traitements traditionnels

Repos, antidouleurs et anti-inflammatoires. En règle générale, c’est ce que votre médecin vous proposera pour traiter votre sciatique. Dans le cas d’une hernie discale, une infiltration peut aussi être proposée pour freiner l’inflammation.

Mais bien qu’ils soient adaptés, ces traitements ne sont pas suffisants. Tout simplement, parce qu’ils ne traitent pas le problème en profondeur. Ils sont donnés dans le but de soulager la douleur. Et ça marche ! En suivant bien les prescriptions médicales, la sciatique va se calmer pendant un moment. Mais ça ne veut pas dire que ce qui est en train de comprimer le nerf a disparu. Elle est toujours là, et elle va encore se manifester.

En d’autres termes, ces traitements ne sont efficaces que temporairement. Lorsque leurs effets s’estompent, c’est retour à la case départ : les douleurs reprennent de plus belle !

L’ostéopathie, pour minimiser les risques de récidive

Avec l’ostéopathie, les risques que les douleurs reprennent sont moindres. Pourquoi ? Parce que l’ostéopathe ne va pas se contenter de soulager la douleur. Sa priorité est en réalité toute autre : dès la première consultation, il cherchera à trouver d’où vient la douleur et quelle est la pathologie qui en est la cause.

Contrairement aux traitements d’usage donc, l’ostéopathie vise à traiter aussi bien les symptômes que les lésions internes qui l’ont causée. Elle va agir sur deux fronts :

  • Le soulagement de la douleur
  • La réduction des risques de récidive par le traitement du problème source

Elle peut être recommandée en première intention, mais idéalement, la thérapie devrait se faire parallèlement avec la médication. Ainsi, la douleur est soulagée et le véritable mal, traité.

Comment se passe le traitement ostéopathique de la sciatique ?

Le traitement de la sciatique par l’ostéopathie se fait généralement en deux étapes. L’ostéopathe va commencer par poser son diagnostic, puis il proposera des séances thérapeutiques adaptées.

Une première consultation décisive

La première séance que vous aurez avec l’ostéopathe est d’une importance capitale. Car elle va permettre de poser le diagnostic – qui va servir de ligne directrice pour toutes les séances qui vont suivre.

Lors de cette première entrevue, le praticien va ainsi :

  • Vous poser des questions sur la localisation de la douleur et sur sa nature.
  • Procéder à des tests palpatoires ostéopathiques.
  • Examiner les résultats des examens que votre médecin généraliste vous a certainement demandé de faire (IRM, scanner)

A l’issue de cette première consultation, l’ostéopathie va établir un diagnostic, c’est-à-dire :

  • Repérer dans votre corps où se situe la compression
  • Déterminer ce qui l’a causée
  • Proposer un traitement ostéopathique adapté

Les séances d’ostéopathie pour libérer le nerf sciatique

A partir du moment où le diagnostic est posé, les séances d’ostéopathie auront pour but de libérer le nerf compressé. Mais aussi de guérir tous les problèmes structurels et pathologies qui entretiennent cette compression.

En fonction de la localisation de la compression, l’ostéopathe peut être amené à agir :

  • Au niveau lombaire si le nerf est compressé à cause d’une arthrose ou parce que la vertèbre lombaire s’est déplacée ou s’est inclinée. L’intervention aura donc pour but de minimiser au maximum les conséquences de l’arthrose. Ou bien de corriger ce déplacement ou cette inclinaison.
  • Au niveau du petit bassin si le nerf compressé est dû au muscle piriforme. Les spasmes réguliers de celui-ci peuvent en effet entraîner des torsions sacrées. L’intervention aura alors pour but de traiter ces dernières en veillant à ce que le bassin retrouve souplesse et mobilité.
  • Au niveau des membres inférieurs si le nerf est compressé à cause de la rigidité des muscles. L’intervention aura donc pour but de les décontracter et de les décompresser afin qu’ils ne fassent plus pression sur le nerf sciatique.
  • Au niveau du crâne obligatoirement, quelle que soit la localisation de la compression. L’intervention aura alors pour objectif de rétablir l’équilibre de l’axe crânio-sacré. Et ce, afin que le relâchement des structures soit possible au niveau lombaire.
Une séance d'ostéopathie pour soulager les douleurs de la sciatique
L’ostéopathe va détendre les muscles et mobiliser le système ostéo-articulaire.

L’ostéopathie pour traiter les pathologies à l’origine des douleurs

L’ostéopathe va également traiter les dysfonctionnements structurels et mécaniques ou les pathologies qui ont causé la compression. Et ce, dans le but de prévenir d’autres compressions et/ou d’éviter la récidive.

A noter que l’ostéopathie ne peut pas guérir entièrement certaines maladies. Mais elle peut réduire au maximum leurs effets sur l’organisme :

  • En veillant à la bonne mobilité des muscles par la suppression d’éventuelles tensions.
  • En assurant une bonne répartition des poids sur le corps.
  • En soulageant au maximum le système circulatoire.

Pourquoi opter pour l’ostéopathie pour soigner une sciatique ?

Comparé à la majorité des traitements proposés à ce jour pour soigner la sciatique, l’ostéopathie est de loin celle qui présente le moins de risque.

L’ostéopathie pour traiter une sciatique naturellement

Aujourd’hui, pour traiter une sciatique, on a généralement le choix entre la médication, l’infiltration et la chirurgie. Tous ces traitements ont plusieurs points communs :

  • Ils sont agressifs.
  • Ils impliquent que l’on introduise des produits chimiques de notre organisme.
  • Ils peuvent provoquer des effets indésirables.

L’ostéopathie est une thérapie douce, naturelle et non-invasive. Elle ne provoque aucun effet secondaire, car le traitement se fait à l’extérieur du corps.

L’ostéopathie, une bonne alternative à la chirurgie

La chirurgie a, depuis toujours, été considérée comme le traitement le plus efficace contre la névralgie sciatique. Selon les chiffres, l’opération chirurgicale donnait d’excellents résultats dans 70 à 90% des cas.

Mais bien que radicale, elle n’est pas toujours efficace. Il y a en effet un risque de 10% à 30% que la sciatique refasse surface au bout de quelques années. Surtout si elle causée par une hernie. Et bien sûr, c’est sans compter les risques postopératoires qui touchent un grand nombre d’opérés.

L’intervention chirurgicale peut entraîner chez certains patients des douleurs neuropathiques chroniques. Et contrairement à la sciatique, celles-ci sont difficiles à soulager car ne peuvent être traitées.

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La médecine chinoise, un art millénaire au service des défis d’aujourd’hui

Image d'une collection de plantes à usage thérapeutique de la médicine chinoise
La pharmacopée est une branche primordiale de la médecine chinoise.

Si elle est classée en France dans le domaine des « médecines complémentaires », la médecine traditionnelle chinoise est pourtant un système médical à part entière. En parallèle de la médecine occidentale, elle a défini au fil des siècles un système complexe de compréhension de la physiologie, une méthode de diagnostic et de traitement des maladies très élaborée.

Enracinée dans la culture orientale emprunte de taoïsme et de confucianisme, elle replace l’homme au sein de son environnement. Il y a déjà 2500 ans, elle soulignait déjà l’importance de l’alimentation, de la respiration mais aussi des émotions dans la fabrication et la guérison des maladies.

Forte de son héritage millénaire, elle a su s’adapter aux changements de modes de vie et aux pathologies issues de la modernité. Aidant à faire disparaitre les désagréments de la ménopause ou encore l’envie de fumer, elle trouve aujourd’hui sa place dans les hôpitaux pour accompagner les chimiothérapies ou les analgésies.

Comment fonctionne cette médecine issue d’une autre culture ? A quel point est-elle répandue aujourd’hui ? Quels sont les troubles dont elle peut vous soulager sans risques ni effets secondaires ?

Omyzen vous fait découvrir cette médecine aux mille vertus.

L’implantation de la médecine chinoise aujourd’hui

En France, des applications de plus en plus nombreuses

La Médecine chinoise en France, c’est actuellement plus de 6000 praticiens en activité et 10 000 étudiants en cours de formation. Si des médecins généralistes ou des sages-femmes la pratiquent légalement en complément de leur formation classique, les praticiens qui en ont fait leur outil thérapeutique exclusif sont des non médecins. Bien que toléré, cet exercice n’est pas encore reconnu en France.

Les résultats sont pourtant là et cette discipline a fait ses preuves dans la prise en charge des douleurs chroniques, des rhumatismes, des maladies de peau, ou encore des états dépressifs. Les effets de l’acupuncture ont été démontrés dans plus de 300 affections. En 1980, l’OMS reconnaissait son efficacité sur 43 maladies.

Médecine curative mais aussi préventive, bien appliquée elle ne représente aucun risque et ne produit pas d’effets secondaires. Ces atouts en font une méthode thérapeutique de plus en plus demandée en France. Des démarches cliniques sont donc en cours dans le milieu hospitalier et universitaire pour voir comment l’intégrer à la médecine occidentale. Ainsi, dans le Centre Intégré de médecine chinoise de la Pitié-Salpêtrière, on l’utilise pour atténuer les effets secondaires des traitements contre le cancer et pour accompagner les patients qui ont subi un AVC.

Une médecine bien instituée dans le monde

En Chine et en Asie du sud-est, c’est le système universitaire et hospitalier qui encadre la Médecine Traditionnelle Chinoise (MTC). Des instituts et hôpitaux exclusivement réservés à la Médecine Traditionnelle sont implantés partout et chaque hôpital allopathique a un service de M.T.C. En plus des patients locaux, des milliers d’étrangers viennent y faire du tourisme médical. En effet, certains soins y sont plus intéressants ou abordables qu’en Europe. En réponse à cet engouement, au cours des dernières années des centres de MTC ont ouvert dans une vingtaine de villes en Europe, dont récemment à Barcelone.

En effet, si en France, la médecine chinoise est encore en manque de reconnaissance, dans d’autres pays d’Europe, les hôpitaux l’ont intégrée depuis longtemps. Elle est reconnue juridiquement en Finlande, en Norvège, en Allemagne, Suisse, Danemark, Royaume-Uni, Irlande, Pays-bas, Belgique, Suisse, Portugal. En Suisse, la pratique est très répandue. La plus grosse association professionnelle, SBO-TCM, gère plusieurs milliers de praticiens. Aux Etats-Unis, la situation varie selon les Etats, la pratique par les non médecins peut être libre ou contrôlée.

Une notoriété internationale en pleine émergence

En 2015 le médecin chinois Youyou Tu a reçu le prix Nobel de médecine. Il a démontré les propriétés antipaludiques de l’artémisinine, une plante issue de la pharmacopée chinoise. Ce prix a mis en valeur les applications que pouvaient avoir la pharmacopée chinoise au niveau mondial.

Cette fin d’année 2018 est également marquée par un grand pas. L’Organisation Mondiale de la Santé vient d’adopter officiellement la médecine chinoise. En effet, elle vient d’annoncer qu’elle allait intégrer la pharmacopée chinoise dans la 11e version de la CIM (Classification statistique internationale des maladies et des problèmes de santé connexe). L’ensemble des États membres de l’OMS l’appliqueront d’ici 2022. Cela signifie que pour la première fois, des données de la médecine traditionnelle entreront dans le catalogue des moyens thérapeutiques disponibles préconisés pour les médecins du monde entier. Une grande avancée avec des applications prometteuses.

Histoire de la médecine chinoise, un art ancestral

Une pratique qui remonterait au Néolithique

On a coutume de dire que la médecine chinoise a 2500 ans. En effet, le Huang Di Nei Jing ou Classique de l’Interne de l’Empereur Jaune, ouvrage fondamental exposant tous les systèmes de points et leurs applications, a été écrit environ 475 ans avant JC. Cependant, la théorie de la médecine chinoise s’étant élaborée au fil des siècles à partir d’expériences cliniques, son histoire est bien plus ancienne.

La découverte de « l’homme des glaces » Otzi, pourrait laisser à penser que ce type de traitement était connu bien avant. En effet son corps est marqué d’une soixantaine de points et de traits, dont 80% correspondent à des points d’acupuncture. Les points choisis sont traditionnellement utilisés pour soulager les rhumatismes, pathologie dont cet homme soufrait. Or cet homme aurait vécu il y a environ 3255 avant JC. Des archéologues ayant découvert des pointes en pierre qui servaient manifestement d’aiguilles supposent même que l’origine de l’acupuncture remonterait à la période du Néolithique.

Un art qui n’a cessé de s’affiner

En Asie, c’est à partir de la fondation de la République Populaire de Chine que la discipline a connu un essor. Des recherches cliniques ont permis d’approfondir l’étude des causes des maladies et de leurs traitements au moyen d’outils comme l’acupuncture.

Au fur à mesure des décennies, cet art du soin continue d’évoluer et de s’adapter aux évolutions de la société. Le monde de la recherche en médecine chinoise est très actif pour explorer comment soigner les maladies du monde moderne notamment en cancérologie. De nouvelles méthodes d’acupuncture ont dernièrement vu le jour comme l’électro-puncture, la méso-puncture ou encore la stimulation des points par laser.

Quels sont les grands principes de fonctionnement de la médecine chinoise ?

La théorie sur laquelle repose la médecine chinoise se base sur l’observation des phénomènes naturels. Les anciens ont tout simplement constaté que le jour succède à la nuit, qu’il faut du bois pour faire du feu, que l’eau a tendance à s’écouler vers le bas, que la fièvre amène une accélération du pouls ou encore que l’hivers la nature hiberne. De cette observation simple et minutieuse, ont découlé les grandes lois qui régissent la médecine chinoise.

Le Yin et le Yang

Ces concepts servent à classer tout ce qui existe en deux catégories qui s’opposent, se complètent, se modèrent, croissent et décroissent, dans un mouvement vital de perpétuelle d’interdépendance. Ainsi, la nuit est nuit parce que le jour est jour et l’un laisse place à l’autre sans discontinuer.

Le Yin désigne ce qui est froid, sombre, lourd, consistant, immobile. On y associe la nuit, l’hiver, l’intériorité, les mouvements descendants. A l’opposé, le Yang renvoie à ce qui est léger, chaud, qui s’élève. Tout ce qui existe aussi bien dans la nature que dans le corps ou les activités humaines est classable en Yin ou en Yang. C’est la relation d’engendrement et d’interdépendance entre ces deux polarités qui caractérise la vie. Ainsi, la séparation du Yin et du Yang correspond à la mort.

Image illustrant le Ying et le Yang
Le Yin et le Yang, deux principes opposés et complémentaires, en perpétuel mouvement.

Le dessin bien connu du TaiJi ne doit pas être compris comme quelque chose de fixe mais comme un arrêt sur image, d’une réalité de vie en mouvement constant : l’expiration suit l’inspiration, l’été succède au printemps, l’excrétion suit la digestion, le réveil vient rompre le sommeil, etc…

Ces concepts de Yin et de Yang sont utilisés pour décrire le corps humain (les organes sont yin, les viscères sont yang, le sang est yin, le Qi est Yang, etc…) et pour comprendre les maladies. Ainsi, on dit d’une maladie qu’elle est Yin ou Yang. Tant que l’équilibre est là, l’individu est en bonne santé. Si le Yin ou le Yang devient excessif ou déficient, la maladie est là. La manière de la traiter sera donc de rétablir cet équilibre.

Les cinq éléments

Si l’homme est considéré comme indissociable de son environnement, ancré entre Ciel et Terre, tout ce qui existe dans l’univers se retrouve également en lui. Les 5 éléments constitutifs de tout qui est dans la nature se retrouvent donc dans le corps humain. L’eau avec les liquides organiques et le sang, l’air avec la respiration, le feu avec l’activité électrique du système nerveux, etc…

Image illustrant les 5 èlèments
La roue des 5 éléments montrant les cycles d’engendrement et de contrôle.

L’harmonie physiologique du corps humain se reflète dans cette roue des 5 éléments. Chaque élément engendre le suivant et il est engendré par celui qui le précède. Chaque élément en contrôle un autre, est modéré par un troisième. Par exemple l’eau est nourrie par le métal (minéralisation), elle permet la croissance du bois, elle peut éteindre le feu mais elle est aussi être contrôlée par lui (évaporation).

A chaque élément sont associés des organes, des méridiens, des émotions, des tissus, des sens, et ce sont les mêmes principes qui les régissent. Encore une fois quand l’équilibre est préservé, c’est la santé physique et psychique. Si un élément vient à être en excès ou en déficience, cela se répercute sur tous les autres et le trouble apparait.

Le Qi

Le Qi est défini comme une substance vitale en perpétuel mouvement. Dans la pensée chinoise, bien qu’invisible, il est la manifestation et le support de la vie. Il est parfois comparé à la vapeur d’eau qui se dégage d’un plat, invisible et néanmoins porteuse du parfum du plat, sa quintessence. Le Qi circule librement dans le corps à travers tous les méridiens, apportant protection, chaleur et force de propulsion. Quand il est bloqué ou entravé c’est alors que la douleur apparait, que l’organe dysfonctionne. Le travail du thérapeute consistera alors à « faire circuler le Qi » ou encore à « tonifier le QI », à l’aide de ses aiguilles, de plantes ou encore de massages.

Les méridiens

Illustration des méridiens de la médicine chinoise
Les textes anciens dénombrent 365 points d’acupuncture.

Les méridiens sont décrits comme des réseaux de circulation de l’énergie. Parcourant tout le corps, ils relient entre eux tous les organes, mettant en lien l’intérieur et l’extérieur du corps. Il existe 12 méridiens principaux, auxquels sont associés des organes, des entrailles et des propriétés physiologiques. Ce système est comparable à un réseau routier, avec des croisements, des axes principaux et des routes secondaires, reliant entre elles des grandes villes (organes, cerveau…). Les points d’acupuncture sont comme des entrées ou sorties d’autoroute, ils permettent de pénétrer le méridien pour y envoyer une information énergétique qui voyagera jusqu’à l’endroit qui en a besoin. Comme sur la route, il peut y avoir des ralentissements, des bouchons, des accidents (lésions). L’action du médecin chinois consistera à rétablir une circulation harmonieuse de l’énergie dans les méridiens.

Des explications scientifiques ?

Si les résultats thérapeutiques sont là, il n’existe actuellement pas de preuves « scientifique » de l’existence des méridiens ou du Qi, les concepts sur lesquels reposent la médecine chinoise. Pour expliquer l’effet analgésique des aiguilles, les chercheurs occidentaux émettent plusieurs hypothèses. Pour certains, l’introduction d’aiguilles entrainerait la libération d’endorphines, une substance chimique inhibant la douleur au niveau du cerveau. Pour d’autres, les aiguilles viendraient agir au niveau du filet nerveux, les méridiens suivant les grands réseaux des nerfs. Le stimuli serait transmis au niveau du système nerveux central, ce qui réduirait la sensation de douleur.

Les différents outils de traitements de la médecine chinoise

On a tendance à assimiler la médecine chinoise à l’acupuncture. En réalité il ne s’agit là qu’un des moyen de traitement parmi plusieurs autres.

L’acupuncture et la moxibustion

Une séance d'acupuncture
Le travail de l’aiguille amplifie l’efficacité de l’acupuncture.

Cela consiste à agir sur des points et des trajets de méridiens soit avec des aiguilles soit avec la chaleur des moxas (cigares d’armoise). Mais il ne s’agit pas seulement d’enfoncer une aiguille. Le thérapeute va « saisir le Qi » afin d’agir sur l’ensemble du méridiens. La manière dont il va poncturer, la combinaison des points et le temps de pose qu’il choisit vont avoir pour effet de tonifier ou de disperser l’énergie en fonction du principe de traitement approprié.

La pharmacopée et la diététique chinoise

Le thérapeute conseille des compléments alimentaires à base de plantes et de minéraux. Il indique quel régime alimentaire est adapté pour réguler l’organisme, quels types d’aliments sont à éviter ou à privilégier. Là encore, chaque substance comestible est classée selon sa nature (froid, frais, neutre, tiède et chaud), sa saveur (acide, douce, amère…) et son action (dispersante, tonifiante…). Son absorption aura des effets bénéfiques ou nuisibles sur l’organisme. Par exemple, les yaourts sont dits de nature froide et humide. La rate qui gère la digestion et qui supporte mal l’excès d’humidité froide, sera lésée quand on mange trop de yaourts. La cannelle, qui est de nature chaude, aidera à réchauffer l’organisme après un coup de froid.

Comme dans la médicine antique (Hippocrate ?) l’aliment est considéré comme un médicament. L’art de bien se nourrir est appelé « diétothérapie », c’est un des outils préventifs de cette médecine. Quand l’alimentation ne suffit pas à rétablir un équilibre perturbé, intervient la pharmacopée. Il s’agit d’une thérapeutique très élaborée, où les plantes s’associent pour se renforcer ou se modérer, dans des formules très précises. Traditionnellement les recettes sont adaptées à chaque patient et les dosages sont ajustés au jour le jour en fonction de l’évolution de la maladie. En France, les produits de pharmacopée sont facilement accessibles grâce à un conditionnement en gélules comme tout autre complément de phytothérapie.

Le massage Tuina et la médecine manuelle

Le Tuina est une technique de massage ancestrale qui vise à rétablir l’équilibre du corps. Le praticien va dénouer les tensions musculaires à l’aide de frictions ou encore de percussions afin de permettre une bonne circulation de l’énergie. Il travaille sur les trajets de méridiens et stimule les points en acupression. La stimulation des points de la première chaine de la Vessie notamment, va permettre d’harmoniser tous les organes vitaux. Il existe environs 300 mouvements différents classés en fonction de leurs applications thérapeutiques. Effectués avec plus ou moins de pression, ils vont tonifier ou disperser le Qi.

Le terme médecine manuelle, désigne l’ensemble des manipulations visant à normaliser le système ostéo-articulaire. Au moyen de tests, le praticien va repérer les causes des douleurs et des troubles de la mobilité. Par des mobilisations appropriées il va ensuite régulariser les muscles et le squelette.

Disposant de tous ces différents moyens de traitement, le thérapeute en médecine chinoise va donc pouvoir traiter une infinité de troubles, qu’ils soient aigus ou chroniques, internes ou locomoteurs. Qu’il utilise les aiguilles, les plantes ou ses mains, les principes de diagnostic et de traitement seront les mêmes. Ils se basent sur des lois fondamentales qui permettent d’appréhender les maladies les plus complexes et nouvelles.

Certaines écoles ajoutent aux méthodes de soin de la médecine chinoise la pratique du Qi Gong thérapeutique. Pour en savoir plus, Omyzen vous recommande l’interview de Magali Poirier : Les bienfaits du Qi Gong pour les thérapeutes alternatifs.

A lire aussi : La médicine chinoise : pour quoi? comment?

Quand les patients enseignent la médecine aux soignants

Quand les patients enseignent la médecine aux soignants

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Dans certains programmes, des patients sont recrutés pour la qualité de leur projet pédagogique, et pour leurs savoirs collectifs construits dans le milieu associatif ou dans des communautés virtuelles.

Olivia Gross, Université Paris 13 – USPC

Depuis quelques années, on assiste à une participation accrue des patients, non seulement dans leurs soins, mais aussi comme acteurs de santé.

Les savoirs expérientiels des patients et l’expertise de leurs associations ont progressivement gagné en reconnaissance. Des patients dits experts, ou ressources, ou partenaires, collaborent avec des soignants pour faire en sorte que les interventions en santé correspondent à ce que les personnes en attendent. Aussi, depuis une vingtaine d’années, la démocratie en santé ne cesse de s’étendre, et le point de vue des patients est convié de plus en plus d’espaces. Sans chercher l’exhaustivité, sont concernés des domaines aussi divers que: l’éducation thérapeutique, l’évaluation des produits de santé ou encore la médiation en santé. Et le champ de la formation médicale n’échappe pas à ce mouvement.

Des soignants dépassés

Quel que soit le champ de leur engagement, de nombreux patients cherchent à améliorer l’expérience de soins du plus grand nombre de personnes.

Une expérience de soins réussie est multifactorielle. Elle dépend de la fluidité des parcours de soins, des traitements accessibles, de la qualité des soins dont fait partie la sécurité, les compétences professionnelles mais aussi la qualité des relations de soins. Or celles-ci peuvent générer beaucoup d’insatisfactions chez les patients.

Elles en génèrent aussi du côté des soignants à qui il arrive souvent de se sentir dépassés par certaines situations. Sans doute que leur formation les y a insuffisamment préparés. C’est ce que révèle une enquête de l’Association nationale des étudiants en médecine de France (non publiée mais disponible sur demande qui a mis en évidence qu’ils se sentaient insuffisamment formés pour faire face à toutes les situations, en particulier sur le plan relationnel.

Cette association a identifié plusieurs solutions pour remédier à ce constat, parmi lesquelles faire intervenir les patients dans leur formation. Leur constat converge avec des recommandations officielles récentes qui invitent également à faire participer les patients à la formation médicale, tant dans l’enseignement que dans l’évaluation des étudiants (Ma Santé 2022).

Ces recommandations interviennent alors que depuis une vingtaine d’années, en France, des patients, des proches de patients ou leurs associations, sont parfois invités à intervenir devant des étudiants en sciences de la santé. Mais depuis peu, ce mouvement a pris de l’ampleur. Cela se constate au fait que certaines facultés de médecine ont systématisé ces interventions, dans le cadre de programmes formalisés.

Des patients-enseignants en fac de médecine

Ainsi, à la faculté de médecine de Bobigny-Université Paris 13, des patients sont membres de la commission pédagogique et des instances décisionnelles du département de médecine générale. Depuis quatre ans, vingt patients enseignent dans ce département, avec un statut d’enseignants-vacataires – et rémunérés à ce titre – au côté des enseignants-médecins.

Ces patients sont recrutés par un comité de patients pour la qualité de leur projet pédagogique, et pour leurs savoirs collectifs construits dans le milieu associatif ou dans des communautés virtuelles. Ils interagissent avec les internes, notamment lors des analyses de situations cliniques. Ces analyses débouchent sur des propositions de soins, qui grâce aux apports des patients-enseignants intègrent ce que les patients attendent des soins.

Ces enseignements concernent 90 % des cours suivis par les internes. Les patients participent également à l’évaluation des étudiants, en corrigeant leurs traces écrites d’apprentissage et en siégeant dans les différents jurys qui certifient les aptitudes médicales des internes.

Les résultats des recherches portées par le laboratoire Éducations et Pratiques de santé (EA3412) ont mis en évidence l’acceptabilité de ce programme, ses ingrédients actifs (parmi lesquels l’importance des critères du recrutement des patients, leur statut d’enseignant vacataire, le rôle des coordonnateurs du programme, l’engagement d’un doyen, d’un département), et l’utilité de ces enseignements, au regard de l’analyse de leurs contenus qui a été réalisée.

Le programme de cette faculté est encore pionnier sans toutefois être unique. Des facultés autres que Bobigny intègrent des patients, mais encore rarement de manière aussi systématique. C’est notamment le cas des facultés de médecine de Lyon Est, Sorbonne Université, Paris 12 et Montpellier. Et de nombreuses autres se questionnent, non pas tant sur le sens de cette intégration, mais sur la meilleure façon de la réussir.

Valoriser le statut du patient-contributeur

Pour répondre aux défis soulevés par ces questions, la faculté de médecine de Bobigny-Université Paris 13 a organisé début octobre avec des représentants des facultés sus-citées le premier colloque inter-facultaire sur l’enseignement avec les patients.

Les conclusions ont été édifiantes. Ainsi, il ne paraît plus envisageable d’enseigner l’approche centrée sur les patients, sans patients. Il apparaît aussi que les patients doivent intervenir au plus tôt dans la formation afin de sensibiliser les étudiants à la perspective des patients, à l’intérêt du partenariat de soins et des actions collaboratives avec des usagers en général pour améliorer la qualité des soins.

Au niveau du troisième cycle, il s’agit d’aider les internes à passer de personnes sachantes à des personnes bien-faisantes. En faisant en sorte que cette transformation soit en partie guidée par des patients porte-parole de leurs pairs.

Enfin, selon les participants à ce colloque, un statut doit être pensé pour les patients les plus engagés dans la formation médicale, pour reconnaître la valeur de leur contribution.

De manière à instituer ces apports, les participants du colloque se sont prononcés pour que soient créés dans les facultés des bureaux de la responsabilité sociale, sur le modèle du bureau facultaire de Montréal. Ces bureaux devront intégrer des coordonnateurs en charge de l’implémentation des patients, implémentation qui devra concerner les études de santé en général.

Enfin, comme toute innovation pédagogique, il convient d’encadrer celle-ci de recherches. Des chercheurs seront donc à être intégrés dans ces bureaux. Leurs recherches ne devront pas être déconnectées de celles qui portent sur l’engagement des patients en général car elles s’enrichissent mutuellement.


L’auteur a récemment publié L’engagement des patients au service du système de santé, 2017, éditions Doin.

Ce texte s’inscrit dans une série d’articles autour de la thématique « Santé publique », sujet du colloque de l’Agence universitaire de la Francophonie (AUF) qui se tient les 6 et 7 novembre, à Bruxelles avec plus de cent cinquante acteurs francophones : établissements universitaires, représentants gouvernementaux, représentants des agences nationales, experts des politiques de santé publique dans le monde francophone.The Conversation

Olivia Gross, Chercheur Associée Laboratoire Educations et Pratiques de Santé, EA3412, Université Paris 13 – USPC

La version originale de cet article a été publiée sur The Conversation.

Au sujet des relations entre le thérapeute alternatif et ses patients, Omyzen vous conseille :

La méditation, un allié incontournable pour nos enfants

S’asseoir, fermer les yeux et porter son attention sur les sensations et les bruits qui nous entourent. Faire méditer un enfant peut être simple et cela fait toute la différence.

La méditation, un allié incontournable pour nos enfants

La méditation pour enfants, ça existe ? Eh oui ! Comme les grands, les enfants ont eux aussi leur lot de pression et de stress quotidien.

Cours, devoirs, mais aussi jeux vidéo, internet, télévision… ils sont autant sollicités sur le plan physique, psychique et psychologique que les adultes. Et pour composer avec tout ça, comme nous, ils ont aussi besoin de décompresser à la fin de la journée.

Comment ? Avec quoi ? La méditation s’avère être un très bon allié pour ces tout-petits. Quizz sur les bienfaits de la méditation pour enfants…

Les bienfaits de la médiation enfants

Vous seriez étonnés de découvrir les bienfaits de la méditation chez les enfants. Selon les experts, une courte séance par jour peut avoir des effets bénéfiques sur sa vie en général : ses émotions, son estime de soi, son sommeil, son comportement et même sa scolarité !

Sur ses émotions

Gérer ses émotions ? Ce n’est pas évident pour un enfant. Même nous, adultes, on y arrive difficilement. Alors chez un petit de 5, 6 ou 7 ans…

Et c’est la source de la majorité des problèmes que l’on rencontre avec ces chérubins. L’ensemble de leurs émotions « négatives » est exprimé d’une seule manière : les cris, les pleurs et parfois même la violence. Et c’est souvent à nous, parents, de deviner s’ils ont mal quelque part, s’ils sont anxieux, en colère ou contrariés.

Quel rôle la méditation a-t-elle dans tout cela ? La méditation va permettre à l’enfant de mieux gérer ses émotions. Attention, elle ne va pas les faire disparaître. Elle va plutôt l’aider à les reconnaître et à les accepter. Et ce, afin de lui permettre de mieux en contrôler l’intensité, et donc, de réagir de manière adaptée à la situation.

« Cette méthode de relaxation va ainsi leur permettre de mieux comprendre comment fonctionnent leur esprit et leur corps et par conséquent, d’être davantage à l’écoute de leurs émotions, de leurs pensées et de leurs sensations corporelles », explique Maryline Jury, animatrice d’ateliers de méditation pour enfants.

Sur son comportement

Attention, contrairement aux idées reçues, la méditation ne détend pas. En revanche, elle a des vertus apaisantes reconnues. Les experts dans le domaine sont unanimes : la méditation est la solution idéale pour l’enfant turbulent et celui qui souffre de TDAH (Trouble déficitaire de l’attention avec ou sans hyperactivité).

Catherine Malboeuf-Hurtubise, psychologue et professeure en développement de l’enfant et de l’adolescent au Département des sciences de l’éducation à l’Université du Québec, a réalisé une étude sur le sujet. Et selon elle, la méditation pouvait rendre un enfant moins agressif et plus calme.

Une conclusion soutenue par David Bewulf. Ce médecin et auteur recommande en effet la méditation aux enfants à « haut potentiel et à haute sensibilité ». Car cette pratique aurait pour effet de les calmer, tout en développant leur faculté cognitive.

Résultat : les conflits sont mieux gérés, les difficultés scolaires diminuent, la relation avec les autres est préservée.

Sur son sommeil

Votre enfant dort mal ? Vous avez du mal à l’endormir ? Il ne tombe dans les bras de Morphée que lorsqu’il est trop épuisé ?

C’est normal. Les enfants sont très faciles à stimuler : stressé par sa journée, nerveux ou impatient pour ce qui va se passer le lendemain… un petit détail peut l’agiter et l’empêcher de fermer l’œil.

La bonne nouvelle, c’est que la méditation peut aussi régler ce problème. De nombreuses études ont démontré qu’un petit exercice de méditation le soir favoriserait un sommeil facile et de qualité. Il permettrait à l’enfant de se calmer et de canaliser son énergie. Il peut alors dormir plus facilement, mais aussi profondément.

Sur sa scolarité

De plus en plus d’établissements scolaires ont aujourd’hui recours à la méditation de pleine conscience. Des écoles aux Pays-Bas, au Québec et à Marseille l’utilisent en effet en raison de ses nombreux bienfaits :

  • Calme rapidement les enfants, même après des activités agitées
  • Favorise la concentration et l’attention
  • Diminue la peur, l’anxiété et le stress
  • Améliore le comportement
  • Favorise une meilleure gestion des conflits
  • Améliore les capacités cognitives

« Amélioration des capacités d’attention, diminution du stress, développement de la confiance en soi sont les bénéfices les plus souvent mis en avant. » affirme Anne-Laure Bihan-Poudec, professeure des écoles et formée à la psychologie du développement de l’enfant et de l’adolescent et au programme MBSR.

Ainsi, au Canada, l’apprentissage commence toujours par un exercice de pleine conscience. À Vancouver par exemple, on applique le programme « MindUp » depuis plus de dix ans. Selon F. Renault, il s’agirait d’une forme de méditation pleine conscience à laquelle on a ajouté « des leçons d’empathie, de contrôle des émotions ou encore d’optimisme ».

Aux Pays-Bas, les enseignants et les professionnels de l’enfance ont reçu une formation spécifique, la fameuse Méthode d’Eline Snel, pour pouvoir pratiquer la méditation en milieu scolaire. Depuis 2015, cette même méthode fait l’objet de nombreuses études en France.

La méditation entre de plus en plus à l’école, pour ses bienfaits sur l’apprentissage et le relationnel.

Méditation enfants : comment ça se passe ?

La méditation pour enfants ne diffère pas beaucoup de celle des adultes. Le principe reste le même et la pratique également.

On a tendance à penser que les enfants ont une capacité de concentration moins élevée par rapport aux grands. Mais c’est faux. La preuve ? L’enfant est tout à fait capable de se focaliser sur une chose – pour peu que ça l’intéresse – pendant plusieurs minutes, voire une heure. Et lorsqu’il fait ça, il entre déjà dans une sorte d’état méditatif.

À partir de quel âge faire pratiquer la méditation aux enfants ?

David Dewulf, dirigeant de l’Institut pour l’Attention et la Mindfulness en Belgique, recommande la pratique de la méditation dès l’âge de 4 ans. Selon lui, l’introspection se développerait entre 3 et 5 ans. Le moment idéal pour commencer à méditer est donc compris entre cette fourchette.

Maryline Jury, monitrice de pleine conscience diplômée et animatrice d’ateliers de méditation pour enfants agréée par l’État, estime qu’il est préférable de commencer à 5 ans. « À partir de 5 ans, l’enfant est plus capable de décrire ses ressentis, ses émotions et a une plus grande conscience de son corps », explique-t-elle. À noter qu’elle anime aujourd’hui des séances pour enfant et adolescent de 5 à 19 ans.

Où et quand l’enfant peut pratiquer la méditation ?

Idéalement, pour bien commencer, les premières séances doivent avoir lieu en groupe avec un instructeur. Cela va permettre à l’enfant, mais aussi au parent, de connaître et de maîtriser les techniques de base. Ainsi, ils pourront pratiquer seuls chez eux après.

Selon les spécialistes, il est impératif en effet de méditer régulièrement, voire quotidiennement. Dans la mesure où il ne va pas être évident d’aller dans un institut à chaque fois, l’idéal serait donc de pratiquer la méditation à la maison. Ainsi, l’enfant peut le faire seul, mais quelquefois aussi, avec sa famille. D’ailleurs, selon les experts, méditer en groupe, en famille en particulier, serait très thérapeutique.

Il est également possible de pratiquer à l’école si l’établissement scolaire y intègre des exercices de méditation.

Combien de temps dure un exercice de méditation pour enfants ?

Selon David Dewulf, la durée de l’exercice va dépendre de l’âge de l’enfant. Ainsi, plus votre enfant est jeune, plus la séance sera courte. La durée de la méditation doit aussi être évolutive. Autrement dit, au début, elle devra être la plus courte possible. Puis au fil du temps et des exercices, on pourra la rallonger.

Pour les plus jeunes, l’exercice peut durer quelques minutes, voire une minute carrément. Quand il aura l’habitude et quand il en manifestera l’envie, la séance peut aller jusqu’à 10 minutes.

Pour les plus grands, les adolescents notamment, l’exercice peut durer plus d’une heure, voire une heure trente minutes. Selon les spécialistes, les effets de la méditation sur l’enfant ne seront visibles qu’à partir de la huitième séance environ.

Quel genre d’exercices compose une séance de méditation ?

Toujours selon l’expert belge David Dewulf, une séance de méditation pour enfants doit idéalement comprendre :

  • Des exercices de découverte du monde extérieur par les sens: l’enfant est alors amené à manger et à écouter.
  • Des exercices de rencontre avec l’instant présent: l’enfant est alors amené à faire des mouvements, des séries de respiration, de concentration sur son corps, ou tout autre support le ramenant ici et maintenant.
  • Des exercices d’expérimentation de l’instant présent: l’enfant est alors amené à participer à des cercles de conversation.
  • Des exercices de développement de l’amour bienveillant: l’enfant est alors amené à faire des activités avec ses parents ou à se projetter vers l’autre.

Quelques conseils pour bien débuter…

Il est important, avant de commencer la méditation, d’obtenir le consentement de l’enfant. S’il ne veut pas le faire, il ne sert à rien de l’y forcer. Car l’exercice ne donnera pas le résultat escompté.

Après, pour qu’il ne s’ennuie pas et finisse par se lasser, initiez-le avec des exercices simples que vous pourrez faire ensemble.

Quelques exercices d’initiation à la méditation pour enfants

Pour les plus jeunes (à partir de 3 ans)

Vous pouvez l’aider à se concentrer en lui demandant de se concentrer sur un objet en particulier, et d’écouter le bruit qu’il fait. Il peut s’agir du bruit que fait le chat, ou du bruit que fait la montre, etc.

Vous pouvez l’aider à reconnaître ses émotions en les reliant au temps qu’il fait par exemple. Ainsi, s’il se sent bien, il pourra affirmer que le soleil brille dans son corps. S’il est fâché, il peut dire qu’il y a un orage à l’intérieur de lui. Et s’il est fâché, pourquoi pas des nuages ?

À partir de 5 ans

Vous pouvez lui proposer des exercices qui lui permettront de se concentrer sur sa respiration. Vous pouvez, pour cela, lui demander de s’allonger sur le dos. Posez, par la suite, un objet sur son abdomen. Et demandez-lui de regarder le mouvement que fait l’objet au rythme de sa respiration.

Vous pouvez aussi lui demander de vous décrire un objet en détail : sa forme, sa couleur, sa texture, son odeur. Sinon, vous pouvez lui demander de faire des mouvements avec son corps et de vous décrire ce qu’il ressent quand il bouge une main, un pied, ses épaules.

Pratiquer la méditation en famille peut vraiment changer l’ambiance de la maison.

Faites des exercices de méditation enfants parents

La méditation est généralement une activité personnelle, donc à faire seul. Mais quelquefois, il peut être bénéfique pour l’enfant de pratiquer avec ses parents.

D’un côté, cela lui permettra de pratiquer plus efficacement, car les parents vont jouer le rôle d’accompagnateur. C’est-à-dire qu’ils pourront l’aider à mieux exprimer ses émotions et ses ressentis.

D’un autre côté, les parents vont devenir ceux qui écoutent. Cela va forcément contribuer à renforcer le lien parent-enfant.

Pour approfondir le sujet de la méditation et voir ses rapports avec l’auto-hypnose, je vous invite à lire l’interview de Kévin Finel.

« Il s’agit d’aller se découvrir, ne pas se satisfaire de l’apparence, aller au fond des choses, d’être en quête tout simplement, mais sans chercher à trouver quelque chose, de chercher la paix et pas la performance. »

A lire aussi : les bienfaits de la méditation pendant la grossesse.

La réflexologie plantaire, un soin de bien-être millénaire

Image d'une séance de réflexologie plantaire
La réflexologie plantaire permet de stimuler les capacités d’auto-régulation du corps.

« Là où se trouvent tes pieds commence le voyage ». Ainsi parlait Lao Tseu.

En effet, avec ses 7200 terminaisons nerveuses raccordées à toutes nos fonctions biologiques, les pieds représentent des antennes émettrices et réceptrices d’informations formidables. Aujourd’hui, la réflexologie et en particulier la réflexologie plantaire est de plus en plus connue du grand public, mais savez-vous exactement en quoi elle consiste, d’où elle vient et ce qu’elle traite ? Omyzen fait le point pour vous permettre de mieux comprendre cette pratique de bien-être holistique, naturelle et d’une efficacité étonnante.

Comment fonctionne la réflexologie?

Tout le corps se retrouve dans chacune de ses parties.

La réflexologie se base sur le principe de correspondance entre une partie du corps et son ensemble du corps. Ainsi, à partir d’une seule zone, comme le pied, nous pouvons retrouver l’intégralité de l’organisme. Elle s’appuie aussi sur le principe de similitude de forme chère au Yi King selon lequel :

« Les choses qui se ressemblent ont une correspondance. »

Le réflexologie repose sur le principe de similitude de forme.

Ainsi en réflexologie auriculaire, la forme de l’oreille est comparée à celle d’un fœtus. A partir de la similitude de forme ont été déduits l’emplacement des parties du corps (la tête, le dos..). La forme de la colonne vertébrale, avec ses trois courbures, se retrouve en réflexologie faciale avec l’arête du nez et en plantaire avec la ligne interne de la voute plantaire.

La stimulation du point réflexe se répercute sur la partie du corps correspondante

Cette correspondance ayant été établie, le principe de la réflexologie est qu’en stimulant la zone ou le point réflexe, cela aura un impact sur la partie du corps ou la fonction physiologique attenante. En Médecine Chinoise, la douleur étant expliquée par une stagnation d’énergie, le fait de stimuler indirectement la zone douloureuse va permettre une remise en circulation de l’énergie engendrant une baisse ou une disparition de la douleur.

Tous les organes de l'organisme trouvent leur correspondance dans les différentes zones des pieds.
Tous les organes de l’organisme trouvent leur correspondance dans les différentes zones des pieds.

Une information qui passe par le cerveau

Selon certains théoriciens, le point réflexe ne serait pas directement relié à l’organe ou à la partie du corps correspondante, il serait relié à la partie du cerveau qui gère tel organe, tel membre ou telle fonction physiologique. Le fait de stimuler un point réflexe enverrai donc une information au cerveau, sous forme d’impulsion électrique. C’est le cerveau qui transmettrait dans un deuxième temps un message à la partie du corps qui doit être régulée. C’est pourquoi on a coutume de dire que la réflexologie agit en stimulant le processus naturel d’auto-guérison du corps.

Les différents types de réflexologie plantaires

La réflexologie plantaire issue de la médecine traditionnelle Chinoise

En Chine, le fait d’utiliser le pied comme porte d’entrée du diagnostic et du traitement des déséquilibres remonte à l’antiquité. Les points utilisés suivent deux tracés différents : celui des méridiens et celui du pied vu comme un fœtus, la tête se situant au niveau du talon.

La réflexologie plantaire occidentale

La réflexologie moderne, telle qu’elle est pratiquée en Occident, trouve ses racines dans les massages de pieds et la réflexologie orientale. Les schémas et les fondements théoriques ont été simplifiés pour la rendre plus accessible à un grand nombre de praticiens. Cela donne une pratique plus axée sur le traitement des symptômes que sur un travail de ré-équilibrage en profondeur.

La réflexologie plantaire Indienne

Pour cette technique de réflexologie plantaire, également appelé massage au bol kansu, le praticien utilise du Ghee (beurre clarifié) et un petit bol en métal avec lequel il va frictionner le dessous du pied. L’action combinée du ghee, des métaux composant l’alliage du bol (cuivre, zinc, bronze…) et des mouvements réalisés sur des points précis, va permettre de réguler les éléments dans le corps. En régulant les excès ou les manques de feu, ce type de soin pourra calmer une nervosité entrainant des insomnies et de l’hyperactivité ou au contraire tonifier une personne âgée ou fatiguée.

La réflexologie plantaire Thaïe (Foot massage)

Séance de réflexologie en thaïlande avec un stylet en bois
En Thaïlande les masseurs utilisent un stylet en bois pour stimuler les points réflexes.

Également appelé « Nuad Thao », on retrouve dans ce soin des pressions, des flexions ainsi que des mouvements enveloppants.

Les particularités du Foot Massage Thaï sont l’ajout d’huile ou de baume, permettant des mouvements d’effleurage allant jusqu’aux genoux et surtout l’utilisation d’un stylet de bois en plus des doigts, mains et phalanges, pour stimuler points et zones réflexes.

Une pratique vieille comme le monde

Nous retrouvons des traces de soins thérapeutiques passant par les pieds dans différentes parties du monde et cela depuis des millénaires. Les archéologues ont trouvé des fresques murales illustrant des soins aux pieds dans le tombeau d’Ankhmahor, un médecin de l’Egypte antique.

En Chine, la réflexologie plantaire fait partie intégrante de la médecine traditionnelle depuis environs 5000 ans.

Les incas auraient transmis une technique de soins passant par des manipulations sur les pieds aux indiens de Caroline du Nord qui la pratiquent encore de nos jours.

En Europe et en Russie, on retrouve des techniques de soins sur les pieds depuis le Moyen-Age.

La réflexologie aujourd’hui

Cette discipline en France

Bien qu’étant moins répandue que dans d’autres pays d’Europe, beaucoup de réflexologues exercent actuellement en France. La Fédération Française des réflexologues, une des organisations professionnelles les plus importantes regroupe aujourd’hui près de 900 praticiens. Elle fédère 19 centres de formations certifiés. Sachant qu’il existe aujourd’hui en France une dizaine de fédérations de réflexologie, le nombre de praticiens et d’écoles est assez conséquent.

De nombreux événements jalonnent cette discipline. Ainsi, au mois de septembre la semaine mondiale de la réflexologie, a donné lieu à des dizaines d’évènements dans de nombreuses villes de France pour faire découvrir cette discipline au grand public.

Les réflexologues ailleurs dans le monde

Dans plusieurs pays comme la Suisse, l’Allemagne, la Grande Bretagne ou le Canada, la réflexologie est reconnue par le système de santé et intégrée au niveau des prises en charge. Elle est également très utilisée outre atlantique notamment en milieu hospitalier. Ainsi, le réputé, International Institute of Reflexology situé en Floride, déclare compter 25.000 membres au niveau international.

En pratique : la réflexologie, c’est pour qui ?

Pour quels symptômes est-elle bien adaptée ?

Contre-indications mises à part, la réflexologie est bénéfique pour tout le monde, quel que soit l’âge et l’état de santé. Non invasive et facilement accessible, on peut la pratiquer sur des bébés, des personnes âgées ou alitées. Ceux qui y ont recourt l’utilisent majoritairement pour des problèmes de :

  • Stress, tensions, troubles nerveux
  • Douleurs musculaires
  • Troubles digestifs
  • Dérèglements hormonaux (dysménorrhée, troubles pré-menstruels…)

Son action première est d’apporter une profonde détente. Quand on considère que le stress est en cause dans 80% des maladies actuellement, on comprend que le diminuer permet d’améliorer l’état de santé global. On peut donc utiliser la réflexologie en préventif, pour améliorer son état général, renforcer le métabolisme et les fonctions vitales.

Dans quels cas la réflexologie est-elle contre-indiquée ?

Il faudra être prudent dans les cas de maladies aiguës ou graves. Conformément à la loi, la réflexologie est une technique de détente et de bien-être, elle ne peut être en aucun cas assimilée à des soins médicaux ou de kinésithérapie. (Loi du 30.04.1946, décret 60669 de l’article l.489 et de l’arrêté du 8.10.1996).

Ainsi, la réflexologie est contre-indiquée en cas de :

  • Lésions, infections et maladies cutanées (mycoses, coupures, brulures…)
  • Traumatismes aux pieds et chevilles demandant l’immobilisation et la protection (fracture, entorse… )
  • États fébriles, maladies infectieuses, états de crise (asthme, goutte, zona…)
  • Troubles veineux grave non traités (phlébite, thrombose…), risques cardio-vasculaires
  • Troubles psychiques graves

A utiliser avec précautions (demander l’avis de son médecin traitant) :

  • Lors de certains cancers
  • Pendant le premier trimestre de grossesse

Comment se déroule une séance ?

Un nécessaire temps d’échange

En début de séance, le réflexologue prendra toujours un temps de discussion pour savoir quels sont vos antécédents médicaux et votre état de santé actuel. Cela lui permettra de prendre connaissance des éventuelles contre-indications et d’adapter sa séance à vos besoins.

Installé confortablement

Pendant la séance, vous restez habillés, seuls les pieds sont dénudés. Vous pouvez être installé dans un fauteuil, sur une table de massage ou le plus souvent dans un relax pour être bien détendu. Le praticien est assis à vos pieds et il effectue des pressions et mouvements avec sa paume et ses doigts. Selon le type de réflexologie pratiqué, il peut être amené à utiliser de l’huile ou des petits instruments (stylet de bois, bol kansu…).

Préparer le pied à recevoir le soin

Avant le travail de réflexologie proprement dit, le praticien va commencer par détendre et réveiller vos pieds. Au moyen de frictions, d’effleurages et de mobilisations douces, il va assouplir les articulations, et commencer à stimuler les terminaisons nerveuses. Par ce préambule le réflexologue aide votre mental à s’apaiser, il vous amène à vous poser afin d’être pleinement détendu pour recevoir le soin.

Image d'une séance de réflexologie plantaire
Une séance de réflexologie est un vrai moment de détente.

En préventif :

Si vous n’avez pas de problèmes précis, le réflexologue peut appliquer un protocole général, au cours duquel il va stimuler tous les systèmes physiologiques du corps :

  • Sanguin et lymphatique
  • Nerveux
  • Digestif
  • Locomoteur
  • Hormonal
  • Urinaire
  • ORL

Ce soin, très global va régénérer tout l’organisme et stimuler les capacité d’auto-régulation du corps afin de l’aider à s’adapter le mieux possible à toutes les agressions du quotidien. C’est comme un reset qui remet tout en bon fonctionnement dans l’organisme et augmente les défenses immunitaires.

En curatif :

Le praticien va d’abord palper toutes les zones de vos pieds et repérer les endroits tendus, les petites indurations et cristaux, les points douloureux ou sensibles. Cet examen lui permettra d‘émettre des hypothèses quant à la nature et à l’origine de vos troubles. Dans un deuxième temps, il stimulera les systèmes et organes qui en ont besoin. Par exemple si la zone réflexe du foie est tendue et douloureuse, il en déduira qu’il y a un souci au niveau du foie et il agira en réflexologie sur cette zone là pour favoriser un déblocage.

A quelle fréquence aller voir son réflexologue ?

En préventif, nous vous recommandons de faire une séance à chaque changement de saison, soit 4 à 5 fois par an. Pour le traitement d’un trouble, le nombre de séances variera en fonction de votre problème et de votre réceptivité au soin. Compter une moyenne de 4 séances dans un mois pour résoudre un trouble.

Est-ce que ça marche ?

Résultats cliniques et d’études

Il existe de nombreux témoignages de réflexologues, ou de soignants pratiquant en milieu hospitalier, qui rendent compte de l’efficacité étonnante de la réflexologie. Des études cliniques attestent de l’amélioration de l’état physique et psychologiques de patients atteints de cancer. Elle atténuerait les effets secondaires de traitements de chimiothérapie (fatigue, nausées…). Des études montrent également son efficacité dans la baisse des syndromes prémenstruels et dans le soulagement de douleurs dorsales chroniques.

Critiques et Controverses

Les détracteurs de la réflexologie mettent en avant l’impact de l’effet placebo, le simple fait de s’occuper d’un patient entrainant automatiquement un mieux-être. L’argument le plus avancé est aussi que le massage des pieds entrainerait un bien-être qui réduirait la nervosité. Le stress étant en cause dans de nombreuses maladies de notre époque, les résultats viendraient seulement de cette détente occasionnée par le toucher et non des théories complexes des zones réflexes.

Aller voir un réflexologue

Rien de mieux que de se faire son propre avis par une expérience personnelle. Alors, que ce soit pour apaiser un trouble ou en simple soin préventif, allez faire une séance, cela ne pourra vous faire que le plus grand bien. Il n’existe pas de diplôme officiel, la pratique n’étant pas reconnue en France. Si vous n’avez pas de contacts issues de préconisations de votre entourage, nous vous conseillons de passer par le site de la Fédération Française des Réflexologues. Il recense bon nombre de praticiens ayant été formés sérieusement.

Se former à la réflexologie plantaire

Comme il n’existe pas de diplôme reconnu par l’État, choisir une école rattachée à une fédération est généralement un gage de sérieux. Citons par exemple la Fédération Française de Réflexologie, qui est une référence en la matière. Pour le choix de votre école, pensez bien à regarder le nombre d’heures de formation, la qualité du programme proposée, et l’importance accordée à la pratique. Pour plus de conseils dans le choix de votre école, nous vous invitons à consulter notre article « Comment choisir votre formation et votre école à travers 5 critères essentiels »

Découvrez aussi nos témoignages de thérapeutes :

Témoignage : Olivia Saint Jean, multireflexologue

Image d'une bulle de bien-être
Olivia Saint Jean vous emmène dans une « bulle de bien-être ».

Merci de vous présenter en 4 à 5 lignes

Bonjour, je suis Olivia Saint Jean je suis réflexologue et j’exerce à Alès dans le Gard la multireflexologie faciale.

Parlez-nous de votre activité actuelle de thérapeute alternatif

J’exerce la multireflexologie faciale (Dien Chan) et la réflexologie plantaire méthode Igham ainsi que massage tibétain.

Comment s’est déroulée votre reconversion ?

J’exerçais dans la restauration bio puis j’ai vendu mon commerce. J’ai pu reprendre des études pour me former à la réflexologie. Je n’ai eu aucune aide financière.

Comment vous êtes-vous fait connaître en tant que thérapeute ?

Uniquement par le bouche à oreille !

Les points positifs du métier de thérapeute alternatif selon vous ?

Je dirais la passion et la compassion.

Olivia Saint Jean, pratique le Dien Chan ou multireflexologie faciale.

Les difficultés principales que vous avez rencontrées ?

Trouver les bonnes formations et donc bien se renseigner.

Vos conseils pour les aspirants thérapeutes ?

L’intention d’apporter un bien être au client.

Partagez avec nous vos projets, vos rêves en rapport avec votre activité ?

J’aimerais développer un lieu de bien être pour les clients en association avec d’autres thérapeutes.

Quelques mots sur Omyzen ?

Très bien et de bons conseils.

Un lien vers votre site ou compte facebook ?

www.facebook.com

saint-jean-olivia.business.site

Découvrez aussi le témoignage de Sandra, thérapeute énergéticienne.

Quel massage pour soulager le mal de dos ?

Une séance de massage pour soulager le dos
Un bon massage peut être très efficace pour soulager un mal de dos.

Quel massage pour soulager le mal de dos ?

Le dos est le soutien du corps et donc la partie la plus soumise aux sollicitations du quotidien. Stress, fatigue, manque de sommeil, mauvaises postures… sont autant de facteurs qui peuvent provoquer ou intensifier un mal de dos. La bonne nouvelle, c’est qu’aujourd’hui, on trouve de nombreuses techniques de massage pour soulager ce que l’on surnomme « le mal du siècle ».

Les massages peuvent rendre la douleur plus supportable, voire la faire disparaître totalement. Ils favorisent la détente et le relâchement des muscles, et parallèlement, la mobilité et la souplesse. Ils permettent également de prévenir d’éventuelles complications.

Mais quel type de massage choisir ? Qui est le plus efficace d’entre tous ? À quel spécialiste faire appel ? On peut bien sûr procéder à un automassage. Toutefois, un massage réalisé par un professionnel est doublement plus efficace.

Vous souffrez d’un mal de dos ? Voici les types de massages qui peuvent vous apporter un réel soulagement.

Les massages thérapeutiques efficaces contre le mal de dos

Pourquoi la massothérapie ? Les massages offrent l’avantage de traiter le problème à sa source.

A l’instar des médicaments qui se contentent de traiter les symptômes, un massage bien réalisé n’a pas d’effet secondaire et peut régler le dysfonctionnement à l’origine de la douleur dorsale. Le professionnel saura identifier les zones sensibles. La manœuvre visera majoritairement à travailler sur les muscles par des pressions et des mouvements circulaires manuels. Ça va diminuer les tensions ostéo-articulaires.

Si les massages permettent de relaxer le corps, ils apaisent également le mental. Grâce à l’ambiance relaxante du cadre, ils réduisent par la même occasion le stress et les maux de tête.

Le shiatsu contre le mal de dos

Ce massage originaire du Japon est aussi connu comme étant proche de l’acupuncture, car il agit de la même manière sur les méridiens et les points d’énergie du corps humain. Sauf qu’à la place des aiguilles, le thérapeute fera usage de ses pouces.

Le principe est assez simple : le praticien va travailler sur les points douloureux et sur des grands points d’acupuncture, qui servent non seulement de points d’alarme, mais aussi de traitement. Il va ensuite effectuer des pressions sur les parties du corps que l’on aimerait soulager. Puis, à l’aide des paumes de se mains, il va défaire les nœuds musculaires afin de combattre les douleurs dorsales. Ce procédé ne détend pas seulement les muscles, il a également des effets bénéfiques sur les organes internes.

Le shiatsu est un excellent moyens de supprimer les tensions physiques et d’apaiser les frustrations émotionnelles. Il vise le bon fonctionnement du corps et améliore la sérénité du patient.

Le massage suédois

Le massage suédois est le massage thérapeutique le plus prisé en Occident. À la fois doux et profond, il consiste pour le praticien à effleurer, pétrir et frictionner les muscles endoloris. Cela va créer des vibrations et des mobilisations qui vont permettre de les détendre.

Le massage suédois est également très apprécié parce qu’il s’adapte aux besoins et aux envies du patient. Ainsi, le travail des couches musculaires peut être assez long, sur les parties indiquées, mais le résultat reste tonifiant.

Le praticien veille également à stimuler de nombreux capteurs pendant le massage pour obtenir un effet positif et relaxant sur l’esprit.

Le massage californien

Le massage californien ressemble de très près au massage suédois. Il se pratique dans la plus grande délicatesse et douceur et consiste également à effleurer, pétrir, frictionner, tapoter et faire vibrer le corps.

Le massage californien est apparu dans les environs des années 70. Il est reconnu comme étant particulièrement efficace pour soulager les douleurs chroniques et musculaires.

Son plus grand intérêt, c’est qu’il s’agit également d’un massage psychocorporel. Entre autres bienfaits physiques en effet, on lui reconnaît des vertus relaxantes sur le plan psychique. On dit de lui que c’est un excellent remède contre le stress. Voilà pourquoi, on le surnomme « Toucher du cœur ».

Le massage postural

La technique posturale quant à elle, travaille sur l’architecture osseuse du dos dans le but de la rééquilibrer. Pour soigner les douleurs dorsales, le praticien va travailler sur la mémoire de tous les évènements physiques et émotionnels ressentis par le corps.

Si le mal de dos est provoqué par des mauvaises postures répétées ainsi, ce type de massage est le traitement idéal.

Le massage thaïlandais

Le massage thaïlandais, plus connu sous l’appellation « massage thaï » est, comme son nom l’indique, une thérapie traditionnelle que l’on pratique depuis toujours en Thaïlande. C’est une pratique à la fois complète proches de la médecine ayurvédique que l’on utilise depuis toujours pour lutter contre les tensions physiques.

Le massage thaï se pratique sur l’ensemble du corps. Il se base sur le principe que le corps est traversé par des lignes d’énergies qui – lorsqu’elles sont bloquées – peuvent avoir des effets négatifs sur le corps. Le rôle du massage thaïlandais est donc de libérer ces lignes afin de soulager le patient de ses problèmes.

Dans le cas d’un mal de dos, les mouvements et les pressions prodigués sur le corps ont pour but d’équilibrer l’énergie, d’ouvrir l’articulation et de libérer les tensions musculaires afin de leur redonner leur souplesse. Ils permettent ainsi de réduire la douleur, et subséquemment, de minimiser les risques de dépression.

Les massages efficaces pour prévenir le mal de dos

Un massage agit, non seulement sur le physique, mais aussi sur les différents mécanismes physiologiques de l’organisme. Ce travail mécanique assouplit les tissus et augmente la fluidité de la circulation, ce qui donnera au corps plus de force pour lutter contre les faux mouvements ou le stress. Et comme il agit sur la circulation, les troubles neurologiques peuvent ainsi être calmés.

N’attendez donc pas d’avoir mal au dos pour vous faire masser. Une petite séance de massage de temps en temps est utile pour le mental. Ça vous aide à vous relaxer et à vous détendre. Et si ça peut en sus vous aider à prévenir des problèmes de santé, alors, c’est tant mieux !

Le shiatsu

Eh oui ! Le shiatsu est tout aussi efficace pour prévenir le mal de dos que pour le soulager. Comme mentionnée ci-dessus, c’est une manœuvre rassemblant plusieurs types de touchés et de pressions qui se font en profondeur.

Une séance de massage de la chaine vessie pour soulager le dos
La première chaine vessie se trouve de part et d’autre de la colonne vertébrale.

Le massage se fait généralement sur deux niveaux :

  • Sur la première branche du méridien de la vessie, de chaque côté de la colonne vertébrale, la stimulation des points « shu », permet d’agir également sur les organes.
  • Sur la deuxième branche du méridien de la vessie, ce qui permet d’apaiser les tensions psychologiques pouvant renforcer le mal de dos.

L’ostéopathie crânienne

Il est certain que vous vous demanderez : « qu’est-ce qu’un massage crânien peut avoir avec mon dos ? ». Et bien c’est simple, le corps est interdépendant de chaque organe et est relié par les vaisseaux sanguins et les nerfs.

L’ostéopathie crânienne est le moyen le plus simple de toucher les parties sensibles au niveau de la première cervicale. Elle permet d’atténuer les tensions que subit la dure-mère qui enveloppe et regroupe tous les nerfs.

Pouvant rectifier tous les dysfonctionnements et les déséquilibres du corps ainsi, elle travaille en profondeur pour favoriser souplesse et relaxation. Elle permet également de stimuler les défenses de l’organisme.

L’automassage, une bonne pratique également !

Vous êtes trop fatigué pour vous déplacer chez un professionnel ? Et si vous pratiquiez l’automassage pour soulager votre mal de dos ?

Ne vous inquiétez pas. Vous n’avez pas besoin d’avoir les talents d’un massothérapeute ou le certificat en béton d’un masseur professionnel pour réaliser un massage sur vous-même. L’automassage est non seulement une solution simple, pratique, mais également économique. Et il n’en est pas moins efficace.

Il est accessible à chacun dès lors qu’on connait les endroits à toucher et que l’on possède une bonne technique. Déjà, soi-même, à la maison, on peut travailler le cou, le lieu de rassemblement de la fatigue et des tensions.

Voici un exemple de massage relaxant que vous pouvez faire vous-même :

  • Pétrissez les muscles de votre nuque d’une main, en effectuant un léger va-et-vient entre la base du crâne et le haut du dos.
  • Maintenez d’une main la peau située à la nuque pendant 5 secondes tout en respirant profondément et calmement. Puis, abaissez la tête et relevez-la tout en maintenant la pression sur la nuque.
  • Terminez le massage par une rotation complète de la tête d’un sens à l’autre.

Lorsque la douleur est intense et commence à vous handicaper cependant, mieux vaut faire appel à un spécialiste. La massothérapie aide généreusement le corps à retrouver son équilibre. C’est une méthode naturelle, efficace, et à la portée de tous.

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Lombalgie et ostéopathie

Le massage prénatal : bienfaits et précautions

Une femme enceinte en cours de séance de massage prénatal
Se faire masser pendant sa grossesse procure de nombreux bénéfices.

Massage pendant la grossesse ? Oui, mais sous certaines conditions

Vous attendez un enfant et vous vous posez de nombreuses questions, notamment sur la manière de gérer votre grossesse. Quels sont les gestes à ne pas faire ? Quelles sont les activités à surtout éviter ? La pratique d’une activité sportive est-elle recommandée ? Vous avez également des questionnements quant au massage. Il est dans vos habitudes de pratiquer cette thérapie pour vous détendre et vous soulager. Vous pouvez toujours vous faire masser pendant la grossesse, mais en respectant certaines conditions.

Les cas pratiques de massage pendant la grossesse

Les statistiques montrent que les femmes enceintes ont peur de recourir au massage pendant leur grossesse. Cependant, vu le nombre de changements que le corps subit pendant cette période, se faire masser peut grandement améliorer la forme. Les conditions à respecter servent surtout à garantir l’intégrité physique du bébé.

Le moment idéal pour commencer

Pendant le premier trimestre de grossesse, votre corps subit de nombreuses contraintes. Celui-ci s’adapte encore aux changements. Alors, vous pensez sous doute qu’un massage peut vous accompagner dans cette transformation. Le premier trimestre est aussi une période délicate. Les risques de fausse couche spontanée y sont effectivement assez élevés. Le fœtus se trouve encore dans une phase d’adaptation et de prise de place. Un massage peut perturber ce cycle. Il est donc interdit de masser certaines zones, notamment les chevilles, au cours des trois premiers mois de grossesse.

Le dernier mois de grossesse peut être compliqué pour certaines femmes. Certaines femmes ressentent une lourdeur et une sensation de fatigue durant cette période. Un massage peut effectivement vous soulager et aider à vous détendre, mais ce n’est pas recommandé. Les salons de massage refusent de pratiquer sur les femmes à plus de 8 mois de grossesse, cela en raison du manque de personnes qualifiées pour ce type de soin. Une fausse manipulation peut en effet déclencher le travail, ce qui risque d’être préjudiciable pour la mère et le bébé. Pendant le dernier de grossesse, seule une personne habilitée peut ainsi pratiquer le massage.

Pendant le premier trimestre et le dernier mois de grossesse, le massage n’est donc pas recommandé. Vous pourrez opter pour d’autres solutions de détente, qui ne comportent aucun risque pour votre santé et celle de votre future enfant. Regardez bien à combien de semaines d’aménorrhée vous êtes avant de faire votre réservation dans un salon de bien-être.

Comment se passe un massage d’une femme enceinte?

Le massage durant cette période est également appelé « massage future maman » ou « massage prénatal ». Certains praticiens massent le corps de la tête au pied. D’autres masseront le dos, les jambes, les épaules, mais ne toucheront pas la région abdominale. Cela dépend aussi de votre préférence, si vous aimez être touchée au ventre ou pas. Certaines futures mamans n’apprécient pas qu’on y touche. Pendant cette période de grossesse, nous vous conseillons d’être très à l’écoute de votre corps et de privilégier le bien-être et la détente pour l’apprécier pleinement.

Le massage n’est pas une action banale que l’on pratique sans condition sur une femme enceinte. Son corps est précieux pendant cette période et un seul faux pas peut avoir des conséquences graves. De ce fait, avant de procéder au massage, le praticien doit poser plusieurs questions pour en savoir davantage sur votre état de santé et votre grossesse.

Les questions peuvent tourner autour du poids ou des problèmes de santé que vous avez rencontrés récemment. Ce n’est qu’après que vous prenez place sur la table de massage allongé sur le dos, allongé sur le coté ou en position assise. Le praticien effectuera ensuite un massage léger et doux. C’est seulement au niveau de votre jambe que celui-ci peut faire un massage plus tonique.

Une femme enceinte souffrant de douleurs au bas du dos
La grossesse occasionne souvent des douleurs lombaires.

Les bienfaits du massage pendant la grossesse

Si la grossesse est un voyage merveilleux, elle est aussi parsemée de bouleversement physiques et psychiques pour la future maman. Les avantages d’un massage prénatal sont nombreux.

Le massage prénatal est bénéfique pour la femme enceinte :

  • Soulage les douleurs musculaires
  • Allège les tensions physiques et nerveuses
  • Favorise le sommeil et aide à la récupération
  • Diminue les douleur liées au nerf sciatique
  • Amoindri les sensations de jambes lourdes et les crampes
  • Peut agir sur les nausées (choisir un massage qui travaille sur les organes, type Tuina, Shiatsu, massage ayurvédique…)
  • Réduit la formation de vergetures (si il est pratiqué régulièrement, avec de l’huile végétale)
  • Peut aider à ne pas prendre de mauvaises postures pendant la grossesse
  • Aide la femme enceinte à se sentir bien dans son corps, à intégrer les changements physiques ressentis

… et pour son bébé :

On dit que pour faire du bien au bébé pendant la grossesse, il est important de chouchouter la mère. En effet, les hormones de stress secrétées par la mère, sont capables de traverser la barrière placentaire et d’affecter le bébé. Quand la mère retrouve sa sérénité, c’est donc aussi le bébé qui en profite !

Les précautions à prendre avant de faire un massage pendant la grossesse

Une grossesse est un processus fragile. Il faut donc prendre certaines précautions pour éviter de faire du mal à la mère et au bébé.

Bien choisir son praticien pour son massage

Les masseurs professionnels sont nombreux, mais ils ne possèdent pas tous les qualifications nécessaires. Vous devez ainsi faire attention dans le choix de votre masseur professionnel. Le prix ne doit pas être votre seul critère de sélection. Il en va de votre santé et de celle de votre bébé.

Choisissez une masseuse qui est formée en massage bébé, plusieurs écoles proposent cette spécialisation. Vous pouvez demander des recommandations à votre médecin ou votre sage femme.

Une femme enceinte en séance de massage prénatal
Prenez rendez-vous avec une professionnelle spécialisée dans le massage prénatal.

Bien vérifier les produits utilisés pendant votre massage

Pour faire son office, un massothérapeute utilise généralement des produits. Ces derniers aident à une meilleure adhérence des mains du praticien sur le corps. Ils aident également à assouplir la peau et évite les irritations suite à des frottements secs. Pourtant, tous les produits vendus sur le marché ne conviennent pas à une femme enceinte.

Les huiles minérales fabriquées à base de pétrole sont à exclure. Il faut aussi éviter les produits bas de gamme qui peuvent avoir des conséquences sur le bébé. Les huiles essentielles sont également déconseillées. Il faut ainsi opter pour des produits neutres et bio comme l’huile d’amande douce ou l’huile de coco.

Les restrictions à retenir pour un massage

Se faire masser pendant la grossesse est une bonne idée, si on évite les contre-indications. L’automassage est déconseillé, il faut solliciter un professionnel qui a suivi une formation spécifique. Les chevilles et les talons de la femme enceinte sont des zones à ne surtout pas manipuler. Ceci est aussi vrai pour les points de réflexologie des organes génitaux, de l’utérus et des ovaires.

Avant de s’engager pour un massage, il est fortement conseillé de demander l’avis de votre médecin traitant. Pendant votre grossesse, vous devez éviter les massages invasifs et profonds. Ceux pratiqués avec de la chaleur notamment des éléments chauds comme des pierres sont également à éviter.

Une chaleur trop importante favorise la dilatation des vaisseaux sanguins et fait en sorte que votre cœur travaille plus que la normale. Pour éviter l’hypoglycémie, il est conseillé de prendre rendez-vous au milieu de la journée, ou éviter de beaucoup manger avant les séances.

Découvrez un portrait d’une masseuse énergéticienne : Jany Hanquez, témoignage de thérapeute.

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