Troubles des conduites alimentaires : soigner l’esprit en manipulant le corps

Troubles des conduites alimentaires : soigner l’esprit en manipulant le corps

File 20181108 74769 bshnup.jpg?ixlib=rb 1.1
Les massages font partie de la trousse à outils des soignants qui pratiquent l’approche corporelle pour traiter les TCA.
Toa Heftiba / Unsplash

Brigitte Remy, Université Claude Bernard Lyon 1

Cet article est publié dans le cadre de la 3e journée des paramédicaux du Réseau TCA francilien, dont la MGEN est partenaire.


Classés parmi les affections psychiatriques, les troubles des conduites alimentaires s’expriment de diverses façons : anorexie mentale, boulimie nerveuse et autres formes boulimiques, ou les formes atténuées de ces pathologies.

Ces troubles débutent essentiellement à l’adolescence pour l’anorexie mentale et en début de vie adulte pour la boulimie. Ils touchent donc des personnes jeunes, en plein développement de leur vie. Autre drame de santé publique, seule la moitié des malades est actuellement prise en charge. Pour remédier à cette situation, les professionnels, et les usagers (familles et patients) concernés par les TCA se mobilisent depuis une vingtaine d’années pour tenter de mieux répondre à la demande de soins, animer des formations, des recherches et mobiliser les pouvoirs publics.

Dans ce contexte, les approches corporelles, qui visent à aider les patients à reconstruire une image réaliste de leur corps en s’appuyant notamment sur des pratiques telles que la danse, le yoga, la relaxation, la confrontation par vidéo et miroir ou les exercices physiques ont largement démontré leur efficacité.

Des troubles connus de longue date

Identifiés depuis la moitié du XIXe siècle pour l’anorexie mentale et dans les années 1980 pour la boulimie (avec ou sans contrôle du poids), ces syndromes sont désormais mieux connus. Pourtant, peu de gens savent qu’il s’agit des troubles psychiques qui présentent la plus grande mortalité, par dénutrition, carences ou suicides. Les premières études sur le sujet sont d’ailleurs relativement récentes, puisqu’elles datent de la fin des années 1990 en Angleterre. D’autres ont été menées ultérieurement, avec les mêmes résultats.

Les troubles alimentaires (tous degrés confondus) touchent 10 % des femmes, et l’on considère que 30 % des adolescents sont régulièrement soumis à des crises de boulimie ou d’hyperphagie. L’anorexie mentale se manifeste quant à elle typiquement pendant l’adolescence et principalement chez les filles. Elle est caractérisée entre autres par une sérieuse perte de poids et par des troubles de l’image du corps. Par ailleurs, 50 % des patients TCA, qu’ils soient anorexiques ou boulimiques, rapportent des antécédents conscients d’abus sexuel, de maltraitances ou de négligences.

Les formes mineures de TCA peuvent être le prélude à une aggravation et l’installation d’une forme clinique caractérisée, avec risque de chronicisation. De plus la morbidité de ces troubles est importante, et se traduit par des complications médicales, des comorbidités psychiatriques et des conséquences délétères sur l’insertion et l’adaptation sociale.

Restaurer une sécurité de base défaillante

La problématique des TCA est bien résumée par Vincent Dodin, psychiatre à l’hôpital Saint-Vincent-de-Paul et professeur à la faculté catholique de médecine de Lille. Selon lui,

« La naissance est une métamorphose qui nécessite que le tout petit développe, à l’intérieur de lui, une “ sécurité de base ” supportée par une forme de conscience de soi forte et stable, sur laquelle il pourra s’appuyer tout au long de son parcours socioaffectif. La qualité de cette sécurité interne dépendra aussi de la qualité des interactions corporelles et affectives tout au long du développement de l’enfant et lors de son adolescence. »

Dans l’anorexie et la boulimie, cette sécurité de base est défaillante et doit être restaurée. Toujours d’après Vincent Dodin, cette restauration passe par

« une prise en charge plurimodale où les thérapies à médiations sensorielles jouent un rôle essentiel. Les attentes sont le changement d’un rapport au corps qui ferait passer de la maltraitance à la bienveillance par une prise de conscience des éprouvés et des besoins corporels. »

Les limites de cette approche seraient, toujours selon le Pr Dodin, « les résistances du patient, mais aussi des soignants, ainsi que les difficultés à intégrer ces approches corporelles dans une vraie synergie avec les autres modalités du soin. »

Le travail avec et par le corps, une approche en expansion

La psychiatre allemande Hilde Bruch fut la première à mettre en évidence la dissonance entre la réalité anatomique et l’image du corps chez les patientes atteintes d’anorexie mentale. Elle définit cette expérience aberrante du corps comme un désordre de l’image corporelle, de l’interprétation perceptive et cognitive du corps, accompagné d’un sentiment d’inefficacité pour soi-même. Depuis lors, l’anorexie mentale est considérée comme un exemple typique de l’image perturbée du corps. Une condition indispensable au rétablissement des patientes souffrant de désordre alimentaire est donc la reconstruction d’une image réaliste et positive de leur corps.

Les thérapies psychomotrices, intégrées dans un traitement multidimensionnel, sont une des voies possibles pour rétablir cette image. En France, depuis une dizaine d’années, de nombreuses approches thérapeutiques ont été développées, basées sur des pratiques de relaxation, des exercices de respiration, de confrontation par vidéo et miroir, des exercices physiques, de la danse…

Prendre de la distance avec le mental exclusif

Il est maintenant tout à fait établi et vérifié par les cliniciens spécialisés que les approches corporelles doivent faire partie du projet thérapeutique dans les troubles des conduites alimentaires.

Chez les personnes atteintes de TCA, l’image du corps est perturbée.
Jairo Alzate / Unsplash

Ces pratiques visent à améliorer l’image du corps, toujours perturbée. Elles influent aussi sur la projection de l’image de soi, ou le contact avec soi-même par les ressentis et perceptions. Elles permettent de ce fait une prise de distance avec le mental exclusif, et diminuent le contrôle intellectuel des pensées et la répression des pulsions. C’est particulièrement le cas pour les formes adultes chronicisées, qui bénéficient de la prise en compte de l’hyperactivité, des ressentis corporels, des soins du corps ou des pratiques autodestructrices.

De nombreux travaux apportent aujourd’hui des arguments complémentaires en faveur de ces approches. C’est en particulier le cas de ceux qui objectivent, grâce à l’imagerie cérébrale, les séquelles fonctionnelles et psychologiques des traumatismes : isolement des émotions traumatiques de la parole (l’imagerie révélant que le centre du langage reste éteint quand il y reviviscence du souvenir) et grande diminution de la conscience de soi et de la capacité à prendre soin de soi. Ils démontrent la nécessité des approches corporelles, quelles qu’elles soient, non seulement celles ciblées sur les traumas, comme la technique EMDR, mais aussi le psychodrame, le yoga, etc.

Des approches corporelles en pleine diversification

En 1985 déjà, beaucoup d’entre nous avaient été frappés par le très beau chapitre sur les massages d’adolescentes anorexiques, signé Agnès Lauras Petit et publié dans un ouvrage collectif précurseur sur l’anorexie mentale. Une impression confirmée quelques années plus tard par la rencontre avec le psychomotricien Michel Probst, exerçant au sein d’un service spécialisé TCA réputé en Belgique. En 1992, celui-ci était venu partager son expertise démonstratrice avec l’équipe des approches corporelles de l’Institut Marcel Rivière-MGEN. Le centre psychiatrique de la Verrière avait déjà une tradition importante en termes de soins kinésithérapiques et psychomoteurs grâce au soutien de Paul Sivadon, les équipes ont donc intégré facilement ces outils dans les prises en charge des pavillons spécialisés TCA, qui se partagent désormais en un service pour adolescents et un service pour adultes.

L’origine multifactorielle des TCA impose des projets de soins multidisciplinaires, prenant en compte la dimension somatique parfois gravissime et la diversité nécessaire des approches psychothérapiques en groupe ou individuel. Le travail avec la famille est également indispensable, en particulier chez les plus jeunes.

Depuis 2008, un groupe de travail Corps et TCA est très actif au sein de l’association nationale française des professionnels TCA et organise des colloques spécifiques. Des équipes de toute la France y participent et échangent à propos d’approches aussi diverses que l’image du corps, le toucher thérapeutique, la relaxation individuelle et en groupe, les massages, les soins esthétiques, la danse thérapie, les approches corporelles en hôpital de Jour ou en hospitalisation temps plein, etc.

Les approches corporelles se sont considérablement étoffées et diversifiées au cours du temps. Lors des colloques régulièrement organisés, des ateliers d’expérimentation et de sensibilisation très démonstratifs autour des différentes techniques ont été mis en place. Y sont développés l’expression par le jeu, la mindfullness, l’enveloppement multisensoriel, la balnéothérapie, l’ostéopathie, la fasciathérapie, les danses thérapies diverses, la voix, le rythme, les contes, les jardins thérapeutiques, l’activité physique adaptée voire plus récemment l’équithérapie. La respiration, la posture de repos et d’action, la gestuelle permettent d’aborder les notions de schéma corporel et d’image du corps, ainsi que la prise de conscience du lien étroit entre nos états toniques et nos émotions.

Un avenir moins sombre

Les questions de la temporalité de ces soins, de la rencontre avec le patient et du partage des éprouvés corporels et émotionnels sont également prises en compte dans ces approches. Grâce à elles, des changements notables ont pu advenir dans l’esprit des soins procurés à ces patients. Des progrès ont été accomplis dans de nombreux domaines. Le respect de chacun, l’absence de rapport de force et la collaboration très active avec patients et familles deviennent la règle. Le rôle des associations de professionnels et d’usagers, en constante interaction, a été déterminant pour l’aboutissement de ce travail de réflexion et sa mise en pratique.

Par ailleurs, les mobilisations multiples ont porté leurs fruits. Les ministères soutiennent désormais une meilleure organisation des soins. En dehors de déserts médicaux toujours à déplorer, les projets de soins sont devenus plus faciles à mettre en place autour des grands centres spécialisés TCA, du fait des réseaux formels et informels qui se sont progressivement créés. Il nous semble que le pronostic de nos patients est aujourd’hui moins sombre qu’il y a quelques années. On peut affirmer que leur rétablissement est de plus en plus fréquent, voire qu’une guérison complète peut être espérée.


Pour en savoir plus :

– le site de la FNA-TCA ;
– le site de la Fondation Sandrine Castellotti ;
– le site de l’association nationale des professionnels TCA, qui fédère les réseaux parisiens et régionaux (lesquels ont chacun leur site).The Conversation

Brigitte Remy, Praticien Hospitalier, Université Claude Bernard Lyon 1

Cet article est republié à partir de The Conversation sous licence Creative Commons. Lire l’article original.

Lisez aussi le témoignage de Coralie Degradot, Sophrologue spécialisée dans les troubles alimentaires

Dossier sur la naturopathie

Introduction

On entend souvent qu’en Chine les médecins étaient payés par les patients uniquement tant qu’ils étaient en bonne santé. Cette médecine traditionnelle était donc une médecine fondée sur la prévention. C’est un peu ce principe qui prédomine avec la naturopathie: la maladie résulte d’un déséquilibre. Si vous souhaitez rester en bonne santé ou retrouver un équilibre de manière naturelle, par des changements dans votre hygiène de vie, la naturopathie est faite pour vous.

Elle vous amène à adopter une philosophie de vie proche de la nature où vous prenez le temps d’écouter ce que votre corps vous murmure pour devenir l’acteur principal de votre santé.

Si elle ne se substitue pas totalement à une médecine conventionnelle, la naturopathie est une médecine douce complémentaire passionnante.

D’où vient la naturopathie ?

l'homme puise dans la nature ce dont il a besoin
L’homme puise depuis toujours dans la nature ce dont il a besoin

L’homme, de manière intuitive, s’est toujours soigné avec ce qu’il trouvait dans la nature. Le temps lui a permis de perfectionner ses connaissances jusqu’à en faire des méthodes thérapeutiques. Ces méthodes se sont développées naturellement dans toutes les civilisations. Ces approches empiriques ont donné naissance à la médecine Ayurvedique en Inde ou la médecine chinoise.

En Europe, c’est en Grèce antique qu’Hippocrate posera les bases de ce qui deviendra la naturopathie et sera la médecine utilisée de manière commune jusque vers le 17ème siècle avec quelques principes fondamentaux:

  • « primum non nocere » (ne pas nuire)
  • « vis medicatrix naturæ » (la nature guérit)
  • « tolle causam » (traiter la cause)
  • « deinde purgare » (purifier l’organisme)
  • « docere » (apprendre de la nature)

Dès le 17ème siècle les découvertes scientifiques de Descartes, Newton et Lavoisier vont révolutionner les principes de la médecine. La pensée cartésienne va inciter les médecins à ne plus aborder l’être humain dans la complexité de sa totalité mais comme une somme de parties dont chacune peut être étudiée plus facilement séparément.

Au début du 20ème siècle, naissent de nouvelles médecines qui font de nouveau appel à des procédés traditionnels. Un français, le Docteur Paul Carton, est à cette époque à l’origine d’un renouveau de la médecine naturelle. S’intéressant de nouveau à l’origine des déséquilibres de la santé et non plus simplement au traitement des symptômes, il pose le principe qu’une hygiène de vie déviante est à l’origine de chaque maladie. Il résume cela ainsi : « Le microbe n’est rien, le terrain est tout ». Pour lui chacun peut se soigner tout seul en mesurant l’impact d’un changement de son mode de vie sur sa santé et en tirant les conclusions appropriées.

Sur cette lancée, Pierre Valentin Marchesseau fait dans les années 30 un travail de synthèse des apports de toutes les différentes médecines naturelles. Il en tire des règles relatives au maintien de la santé. La naturopathie était née.

Comment fonctionne la naturopathie ?

La nature (Natura) et ce que l’on ressent (Pathos) constituent l’étymologie du mot naturopathie. Le principe est simple: l’état normal est le bien être. La maladie provient d’un déséquilibre que l’on peut corriger à l’aide d’une hygiène de vie différente.

Il ne s’agit donc pas de soigner les maladies mais de donner au corps les moyens de se soigner seul en puisant dans la nature ce qui lui manque pour rétablir l’équilibre qui a été rompu. En modifiant nos habitudes, la naturopathie a donc une influence sur toute notre vie et souvent aussi sur celle de nos proches. C’est sans doute l’un des aspects les plus passionnants de cette discipline totalement intégrée à notre quotidien.

A qui cette discipline s’adresse-t-elle ?

La naturopathie est considérée comme une médecine non conventionnelle par le Parlement Européen et complémentaire par l’OMS. Cependant – ce qui constitue une belle preuve de reconnaissance – en 1983 l’OMS a recommandé aux autorités médicales de tous les pays de l’intégrer dans leurs services de santé.

Ci-dessous quelques exemples de troubles qui peuvent être pris en charge par la naturopathie:

Une femme se relaxe en pratiquant la méditation
Une femme se relaxe en pratiquant la méditation
  • En cas de stress ou de dépression par exemple la naturopathie pourra nous aider à rétablir un équilibre en s’appuyant entre autres sur la pratique de la méditation, de l’exercice ou encore en modifiant notre alimentation (les liens entre alimentation et humeur sont connus et de plus en plus explorés également par la médecine conventionnelle à travers des recherches passionnantes sur le microbiote. N’oublions pas que notre intestin contient plus de neurones que notre cerveau !)
  • Elle peut aussi nous aider à maigrir puisque c’est souvent une hygiène de vie déséquilibrée qui est à l’origine d’un surpoids
  • Elle reste également un outil efficace dans le cadre de la gestion des dépendances comme le tabac. L’usage de certaines plantes peut par exemple calmer les effets du manque au moment d’arrêter la cigarette par exemple
  • Elle agit aussi pour améliorer les symptômes liés à l’arthrose, les règles douloureuses, la ménopause, les problèmes de foi ou les allergies …
  • Elle permet enfin de lutter contre les troubles du sommeil ou la migraine.
  • etc.

Controverses autour de la naturopathie

Il est parfois reproché à la naturopathie de prôner une hygiène de vie proche de la nature, sans fondement scientifique, parfois presque « mystique ». Certaines personnes mal intentionnées peuvent ainsi abuser de l’intérêt, de la crédulité voir de la détresse de patients pour les inciter à dépenser des sommes importantes dans l’achat de remèdes coûteux à l’efficacité non prouvée. Notons que ces abus existent dans la plupart des disciplines et ne sont pas spécifiques à la naturopathie.

Certains soulèvent le paradoxe qui consiste à prétendre soigner par les plantes tout en refusant en bloc des médicaments dont l’efficacité repose pourtant souvent sur des principes actifs de plante. Par ailleurs certains naturopathes peuvent aussi prôner un rejet radical de la médecine moderne qui peut s’avérer mortel pour certains patients atteints de pathologies graves. Si vous êtes atteints d’une pathologie grave nous vous conseillons de toujours vous référer à votre médecin traitant en parallèle de votre démarche en soins parallèles.

Le fait que la profession ne soit pas réglementée est aussi un problème qui peut mettre les patients en face de professionnels bien intentionnés mais parfois incompétents.

La naturopathie peut également être considérée comme une médecine qui soigne les gens qui vont bien, ce qui n’est pas faux puisqu’elle œuvre à ce que les gens en bonne santé restent en bonne santé.

En dehors de ces réserves potentielles, il n’y a pas de contre-indication générale à l’usage de la naturopathie tant qu’elle intervient en prévention ou en complément.

Comment se déroule une séance ?

La première séance se prend en général sur rendez-vous. Le professionnel vous expliquera alors de quelle manière il exerce, ce dont il a besoin pour travailler et vous communiquera ses honoraires qui sont libres puisque la naturopathie n’est pas réglementée.

La première séance est en général plus longue que les autres. Lors de cette première séance un point complet est fait avec le patient sur sa manière de vivre, sur ses habitudes, ses antécédents, son histoire, les traitements qu’il suit etc.

Le praticien fait ensuite un bilan énergétique afin de mesurer l’énergie vitale du consultant. Il va par exemple prendre le pouls, vérifier les réflexes, l’examiner physiquement…

Enfin sur la base des éléments recueillis précédemment, il établit un programme d’hygiène qui pour remédier aux déséquilibres constatés.

La capacité d’écoute du naturopathe est très importante. Il doit aussi avoir assez de pédagogie pour vous expliquer ce qu’il constate et pourquoi il vous propose d’y remédier de telle ou telle manière. Avec la naturopathie vous êtes l’acteur principal de votre guérison. Il est donc primordial que vous compreniez le traitement proposé pour y adhérer pleinement.

Ensuite, le naturopathe propose en général l’une des 3 cures suivantes à son patient :

  1. détoxination
  2. revitalisation
  3. stabilisation évolutive

Pour réaliser ces cures, il dispose par ailleurs de 4 techniques majeures qui sont:

1 – L’alimentation (diététique et nutrition)

dont l’action se fait par deux axes complémentaires :

  • La restriction (diètes, monodiètes, jeûnes) pour détoxifier l’organisme.
  • La nutrition pour apprendre à manger en fonction de ses besoins.

2 – L’activité physique

Il ne s’agit pas forcément de faire du sport. L’idée est de faire bouger son corps pour se le réapproprier et développer une conscience plus précise de son fonctionnement. Ce qui augmente aussi notre capacité d’écoute et nous permet de mieux identifier les potentielles sources de déséquilibre.

Vous trouverez sur omyzen des informations sur certaines des techniques pouvant être utilisée en naturopathie :

3 – L’hydrologie

l'eau est utilisée pour guérir avec l'hydrologie
L’eau est utilisée pour guérir avec l’hydrologie

Le corps est constitué principalement d’eau. Il s’agit dans un premier temps de boire suffisamment puisque l’eau est indispensable pour faire circuler les nutriments dans l’organisme. Il convient de choisir une eau d’une qualité qui vous convient. En hydrologie il est également question d’utiliser l’eau de manière externe en jouant sur la température, la pression, les qualités de l’eau pour obtenir certaines réactions de notre corps.

4 – La psychologie

Le naturopathe pourra alors orienter la séance autour de l’écoute ou utiliser des techniques psycho-corporelles comme la sophrologie. L’objectif étant souvent d’aider le patient à sortir de conflits psychiques liés à la non acceptation de certaines de ses dimensions, comme la douleur par exemple. Le naturopathe pourra également aider le patient à reconstruire une approche plus positive de la vie qui aura pour effet de le préserver de certains comportement néfastes à sa santé et libérera une énergie importante mise au service de sa santé.

Ces techniques dites « majeures » sont en général suffisantes mais peuvent aussi être combinées à des techniques dites « mineures » comme l’utilisation des plantes (phytologie), la chirologie (massages et manipulations), la réflexologie (https://blogsante.omyzen.com/reflexologie/), la magnétologie, l’actinologie, la chromothérapie et la pneumologie (respiration).

Ces techniques se sont par ailleurs développées pour devenir des pratiques à part entière.

Où trouver un praticien ou un stage ?

Si vous recherchez un praticien, il est important de savoir qu’il n’y a pas de formation ni de diplôme reconnu par l’état. Il pourrait donc être intéressant de discuter avec le praticien que vous choisissez pour en savoir plus sur le contenu de sa formation et vérifier s’il continue ou non de se perfectionner en suivant des stages ou des formations.

Vous pouvez également consulter la liste des professionnels référencés sur le site de l’Omnes, association professionnelle de naturopathes, ou sur celui de la Féna, qui regroupe les praticiens formés dans l’une des écoles de la Fédération française des écoles de naturopathie.

Si vous souhaitez aller plus loin et effectuer des stages, vous pourrez aussi vous rapprocher des centres de formation. Il n’est pas rare qu’ils proposent en parallèle de leurs cursus normaux des stages à la carte concentrés sur le week-end ou plusieurs jours.

Sur internet vous trouverez également une multitude de possibilités qui peuvent être à destination à la fois du particulier qui désire s’initier à un nouveau mode de vie ou des professionnels qui souhaitent acquérir de nouvelles techniques ou se perfectionner.

Comment se former à cette discipline ?

Définie par le parlement européen comme une médecine non conventionnelle depuis 1971, la naturopathie manque toujours de reconnaissance en France.

Pour devenir praticien de santé, vous pouvez suivre une formation délivrée par une école agrée par la Fédération de Naturopathie. La FENA en propose la liste sur son site. Le diplôme, obtenu en fin de parcours, est équivalent à une licence et permet l’acquisition d’un savoir. Le coût de la formation est d’environ 10000 euros.

Le SPN qui est le syndicat regroupant les professionnels de la naturopathie propose également une liste d’écoles qui lui sont affiliées.

Des formations par correspondance avec des stages en entreprises existent.

Certaines formations vous permettent aussi d’avoir accès à des diplômes universitaires internationaux par équivalence dans les domaines des médecines douces comme le fait par exemple l’académie européenne des médecines naturelles.

Quels sont les types d’événements qui existent ?

Ateliers et conférences

L’ISUPNAT, un institut de formation parisien, organise régulièrement des ateliers pour perfectionner une technique à destination des praticiens ou des particulier. Il propose par exemple des conférences pour donner des notions de « naturopathie pour les nuls » et des séances d’apprentissage de naturopathie familiale.

Salons

  • Le salon du zen se tient également, Porte de Champeret à Paris, fin septembre, début octobre chaque année.
  • Le salon du bien être et des médecines douces se tient, Porte de Versailles à Paris, fin janvier/début février chaque année
  • Le salon Naturally à Paris, début juin

Congrès

Le congrès mondial de naturopathie, qui est la plus grande réunion de professionnels de cette discipline, se tient à Londres début juillet.

Quelques chiffres

Cette discipline en France

Le nombre de professionnels installés en libéral en France était de 246 au 31 décembre 2013 selon les données de la Direction Générale des entreprises.

Ces chiffres – anormalement bas – s’expliquent par le fait que beaucoup de naturopathes formés ne pratiquent pas de manière professionnelle déclarée comme tels.

Ceux qui souhaitent en faire leur métier travaillent régulièrement comme salariés dans les magasins bio par exemple ou encore en parapharmacie. Il est en effet difficile de vivre de cette activité en libéral.

Cette discipline ailleurs dans le monde

Dans certaines parties du Canada et des Etats-Unis, en Australie ou encore en Israël, la situation de la naturopathie est bien différente. Les naturopathes sont reconnus comme étant aptes à poser des diagnostics, demander des analyses et des tests (radiographies, analyses de sang ou d’urine, etc.), prescrire des traitements, prodiguer des soins et diriger les patients vers des médecins spécialistes. Mais ces cas restent l’exception et en règle générale, comme c’est le cas en France, le titre de naturopathe n’est pas encore reconnu à l’échelle mondiale même si de nombreuses associations militent activement et très professionnellement dans ce sens.

Le yoga pour débutant

Vous avez entendu parler du yoga par des amis ou vous avez lu de nombreux articles sur les avantages de sa pratique et vous êtes intrigué. Finalement, vous avez décidé de tenter l’aventure et de vous inscrire à un cours de yoga pour débutant – félicitations ! Cela veut sans doute dire que vous voulez prendre soin de votre corps et que vous avez l’intuition d’une dimension “holistique” de votre santé, dans laquelle votre corps et votre esprit ne font qu’un.

Mais en fait le yoga c’est quoi ?

Le yoga regroupe plusieurs pratiques physiques, philosophiques et spirituelles d’origine indienne. Aujourd’hui, il est plus connu comme un ensemble de postures physiques que comme une philosophie, même si les principes de la philosophie de yoga restent souvent très présents dans la pratique contemporaine. La pratique de yoga consiste en trois types d’exercices principaux : les asanas ou postures du corps, le pranayama ou exercice de respiration, et la méditation. Tous les trois pratiqués ensemble permettent d’atteindre l’harmonie entre le corps et l’esprit et par extension avec le monde qui nous entoure.

La pratique de yoga apporte beaucoup de bénéfices physiques. Vous allez apprendre à respirer plus profondément: votre cerveau et les autres organes seront mieux oxygénés. Vos muscles et vos articulations deviendront plus souples et plus forts. Si vous avez une mauvaise posture, le yoga peut vous aider à la corriger en renforçant notamment les muscles de votre dos. Vous allez apprendre aussi à vous concentrer, à développer votre présence – ici et maintenant – ce qui vous permettra de ne plus ruminer et d’être moins obnubilé par vos soucis et vos peurs.

L’esprit du yoga

Comme c’est mentionné plus haut, le yoga n’est pas une religion contrairement à ce que l’on pense parfois. Même si il puise ses racines ancestrales dans la culture orientale, vous n’avez en effet pas à devenir bouddhiste ou hindouiste pour pratiquer le yoga ! Le yoga qu’on pratique aujourd’hui en occident s’est “sécularisé”.

Cependant le yoga ne peut tout de même pas se résumer à un enchaînement de postures et il existe bel et bien un état d’esprit spécifique associé à sa pratique. Les postures vous invitent en effet à développer étape par étape une plus grande présence à votre corps et à votre esprit et une compréhension fine des mécanismes qui les gouvernent. Progressivement vous apprendrez donc à mieux vous connaître, à mieux identifier vos réactions dans différentes situations. Il y a donc fort à parier que cette conscience “élargie” de vous-même, des autres et de votre environnement modifiera progressivement votre vision du monde.

Le yoga s’adresse à tout le monde

Si vous hésitez à pratiquer le yoga parce que vous pensez que vous n’êtes pas prêts physiquement, n’ayez pas peur. Contrairement à l’image d’Epinal d’une jeune fille mince et belle dans des postures qui semblent inaccessibles, le yoga n’est pas simplement destiné à un certain type de personnes: il s’adresse à tous les physiques et à tous les caractères. L’essentiel du yoga ne se trouve pas dans la capacité de réaliser parfaitement telle ou telle posture. Ce qui compte, c’est le chemin que vous parcourez pour tendre à y parvenir. Les différents exercices ont été pensé dans une évolution progressive. Chaque posture propose des variantes et des ajustements qui la rendent accessible au plus grand nombre. L’âge et l’état physique ne doivent donc jamais être des obstacles pour commencer à pratiquer le yoga pour débutant ; souvenez-vous que chacun a été un jour débutant et que vous allez progresser à votre propre rythme.

Quel équipement est nécessaire ?

Comme pour n’importe quelle pratique physique, vous avez besoin de vêtements qui n’entravent pas vos mouvements, comme un legging, un jogging ou un short en bas et un tee-shirt, un pull ou un sweat en haut s’il fait plus froid. Beaucoup d’écoles de yoga proposent leur propre tapis. Si ce n’est pas le cas ou si vous décidez de pratiquer à la maison, vous pourrez acheter le votre. Sachez qu’on trouve désormais des tapis à quelques euros dans les magasins de sport ce qui peut suffire pour débuter la pratique. Si vous voulez aller plus loin vous pourrez acquérir des équipements complémentaires, comme des briques et des sangles de yoga ou des coussins de méditation.

Pour votre initiation au yoga, le seul équipement dont vous avez réellement besoin, c’est vous ! Pour le reste, un petit coin de tapis ou de moquette à la maison et un pyjama sont parfois amplement suffisant !

Le budget nécessaire pour démarrer votre pratique

Votre budget initial dépend de différents facteurs : si vous voulez pratiquer le yoga à la maison ou dans une école, si vous avez l’intention de le pratiquer longtemps ou que vous êtes simplement curieux et ne savez pas encore si vous allez persévérer. Pour un débutant, il est important de faire un peu de recherche sur les différents équipements de yoga et ne pas acheter des équipements inutilement chers compte-tenu de vos besoins. Le yoga est aussi devenu une véritable industrie qui pourra vous inciter à une consommation superflue !

Le facteur qui aura potentiellement le plus d’impact sur votre budget reste cependant le prix du cours de yoga. Vous pouvez prendre des abonnements annuels ou trimestriels avec lesquels vous avez des réductions. Si le tarif des cours est un réel problème n’oubliez pas que certains professeurs proposent des réductions pour les personnes en difficulté financière. Enfin vous pouvez toujours trouver pléthore de vidéos sur YouTube de sessions de yoga qui sont complètement gratuites et accessibles à tous: ce qui peut être très utile si vous décidez de pratiquer le yoga à la maison. Attention cependant aux quelques précautions que nous partageons ci-dessous.

Yoga à la maison ou école de yoga?

Les deux ont leurs avantages et inconvénients. Si vous êtes vraiment un “grand” débutant, il est nécessaire d’apprendre les postures avec un instructeur. Il vous enseigne à prendre dès le départ les bonnes postures, il corrige ce que vous faites mal et vous encourage dans les moments de démotivation qui ne manqueront pas de se présenter régulièrement comme dans toute pratique. Si l’instructeur a trop d’élèves il se peut qu’il ne puisse pas dédier beaucoup de temps à chacun. Certains élèves apprécient cette forme d’anonymat. Si ce n’est pas votre cas, soyez attentif à ce critère au moment de votre choix du cours de yoga. En général les instructeurs proposent des séances d’essai gratuites qui vous permettront tout à la fois de voir si l’approche du professeur et le “format” de son cours vous conviennent.

Les règles à respecter pour suivre un cours de yoga

Comme dans n’importe quel cours, il convient de respecter des règles de base: arriver à l’heure, éteindre son téléphone portable, rester poli, prendre soin du lieu etc.

Mas il y a également certaines spécificités. Une séance de yoga n’est pas simplement une séance de fitness ou de gymnastique comme les autres. Le yoga nous invite à nous connecter en profondeur à notre intériorité, à vivre une expérience d’observation et de connexion à soi forte. L’atmosphère générale du cours doit donc favoriser cela: le silence, la douceur de vos gestes et de vos attitudes, la bienveillance sont autant de qualités auxquelles vous devez être attentif pour vous et pour les autres. Quand on découvre pour la première fois l’ambiance d’un cours de yoga, on peut être saisi par cette atmosphère très particulière et elle peut même en rebuter certains qui auront l’impression de débarquer dans une “secte”. En réalité rien de sacré ou d’exclusif: il s’agit simplement d’installer un cadre propice à la pratique. A la fin de votre séance et après la méditation ou la relaxation finale – lorsque vous aurez fait l’expérience d’un calme et d’une détente profonde – vous comprendrez certainement beaucoup plus facilement l’intérêt de ces attitudes.

Comment se déroule une séance ?

Le déroulement d’une séance peut varier énormément en fonction du type de yoga pratiqué ou du “style” de votre professeur. Cependant un certain nombre d’éléments se retrouvent de manière récurrente.

La mise en condition

Comme pour toute pratique sollicitant le corps, il est important de réaliser un éveil musculaire doux pour prévenir les blessures. Ce moment est souvent également utilisé pour “orienter le regard” du pratiquant. Vous arrivez de l’extérieur, avez peut-être eu une journée passablement agitée, il convient donc de vous aider à effectuer cette transition entre l’agitation et l’intériorité nécessaire à une bonne séance de yoga. Des mouvements doux effectués dans la conscience de ses sensations aident à calmer l’esprit et à installer une vigilance tournée vers soi. Certains professeurs utilisent les sons pour installer ce terrain propice. En diffusant une musique douce ou en prononçant avec leurs élèves certains “mantras” qui sont des mots sanscrits très spécifiques réputés depuis des millénaires pour générer des vibrations particulièrement bénéfiques notamment à la pratique du yoga ou de la méditation. Le plus connu de ces mantras est le fameux “Om”. Ne soyons donc pas surpris: il ne s’agit pas d’une forme de prière religieuse mais simplement d’un moyen physico-psychique pour vous mettre en condition avant la séance.

La salutation au soleil

Le hatha-yoga propose un enchaînement de postures de base qui permet de préparer le corps dans son ensemble à la séance de yoga. Cet enchaînement est en général pratiqué 12 fois pour préparer le corps de manière optimale.

Le travail des postures

C’est le coeur de la séance. Vous travaillez les postures les unes après les autres. En général chaque posture est tenue plusieurs respirations ce qui permet de profiter au maximum de ses bienfaits. Ces postures peuvent s’enchaîner de manière plus ou moins dynamique en fonction du type de yoga pratiqué.

La relaxation finale

yoga nidra pratiqué par une jeune femme
Séance de relaxation finale de type yoga nidra

Elle est souvent réalisée à travers un exercice appelé “yoga nidra”. Vous êtes allongé sur le dos, bras le long du corps légèrement écartés, paumes vers le haut, pieds relâchés de part et d’autre, yeux fermés et le professeur vous guide dans une exploration lente de vos sensations et de votre respiration. Cet exercice lorsqu’il est bien pratiqué entraîne une relaxation profonde du corps et de l’esprit. Beaucoup d’élèves ne jurent que par cet exercice final que certains pratiquent d’ailleurs de manière exclusive comme une forme de méditation.

La méditation

La méditation fait souvent partie des séances ou des cours de yoga. Il s’agit là encore bien souvent d’installer l’état d’esprit propice à la pratique. Finalement, le yoga est une forme de méditation en mouvement, puisque l’essentiel se situe dans l’attention bienveillante que nous portons à notre corps et nos sensations pendant les postures. Cette attention bienveillante est le fondement de la plupart des formes de méditation.

Quelques postures pour les débutants

Si vous décidez de suivre un cours de yoga pour les débutants, il peut être utile d’avoir quelques repères de noms de posture (mais pas indispensable, le professeur pourra vous guide et vous pourrez copier sur vos voisins … c’est autorisé et même conseillé 😉 ). Petite précision: il ne s’agit pas de donner ci-dessous une description précise et “juste” des postures, simplement de décrire l’essentiel pour que vous ayez des repères.

-Lotus: c’est la posture assise rendue emblématique par le bouddha. Les jambes sont croisées, les pieds posés à plat sur la cuisse opposée. Les mains sont sur les genoux qui normalement touchent le sol. Cette posture nécessite beaucoup de souplesse des genoux et des hanches. Ne soyez pas surpris si vous n’y parvenez pas. Le professeur vous guidera et vous donnera des variantes plus accessibles. Cette posture peut être utilisée comme étirement ou comme base pour la méditation ou certaines respirations (les pranayamas).

-Enfant: vous devez être agenouillé, vos fesses sur vos talons, coup de pied à plat sur le sol. En inspirant, inclinez-vous en avant et touchez le sol avec votre front, les mains sur le sol le long de vos jambes. Respirez à votre rythme. La posture de l’enfant est parfaite pour se détendre.

-Chien museau face au ciel: vous êtes allongé sur le sol à plat ventre, les mains à plat sur le sol juste au-dessous de vos épaules. En inspirant vous levez votre tête et votre poitrine vers le ciel, sans levant les jambes ou votre bassin, puis vous revenez dans la posture précédente en expirant.

-Chien tête en bas: vous êtes inclinés en avant, la tête détendue. Les genoux sont pliés et vos mains sont à plat sur le sol largeur d’épaule. Les pieds largeur de hanche s’éloignent de vos mains, sur la pointe des pieds dans un premier temps, les fesses restant en l’air. Votre corps forme donc une sorte de V inversé. Progressivement vous essayez d’amener les talons au sol tout en gardant le dos droit et les fesses en l’air.

-Chat: vous restez à quatre pattes. En inspirant, regardez devant vous, et relâchez le ventre vers le sol en creusant le dos, puis en expirant, inversez la courbure de votre dos et arrondissez-le en le poussant vers le ciel, la tête étant relâchée vers le sol. Il s’agit d’une posture excellente pour étendre votre dos.

Écoutez toujours votre corps

La règle la plus importante de yoga: laissez votre corps vous guider. Vous ne devez jamais comparer vos progrès à ceux des autres, puisque chaque corps est différent et que chaque personne avance différemment. Le yoga est aussi une école de bienveillance envers soi et de tolérance envers les autres !

Si vous devez essayer d’aller au-delà de votre zone de confort pour progresser, la douleur doit toujours être une alarme qui vous invite à moins forcer ou à corriger votre posture. Demandez conseil à votre professeur de yoga pour éviter les blessures ou les douleurs excessives qui risquent de vous décourager.

Le yoga, une aventure extraordinaire

Vous avez désormais dans les mains tous les éléments pour commencer dans de bonne conditions des cours de yoga pour débutant. Le yoga est une aventure extraordinaire qui va bien au-delà du simple exercice physique. Sur ce chemin vous trouverez entre autres: une meilleure santé, la réconciliation avec votre corps, une meilleure concentration utile au quotidien, une plus grande tolérance, une attention plus précise et plus douce à vous-même et au monde qui vous entoure … Bonne pratique !

Comment pratiquer le Yoga à la maison ?

Comment pratiquer le yoga chez soi ?

Le yoga est une discipline millénaire qui connait un intérêt croissant de la part du grand public. Elle permet un mieux être physique et psychologique indéniable et constaté par des millions de pratiquants à travers le monde.

Mais comme c’est le cas pour tous les changements profonds que nous souhaitons mettre en place dans nos vies, il y a une condition forte à leur efficacité : la pratique !

D’ailleurs savez-vous qu’il suffirait de 22 jours pour prendre durablement une bonne habitude ?

Alors voici quelques conseils pour pratiquer le yoga chez soi. Certains peuvent s’appliquer à d’autres disciplines 😊 Bonne pratique !

Eviter de pratiquer seul quand on débute

Cours de yoga en groupe

Le Hatha Yoga traditionnel peut sembler une discipline douce, relativement inoffensive. Je vous mets cependant en garde. Les asanas (les postures du yoga) sont pour certaines très puissantes et ont un effet profond sur le corps dans son ensemble.

Il faut donc éviter de les pratiquer de manière incorrecte ce qui peut s’avérer au mieux inutile au pire dangereux.

Je vous conseille donc fortement de suivre d’abords des cours de yoga avec un professionnel qualifié avant de vous lancer à la maison !

Certains DVD ou vidéos sont très biens conçus mais je vous invite à débuter quand même par un cours de yoga accompagné par un professeur en chair et en os.

En tant que débutant, vous n’aurez pas forcément développé une conscience de votre corps et de sa position suffisants pour ajuster seul votre posture. Par ailleurs dans une vidéo certaines choses seront peut être implicites et vous pourrez pratiquer longtemps sans savoir que vous commettez des erreurs !

Petite astuce: vous pouvez pratiquer devant un miroir. Cela vous permettra de visualiser vos défauts d’alignement dans la posture.

Mais encore une fois : rien de remplace un bon professeur de yoga correctement formé !

Même ceux qui pratiquent depuis longtemps seuls ont intérêt à suivre régulièrement des cours de yoga pour corriger d’éventuelles mauvaises habitudes ou tout simplement pour renouveler leur pratique et rester motivés !

S’assurer de disposer d’un lieu adapté

C’est une des (nombreuses) choses que je trouve fascinante avec le yoga: il suffit d’un petit tapis pour pratiquer une discipline extrêmement puissante. Oui mais … Si vous débutez le choix d’un lieu propice aura une importance fondamentale pour plusieurs raisons.

  • Pour pratiquer correctement !

Faites notamment attention à la qualité du sol sur lequel vous réalisez vos postures. Le sol doit être plat et assez dur. Je me suis déjà fait mal aux poignets en pratiquant en extérieur sur un sol irrégulier.

Surtout quand vous débutez, faites attention à ce petit détail qui peut vous éviter bien des désagréments.

Donc les séances de yoga sur la plage sont sympathiques … mais uniquement très ponctuellement.

  • Pour rester motiver

Prendre une nouvelle habitude ce n’est pas simple ! Si en plus le lieu dans lequel vous pratiquez n’est pas agréable, que vous êtes dérangés par des personnes qui vous observent bizarrement ou font des commentaires narquois (même quand elles font partie de votre famille !), alors vous risquez d’abandonner plus facilement la pratique.

J’ai aussi remarqué que les jeunes enfants adorent venir se fourrer entre vos jambes ou sur votre dos dans certaines postures … très mignon mais assez perturbant ! 🙂

Quelles sont les caractéristiques d’un lieu adapté à la pratique ?

  • Un sol plat et assez dur
  • Un lieu calme et propre (ça inclut de ne pas être trop dérangé par les moustiques en été …)
  • Assez d’espace pour des postures. Un test simple à réaliser: en vous mettant sur le devant puis le derrière de votre tapis, écartez les bras à l’horizontal et tournez sur vous-même. Si vous n’heurtez rien vous avez assez d’espace pour pratiquer sans gênes.
  • Un lieu à la bonne température: le yoga étire les muscles et les tendons. Il faut éviter les lieux trop froids qui aurez un effet contractant. Le Bikram Yoga se pratique dans une salle chauffée pour vous aider à aller plus loin dans vos postures

La recherche du lieu idéal ne doit pas devenir un frein: avez-vous remarqué qu’on trouve facilement des excuses pour ne pas se faire du bien ? 😉

Ritualiser la pratique

Un tuyau que je donne à mes élèves: transformez votre séance en rituel ! Rien de tel pour parvenir à installer une pratique que de la transformer en un moment presque « sacré » dans votre semaine. Un peu d’encens, quelques fleurs ou images inspirantes, une musique de circonstance … Tout cela vous aidera à ancrer cette nouvelle bonne habitude.

A quel moment de la journée pratiquer ?

pratiquer le yoga à l'aube

Il n’y a pas d’heure idéale pour pratiquer comme il n’y jamais de lieu idéal …

La tradition évoque souvent l’aube comme un moment idéal. C’est vrai que c’est magnifique et très régénérant de pratiquer à 5h un matin mais je ne suis pas certain que ça vous convienne …

Globalement c’est vrai que le matin est particulièrement adapté. La maison est encore calme, la rue aussi et vous n’êtes pas encore emporté par l’ouragan de votre emploi du temps. Seul soucis: vous n’êtes pas encore bien réveillés et vos muscles non plus !

Mes petits conseils : buvez une tasse de thé ou de café (sans manger), rincez-vous le visage ou prenez votre douche et n’hésitez pas à effectuer des petits étirements pour un réveil musculaire en douceur avant d’attaquer votre séance.

En synthèse: faut-il pratiquer le yoga chez soi ?

Oui, oui et encore oui !

Cependant je ne vous conseille pas de commencer par ça si vous débutez.

L’idéal reste d’alterner pratique à la maison et cours extérieurs pour corriger de potentielles mauvaises habitudes, continuer à évoluer dans sa pratique et vous remotiver.

Une petite idée: pourquoi ne pas inviter des ami(e)s chez vous pour pratiquer ensemble !? Vous pouvez même cotiser pour vous offrir un prof particulier à domicile … J’ai un groupe d’amies qui ne jure plus que par leur beau prof de yoga brésilien et qui n’ont étrangement plus aucun problème de régularité dans leur pratique 😉

Bon cours de yoga !

Dans la joie !

Om.

Julien.

Mal de dos ? Pensez à l’ostéopathie…

ostéopathie dos
L’ostéopathie est l’une des techniques thérapeutiques les plus efficaces pour traiter les douleurs de dos.

Mal de dos ? Pensez à l’ostéopathie…

Le mal de dos constitue le deuxième motif de consultation chez les médecins généralistes en France. Mais ce n’est pas étonnant. C’est vrai, qui n’a jamais eu mal au dos ? En moyenne, 80% des français souffriront de ce mal au moins une fois dans leur vie. Cette pathologie est si fréquente qu’aujourd’hui, on la surnomme « le mal du 21ème siècle ».

Vous aussi, vous avez l’impression que votre dos est bloqué ? Qu’il ne bouge pas normalement ? Et que la douleur demeure malgré les anti-douleurs que vous prenez ?

Voici une solution naturelle et efficace : l’ostéopathie.

Petit tour d’horizon sur l’ostéopathie

L’ostéopathie est une technique de soins qui a vu le jour au 19ème siècle aux Etats-Unis. Développée par le Dr Andrew Taylor Still, elle est règlementée en France depuis 2007.

Son objectif : grâce à une parfaite maitrise du fonctionnement de l’organisme, l’ostéopathe va traiter naturellement les maux et troubles fonctionnels.

Le principe de l’ostéopathie

L’ostéopathie part du principe que toutes les parties du corps sont reliées entre elle. Ainsi, dès lors qu’il y a un dysfonctionnement quelque part, c’est tout le système qui en pâtit.

Un petit exemple : lorsqu’un nerf est comprimé, cela va gêner la circulation sanguine. Les organes ne seront pas bien alimentés en sang. Résultat : cela va occasionner des lésions importantes.

Les techniques et les outils utilisés

L’ostéopathie est une thérapie manuelle. Elle consiste à induire la guérison en jouant sur l’appareil locomoteur. En d’autres termes, elle va surtout travailler sur les os, les muscles et les nerfs.

Pour atteindre ces objectifs de guérison, l’ostéopathe va procéder à des manipulations, des palpations, des pressions, des pompages, des tractions, des mobilisations, des élongations, des torsions, etc… La technique utilisée dépendra essentiellement du mal à traiter. On en répertorie 4 principaux types de techniques ostéopathiques :

  • fonctionnelles
  • structurelles
  • crâniennes
  • viscérales

Pourquoi l’ostéopathie est-elle efficace contre les douleurs lombaires ?

Il y a 10 ans, on ne connaissait pas encore l’ostéopathie. Mais aujourd’hui, cette thérapie est considérée comme le traitement le plus efficace contre le mal de dos.

Une étude réalisée en 2013 a, par exemple, permis de prouver que l’ostéopathie pouvait soulager considérablement la lombalgie. Les patients – qui ont souffert de douleurs permanentes pendant plusieurs mois – ont réduit leur consommation d’antidouleurs après seulement 12 semaines.

La question est de savoir : pourquoi ?

Une approche thérapeutique différente

L’ostéopathie donne des résultats satisfaisants parce qu’elle adopte une approche thérapeutique différente.

Contrairement à la majorité des méthodes de soins en effet, celle-ci ne se contente pas de traiter les symptômes. Elle s’oriente plus vers le traitement du problème à sa source.

Ainsi, si vous avez mal au dos, l’ostéopathie ne va pas seulement soulager la douleur. Elle va parallèlement soigner la cause de cette dernière. Et elle peut être multiple : troubles digestifs, infection, troubles pulmonaires, troubles rénaux, etc…

Une approche spécifique et adaptée

L’efficacité de l’ostéopathie contre le mal de dos s’explique aussi par le fait qu’elle permet de proposer des méthodes de soins spécifiques et adaptées à chaque type de maux du dos. Les douleurs lombaires peuvent en effet signifier beaucoup de choses. En fonction de leur situation et de leur intensité, il peut s’agir de :

ostéopathie colonne
L’ostéopathe va agir sur l’ensemble de la colonne.
  • Lombalgie
  • Dorsalgie
  • Cervicalgie
  • Hernies discales
  • Lumbago
  • Scoliose

Ainsi, lors de la première consultation, un diagnostic ostéopathie spécifique (D.O.S.) est d’abord effectué. Elle permettra de déterminer la « lésion primaire » et de proposer le traitement adapté.

Des outils d’appoint

Enfin, l’ostéopathie fait appel à d’autres disciplines thérapeutiques pour optimiser les effets du traitement. En fonction de la nature du problème, l’ostéopathe peut aussi faire appel à l’homéopathie, la kinésiologie, à la posturologie, mais aussi, à l’acupressing, l’auriculothérapie… s’il juge cela nécessaire à une guérison optimale du patient.

Pourquoi choisir l’ostéopathie ?

L’efficacité de l’ostéopathie comme traitement du mal de dos n’est plus à prouver. La preuve ? Les patients qui consultent un ostéopathe sont de plus en plus nombreux. Et cela, pas seulement à cause d’un mal de dos.

Selon les statistiques, un Français sur trois choisit de consulter ou aurait déjà consulté un spécialiste dans le domaine en France.

Une thérapie douce et naturelle

Les douleurs occasionnées par un mal de dos peuvent être intenses et violentes. Dans la majorité des cas, elles justifient la prise d’antidouleurs puissants et en grande quantité. Ce qui peut exposer le patient à de nombreux effets indésirables. Mais aussi, à des risques réels pour sa santé sur le long terme.

A l’instar des traitements traditionnels, l’ostéopathie est 100% naturelle.

La thérapie est manuelle. Vous n’aurez donc pas à ingurgiter des tonnes de médicaments pour guérir. Par conséquent, si vous avez mal au dos et que vous ne voulez pas de prendre de produits chimiques – potentiellement dangereux en passant – l’ostéopathie est une excellente alternative.

Elle est sans effets secondaires. Et mis à part de petits craquements (totalement inoffensifs), elle ne présente aucun risque pour la santé.

L’ostéopathie, pas seulement pour les douleurs lombaires

Eh oui ! Le champ d’action de l’ostéopathie ne se limite pas au traitement du mal de dos. Cette pratique thérapeutique est aujourd’hui utilisée dans de nombreux domaines de la médecine :

  • pédiatrie
  • gynécologie
  • gériatrie

Autrement dit, vous pouvez également faire appel à l’ostéopathe pour traiter vos troubles :

ostéopathie viscérale
L’ostéopathie viscérale agit sur les organes internes.
  • digestifs
  • respiratoires
  • circulatoires
  • articulatoires
  • locomoteurs
  • génito-urinaires

La pratique de l’ostéopathie a également été reconnue efficace contre les maux de tête, les vertiges et certaines infections.

L’ostéopathie en guise de traitement de prévention

L’ostéopathie peut aussi être utilisée comme traitement préventif. Elle veille en effet au bon fonctionnement de l’organisme en entier. Parallèlement, elle lui donne tous les outils nécessaires pour combattre d’éventuelles attaques.

L’ostéopathie est également efficace pour déceler et traiter les maux silencieux. Certaines maladies sont le fruit de traumatismes psychosomatiques ou somatiques bien tolérés. Ils ne sont pas totalement guéris, mais ils ne font pas souffrir. Du coup, on fait moins attention à eux. Et pourtant, ils restent dangereux et peuvent provoquer de nombreux dysfonctionnements inexpliqués sur le long terme.

L’ostéopathie peut aussi vous aider à prévenir les arthroses, le surpoids ainsi que les déformations des os dues à la sédentarité ou aux mauvaises postures.

Grâce à sa connaissance parfaite de l’anatomie et de la physionomie humaine, l’ostéopathe peut proposer une prise en charge préventive complète. Voilà pourquoi, aujourd’hui, il est recommandé de le consulter au moins une fois par an.

L’ostéopathie, une thérapie pour tous

L’ostéopathie est une thérapie naturelle et non-invasive. Elle ne représente aucun risque pour la santé. Voilà pourquoi, on peut la recommander à tous les patients, de tous les âges.

Chez le nourrisson, l’ostéopathie peut être utilisée pour soulager les troubles digestifs : coliques, vomissements, régurgitations, constipation. Cette méthode thérapeutique contribue également à améliorer le sommeil de bébé et à corriger les déformations de ses os (crâne, pied, bras).

Chez l’enfant, l’ostéopathie peut corriger les déformations d’os causées par des chutes ou le port de cartables trop lourds. Elle peut aussi servir pour traiter les troubles du sommeil et à soigner diverses infections ORL.

Chez les personnes âgées, l’ostéopathie est recommandée pour optimiser la mobilité corporelle. Les thérapies visent à améliorer l’équilibre et la stabilité des seniors et ce, afin de minimiser les risques de chutes. Cette discipline thérapeutique est également utilisée pour prévenir les différentes maladies articulaires qui viennent avec l’âge telles que l’arthrose ou l’ostéoporose.

Comment se faire soigner par un ostéopathe pour un mal de dos ?

Il n’y a pas de protocole particulier à suivre. En fait, il vous suffit de consulter l’ostéopathe le plus près de chez vous.

Faut-il une ordonnance médicale ?

Pas nécessairement. Si vous souhaitez vous faire soigner naturellement et en douceur, vous pouvez aller voir l’ostéopathe directement.

Si vous avez des doutes, vous pouvez bien sûr consulter un médecin généraliste d’abord. Mais si les antidouleurs n’ont aucun effet, il se peut que celui-ci vous oriente également vers un ostéopathe.

Comment se passe une séance chez l’ostéopathe ?

La première consultation dure généralement 45 minutes. Elle a pour but de déterminer le D.O.S. (Diagnostic ostéopathique spécifique). Pour cela, l’ostéopathe va commencer par vous poser de nombreuses questions. Il va vous questionner sur vos antécédents et sur la nature de votre mal de dos (intensité, localisation, fréquence…).

Après cela, il va établir un bilan complet. Pour cela, il va vous demander de vous placer dans plusieurs positions (debout, assis, allongé…) tout en vous palpant. Cet examen a pour but de déceler d’éventuels dysfonctionnements au niveau de vos muscles, nerfs et articulations.

C’est seulement après qu’il va vous délivrer un diagnostic et les séances nécessaires à la guérison.

Combien de séances sont nécessaires pour soigner un mal de dos ?

Le nombre de séances pour guérir un mal de dos par l’ostéopathie va dépendre de plusieurs facteurs :

  • L’intensité de la douleur
  • La gravité de la pathologie sous-jacente
  • L’ancienneté de la douleur et de la pathologie
  • L’état du patient

En règle générale, il faut compter :

  • 1 à 3 séances d’ostéopathie pour soigner un mal de dos aigu et soudain.
  • 2 à 4 séances pour traiter un mal de dos latent, c’est-à-dire que l’on a ressenti depuis longtemps.
  • 1 séance d’ostéopathie en guise de thérapie préventive s’il n’y a aucun problème de dos.

Soigner un mal de dos avec l’ostéopathie, ça coûte combien ?

Les ostéopathes sont libres de fixer leurs honoraires. Le coût d’une séance varie donc d’un pratiquant à l’autre.

Le coût d’une séance chez l’ostéopathe

Un ostéopathe peut vous facturer entre 20€ à 80€ la séance. Si vous voulez faire des économies, pensez à demander les tarifs pratiqués avant toute consultation. Il pourrait également être intéressant de considérer ce critère au moment de choisir votre ostéopathe.

Traiter un mal de dos par l’ostéopathie, est-ce pris en charge ?

L’Assurance maladie ne prend pas en charge les dépenses liées à des soins ostéopathiques. Il est néanmoins possible de bénéficier d’une bonne prise en charge en souscrivant à une complémentaire santé. Certaines mutuelles proposent en effet un remboursement des séances d’ostéopathies sous quelques conditions : le recours à un ostéopathe agréé et la présentation d’une facture.

Pour Savoir plus précisément comment l’ostéopathie traite les lombalgies, lisez Lombalgie et ostéopathie.

Vous pouvez également lire : Ostéopathie et sciatique

Interview de Marie-Pierre Alix, neurothérapeute

Interview de Marie-Pierre Alix, neurothérapeute

Marie-Pierre Alix, est neurothérapeute. Elle nous parle de sa technique du « détachement de traumatismes », une thérapie brève qui permet de se débarrasser de trauma, TOCS, phobies ou autres processus pathologiques.

« Au bout de trois quart d’heures, la personne qui s’est installée dans le fauteuil en vrac, avec des sensations très désagréables, va ressortir débarassée de cette émotion négative. Tout ce qu’elle m’a raconté sur le moment où elle a senti cette sensation pour la première fois, tout cela va devenir neutre. »

Retrouvez la version écrite de cette interview ici

Témoignage de thérapeute : Olivier Prieur, sinopraticien

Olivier Prieur sinothérapeute
Olivier Prieur : « Prenez soin de vous, personne ne le fera à votre place. »

Merci de vous présenter en 4 à 5 lignes

Olivier PRIEUR, je suis praticien en médecine traditionnelle chinoise, originaire de Bourgogne, installé depuis une quinzaine d’années sur le Pays Basque, Bayonne pour être plus précis.

Après avoir été dans la vente pendant des années et suite au décès d’une proche qui a beaucoup souffert avant de partir, j’ai eu ce déclic et cette envie d’apporter du mieux à la prise en charge santé d’abord autour de moi puis au fil du temps, au plus grand nombre.

Parlez-nous de votre activité actuelle de thérapeute alternatif

Je pratique le massage tuina, l’acupuncture et quelques pratiques connexes (ventouses, auriculothérapie) en auto-entrepreneur depuis quelques mois. Je reçois mes usagers pour le moment chez moi dans une pièce dédiée mais idéalement j’aimerais travailler au sein d’une maison médicale ou d’un dispensaire comme il en existe déjà quelques-uns en France, pour pouvoir échanger avec médecins (dits conventionnels), kinésithérapeutes, ostéopathes et/ou infirmiers. Je suis pour le cumul des compétences dans l’optique du mieux-être recherché par nos patients.

Comment s’est déroulée votre reconversion ?

Ancien technico-commercial essentiellement dans le bâtiment, j’ai toujours eu la fibre empathique, l’envie d’aider l’autre, de le soulager de ses contraintes et naturellement, malgré quelques turpitudes de la vie, j’ai entamé ma reconversion voilà 6 ans maintenant, dans une école bordelaise.

La principale difficulté est d’ordre financier : quand on veut se reconvertir, la bureautique, la menuiserie, ou les soins à domicile, aucun problème…les thérapies alternatives, complémentaires, ne rêvez pas, débrouillez-vous !!

Comment vous êtes-vous fait connaître en tant que thérapeute ?

Page facebook, distribution de cartes de visite et bouche à oreille (la meilleure des publicités).

Les points positifs du métier de thérapeute alternatif selon vous ?

Faire ce qu’on aime, soulager les personnes qui viennent nous voir souvent en dernier recours. Comme ils me le disent souvent: on a fait le tour, personne ne peut me soulager, mon médecin m’a dit “l’acupuncture, pourquoi pas…”.

Et puis, même si ce n’est pas encore mon activité principale, travailler pour soi…

Les difficultés principales que vous avez rencontrées ?

Faire sa place au soleil n’est pas si simple, il faut batailler pour aller de l’avant mais c’est très formateur.

Vos conseils pour les aspirants thérapeutes ?

Faites ce dont vous avez envie, ne lâchez rien et notamment, ne vous laissez pas abattre par de basses considérations matérielles. Vous avez de l’or dans les mains, dites-vous que derrière les nuages se cachent souvent un beau soleil.

Partagez avec nous vos projets, vos rêves en rapport avec votre activité ?

Comme dit plus haut, ouvrir un dispensaire avec d’autres thérapeutes alternatifs. Egalement partir étudier en Chine, à la source pour apprendre encore et toujours de cet art millénaire qu’est la MTC. Aussi, allez soigner en humanitaire, parce que ceux qui n’ont rien sont souvent d’une générosité hors-pair et si je peux modestement contribuer à une certaine forme de reconnaissance de notre activité dans notre système de santé, je serais le plus heureux des praticiens.

Quelques mots sur Omyzen ?

Beaucoup d’articles constructifs, du positif, continuez !!

Vous êtes thérapeute et souhaitez vous aussi témoigner de votre parcours, présenter votre activité ? Il vous suffit de remplir un formulaire en suivant ce lien : formulaire témoignage. Au plaisir de vous lire !

Comment éviter le mal de dos pendant la grossesse

grossesse mal de dos
Pendant la grossesse, le poids du ventre vers l’avant peut causer des douleurs au dos.

Comment éviter le mal de dos pendant la grossesse

Pendant la grossesse, il est fréquent d’avoir mal au dos. Dès les premiers mois, votre corps subit des changements importants. Au fil du temps, votre dos va supporter un poids supplémentaire de plus en plus lourd. Pas de panique donc, cette douleur est tout à fait normale. Mais elle n’en est pas moins désagréable.

Vous êtes enceinte et vous avez mal au dos ? Voici quelques astuces qui pourront vous aider à le soulager…

Mal de dos et grossesse

Le mal de dos figure parmi les désagréments auxquels les femmes enceintes peuvent être sujettes. Au même titre que les nausées, les vomissements, les jambes lourdes et les seins sensibles. Plus de 80 % d’entre elles ressentiront ces tiraillements dans le dos pendant la grossesse.

Le mal de dos pendant la grossesse : qu’est-ce que c’est ?

Le mal de dos pendant la grossesse se reconnaît facilement. Il apparaît généralement pendant le deuxième trimestre et touche particulièrement le bas du dos. Voilà pourquoi, il est souvent assimilé à une lombalgie. Il peut également se propager au niveau de la cuisse et des fesses, on parle alors d’une sciatique.

Une fois qu’il se manifeste, ce mal de dos a tendance à s’installer. Il s’intensifie généralement jusqu’à la fin de la grossesse et ne disparaît complètement que quelques mois après l’accouchement.

L’intensité de la douleur varie d’une femme à l’autre. Mais en règle générale, celle-ci peut augmenter sous l’influence de nombreux facteurs :

  • La fatigue
  • Les mauvaises postures
  • Le nombre de grossesses
  • L’importance de la prise de poids

Les causes du mal de dos pendant la grossesse

Pourquoi avez-vous mal au dos pendant la grossesse ? D’où vient cette douleur ?

Retenez avant tout ceci : les changements occasionnés par la grossesse sont particulièrement importants. L’utérus qui ne cesse de prendre du volume va commencer par repousser un à un les organes qui étaient bien à leur place. Le système respiratoire va doubler d’effort pour permettre à la future maman de respirer et d’apporter au petit fœtus sa dose d’oxygène. Les systèmes cardiaques et vasculaires sont également touchés, d’où les risques d’apparition de varice. Mais c’est surtout le dos qui paie le plus cher. D’où les douleurs.

Le mal de dos est souvent occasionné par une modification de la colonne vertébrale. À partir du deuxième trimestre en effet, le poids de bébé associé à l’utérus devient conséquent. Le dos va commencer à supporter une charge qui va devenir de plus en plus lourde. Le centre de gravité va attirer ce poids vers l’avant, ce qui va provoquer une cambrure douloureuse.

La deuxième cause du mal de dos pendant la grossesse est justement cet entassement du poids de l’utérus vers le bas du dos. Ne pouvant aller ni vers le haut ni vers l’arrière en effet, la poche utérine va se développer vers l’avant et vers le bas. Elle va comprimer le bassin, ce qui va provoquer des douleurs lombaires.

La troisième origine possible de la douleur est « les muscles dorsaux ». Pourquoi ? Tout simplement, parce qu’en règle générale, notre posture est soutenue par les muscles du dos et les abdominaux. Lorsqu’une femme tombe enceinte et que son ventre commence à grossir, les abdominaux se relâchent. Elles ne soutiennent plus rien, laissant toute la tâche aux muscles dorsaux. Sous l’effet des efforts continus, ceux-ci vont se contracter, ce qui peut provoquer des douleurs.

La quatrième cause du mal de dos pendant la grossesse est la sciatique. En augmentant de volume, l’utérus peut en effet finir par comprimer le nerf sciatique et provoquer des douleurs diffuses au niveau des fesses et des cuisses.

Mal de dos pendant la grossesse : comment le soulager ?

Aujourd’hui, on peut faire beaucoup de choses pour soulager la douleur et bien la vivre jusqu’à la naissance de bébé.

Commencez par la posture

À cause de la lourdeur, du poids qu’elle doit supporter, la femme enceinte a en effet tendance à adopter des postures qui ne sont pas forcément bonnes pour son dos : elle se cambre, elle se voute, elle se penche. La première chose à faire pour soulager les douleurs dans le dos, c’est de les corriger, et d’apprendre à adopter des postures plus adaptées.

femme enceinte kinésio tape
Les Kinesio-Tape peuvent vous aider à garder une bonne posture.

La priorité : il faut arrêter de se vouter. Lorsque le corps suit cette force qui le tire vers l’avant et vers le bas, cela renforce la déformation que subit la colonne vertébrale. Pour soulager la douleur, il faut donc garder le dos bien droit. Que ce soit en position debout ou assise, il faut toujours se redresser et faire en sorte que le dos ne se cambre pas.

Il est également déconseillé de se pencher en avant régulièrement, car cela pourrait comprimer un nerf. Si vous voulez prendre quelque chose par terre par exemple, il vaut mieux plier les genoux et se baisser doucement. De même, il n’est pas du tout recommandé de prendre appui sur les mains et sur le dos pour se lever du lit. Mieux vaut rouler sur le côté.

Ensuite, une meilleure hygiène de vie

Le saviez-vous ? Une mauvaise alimentation, un sommeil irrégulier… peuvent induire ou favoriser le mal de dos pendant la grossesse.

Si vous voulez soulager la douleur, pensez avant tout à adopter une alimentation variée, saine et équilibrée. Une prise de poids trop importante peut en effet augmenter la charge déjà conséquente que le dos doit supporter. Il est donc inutile de manger en grande quantité sous prétexte que vous devez manger pour deux. Consommer plutôt des aliments de qualité qui vous apporteront, à vous et à votre bébé, les nutriments dont vous avez besoin pour rester en bonne santé. Il est également conseillé de boire beaucoup d’eau.

De même, adoptez un mode de vie plus sain. Ménagez-vous et prenez le temps de vous reposer. La fatigue, le stress, le manque de sommeil, les efforts physiques intenses sont autant de facteurs qui intensifient la douleur.

Et si vous ajoutiez quelques exercices physiques ?

Des exercices physiques ? Oui, mais attention, il ne s’agit pas de faire du jogging non plus ! Pour détendre et relâcher ses muscles, il est recommandé à la femme enceinte de faire quelques activités physiques tout en douceur : natation, marche, le yoga, gymnastique douce et des exercices de bascule du bassin.

Selon les médecins, la natation est très efficace pour prévenir la lombalgie chez la femme enceinte. Ne vous en privez donc surtout pas, en particulier pendant le dernier mois. Cependant, la brasse est déconseillée, car elle favorise la cambrure du dos. Pour soulager la douleur, favorisez plutôt la planche ou le dos crawlé.

Vous pouvez également suivre des séances de Yoga prénatal. Non seulement ça va vous aider à vous relaxer, mais en plus, c’est très efficace pour libérer les muscles dorsaux tendus et contractés.

Des séances de massage à l’occasion…

Le massage ? Il n’y a rien de tel pour soulager des douleurs musculaires et/ou articulaires. Et bonne nouvelle, la femme enceinte peut y avoir droit. Certes, cela ne va pas guérir la sciatique si la douleur vient de là. Mais au moins, cela peut vous aider à vous détendre et à vous relaxer et c’est déjà une très bonne chose.

Le massage peut être réalisé par un kinésithérapeute ou par un ostéopathe. Ils ont l’expérience nécessaire pour réaliser un massage sécure, c’est-à-dire sans risque pour vous et le bébé. Toutefois, vous n’êtes pas tout le temps obligé de faire appel à un spécialiste. Vous pouvez également demander à votre conjoint de le faire. Il lui suffit juste d’exercer une légère pression au niveau du bas de dos ou des deux côtés de la colonne vertébrale.

Pour plus de détails, lisez : Le massage prénatal, bienfaits et précautions

Quelques outils que vous pouvez utiliser…

Pour soulager le mal de dos pendant la grossesse, vous pouvez également utiliser plusieurs outils :

  • La ceinture lombaire est très efficace. Elle soutient les muscles dorsaux, corrige les mauvaises postures et allège la charge que le dos doit supporter. Il n’est pas nécessaire non plus de la porter tout le long de la journée – c’est d’ailleurs déconseillé. Idéalement, il faut la porter lorsque vous vous livrez à des activités qui nécessitent des mouvements et des efforts importants.
bouillote maux de dos
L’application d’une bouillotte peut apaiser efficacement vos douleurs.
  • La bouillotte peut aussi être un excellent remède. La chaleur favorise en effet la dilatation des vaisseaux sanguins, ce qui favorise une bonne circulation du sang. Cela a pour effet de diminuer la douleur. Vous pouvez utiliser les bouillottes le soir. Elles contribueront à un sommeil de qualité.
  • Les oreillers sont de précieux alliés contre le mal de dos. Et ce, que ce soit en position allongée aussi bien qu’assise. Dans votre lit, vous pouvez en utiliser plusieurs pour plus de confort : un contre la tête, un autre dans le dos (ou plusieurs pourquoi pas) et un autre entre les genoux. Vous pouvez également utiliser des oreillers pour caler votre dos lorsque vous êtes assise sur une chaise. Aujourd’hui, vous pouvez trouver des oreillers de différentes formes et spécial femme enceinte.

Quelques exercices faciles à faire à la maison

Voici quelques exemples d’exercices simples et faciles à faire chez soi quotidiennement pour soulager le mal de dos pendant la grossesse.

L’étirement

Pendant la grossesse, tous les muscles de votre corps peuvent être tendus. Il est donc normal que vous ayez l’impression d’avoir mal partout, pas seulement dans le dos. Pour soulager cette tension, vous pouvez faire cet exercice :

  • Assoyez-vous sur une chaise en veillant à ce que votre dos soit bien droit
  • Baissez la tête comme si vous essayiez de placer votre menton sur votre poitrine
  • Levez vos bras au-dessus de votre tête et croisez vos doigts
  • Tournez les paumes vers le haut et étirez les mains dans le même sens, tout en soufflant légèrement.

La bascule du bassin

Cet exercice est à faire régulièrement. Vous ne devez jamais oublier que votre bassin est la partie la plus sollicitée. Il faut donc le chouchouter. Pour cela, vous pouvez faire cet exercice :

  • Allongez-vous sur le sol, dos à plat
  • Repliez les genoux et gardez les pieds écartés et bien fixés au sol
  • Avec vos pieds, exercez une forte pression sur le sol
  • Normalement, vous allez sentir vos reins se poser sur le sol et votre bassin rouler.

Sinon, vous pouvez aussi faire celui-ci :

  • Allongez-vous sur le sol, dos à plat
  • Repliez vos genoux sur votre ventre
  • Basculez doucement de gauche à droite.

Les abdominaux

Des exercices légers d’abdominaux peuvent apporter un plus. Mais attention, il ne s’agit pas là de vous sculpter un ventre plat, mais plutôt de soulager les muscles de vos abdomens. Pour cela, vous n’avez qu’à inspirer par le nez en gonflant le ventre, puis relâcher l’air par la bouche. En faisant cela pendant quelques minutes, vous pouvez apaiser le mal de dos.

Vous avez maintenant toutes les astuces pour prévenir et soulager votre mal de dos. Et pour rester zen jusqu’à l’arrivée de bébé, testez aussi les bienfaits de la méditation pendant la grossesse.

À quoi est due la sclérose en plaques ? Ce que l’on sait, ce que l’on ignore

À quoi est due la sclérose en plaques ? Ce que l’on sait, ce que l’on ignore

Une femme atteinte de sclérose en plaques avec son chien
Les personnes exposées à un faible ensoleillement et les femmes sont plus susceptibles d’être atteintes de sclérose en plaques.

Trevor Kilpatrick, Florey Institute of Neuroscience and Mental Health

L’actrice américaine Selma Blair a annoncé récemment qu’elle avait reçu un diagnostic de sclérose en plaques (SEP). « J’ai probablement cette maladie incurable depuis au moins 15 ans, a-t-elle écrit. Au moins, je suis soulagée de le savoir. »

La sclérose en plaques est une maladie auto-immune qui survient lorsque le corps attaque par erreur le cerveau et la moelle épinière. Plus précisément, il endommage la myéline, la couche protectrice qui entoure les nerfs. Or, lorsque la myéline est endommagée, les messages émanant du cerveau et de la moelle épinière ne peuvent plus être correctement transmis aux autres parties du corps.

Les symptômes qui en résultent sont multiples : fatigue extrême, perte de concentration et de mémoire, engourdissement, sensibilité à la chaleur et au froid, difficultés à marcher et à s’équilibrer, spasmes, étourdissements et irascibilité.




À lire aussi :
Les maladies auto-immunes, quand le système immunitaire se trompe de cible


Selma Blair, 46 ans, est l’une des 400 000 personnes aux États-Unis atteintes de SEP. La prévalence de cette maladie est similaire à celle de l’Australie, où environ 25 000 personnes vivent avec cette maladie (ndlr : environ 100 000 personnes sont affectées en France). L’âge moyen d’apparition de la SEP est 30 ans, et environ les trois quarts des personnes touchées sont des femmes.

Selma blair, une personne atteinte de SEP comme 400,000 personnes aux Etats-Unis.

Nous ignorons encore beaucoup de choses sur les causes de la SEP, mais les recherches menées jusqu’à présent indiquent que nos gènes et notre environnement jouent un rôle dans la susceptibilité à la maladie.

Génétique

La génétique joue un rôle important dans le développement de la SEP : plus de 200 marqueurs génétiques ont été impliqués dans la maladie. Toutefois si, collectivement, les gènes identifiés peuvent représenter jusqu’à 25 % de la composante génétique du risque de SEP, chaque gène pris isolément ne représente qu’un risque faible.

Pour cette raison, il n’est pas possible d’établir un « score de risque génétique » qui refléterait précisément le risque qu’une personne court de développer la SEP. Il n’est donc pas possible de distinguer les personnes les plus à risque des autres, même si l’on connaît leur proportion dans la population.

Les chercheurs tentent désormais de développer une approche génétique plus sophistiquée pour aider à identifier les personnes à risque. Pour cela, ils se concentrent sur les familles dans lesquelles plus d’une personne est atteinte par la maladie. On sait qu’il arrive que dans certaines familles, des membres qui ne présentent pas de symptômes soient quand malades. L’existence de ces SEP asymptomatiques peut signifier plusieurs choses : soit la maladie en est à un stade précoce de son développement, soit elle est moins grave, soit elle est « bloquée » à un stade où elle ne s’est pas manifestée cliniquement.

L’identification des mutations communes aux différents membres de la famille touchés pourrait aider à comprendre quels gènes sont susceptibles d’être directement impliqués dans l’origine de la SEP. Ces résultats, obtenus dans des familles touchées par la maladie, peuvent-ils être extrapolés à l’ensemble de la population ? Cette question doit encore trouver une réponse.

Illustration des régions du corps affectées par la sclérose en plaques
Illustration des régions du corps affectées par la sclérose en plaques
Lorsque la myéline est endommagée, les signaux nerveux ne peuvent plus être transmis correctement entre le cerveau ou la moelle épinière et le reste du corps.
Shutterstock

Virus

Le virus d’Epstein-Barr, qui provoque souvent une fièvre glandulaire chez les jeunes adultes, est fortement associé au développement de la SEP. Si vous n’avez pas été exposé au virus, vous n’attraperez probablement pas la maladie.

Il existe de nombreuses théories sur la façon dont le virus d’Epstein-Barr pourrait être impliqué dans la SEP. Celui-ci infecte un type de globule blanc important pour le système immunitaire. L’infection de ces cellules affecterait la réponse immunitaire, provoquant les réactions auto-immunes à l’origine de la SEP.

Mais le virus d’Epstein-Barr ne suffit pas à déclencher la SEP, puisque plus de 90 % des personnes non affectées par la SEP ont été exposées au virus.

La lumière du soleil

La lumière du soleil, ou plus précisément l’exposition aux rayons ultraviolets (UV), diminue avec l’éloignement de l’équateur. Or, plus on s’éloigne de l’équateur, plus le risque de développer la SEP est élevé. En Australie, les personnes qui vivent dans le nord du Queensland sont sept fois moins susceptibles de développer la SEP que celles qui vivent en Tasmanie.

On sait que la lumière ultraviolette a de nombreux effets sur le système immunitaire et sur notre synthèse de vitamine D. En particulier, les UV semblent avoir un impact sur l’activité immunitaire, rendant les cellules immunitaires plus tolérantes et, dans certains cas, inhibant l’activité immunitaire.

Hormones

Le fait que les femmes soient plus susceptibles de développer la SEP que les hommes pourrait être lié à des différences hormonales.

On sait en effet que l’activité de la maladie diminue pendant la grossesse, et que les femmes qui ont plusieurs enfants sont en moyenne moins susceptibles de contracter la maladie. Par ailleurs, si elles la contractent, il y a de fortes chances pour que la forme de la maladie soit moins sévère.

Lifestyle

Fumer augmente significativement le risque de développer la SEP. Les fumeurs et les personnes exposées au tabagisme secondaire sont presque deux fois plus susceptibles d’être touchés par la maladie. Ils ont en particulier plus de risques de développer des formes de SEP progressives.

Image d'une cigarette entièrement consommée
Image d’une cigarette entièrement consommée
Fumer augmente considérablement le risque de développer une sclérose en plaques.
Mathew MacQuarrie/Unsplash

Par ailleurs, il existe des preuves solides établissant que l’arrêt du tabac réduit la gravité de la progression de la maladie chez les personnes qui en sont atteintes.

Les recherches sont toujours en cours, mais il semble que le tabagisme influence la production de certaines protéines dans les poumons, lesquelles peuvent accroître la vigilance des cellules immunitaires. À l’extrême, ces modifications pourraient déclencher la réponse immunitaire.

Pistes de recherche et de thérapies

On s’intéresse aujourd’hui beaucoup au rôle que la nutrition et l’alimentation pourraient jouer dans le développement de la SEP, et dans la gestion de la maladie une fois qu’elle s’est déclarée. Ces études sont toutefois complexes, en raison des nombreuses composantes nutritionnelles qui constituent potentiellement notre régime alimentaire.

Le maintien du taux de cholestérol et de lipides à un niveau correct pourrait aider à atténuer certains symptômes de la SEP, comme la fatigue. Les recherches sur ce sujet sont néanmoins actuellement encore en cours.

Les données sont plus probantes en ce qui concerne les liens entre poids, obésité et risque de SEP. Des études ont démontré que l’embonpoint ou l’obésité, particulièrement à l’adolescence, sont associés à un risque accru de développer la SEP. Chez les personnes atteintes de SEP, surpoids et obésité sont également associés aux plus mauvaises situations médicales. On ne sait toutefois pas grand-chose sur les mécanismes responsables qui en sont à l’origine.

Pour les malades, le recours à la physiothérapie donne des résultats variables, néanmoins cette approche a été associée, au moins à court terme, à certains bénéfices, tels qu’un meilleur équilibre et une meilleure coordination.The Conversation

Trevor Kilpatrick, Professor of neurologist and clinical director, Florey Institute of Neuroscience and Mental Health

Cet article est republié à partir de The Conversation sous licence Creative Commons. Lire l’article original.

A lire aussi : Arrêter de fumer avec l’hypnose

Les bienfaits de la méditation pendant la grossesse

Une femme enceinte entrain de méditer
méditer pendant la grossesse permet de garder sa sérénité et de se rapprocher de son bébé.

La maternité est une période merveilleuse, mais qui peut parfois être difficile dans la vie d’une femme. Avec tout ce qui existe comme facteurs de stress et d’anxiété, la grossesse peut être une phase un peu déstabilisante.Comment la méditation peut aider à retrouver la sérénité dans cette phase de transformations ?

Les habitués de cette pratique n’hésiteront pas à vous témoigner des bienfaits que cela apporte. On la connait surtout comme étant un exercice mental ou spirituel, visant à approfondir le sens de soi ou à réaliser son identité spirituelle. La méditation emmène son pratiquant à se concentrer sur un seul point de référence.

Il existe d’innombrables types de méditation d’origine spirituelles dans le bouddhisme, l’hindouisme, le yoga ou encore dans le christianisme. Pour les profanes ou celles qui ont envi d’en savoir plus, voici quelques détails importants à découvrir. Cela peut être très instructif quand on sait l’importance pour la mère et l’enfant d’être détendue et souple tout au long de la maternité.

Peut-on pratiquer la méditation pendant la grossesse ?

La méditation est un procédé assez simple. Elle travaille plus l’esprit que le corps, ce qui fait d’elle une activité sans risque et tout à fait indiquée pour les femmes enceintes. On parle ici de la méditation « Dhyana », qui est l’une des branches importantes du yoga. Son objectif est d’atteindre l’harmonie entre le corps et l’esprit.

Non seulement elle génère un état de relaxation, mais elle améliore également la concentration sur la conscientisation du pouvoir que votre corps possède. En outre, elle procure une grande sérénité durant cette étape de votre vie, vous prépare à l’accouchement, mais présente aussi des effets très positifs sur votre enfant, dont les bienfaits pourront encore être constatés après la naissance.

Les avantages de pratiquer la méditation pendant la grossesse

La période de grossesse peut être source de stress. Il y a l’inquiétude de la santé du bébé et le sentiment d’insécurité à devenir une bonne mère, tout ça peut complètement chambouler l’esprit.

Les avantages de la méditation sont principalement, de contrôler les sautes d’humeur, d’aider à rééquilibrer son alimentation, d’élargir la connexion entre la mère et l’enfant et de mieux gérer l’appréhension de l’accouchement. En effet, la méditation, qui nécessite surtout un effort mental, ne présente généralement aucun risque même au troisième trimestre de la grossesse.

Néanmoins, ajouter le yoga prénatal à la méditation est toujours plus utile. Après la naissance du bébé, elle veille encore à diminuer les risques de dépression chez la mère qui peut arriver.

La méditation pour une grossesse sereine

Puisque le fœtus est étroitement lié à la maman, les états émotionnels de la mère auront inévitablement un impact sur le bébé. Une trop forte anxiété pendant la grossesse peut provoquer des fausses-couches ou des naissances prématurées. La méditation devient alors d’un bon secours, tant pour la mère que l’enfant car elle aide à se libérer du stress.

La sérénité acquise grâce à la méditation permet de mieux gérer ses inquiétudes et troubles émotionnels. Elle favorise la production d’endorphines, ce qui aide à bien vivre les douleurs de l’accouchement.

Méditer pour renforcer le lien avec le bébé

C’est sans doute l’un des avantages les plus courants que la méditation offre. Au début, elle nécessite l’éloignement maximum du rythme effréné du quotidien. Il est plus facile de méditer dans le calme et le confort absolu. Lorsque toutes les voix se taisent et que la tranquillité règne, la maman pourra enfin se concentrer sur sa communion avec son bébé.

Ressentir la présence son enfant et lui envoyer pleins d’émotions positives. La méditation aide à communiquer avec son bébé en toute quiétude. Créer le lien avec son enfant peut se faire à l’aide du toucher, de la voix, de la pensée et même du cœur. Le toucher est également un moyen pour papa de resserrer les liens familiaux durant la grossesse, grâce à des petites caresses ou des petits massages sur le ventre de la maman.

Les parents peuvent aussi entrer en contact avec le bébé grâce à la voix ou le chant. On sait désormais que le bébé entende et reste très réceptif à ces petits gestes d’attention. Il peut même parfois réagir durant ces moments, par un petit coup, un mouvement ou un bondissement.

La médiation pour un bébé en bonne santé

Souvenez-vous que la sérénité est synonyme de santé. Et cela commence par la mère, qui doit se libérer de toute anxiété afin de transmettre des ondes positives à son enfant, ce qui peut être déjà un facteur déterminant au bon déroulement de la naissance.

En effet, il ne faut pas oublier la connexion étroite entre la maman et le bébé durant la maternité. Il est primordial de dégager le meilleur durant la grossesse, qui jouera un grand rôle dans l’épanouissement de l’enfant. Pour que cela se fasse, il faut commencer par prendre conscience que le fœtus est une personne, donc l’écouter et lui parler.

Les méditations possible pendant la grossesse

La méditation nous enseigne à quel point il est capital de prendre soin de soi et de son bébé durant la grossesse, où l’on apprend énormément de choses. Bien évidemment, le repos allongé est bénéfique pour le corps et l’esprit. Cependant, les techniques de méditations seront d’un grand appui pour compléter notre bien-être.

Cependant, toutes les techniques ne sont pas adéquates et déconseillés à la femme enceinte. Ce qui est le cas de la respiration profonde. Pour vous donner une idée, voici quelques formes populaires de méditations, spécifiquement recommandées pour les femmes enceintes.

La méditation Vipassana

Cette technique permet à celle qui l’utilise, de la rendre plus consciente de son état et de son environnement. Elle est la méthode principale pour gagner en concentration.

Les mantras

Aussi appelée la méditation par les sons, elle utilise, comme son nom l’indique, un son particulier. Le fameux « Om » par exemple, qui aide à créer des vibrations positives. Cela permet de rééquilibrer les « chakras » ou les centres d’énergie du corps. Il est possible durant la séance, d’écouter des chants ou des musiques relaxantes pour optimiser la concentration.

La méditation conceptuelle

Cette méditation consiste à visualiser un cadre très relaxant, tel que des vagues, une belle colline, un ciel bleu ou même votre fœtus. Cette évasion a pour but d’augmenter votre concentration sur le sentiment calme et serein à la vue de ces images, mais également, de méditer.

La méditation par la marche

Une des méthodes très connue, est la méditation en marchant. Elle possède la capacité de calmer un esprit agité. Le concept est de marcher autour d’un périmètre choisi, tout en accordant le rythme de vos pas et votre respiration.

Pour méditer, il est important de choisir un endroit calme où vous ne risquez pas d’être interrompue ou dérangée. Asseyez vous confortablement et laissez passer vos pensées comme des nuages dans le ciel. Concentratez-vous sur votre respiration ou vos sensations corporelles.

Dans un premier temps, il est normal d’être légèrement confuse, mais grâce à la routine que vous allez instaurer dans votre quotidien, la concentration viendra alors petit-à petit. C’est une technique de relaxation garantie et surtout nécessaire face à des évènements aussi importants que la naissance de son enfant. En d’autres termes, un rendez-vous avec soi et son bébé.

Et quand votre enfant sera plus grand lisez : La méditation, un allié incontournable pour nos enfants