Interview : Mary Laur, directrice du centre de formation Art-Incelle

Art'Incelle Formation
« Nos formations s’adressent à tous publics ainsi qu’aux professionnels qui interviennent auprès de personnes en situation de handicap. »

Mary Laur bonjour, vous êtes directrice du centre de formation Art’Incelle, pouvez-vous nous le présenter ?

Art’Incelle Formation est un organisme que j’ai créé en 2011 après plus de 10 ans d’expérience dans le domaine de la formation professionnelle et continue. J’intervenais déjà dans le secteur santé, social, médico-social et le domaine du bien-être et souhaitais me spécialiser dans le champ du handicap, de l’enfance, petite enfance et jeunesse. C’est une opération réussie puisque aujourd’hui nous intervenons dans ces domaines-là.

Vous vous êtes spécialisés dans la formation des professionnels travaillant auprès de personnes en situation de handicap ?

Nos formations s’adressent à tous publics ainsi qu’aux professionnels qui interviennent auprès de personnes en situation de handicap, pour favoriser la prise en charge globale de la personne.

Nous mettons également en place des formations expérimentales et très spécifiques afin que les professionnels puissent acquérir des outils pratico-pratiques, utilisables à l’issue de chaque formation.

Art’Incelle Formation a des partenariats forts de sens, comme par exemple l’Association des Paralysés de France, service SAAHED à Montpellier ou la CAF de l’Aude sur des projets d’inclusion.

Nous avons par ailleurs mené l’expérimentation du CQP HANDICAP DEPENDANCE et développé les formations sur les médiations corporelles et sensorielles, comme outils fondamentaux de prise en charge.

Sur quoi portent vos formations ?

Sur diverses techniques de massages : relaxation coréenne, shiatsu, réflexologie, auriculoréflexologie, rhinoréflexologie. Mais aussi : phytothérapie, gemmothérapie er aromatologie. Ainsi que sur les ateliers art-thérapie, musicothérapie, slam de poésie, mandala, ou encore expression corporelle, gestion du stress, des conflits, de l’agressivité et diverses approches de communication.

Nous travaillons depuis près de 4 ans sur la création d’une école de naturopathie, que nous lançons en 2019.

Les formations Art’Incelle ont pour objectifs d’apporter de nouveaux savoir-faire et savoir-être à ceux qui sont amenés à travailler dans des secteurs où « l’humain » est au centre des préoccupations, des clés de compréhension, des outils « terrains » ainsi qu’une « vraie » reconnaissance professionnelle.

D’autres centres proposent ce type de formation en France ?

De la façon dont on le propose je ne suis pas certaine. Le choix qu’Art’Incelle a fait, c’est de s’adresser à des professionnels qui ont une expérience personnelle et professionnelle et de partir sur des formations relativement courtes, qui abordent les fondamentaux. Je prends l’exemple du massage. Pour acquérir un toucher juste, nous proposons une semaine complète de formation, pour apprendre à masser de la tête jusqu’au bout des pieds, de façon globale ainsi que chaque partie du corps. La maîtrise de cet outil de travail permet de s’adapter à un public large et diversifié, ainsi qu’à divers contextes de pratiques professionnelles. La formation permet par ailleurs d’intégrer les fondamentaux de l’accompagnement et de la relation d’aide : quelle est la posture professionnelle à adopter (notions de juste distance, empathie), l’importance du cadre et des limites du champ d’intervention, l’organisation d’une séance. Idem pour les ateliers ludiques qui permettent d’expérimenter de nombreuses médiations et de travailler les 5 sens.

Toutes ces formations peuvent être complétées par d’autres techniques telles que la relaxation coréenne, ou la réflexologie ou par d’autres outils complémentaires chez nous ou d’autres organismes.

Vous intervenez dans la France entière ?

Tout à fait, Art’Incelle Formation intervient au niveau national, dans plusieurs villes et aux Antilles. Nous intervenons également en intra, directement au sein des structures, en milieu hospitalier, maison de retraite, IME, ITEP… Ce qui se fait de plus en plus aujourd’hui dans le cadre de la mutualisation de l’offre de formation et qui nous permet de proposer des formations très pointues, qui répondent aux attentes et aux besoins d’une équipe, d’un service.

« Formations en art-thérapie, musicothérapie, slam de poésie, mandala, ou encore expression corporelle. »

Vos formations sont également accessibles aux particuliers qui ne travaillent pas dans ce secteur et qui voudraient s’installer à leur compte ?

Tout à fait oui, c’est ce qui est intéressant, et c’est aussi ce qui fait la richesse des formations proposées par Art’Incelle : mélanger les publics pour favoriser l’échange de pratiques, créer du réseau au sein des groupes. Nous avons des personnes en reconversion professionnelle, des demandeurs d’emploi ou des salariés issus du secteur médico-social, sanitaire, socio-éducatif, des professionnels intervenant dans le secteur des services à la personne, des assistantes maternelles, des professionnels du bien-être et d’autres qui travaillent dans les milieux artistiques. Avant le démarrage de chaque session, nous veillons à ce que tous nos stagiaires aient un projet professionnel, de façon à garantir la qualité de nos prestations et à rester dans le champ de la formation professionnelle. La taille des groupes, environ 12 participants, permet de travailler de façon collective et individuelle en tenant compte des spécificités de chacun.

Fort de l’expérience de ces formations, vous avez décidé de créer une école de naturopathie ?

Oui, ce sont les stagiaires qui nous ont donné l’envie et la force de créer cette école. La diversité des thématiques proposées, la recherche de qualité et l’enrichissement quotidien de notre catalogue nous a poussé à aller plus loin.

4 années de précieuse collaboration avec notre équipe de formateurs de très haut niveau de qualification ont permis de créer cette école. Un parcours « sur-mesure », complet et intensif, qui est totalement adapté aux besoins, aux attentes des participants et à la réalité des contextes.

L’Ecole de Naturopathie Art’Incelle démarre à partir de 2019 à Montpellier et à Paris.

Quelles sont les spécificités de cette école ?

La particularité de cette école c’est déjà qu’il n’y a pas de frais d’inscription, au démarrage de la formation. Ensuite, nous ne proposons pas de formation par correspondance, du présentiel. Il y aura pour certains modules de formation, une possibilité de classe virtuelle pour ceux qui sont loin ou qui ne peuvent pas se déplacer (possibilité d’interférer avec le groupe et le formateur). L’autre gros avantage de ce parcours c’est que chaque formation est indépendante, avec possibilité d’inscription à tout moment de l’année, par la formation de son choix.

Il y aura aussi la possibilité d’intégrer les formations en auditeur libre et ne suivre que les formations de son choix, en fonction de son intérêt.

Cela peut être une formation à la carte, avec différents niveaux d’investissement en fonction des centres d’intérêt ou du temps dont on dispose ?

Pour une personne qui s’engage dans l’école de naturopathie, le parcours dure 3 ans avec un certain nombre de modules à suivre. Selon le choix des formations, la pratique est possible très rapidement, sans attendre la fin du parcours et ouvrant par ailleurs à des possibilités de budget formation pour s’autofinancer le reste de la formation.

Nous aurons également des professionnels qui ont déjà des connaissances particulières, ou des besoins spécifiques et qui dans ce cas de figure auront le choix d’un parcours « à la carte « et « piqueront » les formations en fonction de leurs besoins.

Très bien. Et comment choisissez- vous vos formateurs ?

Je travaille avec un réseau de partenaires formateurs que je connais depuis déjà de très nombreuses années (20 ans pour certains d’entre eux) et privilégie dans le cadre du recrutement le « réseau » afin de garder des qualités relationnelles et humaines fortes. Lorsque nous mettons en place une nouvelle formation, nous en discutons avec l’ensemble de l’équipe, pour en mesurer la pertinence. A noter par ailleurs que nos formateurs ont tous une pratique hospitalière : même si les stagiaires qui suivent nos formations n’interviennent pas dans ce secteur là, ça permet de poser un cadre et garantit un niveau de qualité de formation. Ils ont tous une expertise dans le domaine spécifique d’intervention et les thèmes traités, une double compétence : pédagogue professionnel + experts métiers.

Pour vous, qu’est-ce qui fait une bonne école de formation ?

La qualité d’une l’école ou d’un organisme de formation dépend de la qualité de ses formateurs ! Leur parcours professionnel, leur niveau de qualification, la richesse de leurs expériences et de leur qualité pédagogique et humaine. Notre équipe pédagogique présente de nombreux atouts qui en font son originalité. Nous avons une grande expérience au niveau pédagogique et au niveau thérapeutique. Nous nous connaissons tous de longue date, chacun apprécie les compétences de l’autre : cela nous permet de donner un enseignement d’une grande pertinence et d’une grande cohérence.

Autre élément important : lataille et la constitution des groupes. Nos formations sont limitées à 12 participants. Au-delà, nous dédoublons les sessions. Nous veillons par ailleurs à apporter un conseil personnalisé à chacun de nos stagiaires tant dans l’orientation que dans le suivi de chacun. Lors de chaque appel téléphonique, nous faisons le point pour avoir une idée précise des connaissances acquises, des attentes et orientons dans le choix de formation. Nous sommes également très pointus en terme de financement et montons les dossiers de prise en charge. Enfin, tous les documents remis sont de grandes qualité : des livrets pédagogiques utilisables dans les pratiques de cabinets, des attestations de fin de formation et certificat cartonnés afin de contribuer à la valorisation des compétences.

Art'Incelle Formation
« Les valeurs humaines sont nos priorités et se retrouvent dans la qualité d’accompagnement et d’écoute. »

Est-ce que vous pensez qu’une école a besoin d’être rattachée à une fédération pour être de qualité ?

Non, d’ailleurs Art’Incelle a fait le choix de n’être rattaché à aucune fédération. Nous nous sommes posés la question à de multiples reprises et avons souhaité rester « indépendant » pour ne pas avoir d’obligation de respecter certains critères tels que le nombre d’heures de formation. Certains organismes imposent un cursus. Dans notre école, les stagiaires peuvent également avoir une formation de très haut niveau en suivant plusieurs modules indépendants, sans toutefois les engager dans des cursus long et onéreux : « se former tout au long de sa vie ». Pour nous le gage de qualité va être, le conseil individuel, la qualité des intervenants et le suivi de nos stagiaires. Le travail de réseau étant toutefois primordial, nous n’excluons pas le fait de nous rattacher ou à travailler en partenariats avec d’autres organismes.

Nous avons des partenariats forts de sens qui font la reconnaissance de notre école : Ipéria, Association des Paralysés de France, CAF, CHU … Nous sommes titulaires de 2 labels qualité reconnus par le CNEFOP : Label CERTIF’ Occitanie et Label des branches professionnelles des salariés du particulier employeur et des assistantes maternelles (Ipéria l’Institut) et sommes inscrits dans le Catalogue Qualité de Pôle Emploi.

Vous avez un numéro d’agrément qui permet la prise en charge de la formation ?

Oui bien sûr, nous avons un numéro d’agrément, sommes enregistrés dans le DATADOCK et habilités DPC (Développement Professionnel Continu) ce qui nous permet de travailler avec les professionnels libéraux (infirmiers, podologues, Kiné, orthophonistes …) qui peuvent bénéficier de prises en charge.

Ce qui est important pour Art’incelle, c’est que nous mettons un point d’honneur dans le bon suivi de nos stagiaires. Nous voyons avec eux quelle est leur situation et les aidons à monter leur dossier de financement. Aujourd’hui, je me rends compte, qu’il y a très peu d’organismes qui le font, compte tenu du temps passé sur les dossiers. Or, nous avons beaucoup d’auto-entrepreneurs qui peuvent bénéficier d’aide à la formation. Leur guider et les aider dans le montage de leur dossier est essentiel.

Quels conseils donneriez-vous à quelqu’un qui souhaite se former et qui hésite entre plusieurs écoles ?

Tapez aux portes des divers organismes, noyez-vous sous l’information, c’est extrêmement important. Regardez tout ce qui se fait dans le domaine qui vous intéresse. A un moment donné, vous allez être submergé, mais il faut passer par là. Dans un deuxième temps, appelez les organismes de formation et faites un point avec eux. Déjà, vous pourrez juger de la qualité d’accueil et de la réactivité des uns et des autres, de la précision des informations apportés et du suivi de votre dossier. N’hésitez pas à rappeler plusieurs fois l’organisme si besoin. Nous sommes là pour vous guider et vous orienter. Ce ne sera jamais une perte de temps ni pour l’un ni pour l’autre. Ce qui est essentiel quand on appelle un organisme de formation c’est d’avoir un conseil personnalisé. C’est indispensable pour ces métiers là. D’abord pour les stagiaires, parce que c’est un engagement extrêmement important. Et aussi pour nous pour l’équilibre du groupe et la satisfaction de nos participants.

Est-ce que vous avez des retours de vos stagiaires une fois la formation terminée ?

Oui nous avons des retours en fin de formation grâce aux bilans. Nous procédons par ailleurs à une évaluation post-formation pour mesurer l’impact de la formation sur les pratiques professionnelles. Cette dernière évaluation nous permet : de mesurer l’impact de la formation dans les pratiques professionnelles, de rester en lien avec la réalité professionnelle, en tenant compte de l’évolution des métiers et des besoins et d’ajuster nos programmes en rendant les compétences acquises utilisables en contexte professionnel.

Il y en a beaucoup qui nous contactent une fois installés pour nous communiquer soit leurs coordonnées soit nous donner de leurs nouvelles et nous informer de leurs pratiques.

Quand des personnes nous appellent, nous avons la possibilité de les mettre en relation avec des personnes déjà formées. Ce qui intéressant c’est d’avoir une totale objectivité sur ce qu’ils ont vécu dans la formation. Ça permet de savoir comment ils se sont installés, connaître les difficultés rencontrées, et les solutions. Ce sont des éléments précieux et les meilleurs retours que nous ayons.

Un dernier mot sur Art’incelle ?

Les valeurs humaines sont nos priorités et se retrouvent dans la qualité d’accompagnement et d’écoute, dans le conseil personnalisé et le suivi apportés à chacun de nos stagiaires.

Pour en savoir plus on peut vous trouver sur la toile ?

Bien sûr : www.facebook.com/artincelle/

et : www.artincelle-formation.com/

Un mot sur le site Omyzen ?

Une belle équipe et un site bien construit. Les articles sont passionnants et reflètent bien les besoins actuels. Les témoignages de thérapeutes sont riches. Çà nous permettent à nous organismes de formation de toujours ajuster nos formations aux besoins terrain et de rendre la pratique possible à l’issue de chaque session.

Merci Mary laur, bonne continuation à Art-Incelle !

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La kinésiologie : méthodes et principes de fonctionnement

kinésiologue
Le kinésiologue utilise des tests de résistance musculaire pour recueillir des informations sur l’origine des dysfonctionnements.

Depuis quelques dizaines d’années, une discipline nouvelle a rejoint le domaine des thérapies alternatives : la kinésiologie. Une pratique aux méthodes variées et aux applications nombreuses. D’où vient la kinésiologie ? En quoi consiste-t-elle ? A qui s’adresse-t-elle ? Omyzen brosse le portrait de cette approche encore assez peu connue.

Kinésiologie ou kinésiologie appliquée ?

Etymologiquement, kinésiologie signifie «étude du mouvements ». A la base, ce terme désigne une discipline rattachée à la kinésithérapie, qui se rapporte à l’observation des mécanismes musculaires et ostéo-articulaires à l’œuvre dans les mouvements. C’est une approche utilisée par les professionnels de santé dans le cadre de l’orthopédie, de la médecine du sport ou du travail. Nous ne parlerons pas ici de cette discipline médicale mais de la la kinésiologie appliquée (KA).

La kinésiologie appliquée est une méthode de soin non conventionnelle, qui se base sur des tests musculaires pour identifier les troubles. C’est une méthode empirique qui sert à trouver les causes psycho-émotionnelles des dysfonctionnements et qui agit en dénouant des blocages au niveau énergétique.

D’où vient la kinésiologie ?

La kinésiologie apparait aux Etats-Unis dans les années 60. A l’origine, c’est le Dr George Goodheart, un chiropracteur, qui remarque une particularité chez ses patients. Ils ont un muscle faible et en même temps un organe qui dysfonctionne. Il élabore petit à petit un protocole de tests visant à identifier quels sont les muscles qui manquent de tonicité. Faisant des ponts avec la médecine chinoise, le Dr Goodheart a défendu la théorie selon laquelle les muscles correspondent à des organes mais aussi à des méridiens d’acupuncture. A cette époque, la pratique de la kinésiologie est alors réservée aux professionnels de santé.

Dans la continuité, le chiropracteur John Thie conceptualise le protocole « Touch For Health ». En 1973 il publie un ouvrage qui décrit des correspondances entre des points réflexes, des muscles et des méridiens. Ce livre rencontre un vif succès et des thérapeutes intègrent cette approche psycho-corporelle dans leur pratique.

A la même période, Daniel Whitesite et Gordon Stockes explorent l’origine psychosomatique des maladies et élaborent un autre des piliers de la kinésiologie : le « concept 3 en 1 ». Cette approche propose une approche holistique de l’individu, faisant ressortir les relations entre corps, mental et esprit.

La K.A. en France

La kinésiologie est arrivée en France dans les années 80 et a connu un certain succès, avec la création de plusieurs écoles de formation. Face à la multiplicité d’enseignements hétérogènes et inégaux, en 2000, la Fédération Française de Kinésiologie décide de structurer la profession. Elle élabore un code de déontologie et rebaptise la discipline « kinésiologie appliquée », qu’elle définit ainsi :

« La Kinésiologie Spécialisée est une pratique professionnelle destinée à favoriser un état d’équilibre et de bien-être physique, mental et social. Elle propose différentes techniques de gestion du stress et des émotions qui utilisent de façon heuristique la réaction musculaire au stress ».

Beaucoup de praticiens en kinésiologie sont des professionnels de santé qui ont intégré cette méthode dans leur pratique. Mais on peut aussi être kinésiologue sans faire parti du corps médical, on pratiquera alors une kinésiologie dite « non thérapeutique ».

Et ailleurs dans le monde ?

Aujourd’hui, la kinésiologie est pratiquée dans le monde entier, elle est présente dans près de 80 pays. Elle s’est notamment beaucoup développée dans les pays anglo-saxons : Etats Unis, Angleterre, Australie, Canada et Nouvelle Zélande. En Europe, elle rencontre un engouement en Suisse, en Allemagne et en Espagne. La Fédération Européenne de Kinésiologie s’implique pour développer la discipline et favoriser les échanges d’informations et d’études entre les praticiens des différents pays.

Quels sont ses principes de fonctionnement ?

La kinésiologie s’appuie à la fois sur des pratiques inspirées de l’Orient (à travers la médecine chinoise) et de l’Occident (par la chiropractie).

L’influence de l’énergétique chinoise

La kinésiologie se base d’une part, sur une théorie proche de la médecine chinoise. Elle part du principe selon lequel un courant d’énergie vital parcourt en permanence le corps, le nourrissant et lui assurant un bon fonctionnement. Les états pathologiques correspondraient à un blocage ou à une mauvaise circulation de ce flux énergétique. Dans cette approche holistique, il y a une interaction permanente entre les différents systèmes : nerveux, lymphatiques, énergétiques, musculaires, sanguins, émotionnel, respiratoire…

Une approche nouvelle : le biofeedback

Fondée par un chiropracteur, sa spécificité est néanmoins d’établir une corrélation entre les muscles et les organes. Selon la kinésiologie, quand un organe ou une fonction physiologique est affaiblie, le muscle qui lui correspond perdra en tonicité. Les tests musculaires (biofeedback) servent donc d’outils de diagnostic, permettant de repérer l’origine du trouble.

Le thérapeute va toucher le poignet de la personne et le baisser. Il demande au patient de résister. Avec son autre main, il va alternativement poser le doigt sur différentes parties du corps du patient ou sur des planches avec une liste de mots. Quand la résistance musculaire du patient sera moins forte, (« non-verrouillage ») ce sera le signe d’une faiblesse ou d’un déséquilibre au niveau de la variable testée.

En effet, en temps normal, le muscle se contracte et « verrouille ». Dans une situation de stress le muscle a tendance à avoir moins de tonicité, on dit qu’il « déverrouille » Si le patient ne peut pas résister à la pression exercée par le thérapeute quand on lui touche le genou alors que pour n’importe quelle autre partie du corps il résiste normalement c’est qu’il a une faiblesse au genou.

La kinésiologie est présentée comme étant également un outil de traitement. En corrigeant la faiblesse musculaire, le but du thérapeute est de rétablir un fonctionnement physiologique normal de l’organe ou du système qui était défaillant. Ces corrections consistent en un ré-équilibrage énergétique ou psycho-émotionnel. Elles peuvent consister en des mouvements des membres permettant de synchroniser les hémisphères cérébraux gauches et droits ou d’autres techniques prenant le corps comme médiateur.

Origines psychosomatiques des maladies et mémoires du corps

La kinésiologie part aussi du principe selon lequel le corps garde en mémoire tout ce que la personne a vécu. Par un dialogue avec le corps, il est donc possible de remonter jusqu’à l’origine psychosomatique d’un problème. Elle propose de remonter à la cause des pathologies, en retrouvant et en désamorçant le stress qui les a généré. La kinésiologie psycho-émotionnelle est plus particulièrement axée sur l’identification des troubles émotionnels et psychologiques qui se manifestent dans le corps. Elle amène à prendre conscience de ce qui nous a affecté et à mettre des mots dessus pour s’en libérer.

Dans cette approche thérapeutique, le consultant est pleinement actif dans le chemin qui l’amène à augmenter son bien-être.

Les différents techniques utilisées en kinésiologie

Nous retrouvons donc en kinésiologie des notions théoriques de médecine chinoise ainsi que des pratiques d’acupression inspirées du tuina. Son fondateur étant chiropracteur, il y a également des techniques de manipulation issues de cette discipline. D’autres praticiens ayant enrichi la disciplines de leur propres théories et pratiques, il existe aujourd’hui plus de 80 formes de techniques rattachées à la kinésiologie.

Les 3 principales sont :

Le « Touch for Health » (toucher pour la santé)

kinésiologie
Le Touch For Health se base sur la roue des 5 éléments.

Dans son livre « Touch for Health », John Thie synthétise les grands principes de la Kinésiologie Appliquée proposée par Goodheart. Il met à disposition du grand public une série de tests musculaires associés à des points d’acupuncture. La formation Touch for Health se décline en 5 niveaux. L’élève va apprendre à tester les 42 muscles révélateurs de stress. Les informations recueillies par les tests sont analysées à la lumière de la roue des 5 éléments issue de la médecine chinoise. Ensuite, le kinésiologue va normaliser les muscles pour rétablir l’équilibre énergétique. Cette normalisation peut passer par de l’acupression sur des points neuro-lymphatiques ou neuro-vasculaires, le brossage des méridiens ou encore l’alimentation.

Par ce travail sur le corps, le kinésiologue va stimuler les capacités naturelles d’auto-régulation du corps pour accompagner la personne vers un mieux-être. C’est une technique de régulation énergétique, qui permet d’améliorer la posture, la vitalité et d’harmoniser les différentes dimensions de l’être.

Le « 3 en 1 Concepts » (One Brain)

Cette technique se définie comme une méthode d’intégration cérébrale, qui prends en compte les relations entre le corps, le mental et l’esprit. Elle a été élaborée par Gordon Stokes, Candace Callaway et Daniel Whiteside. Son principe est de libérer la personne de traumatismes et stress émotionnel, de lui redonner confiance pour qu’elle puisse retrouver sa pleine autonomie et avoir une vie plus épanouie. Le travail se fait au niveau de l’inconscient et des mémoires cellulaires.

3 en 1
Le baromètre du comportement est un des outils utilisé dans la méthode du 3 en 1 concept. Il permet de nommer ce que l’on veut et ce que l’on ressent.

Différents outils sont utilisées pour rechercher l’origine inconsciente des troubles et identifier la nature des problèmes. La « structure fonction » consiste à décoder dans les postures du corps et les traits du visage, les forces et faiblesses propres à l’individu. La « récession d’âge » est un protocole pour revenir dans l’histoire de l’individu et dater l’origine de son traumatisme. La « défusion du stress émotionnel négatif » va aider l’individu à ne plus s’identifier à une émotion désagréable liée à un évènement passée. Elle sera suivie d’une « infusion » visant à implanter quelque chose de positif à la place.

Le Brain Gym (ou Kinésiologie Educative)

Le Brain gym, en encore l’éducation kinesthésique, a été inventée dans les années 1980 par le Dr Paul Dennison. Selon lui :

« Le mouvement est la clé de l’apprentissage »

Les postures du corps ainsi que certains mouvements spécifiques ont un impact sur le fonctionnement du cerveau et donc sur les capacités cognitives, l’état émotionnel et plus globalement sur l’état de santé d’un individu. Le brain Gym, ou « gymnastique de l’esprit », propose 26 mouvements et activités motrices à pratiquer pour favoriser la concentration, la mémoire, l’estime de soi, afin de développer son plein potentiel. Cette technique est surtout utilisée chez les enfants, notamment pour les troubles cognitifs.

Les mouvements corporels spécifiques du Brain Gym vont faciliter l’apprentissage.

Résultats d’études et Bilan d’efficacité

Si des démonstrations de kinésiologies peuvent avoir des résultats étonnants – notamment sur l’identification des troubles dont souffre un consultant- il n’existe à ce jour pas d’études rigoureuses démontrant clairement la pertinence et l’efficacité de cette démarche. L’OMS (Organisation Mondiale de la Santé) ne reconnait pas encore la kinésiologie, mais ses défenseurs se battent pour structurer et faire reconnaitre cette discipline.

Un courant pointé du doigt pour risque de dérives sectaire

Les critiques faites à la kinésiologie portent sur le fait qu’en l’absence de diplôme reconnu et d’encadrement institutionnel de la profession, tout le monde peut se déclarer kinésiologue ou formateur en kinésiologie. Ce qui laisse la porte ouverte à l’amateurisme et à la récupération de ce courant par des personnes plus ou moins bien intentionnées.

Devant la diversité des approches et la dérive possible de cette technique de soin, La Mission interministérielle de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires (MIVILUDES) a émis des mises en garde et surveille de près la kinésiologie. Le Conseil national de l’Ordre des masseurs-kinésithérapeutes condamne également la kinésiologie, qu’il qualifie de « dérive thérapeutique ».

Une approche qui porte néanmoins ses fruits

Malgré ce manque de reconnaissance, la kinésiologie continue de se développer et de nombreux praticiens se forment, séduits par la simplicité de la méthode. En effet, le système de test musculaire permet d’identifier des troubles et de passer par le corps pour ouvrir un dialogue avec le patient sur ce qui le gêne et les origines probables de son problème. Elle est de plus en plus utilisée notamment chez les enfants et les sportifs de haut niveau.

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Malades chroniques : l’activité physique et la psychothérapie, aussi efficaces pour préserver sa santé mentale

Malades chroniques : l’activité physique et la psychothérapie, aussi efficaces pour préserver sa santé mentale

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La prescription d’activité physique peut améliorer la santé mentale des personnes touchées par des maladies chroniques, par exemple le cancer.
Shutterstock

Bernard Paquito, Université du Québec à Montréal (UQAM)

Les personnes touchées par une maladie chronique, comme un diabète, une bronchopneumopathie chronique obstructive, une lombalgie ou un cancer, doivent affronter un quotidien parfois difficile. Celui-ci peut être source d’anxiété, ou entraîner une dépression.

Pour les aider à préserver leur santé mentale, différentes alternatives aux médicaments leur sont couramment proposées. Parmi celles-ci, des psychothérapies comme la thérapie cognitive et comportementale, ou encore du sport, dans une version adaptée à leur pathologie, qu’on qualifie « d’intervention d’activité physique ».

Notre équipe du département des sciences de l’activité physique, à l’Université du Québec à Montréal, en association avec l’université de Montpellier et l’université de Lyon, a décidé de vérifier si la combinaison des deux se soldait par une plus grande efficacité. L’analyse des articles scientifiques disponibles sur la question nous a permis de publier en mai une méta-analyse dans la revue Health Psychology. La conclusion est négative, incitant les patients à se tourner, au choix, vers la thérapie ou vers l’activité physique.

La maladie chronique, source possible d’anxiété

Les personnes touchées par une maladie chronique peuvent ressentir des symptômes au quotidien. Vivre avec une maladie chronique, même si elle est bien traitée, peut entraîner des contraintes importantes et les complications ne peuvent pas toujours être évitées. Ces circonstances peuvent susciter de l’anxiété plus fréquemment ou plus intensément que chez d’autres personnes.

Parmi ces pathologies, certaines font naître des sensations de fatigue ou de douleurs accrues qui ont tendance à se répéter ou se prolonger – par exemple la lombalgie chronique. Elles peuvent aussi entraîner le déclin de la mobilité, de l’autonomie ou rendre un appareillage obligatoire. Ces difficultés peuvent être associées à des troubles dépressifs.

Pour les personnes malades chroniques comme pour tout un chacun, il n’y a pas de bonne santé sans une bonne santé mentale.

Des traitements non pharmacologiques

Il existe des traitements non pharmacologiques pour agir sur les symptômes affectant la santé mentale, comme les troubles anxio-dépressifs, les douleurs ou la fatigue. Deux types d’interventions en particulier ont fait l’objet d’un nombre élevé d’études cliniques : les thérapies cognitives et comportementales (TCC) et les interventions d’activité physique (AP).

Les thérapies cognitives et comportementales sont une famille de psychothérapie centrée sur la modification des pensées, des émotions et des comportements problématiques. Elle est généralement qualifiée comme étant active (c’est-à-dire demandant l’implication du patient), directive (le thérapeute propose différents exercices au patient), structurée (avec des étapes à franchir pour obtenir le résultat souhaité).

L’intervention d’activité physique, elle, consiste en des séances de marche, de danse ou encore d’entraînement sur un vélo fixe avec des critères précis d’exécution (concernant par exemple l’intensité de l’effort) et une adaptation aux besoins de la personne. Elle peut être supervisée par un professionnel qui encadre des sessions régulières durant plusieurs semaines. Mais elle peut aussi être conseillée par le thérapeute afin que la personne incorpore elle-même plus de moments actifs dans son quotidien. Ces deux approches peuvent même être utilisées conjointement.

Plusieurs méta-analyses, incluant des essais randomisés contrôlés offrant le plus haut niveau de preuve, ont exploré les effets respectifs de la TCC et de l’AP sur la santé mentale. Mais aucune n’a porté sur la combinaison des deux. Or des dispositifs proposant un suivi psychologique et de l’AP sont déjà proposés aux malades chroniques dans les hôpitaux de jour, les centres spécialisés ou les réseaux de santé. C’est pourquoi notre équipe a décidé de mener à bien ce travail.

Quels effets sur l’anxiété, la dépression, la fatigue et la douleur ?

Nous avons souhaité répondre à deux questions. D’abord, une intervention de TCC combinée à de l’AP entraîne-t-elle une diminution du niveau d’anxiété et de dépression, de fatigue et de douleur chez des adultes avec une maladie chronique ? Ensuite, les personnes malades chroniques retirent-elles plus de bénéfices à mener de front une TCC couplée à l’AP, ou bien une des deux interventions uniquement ?

Trente essais randomisés contrôlés portant sur la combinaison d’une TCC et d’une AP ont été identifiés, avec des participant·e·s majoritairement affecté·e·s par un syndrome de fatigue chronique, une lombalgie chronique, un cancer ou une bronchopneumopathie chronique obstructive.

L’analyse fine des interventions de TCC a suggéré une grande diversité dans les intervenants, qui pouvaient être une infirmière, un psychologue ou encore un travailleur social. Les modalités d’intervention étaient également variables : en groupe, en individuel, par téléphone.

Une importante diversité dans les programmes d’activité physique était aussi relevée. Ainsi, plus de la moitié des interventions incluaient de l’AP supervisée par un professionnel, par exemple un enseignant en activité physique adapté. Le type d’AP proposé incluait des efforts physiques liés à l’endurance cardio-vasculaire et/ou des exercices qui visent le gain de force musculaire.

Un bénéfice pour la santé mentale des malades chroniques

L’analyse statistique nous a permis de constater qu’une amélioration de la dépression, de l’anxiété, de la douleur et fatigue était bien présente en fin d’intervention, avec des tailles d’effet modérées à élevées. Autrement dit, oui la combinaison TCC et AP entraîne un bénéfice pour la santé mentale des malades chroniques.

En revanche, la comparaison des interventions couplant TCC et AP face à la TCC seule ou à l’AP seule ne montrait pas de différence notable dans les effets. On peut donc penser qu’il n’y a pas de bénéfice supplémentaire à mener de front une TCC et une intervention d’AP pour les malades chroniques.

Comment expliquer que la combinaison TCC et AP n’entraîne pas d’effet supérieur ? Une explication possible pourrait être que la TCC et l’AP agissent grâce à des facteurs communs. Plusieurs sont déjà connus. Il s’agit notamment de l’alliance thérapeutique, c’est-à-dire le désir de collaborer avec le soignant durant l’intervention, fondé sur des affects positifs. Jouent également les effets de l’apprentissage, par exemple le fait d’avoir l’impression d’être plus à l’aise physiquement au cours d’une intervention d’AP, ou encore des croyances envers une intervention, par exemple se dire « le sport c’est la pilule magique pour moi ». Ces facteurs sont d’ailleurs souvent mis en avant pour expliquer l’absence (ou les faibles) différences d’efficacité entre différents types de psychothérapies.

Laisser le choix à la personne en fonction de ses envies

Nos conclusions, cependant, trouvent certaines limites. Plusieurs interventions de TCC semblaient être plus « inspirées » de la TCC que réellement construites sur ses principes directeurs. Autrement dit, toutes les interventions présentées comme des TCC ne sont pas forcément aussi rigoureuses qu’attendu. Le manque de détails à ce sujet dans les articles scientifiques pose un problème récurrent de fiabilité au stade de l’analyse.

Cette première étape de notre projet de recherche permet d’établir un état des connaissances sur la combinaison de la TCC avec l’AP. Par la suite, des études mieux réalisées avec des comparaisons directes entre la combinaison TCC et AP et la TCC seule, puis entre la combinaison des deux et l’AP seule, devraient être menées.

Pour l’instant, faut-il proposer la TCC seule, l’AP seule, ou la combinaison des deux ? D’un point de vue clinique, les résultats suggèrent que la TCC combinée à l’AP entraîne des améliorations mais que celles-ci ne sont pas supérieures à chacune des interventions proposée seule. Il y a peut-être des profils de personnes aux prises avec une maladie chronique qui répondent mieux à une des trois options. En attendant que de nouvelles études permettent de le savoir, le choix pourrait donc être tout simplement laissé à la personne, en fonction de ses envies.The Conversation

Bernard Paquito, Professeur adjoint, Université du Québec à Montréal (UQAM)

Cet article est republié à partir de The Conversation sous licence Creative Commons. Lire l’article original.

Témoignage : Vanessa Jouart, hypnothérapeute

hypnothérapeute
« Après ma deuxième grossesse j’ai décidé d’être épanouie professionnellement. »

Merci de vous présenter en 4 à 5 lignes

Je m’appelle Vanessa Jouart, je suis hypnothérapeute à Palaja dans l’Aude(11) je suis mariée et maman de trois garçons.

Parlez-nous de votre activité actuelle de thérapeute alternatif

Je pratique l’hypnothérapie. Ce mode de thérapie apporte un bien être très profond et permet de résoudre de nombreux troubles. Je travaille sur des problématiques de gestion du stress, d’addiction et de dépression. j’accompagne les personnes dans l’arrêt du tabac et la gestion du poids, notamment avec la technique de l’anneau gastrique virtuel.

Comment s’est déroulée votre reconversion ?

Après ma deuxième grossesse j’ai décidé d’être épanouie professionnellement. J’ai donc intégré une école d’hypnose à Toulouse. Maintenant je suis hypnothérapeute et je continue à apprendre encore et encore car nous ne cessons jamais d’apprendre !

Comment vous êtes-vous fait connaître en tant que thérapeute ?

J’ai démarché plusieurs professionnels de santé puis j’ai crée une page Facebook.

Les points positifs du métier de thérapeute alternatif selon vous ?

J’aime cet l’échange bienveillant et ce partage qu’on vit lors des séances d’hypnose.

Les difficultés principales que vous avez rencontrées ?

Me faire connaître en tant qu’hypnothérapeute !

Vos conseils pour les aspirants thérapeutes ?

Ne lâchez rien continuez à croire en ce que vous êtes et ce que vous faites! Et restez toujours bienveillant.

Partagez avec nous vos projets, vos rêves en rapport avec votre activité ?

Je travaille à mon domicile pour l’instant et j’aimerai par la suite ouvrir un cabinet avec plusieurs corps de thérapie alternative.

Quelques mots sur Omyzen ?

Merci à Omyzen de promouvoir les bienfaits des thérapies alternatives comme l’hypnose ! Très bonne plateforme.

En finir avec les traumatismes grâce à la peinture, l’écriture ou la chanson

En finir avec les traumatismes grâce à la peinture, l’écriture ou la chanson

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Le sergent d’état-major de la Marine Anthony Mannino utilise l’art et la musique dans le cadre des soins thérapeutiques pour son traumatisme crânien.
Marvin Lynchard/US Department of Defence

Agata Vitale, Bath Spa University

Dans l’introduction de son livre Le Corps n’oublie rien, le psychiatre Bessel Van der Kolk écrit

« Il n’est guère besoin d’être soldat, ni de visiter un camp de réfugiés au Congo ou en Syrie, pour être confronté au traumatisme. Tout un chacun est concerné, ses amis, sa famille, ses voisins. »

Le traumatisme survient lorsque nous sommes confrontés à des situations accablantes qui dépassent notre capacité à faire face ou à traiter les émotions qu’elles génèrent. Habituellement, les souvenirs sont stockés dans ce qu’on appelle la mémoire déclarative

(la mémoire des choses dont on a conscience de se souvenir, et que l’on peut exprimer par le langage), que l’on pourrait représenter comme une sorte de classeur virtuel dans lequel les événements de la vie sont organisés et classés selon différents types, et par ordre chronologique.

Il est de ce fait facile de se rappeler et de décrire des souvenirs du passé. Ce n’est pas le cas des événements traumatiques : parce qu’ils surviennent en situation de détresse extrême, ils ne peuvent être assemblés correctement et mémorisés comme un récit cohérent, et sont donc stockés dans la mémoire non déclarative, qui fonctionne de façon inconsciente et s’exprime autrement qu’avec des mots.

La mémoire déclarative des événements traumatisants est comme un classeur qui aurait été malmené par un ouragan – il ne subsiste que des enregistrements épars d’images visuelles et de sensations corporelles, sans narration cohérente de ce qui s’est passé. Incapable de mettre en mots la mémoire non verbale et non déclarative du traumatisme, l’individu revit l’événement encore et encore, à mesure que des souvenirs inconscients refont surface, déclenchés par des odeurs, des images ou des sons qui rappellent le trauma originel.

Cette situation maintient la personne dans un état d’hypervigilance, inondant son corps d’hormones de stress longtemps après la fin de l’événement traumatique, avec des effets néfastes sur sa santé mentale et physique. Les symptômes sont multiples : dissociation, colère, engourdissement, souvenirs envahissants, douleurs musculaires (ventre, cou, épaules) et fatigue.

Non traité, le traumatisme peut avoir des effets dévastateurs sur la vie des gens ; il est donc nécessaire de trouver de nouvelles techniques efficaces pour aider les personnes traumatisées à se souvenir des événements qui les ont marquées afin de pouvoir les traiter correctement et en finir avec le traumatisme. Les arts créatifs peuvent aider à y parvenir.

Une alternative aux médicaments

Jusqu’à présent, le modèle médical a joué un rôle clé dans le traitement des traumatismes – peut-être, comme le dit Van der Kolk, parce que les médicaments pour « réparer » les traumatismes sont rentables et que les grandes revues médicales publient rarement des études sur les traitements non médicaux, qu’elles qualifient de thérapies « parallèles ». Le problème est que les médicaments ne peuvent s’attaquer à la racine du traumatisme, et ne peuvent donc pas faire sortir l’individu de la boucle de la reviviscence. Les thérapies basées sur la parole, comme la psychothérapie, sont essentielles, mais des données récentes suggèrent que les arts créatifs peuvent aussi jouer un rôle clé pour aider les individus à se remettre d’un traumatisme.

Que ce soit par le biais d’une image, d’une pièce de théâtre, d’une chanson ou simplement en gribouillant sur une feuille de papier, la créativité procure un espace où le traumatisme peut commencer à prendre un sens. Les événements traumatisants sont codés de façon non verbale ; par le biais d’images, de sons ou de métaphores, le processus créatif pourrait aider à les assimiler dans la mémoire déclarative. La recherche a montré que ce processus d’étiquetage des émotions négatives peut en atténuer l’effet menaçant.

Ces effets bénéfiques ont été démontrés à plusieurs reprises. L’écriture créative a par exemple été utilisée pour aider les jeunes réfugiés à se remettre de leur traumatisme pré et post-migratoire, lors de leur installation dans le pays hôte. Le théâtre a été utilisé pour traiter des soldats atteints du syndrome de stress post-traumatique, tandis que la photographie a aidé à améliorer la santé mentale de femmes infectées par le VIH/sida.

Le recours à la créativité permet également de partager des événements traumatisants avec un public et de l’en faire témoin. De cette façon, la personne touchée par un traumatisme peut l’extérioriser, et partager avec les autres l’œuvre d’art qu’elle a créée. Cela l’aide à adopter un autre point de vue sur son traumatisme, et à mettre une certaine distance entre elle et les événements. Grâce à ces discussions avec d’autres, les événements cessent progressivement de hanter l’individu traumatisé.

Dans un article récent, le poète Lemn Syssay a expliqué pourquoi il avait décidé de mettre en scène la lecture des dossiers psychologiques relatifs à son enfance traumatisante.

« C’est bizarre, mais je me sens bien sur scène, comme en famille. C’est la meilleure façon pour moi de regarder ces dossiers, je ne pourrais pas me trouver dans un endroit plus sécurisé. En parler ouvertement me met plus à l’aise, parce que quand j’étais tout seul, ils m’ont foutu en l’air. »

Les arts peuvent être utilisés pour reconnecter les cultures et dissiper l’effet du traumatisme. Le théâtre social a notamment été efficace pour reconnecter et construire le dialogue entre des jeunes d’Israël et de Palestine.

Réparer les communautés divisées par les traumatismes

Les arts créatifs pourraient également contribuer à intégrer des traumatismes dits « transgénérationnels » ou « transculturels », qui sont, respectivement, transmis d’une génération à l’autre, ou qui touchent et sont ressentis par des groupes ethniques spécifiques.

Maus, d’Art Spiegelman (1991), un roman graphique qui déconstruit le trauma d’Auschwitz.
Art Spiegelman/Pantheon Books

Un exemple de traumatisme transgénérationnel de ce genre figure dans le roman graphique Maus, d’Art Spiegelman, dans lequel l’auteur raconte l’expérience de son père, survivant d’Auschwitz. Dans cette œuvre, les Juifs sont dépeints sous les traits de souris et les Allemands sous ceux de chats. Selon moi, l’un des passages les plus forts est celui où Art Spiegelman rend visite à son père, Vladek. Assis ensemble à la table de la cuisine, le père insiste que son fils prenne des céréales périmées, qui appartenaient à son ex-femme, car il ne supporte pas l’idée de les jeter.

« Je ne peux rien laisser… Depuis Hitler, même une miette, j’aime pas jeter, jamais… » « Alors garde bien ces foutues céréales au cas où Hitler reviendrait un jour. »
Art Spiegelman/Flammarion

Pour moi, il ne s’agit pas seulement d’une histoire témoignant d’un événement collectif traumatisant, mais aussi de la description de la relation entre un père et son fils, qui se réconcilient à mesure que les fragments d’un traumatisme indescriptible sont triés et mis en pages.

Mon intérêt pour les arts créatifs en tant que thérapie découle de mes recherches sur l’élaboration d’interventions visant à améliorer le bien-être des réfugiés. Lorsqu’un jour j’ai demandé à une femme venant du Moyen-Orient si nous devions organiser des cours d’écriture créative pour les réfugiés, elle m’a répondu qu’effectivement, il fallait le faire. Selon elle, le fait de mettre sa version des faits par écrit mettrait fin au traumatisme qui affectait aussi sa famille : « Si je garde ça à l’intérieur, cela devient un problème pour ma fille, et pour les générations futures aussi. »

Sa déclaration m’a fait réfléchir sur le fait que, malgré leur efficacité, les thérapies basées sur la parole doivent être intégrées à d’autres formes d’interventions, en particulier lorsqu’on travaille avec ceux qui ont du mal à verbaliser leurs histoires traumatisantes. Pour eux, l’art s’est montré très efficace.The Conversation

Agata Vitale, Senior Lecturer in Abnormal/Clinical Psychology, Bath Spa University

Cet article est republié à partir de The Conversation sous licence Creative Commons. Lire l’article original.

Interview de Thierry Vinai, directeur de l’Institut de Médecine Traditionnelle Chinoise

Thierry Vinai, président du SIATTEC et directeur de l’IMTC.

Thierry Vinai bonjour, merci d’accorder cette interview à Omyzen.

Bonjour Anne-Sylvie.

Vous êtes ostéopathe et thérapeute en médecine traditionnelle chinoise, diplômé de l’université de Shanghai. Vous dirigez l’Institut de Médecine Traditionnelle Chinoise du Pontet, fondée par votre père. Pouvez-vous nous dire quelles sont les spécificités de l’IMTC par rapport à d’autres écoles ?

Il existe un nombre croissant d’écoles. Notre spécificité tient dans notre méthode pédagogique : moitié théorie, moitié pratique et cela dès la première année. Ensuite c’est une école agrée par une Université d’Etat de premier ordre, comme Shanghai, Pékin, Nankin et Tianjing. Ces universités sont désignées et reconnues par l’OMS comme des universités formant les praticiens en acupuncture et moxibution.

Pour vous, quels sont les critères d’une bonne école en MTC ?

Tout d’abord, choisir une école agrée par la Confédération Française de Médecine Traditionnelle Chinoise (C.F.M.T.C.). Cela garantit qu’elle respecte le manuel qualité de la profession. Ensuite, qu’elle soit affiliée à une Université d’Etat de MTC en chine qui en contrôle le programme. Également, qu’elle organise des stages pratiques dans les Universités de MTC de Chine. Les professeurs doivent être des praticiens en MTC installés de longue date. C’est aussi important qu’il y ait de bons supports pédagogiques et des petits groupes de pratiques et ce dès la première année. Enfin, prêtez attention à ce que cette école respecte les normes en vigueur, au niveau des assurances ou encore de l’hygiène.

En tant que directeur d’école, quels sont les défis auxquels vous avez à faire face ?

Mon objectif, avec mon équipe, est de former des praticiens compétents en 5 ans. Pour cela nous devons améliorer sans cesse les outils pédagogiques, nous cherchons sans cesse à perfectionner notre méthode d’apprentissage. Il faut aussi s’adapter aux normes exigées par les organismes de prise en charge des formations. Enfin, toute la logistique prend une grande part dans l’enseignement.

Quels conseils donneriez-vous à quelqu’un qui cherche un qui cherche un thérapeute en MTC ? Comment peut-il trouver un praticien compétent, sur quels critères doit-il se fonder ?

Tout d’abord, qu’il se réfère au SIATTEC, à l’UFPMTC et la FNMTC, qui ont une liste de praticiens installés. Ensuite il vaut mieux les appeler pour savoir en premier si ce qu’ils proposent correspond bien à leur demande. En effet, les praticiens ne pratiquent pas tous les trois outils principaux de la MTC que sont le tuina, l’acupuncture/moxibution et la pharmacopée chinoise.

Aujourd’hui en France, la MTC est classée dans les thérapies dites alternatives, avec la réflexologie, la naturopathie, ou encore la sophrologie, quelle place a-t-elle parmi toutes ces disciplines, quelle est sa spécificité ?

D’abord la MTC n’est pas alternative, elle est complémentaire. Elle traite d’une manière holistique avec ses spécificités. Nous réalisons tout d’abord un Bilan énergétique basé sur les 4 temps et les 8 règles, puis nous élaborons un principe de traitement et nous procédons au traitement.

Vous êtes président du Syndicat Indépendant des Acupuncteurs Traditionnels et des Thérapeutes en Énergétique Chinoise (SIATTEC). Quel est l’intérêt d’adhérer à un syndicat pour un praticien, en quoi est-ce important aujourd’hui ?

Le SIATTEC a une spécificité qui lui est propre. Il accepte les praticiens de tout horizon pourvu qu’ils en remplissent les critères. En adhérant, le thérapeute se protège car le SIATTEC fournit une assurance RCP aux praticiens en MTC qui ne sont pas docteurs en médecine. Il a aussi l’avantage d’apporter une couverture juridique. En cas de procès, la première année d’exercice, elle est d’un montant maximum de l’ordre de 3500 euros et à partir de la deuxième année elle prend en charge la totalité des frais de procédures.

Vous agissez pour la reconnaissance et la légalisation de la MTC en France, pour qu’elle soit intégrée dans un cadre réglementaire. Qu’est-ce qui motive votre démarche ?

Nous sommes frappés d’exercice illégal de la médecine et je m’inscrit en faux là-dessus car nous ne faisons pas du tout la même chose. Nous souhaitons ne plus être poursuivi car nous ne sommes pas dangereux. Nos étudiants apprennent les gestes d’exclusions, il n y a qu’à voir combien on a de problèmes avec les patients, c’est vraiment très rare voire inexistant. Les assurances ne s’y trompent pas car elles n’augmentent pas nos cotisations. Et puis je me bats pour que les patients aient un libre choix de soin et une meilleure accessibilité aux soins.

Pouvez-vous nous dire où en sont les démarches en cours ?

Malgré toutes nos démarches, je constate qu’on nous écoute mais qu’on ne nous entend pas. Mais cela ne nous empêche pas de persévérer car je sais que la reconnaissance viendra bien un jour. Nous commençons à représenter un certain nombre de praticiens. La MTC a l’avantage de présenter très peu d’effets secondaires. Et puis on cotise et on fait économiser de l’argent à la sécurité sociale. Cela intéresse les pouvoirs publics et les politiques en général. Pour l’instant rien de nouveau mais on continue.

Pensez-vous que la France autorisera la pratique de la MTC par les non médecins dans les années à venir ?

Oui car nous sommes en Europe et nombre de pays européen l’ont légalisé, ce n’est qu’une histoire de temps quand les lobbys comprendront que nous ne sommes pas un danger et qu’ils n’ont rien à perdre plutôt tout à gagner, ça ira mieux. Regardez avec la reconnaissance de l’ostéopathie et de la chiropractie. Le nombre de patients n’a pas baissé et nous pallions à un manque croissant de médecins.

Qu’est-ce que ça changera pour les praticiens ? Et pour les patients ?

Ne plus être poursuivi et pratiquer en toute légalité. Les patients ont des fois honte de dire qu’ils nous ont consultés. Cela va nous permettre de pouvoir dialoguer avec la médecine moderne pour le bien-être de nos patients.

En annonçant qu’elle allait intégrer la pharmacopée chinoise dans la 11e version de la CIM (Classification statistique internationale des maladies et des problèmes de santé connexe), l’OMS vient de reconnaitre la médecine chinoise. Qu’est-ce que cela peut changer pour la pratique de la MTC en France dans les années à venir ?

L’OMS édite des prérogatives et reconnaît la MTC. Après si les états membres les suivent c’est super. Nous sommes dans le pire des cas en France cela ne peut que s’améliorer. Par contre en ce qui concerne l’URSSAF, la maladie, les caisses de retraites, la CFE, les assurances…là on veut bien nous reconnaître. Il y a cette hypocrisie qui ne peut pas perdurer. Qu’on nous dise clairement si on veut nous légaliser ou pas car pour nos patients eux nous ont adopté et viennent en masse nous consulter. Si nous ne répondions pas à un besoin on n’existerait pas, ne croyez-vous pas ?

Tout à fait…

Quelques mots sur le site Omyzen ?

A consulter régulièrement !

Dossier méditation de Pleine Conscience

Pourquoi est tel engouement ?

La méditation de Pleine Conscience est une pratique qui connaît un essor important. Elle est désormais très largement connue et pratiquée par les Français. On estime à plus de 500 000 le nombre de français qui pratiquent la méditation régulièrement.

La Pleine Conscience nous apprend à libérer notre attention des « ruminations » pour profiter pleinement de ce que nous sommes en train de vivre ici et maintenant, le fameux « moment présent ». Nous arrêtons ainsi d’être les victimes stressées ou malheureuses d’un esprit enclin à ressasser trop souvent le passé et à s’inquiéter de manière exagérée pour l’avenir.

Les bienfaits de la méditation de Pleine Conscience sont désormais largement étudiés grâce aux nombreuses études scientifiques sur le sujet: meilleure gestion des émotions et du stress, amélioration du sommeil, meilleure concentration, meilleure gestion de la douleur, augmentation des défenses immunitaires, etc.

Je vous invite à rentrer un peu plus dans le détail pour explorer cette discipline passionnante qui semble parfaitement adaptée aux défis apportés par le monde moderne.

La méditation c’est quoi ?

Méditation de pleine conscience à la maison

C’est d’abord une discipline pratiquée par l’humanité depuis la nuit des temps. Elle consiste principalement à diriger volontairement son attention sur un objet précis. Cet objet peut être votre respiration, une image fixe, la flamme d’une bougie, un son, des sensations … Cette observation doit se faire en restant détendu et « bienveillant » envers soi-même. Ce qui veut dire que si par exemple votre attention s’éloigne de l’objet de méditation, vous prenez simplement conscience de cet éloignement sans vous énerver ou vous juger (« mince ! mon esprit c’est encore égaré, je n’y arriverai jamais ! ») pour revenir en douceur à l’objet de votre attention.

Ce processus répété des milliers de fois modifiera progressivement et en profondeur votre comportement.

Pourquoi parler de « Pleine Conscience » ?

Il y a de nombreux styles de méditation. Pourquoi appeler cette forme spécifique: méditation de Pleine Conscience ?

Elle fait référence à un type de méditation inspiré d’une pratique bouddhiste qui nous invite à l’observation neutre de tout ce qui se présente ici et maintenant. Avec la pratique nous devenons progressivement conscients de ce qui présente à nous sans rien rajouter à cette « pleine » conscience: pas de commentaire mental, pas de jugement etc.

Polémiques sur le nom « pleine conscience »

Cependant ce terme français de « pleine conscience » est souvent remis en question par les enseignants eux-mêmes. D’abord à cause de l’adjectif « pleine ». Il est en effet évidemment totalement illusoire et contre-productif de prétendre être conscient à « 100% » de ce qui se présente. Ce mot peut donc rajouter une pression importante sur les pratiquants qui basculent dans un effort de conscience trop « tendu » incompatible avec la pratique méditative qui nécessite de rester relativement détendu: ils se concentrent mais ne méditent pas.

Le mot « conscience » est également remis en cause. C’est un mot qui a plusieurs significations dans la langue française et qui sont souvent floues. Les scientifiques eux-mêmes ont du mal à clarifier cette notion ! Il pourrait être remplacé par la notion « d’attention » que je préfère à celle de « présence ». En effet, inviter une personne à être « présente » aux souvenirs de son passé qui lui viennent à l’esprit peut être relativement perturbant 😉

Il n’y a pas nécessairement de terme idéal pour qualifier cette méditation. L’avantage de cette appellation « pleine conscience » étant peut-être justement qu’elle nous invite à repositionner notre pratique et à l’interroger… Finalement, cette discussion nous rappelle aussi que la méditation est une question de pratique avant d’être un débat conceptuel de mots !

Comment ça fonctionne ?

Les 3 étapes principales de la méditation de Pleine Conscience

Il y a donc schématiquement 3 étapes à la pratique de la méditation:

  1. Vous portez votre attention sur l’objet de votre choix
  2. Si un stimulus survient (un bruit, une odeur, une pensée, une sensation, une émotion etc) autre que la perception de l’objet de votre méditation, et bien vous en prenez simplement conscience.
  3. Sans chercher à commenter le stimulus perçu, vous revenez doucement à l’objet de votre méditation

L’étape 1, celle de la concentration, permet de focaliser votre esprit et de sortir de l’agitation mentale. En effet si votre esprit est trop agité, envahi de pensées diverses, vous ne parviendrez jamais à suivre l’étape 2 correctement. Vous serez dans une sorte de brouillard intérieur et percevrez mal les stimulus qui se présentent. Dans la tradition, l’esprit agité est comparé à un lac agité: les sédiments remués (vos pensées agitées) viennent troubler les eaux bleues du lac (votre esprit). L’étape 1 permet de retrouver le calme intérieur qui clarifie suffisamment votre esprit pour passer à l’étape 2 et 3.

Avec l’étape 3, vous apprenez à modifier votre comportement quand des événements se présentent: à les accueillir sans sur-réagir.

L’exemple du stress professionnel ou familial

gérer le stress professionnel grâce à la méditation de pleine conscience
Mieux gérer le stress professionnel grâce à la méditation de pleine conscience

Prenons un exemple: imaginez que vous avez régulièrement une pensée qui vous angoisse. Ce peut être une pensée liée à votre contexte professionnel ou familial par exemple. Et bien pendant votre méditation elle émergera naturellement dans votre esprit mais vous apprendrez progressivement à l’observer sans y réagir, à la laisser « passer » pour revenir à votre objet principale d’attention. A force de pratique, vous parviendrez à maintenir cette observation neutre en dehors du « cocon » de votre séance de méditation et cette pensée ne vous angoissera plus autant tout simplement parce qu’elle ne déclenchera plus en vous une cascade de pensées et d’émotion !

Il est intéressant de faire un parallèle avec certaines pratiques utilisée en hypnose Ericksonienne pour lutter contre les phobies. Une personne qui a peur des araignées a développé et renforcé avec le temps une réaction de très forte angoisse quand elle est exposée à une araignée réelle ou même à une pensée d’araignée. En mettant la personne dans un état de réceptivité avancé, le thérapeute va lui suggérer qu’elle peut rester calme tout en l’amenant à imaginer qu’elle est exposée à cette araignée. D’une certaine manière le cerveau du patient va apprendre à ne plus « sur-réagir » aux araignées. Cette mécanique est la même qui est à l’oeuvre dans la pratique de la méditation de Pleine Conscience.

Les dernières études scientifiques ont pu mettre en évidence qu’une pratique régulière permettait de réduire l’activité de l’amygdale qui est justement à l’origine du déclenchement des réactions émotionnelles en particulier de peur et d’anxiété.

De manière générale, la méditation de Pleine Conscience vous apprend à « vivre avec » et à accueillir vos ressentis de manière « apaisée ». Vous êtes donc plus ancré dans le présent et moins anxieux.

Essayez ! Des millions de pratiquants dans le monde sont là pour attester que ça marche. Mais n’attendez pas de miracle: ces effets s’obtiennent uniquement par une pratique régulière sur une certaine durée. A court terme vous ressentirez peut être simplement une sensation de détente profonde après chaque séance même si ce n’est pas l’objectif premier de la méditation de Pleine Conscience.

Pour quels besoins ?

La liste des bienfaits est très longue. Au-delà des bienfaits étudiés et validés par la science, tous les pratiquants réguliers vous diront à quel point la méditation a eu une influence profonde sur leur vie. Si nous devons citer les bienfait principaux:

  • stress/anxiété: et meilleure gestion des émotions de manière générale
  • douleur: nous cessons de rajouter à la douleur physique la douleur psychologique. La douleur physique devient donc plus tolérable. Par ailleurs la méditation nous permet de développer une meilleure conscience de nos sensations et de notre posture. Nous prévenons donc mieux la survenue des potentiels sources de douleur.
  • sommeil: en étant moins stressés, en sortant de nos pensées ruminantes notamment la méditation améliorer notre sommeil.
  • dépression: la méditation serait au moins aussi efficace que les médicaments pour prévenir les rechutes dépressives. De manière très simple elle nous apprend effectivement à moins « broyer du noir »
  • bonheur: des études ont montré que nous ne sommes jamais aussi heureux que lorsque nous sommes attentifs à ce que nous sommes en train de faire ! Pour une raison simple: lorsque notre esprit s’échappe c’est souvent pour penser à des choses « négatives » et angoissantes.

Quelles contre-indications ?

Les contre-indications sont rares. Cependant si vous avez des troubles psychiatriques, demandez l’avis des professionnels qui vous suivent et informez systématiquement l’instructeur qui anime les méditations. Chaque cas doit être traité individuellement.

Pratiquer la méditation de PC

Quelle est la durée idéale d’une méditation ?

Tous les moments sont bons pour méditer
Tous les moments et toutes les durées sont bons pour méditer. L’essentiel reste de pratiquer régulièrement.

Cela dépend bien sûr de vos objectifs, l’essentiel étant la régularité. Certains enseignants parlent de 20 mins de pratique bi-quotidienne, matin et soir. De manière générale, des sessions régulières de 15 mins sont déjà une excellente base.

Sachez que pour les pratiquants engagés cela peut aller jusqu’à plusieurs séances d’au moins 1 heure chaque jour.

Pour l’anecdote, certains moines bouddhistes de la tradition Théravada doivent parvenir à sortir de leur méditation au bout d’une durée prédéterminée sans l’aide d’un réveil pour franchir certaines étapes de leur initiation ! En pratiquant régulièrement, vous constaterez que votre corps enregistre effectivement de manière étonnamment précise les durées de vos méditations. Ainsi même en l’absence de timer vous « sentirez » quand l’heure de votre méditation est écoulée, parfois à la minute près !

A quel moment de la journée faut-il méditer ?

Le matin est souvent considéré comme le moment idéal pour méditer. Vous n’êtes pas encore influencés par l’agitation de la journée, l’environnement est relativement calme … et méditer le matin vous permet aussi d’attaquer la journée de la meilleure des manières. Le seul soucis: être bien réveillé 🙂

N’hésitez pas à vous laver ou à prendre un thé ou un café léger avant. Vous pouvez aussi faire quelques mouvements de réveil corporel doux: étirements, flexions, respirations profondes etc.

Les différentes formats disponibles

  • Le cycle MBSR

Le MBSR (Mindfulness Based Stress Reduction) est un cycle de pratique de la méditation sur 8 semaines mis en place par John Kabat Zinn dans les années 70. Il a constaté qu’une pratique régulière et encadrée pendant 8 semaines (à raison d’1 session par semaine et d’exercies à la maison) permettait d’observer les premiers résultats intéressants tout en permettant aux pratiquants de développer le niveau d’autonomie nécessaire à la poursuite de la pratique en solo.

Ce cycle est désormais pratiqué largement dans le monde y compris par le monde médical comme outil d’accompagnement aux patients dépressifs notamment.

  • Les sessions de méditation

De nombreuses associations permettent de pratiquer la méditation en groupe en étant guidé. Il ne s’agit pas nécessairement d’associations dédiées à la Pleine Conscience mais à des pratiques méditatives bouddhistes, zens ou issues du yoga par exemple. Renseignez-vous, faites des séances d’essai et … pratiquez ! Toutes les formes de méditations ont leur intérêt et leur bienfait et se rejoignent sur les fondements de la pratique.

  • Les applications mobiles

Il existe de très nombreuses applications de méditation. Le principe est de vous proposer des méditations guidées structurées à travers différentes thématiques ou parcours. Les applications permettent aussi pour la plupart des outils de suivi de votre activité et de vos progrès. Citons-en quelques-unes: Headspace, Simple Habit, Petit Bambou, Mindful Attitude etc.

  • Méditer à la maison

Après un certaine pratique, vous ressentirez souvent le besoin de pratiquer seul chez vous sans être guidé. Vous voudrez simplement vous asseoir quelques minutes dans le silence, pour observer avec une forme de neutralité bienveillante avec tout ce qui se présente à vous, ici et maintenant. Quel sentiment de liberté ! De paix ! D’harmonie ! La méditation est vraiment une pratique surprenante que je vous conseille vivement.

Notre article sur la pratique du yoga à la maison regroupe certains précieux conseils pour installer cette habitude.

Les exercices classiques de la méditation de Pleine Conscience

  • La méditation du raisin

Un exercice emblématique du démarrage des cycles MBSR. Les participants reçoivent un raisin dans le creux de la main et sont guidés dans une exploration de ce petit fruit avec tous leurs sens: vue, toucher, odorat, ouïe, goût … Ils prennent ainsi entre autre conscience du mode « pilote automatique », réalisant qu’ils ont l’habitude de « gober » les raisins secs en passant à côté de la richesse de cette expérience.

  • Le Balayage Corporel

Assis ou allongé, le pratiqué est guidé dans une exploration progressive des sensations de son corps, de bas en haut ou de haut en bas. Il ne faut pas chercher à provoquer le sensations, simplement observer celles qui se présentent.

  • La méditation assise sur le souffle

La méditation la plus simple: le pratiquant est assis, simplement attentif à sa respiration et aux sensations qu’elle provoque. Les yeux sont en général fermé pour éviter les distractions visuelles. Cet exercice en apparence très simple s’avère en réalité très enrichissant: l’esprit a du mal à observer la respiration, il vagabonde d’une pensée à l’autre, le corps s’agite etc. Patiemment, avec douceur, le méditant se contente de prendre conscience de ces égarements et de revenir inlassablement à sa respiration.

  • Les méditations courtes

Elles permettent en toute situation, même lorsqu’on dispose de très peu de temps, de retrouver une certaine qualité de calme intérieur et de présence. 1, 2 ou 3 minutes et quelques respirations peuvent suffire pour cela.

  • Manger en Pleine Conscience

Notre vie moderne nous habitue à manger de manière automatique, sans même prêter attention au goût des aliments. Manger en pleine conscience est donc un excellent entraînement de méditation tout en étant bénéfique pour notre santé 🙂

Les autres formes de méditation

La méditation dans le Yoga

Il existe dans le yoga de nombreuses formes de méditation. Dans les Yoga Sutra de Patanjali, Dhyana correspond à la 7ième et avant-dernière étape. Elle ne peut donc être pratiquée efficacement qui si les étapes précédentes ont été suivies. Elle consiste à focaliser son attention dans un premier temps sur un point unique comme sa respiration, l’espace entre ses 2 yeux, la pointe de son nez, une image etc.

Le yoga fait également largement appel à la méditation sur les mantras, ou formules sacrées dont la simple sonorité est réputée avoir une influence spécifique sur notre corps et notre esprit.

La méditation bouddhiste

C’est une forme de méditation qui a plus de 2500 ans et aurait été apportée par le fondateur du bouddhisme, le prince Siddharta Gautama, lui-même formé au yoga. Il y a selon le bouddhisme Théravada (ou bouddhisme des origines) 2 grandes formes de méditation: la méditation Samatha (« tranquillité de l’esprit » ou « quiétude ») et méditation Vipassana (« vue profonde »).

Futurs moines bouddhistes s'apprêtent à méditer
De futurs moines bouddhistes s’apprêtent à méditer

Samatha précède Vipassana et permet d’atteindre quiétude d’esprit nécessaire à la pratique de Vipassana. Samatha consiste à fixer son attention sur un point précis: respiration, bougie, mantra etc. Une fois atteinte une qualité de concentration et de calme mental associé suffisant, le pratiquant peut pratiquer Vipassana.

Vipassana consiste à « voir les choses telles qu’elles sont », c’est à dire à comprendre la nature fondamentale des phénomène par l’observation de ses propres sensations. Nous parvenons par la pratique à la claire compréhension des 3 caractéristiques ci-dessous:

  • Impermanence: tous les phénomènes évoluent sans cesse
  • Vide de soi: en réalité les choses n’existent pas en tant que telle, mais comme l’interdépendance de plusieurs autres phénomènes eux-même transitoires. Un exemple souvent cité: un arc-en-ciel n’est que la rencontre temporaire de gouttes de pluies et de lumière. Nous l’appelons « arc-en-ciel » par convention, mais cet objet n’existe pas en lui-même et pour lui-même indépendamment de ces phénomènes qui interagissent
  • Souffrance: compte-tenu de ces 2 caractéristiques, nous nous attachons à des phénomènes transitoires et vides, ce qui ne peut qu’entraîner une forme de souffrance (nous vieillissons, un être cher disparaît, notre situation financière évolue etc.)

Une fois cette compréhension profondément intégrée par la méditation, nous sommes libérés de cette souffrance qui est elle-même conditionnée.

La méditation Zen

C’est une méditation proche de Samatha et elle correspond à l’étape Dhyana, 7 et avant dernière étape du yoga de Patanjali. Elle consiste à simplement s’asseoir, dos et nuque bien droits, yeux mi-ouverts qui ne fixent rien en particulier, et attention portée sur la posture juste et sur l’expiration longue et profonde. L’inspiration se fait naturellement. Les mains sont jointe en mudra, pointes des pouces se touchant à l’horizontal, main gauche dans la main droite.

Cette forme de méditation très pratiquée au Japon et en Corée a eu une influence majeure sur la culture de ce pays. Je vous la conseille vivement. Les sessions de Zazen sont des moments exceptionnels et qui peuvent être assez impressionnants, tous les méditants faisant face à un mur blanc et pouvant demander à tout moment à être frappés sur les épaules par le kyosaku, un bâton permettant de maintenir une vigilance suffisante ! 🙂

La méditation transcendantale

Méditation transcendantale ou MT a été créée par Maharishi Mahesh Yogi dans les années 50 (en tout cas introduite à cette période en occident). Elle a connu une notoriété très importante grâce à certains de ses pratiquants emblématiques comme les Beatles. De nombreuses expérimentations ont été menées aussi dans les écoles pour initier les enfants à cette pratique et l’ancien président du Sénégal (Abdou Diouf) a mené une expérimentation dans les prisons sénégalaises entraînant un taux de récidive inférieur à 10% contre 90% habituellement !

Elle consiste de manière simplifiée à réciter un mantra une 20 aine de minutes matin et soir chaque jour. Ce mantra ne doit pas avoir de « sens » pour le pratiquant.

Elle est controversée car « l’initiation à la MT » est devenue un business « protégé » coûtant plusieurs milliers d’euros …

La méditation Dynamique d’Osho

C’est une forme très originale de méditation. Elle a été mise en place par Baghvan Shree Rajneesh plus tard appelé Osho par ses disciples. Cet agrégé de Philosophie indien aurait atteint l’Eveil pendant ses études dans les années 50. Il commence ensuite à donner des conférences et devient rapidement un gourou ayant plusieurs centaines de milliers de disciples en Inde et aux Etats-Unis. C’est aussi un gourou très contreversé à cause de son approche très iconoclaste, de pratiques sexuelles libérées de ses disciplines, de sa collection de Rolls Royce et de délits et crimes commis dans la ville qu’il a fondé dont il serait en partie le commanditaire…

La méditation dynamique regroupe certaines pratiques de méditation et de psychologie. Elle est découpée en plusieurs phases et permet une libération profonde de certaines souffrance psychiques notamment. Elle peut aussi être assez impressionnante. En effet dans l’une des phases, le pratiquant est invité à exprimer librement toutes ses émotions: crier, hurlez, rire, pleurer … !

Se former à la Médecine Chinoise

Acupuncture moxibustion
En France, l’acupuncture et la moxibustion ne sont pas enseignées dans toutes les écoles de médecine chinoise.

Vous avez à cœur d’accompagner les personnes vers un mieux-être en les aidant à retrouver et garder l’équilibre ? Vous aimez comprendre la complexité des chemins qui mènent à la maladie ou à la guérison ? Vous rêvez d’une médecine naturelle qui a fait ses preuves depuis plus de 2500 ans ? Alors la médecine traditionnelle chinoise est probablement faite pour vous.

Seulement, il s’agit d’un art relativement complexe, issu d’une autre culture , qui ne s’apprivoisera pas en une semaine. Pour acquérir des compétences solides, il vous faudra compter 5 ans d’études en formation continue. Il est donc capital de choisir une école de qualité qui convienne à vos attentes. Or il existe une centaine d’organismes proposant des formations en Médecine Chinoise.

Alors, comment s’y retrouver ? Sur quels critères baser ses recherches ? Omyzen vous explique quels sont les différentes branches et vous donne tous les conseils pour orienter votre recherche. Nous avons répertorié et comparé pour vous toutes les écoles agréées ainsi que leurs spécificités. De quoi vous aider à trouver LA formation qui vous convient.

L’enseignement en Chine

La médecine chinoise est une science empirique qui s’est développés et affinée au fur et à mesure des 20 derniers siècles. Traditionnellement, elle se transmettait sur un mode familial, de maître à élèves, de père en fils. Les connaissances se diffusaient de manière populaire, de bouche à oreilles.

En Chine, elle a commencé à se structurer et à s’institutionnaliser dans les années 1950. Aujourd’hui elle a intégré le cadre universitaire officiel au même titre que les études de médecine conventionnelle : 5 ans de licence puis trois ans de master et trois ans de doctorat, soit 11 ans d’études au total.

Et dans les universités françaises ?

En France, un Diplôme universitaire (D.U.) de médecine traditionnelle chinoise est accessible aux médecins et professionnels ayant suivi deux cycles d’étude en Médecine. Des Diplômes Interuniversitaires (DIU) sont également possibles pour les professionnels de santé. Il existe par exemple un DIU « acupuncture obstétricale » et un autre « acupuncture médicale ».

Les professionnels de santé trouveront dans les formations le moyen d’enrichir leur approche du soin et leurs outils thérapeutiques. De plus en plus de médecins français viennent en stage dans les hôpitaux chinois pour apprendre les logiques de prévention, la pharmacopée et les techniques de l’acupuncture. Ils utilisent ces outils comme compléments thérapeutiques pour aider les patients à supporter les traitements occidentaux.

Pour les non médecins, la discipline n’étant pas encore reconnue au niveau institutionnel, l’apprentissage de la médecine chinoise se fait dans des écoles privées, en stages ou formations continue.

Une formation longue et exigeante

L’apprentissage de cet art du soin qu’est la médecine chinoise est très riche et dense, puisqu’il comprend :

  • la compréhension de la théorie fondamentale basée sut l’étude des textes anciens (la notion de Qi, les lois qui régissent le Yin et le Yang, l’etiopathologie…)
  • l’intégration des plantes, de la cartographie énergétique, des différents syndromes et symptômes, …
  • la capacité à réaliser un bilan énergétique (pouls chinois, palpation, élaboration d’un principe de traitement…)
  • la pratique des différentes méthodes de soin (acupuncture, massage Tuina, moxibustion…)
  • Nous pouvons ajouter aussi : le travail intérieur et personnel du thérapeute, nécessaire à l’entretien d’un certain état intérieur intégrant des qualités d’observation, de calme, d’empathie, de libre circulation, d’équilibre énergétique…

En France, il faut compter cinq ans en formation continue (environ un week-end par mois) pour avoir un niveau d’aptitude minimum permettant de s’installer en tant que Thérapeute en Médecine Chinoise. Au bout de 4 ans, vous pouvez être inscrit au Registre de Praticiens en ETC (R.E.F.S). La 5eme année vous choisirez des spécialisations et préparerez le Diplôme National de Médecine Traditionnelle Chinoise (D.N.M.T.C.)

Suite à ces cinq ans de base, vous pouvez encore suivre des modules de spécialisations : tuina pédiatrique, traitements gynécologiques, accompagnements en oncologie, cranio-puncture, etc… Cependant, tout professionnel vous le dira : on n’a jamais fini d’apprendre la MTC. Donc sachez qu’au-delà des 5 années d’école qui vous fourniront la base, vous êtes partis pour une formation à vie ! Mais n’est-ce pas le cas de tout thérapeute … ?

Les études de médecine chinoise demandent beaucoup de travail personnel.

Sachez donc que vous vous engagez dans une formation longue et pointue. Emmagasiner les connaissances demande d’avoir une bonne mémoire, du temps et de l’organisation pour étudier. On retrouve dans cette apprentissage, la persévérance et la rigueur, autant que la souplesse et le ressenti, qui caractérisent les disciplines orientales.

Si vous n’êtes pas médecin, il vous faudra acquérir des connaissances générales en anatomie, etiopathologie et physiologie.

Certaines écoles proposent un cursus parallèle en sciences médicales pour se mettre au niveau. Elles proposent aussi de passer le brevet de secourisme pour connaitre les gestes à effectuer en cas d’urgence.

Une discipline aux multiples facettes : voulez-vous être acupuncteur, masseur, conseiller en phytothérapie ou les trois ?

En Médecine Chinoise, on distingue habituellement trois grands modes de traitement :

  • Acupuncture/moxibustion
  • Tuina/Médecine Manuelle
  • Pharmacopée/Diététique

On y ajoute parfois un quatrième :

  • Le Qi Gong thérapeutique

(Pour plus de détails, lire : La médecine chinoise, un art millénaire au service des défis d’aujourd’hui.)

La plupart des écoles enseignent ces trois grands types de traitements. Dans la pratique, ils sont le plus souvent utilisés ensemble car ils sont très complémentaires. Par exemple, si une personne souffre d’arthrose, le thérapeute peut :

  1. Travailler localement la zone douloureuse en massant et en mobilisant pour tonifier ou disperser le Qi à l’endroit précis qui pose problème.
  2. Puncturer et/ou moxer (chauffer avec un cigare d’armoise) des points qui abaissent la douleur et nourrissent les articulations, ce qui permet de travailler plus au niveau énergétique.
  3. Conseiller une pharmacopée et un type d’alimentation spécifique pour agir en traitement de fond sur les organes concernés.
  4. Montrer des mouvements de Qi Gong que la personne pratiquera chez elle au quotidien pour entretenir le travail de la libre circulation de l’énergie.

Un thérapeute en médecine chinoise est normalement capable d’utiliser tous ces modes opératoires. Certains praticiens connaissent les 3 techniques mais décident de se spécialiser dans l’une ou l’autre des branches. D’autres en pratiquent une seule exclusivement, le massage tuina par exemple, qui présente l’avantage de pouvoir être exercé en toute légalité.

Certaines écoles enseignent toutes les modes de traitement à part égale, d’autres font totalement l’impasse sur la pharmacopée ou le Qi Gong, d’autres enseignent exclusivement le tuina et le shiatsu. Si un médecin chinois connait toutes les pratiques, en fonction de vos affinités, vous pouvez choisir une école qui privilégiera telle ou telle branche. Notons que des écoles se sont également ouvertes sur d’autres approches comme l’homéopathie ou la micothérapie, qui ne sont pas forcément au programme en Chine.

Un bagage théorique solide

Cependant, quelle que soit la technique choisie, elle risquera d’être inopérante, voir nocive si la théorie fondamentale commune à toutes ces disciplines n’est pas acquise. En effet, pour savoir utiliser tel ou tel mode de traitement de manière appropriée il faut avant toute chose être capable de réaliser un bon bilan énergétique. Pour cela, les bases théoriques sont nécessaires. Elles permettent d’interpréter les signes et symptômes qui auront été recueillis lors des « 4 temps de l’examen ». (Voir : La médecine chinoise : pour quoi ? Comment ?

Bien sûr il est possible de se contenter de faire du symptomatique et de piquer des grands points correspondants à des troubles précis. Pendant l’accouchement nous voyons par exemple des sages-femmes piquer sans bilan uniquement les points spécifiques de dégagement de la douleur. C’est déjà une excellente chose. Mais ce type de pratique se définit plus par de « l’aiguillothérapie » que par de la médecine chinoise.

Si vous voulez vraiment être sinothérapeute, il est donc nécessaire de choisir une formation qui donnera une place importante à la théorie. Les fondamentaux comprennent les théories du Yin et du Yang et des 5 éléments, l’étude des différents méridiens, du fonctionnement des organes/entrailles, du Qi, du sang et des liquides organiques, l’étiologie ou encore les différentes méthodes de diagnostic.

Pratiquer, pratiquer, pratiquer…

ventouses
La technique des ventouses est un des modes de traitement nécessitant un entrainement préalable.

La médecine chinoise reste une médecine empirique et très pratique. C’est en prenant un maximum de pouls qu’on apprend à écouter un pouls, c’est en puncturant qu’on devient acupuncteur. D’où la nécessité de choisir une formation qui accorde aussi beaucoup de place à la pratique.

Privilégiez donc les écoles qui réservent un temps pour la mise en pratique à chaque session de formation. Il y a des écoles où on apprend à puncturer à partir de la troisième année seulement. Ce serait dommage de réaliser après deux ans d’études qu’on n’aime pas du tout manipuler des aiguilles…

Veillez à ce que les locaux de votre école soient équipés en tables de massage permettant la pratique. Dans le programme des cours, regardez bien le nombre d’heures accordé à la mise en application des cours théoriques.

Se confronter à la réalité clinique

S’il est nécessaire de s’entrainer à piquer, tuiner ou prendre le pouls, entre étudiants au sein de l’école, l’étape d’après – qui n’est pas des moindres- est de se frotter à la pratique avec des vrais patients, chercher à identifier et traiter une pathologie réelle. Le système d’internat tel qu’il se fait en médecine conventionnelle n’étant pas encore possible, les écoles proposent différents moyens de faire de la pratique clinique pour pallier à ce manque :

  • Dispensaires: des personnes de l’extérieur peuvent venir recevoir un soin gratuitement. Ce sont les étudiants qui posent les questions, palpent et observent puis proposent un bilan et un principe de traitement, sous le regard du professeur. (Ce système existe à l’I.M.T.C. d’Avignon, en plus du cursus de formation.)
  • Stage en cabinet encadré par l’école : chaque élève effectue un stage en cabinet chez un praticien choisi par l’école (École ZHONG LI et Institut Shao Yin)
  • Stages de pratique clinique: l’école organise plusieurs jours pendant lesquels des patients viendront se faire traiter par les professeurs et élèves. (Institut MING MEN)
  • Etudes de cas supervisées : l’étudiant suit et traite un patient sur plusieurs séances sous la supervision d’un professeur. (Ecole de Médecine Chinoise et Qi Gong).

Quand on travaille sur de l’humain, chaque séance est unique, de fait, rien ne remplace les études de cas réels. Ces temps sont très riches et précieux, c’est pourquoi nous vous recommandons de choisir une école qui offre la possibilité de se confronter au terrain. Mais pour cela, vous pouvez aussi…

Revenir à la source : les stages en Chine

stage hôpital chinois
Faire un stage dans un hôpital chinois, une expérience hautement formatrice.

Au cours de leurs cursus, la plupart des écoles proposent de passer une ou plusieurs semaines dans une institution chinoise afin de compléter sa formation. Ces séjours ne sont pas obligatoires mais offrent une belle opportunité d’apprendre directement auprès de professeurs chinois et de se confronter à la réalité du terrain telle qu’elle se manifeste dans un hôpital d’une grande ville asiatique aujourd’hui. L’emploi du temps se répartit entre des cours avec des professeurs locaux et de la pratique en milieu clinique. Une expérience extrêmement formatrice pour qui souhaite ouvrir un cabinet par la suite !

Notons qu’il est possible de participer à des stages en dehors des écoles, quand on a tout de même un certain niveau de connaissance et de pratique. Si votre école n’organise pas de voyage, il vous sera donc quand même possible d’en faire un. (Voir notamment avec l’Institut Shao Yang.)

Mais si en Asie, il vous sera possible de pratiquer la médecine chinoise en milieu hospitalier sans être un professionnel de santé, cette situation n’est pas encore possible en France. Quel statut pour le sinothérapeute français actuellement ?

Est-ce légal d’exercer l’acupuncture en France quand on n’est pas médecin ?

Sur ce sujet, les textes sont clairs, un arrêt de la cour de cassation datant de décembre 2014, stipule :

« La pratique habituelle de l’acupuncture, tant à raison du diagnostic qu’elle implique que des moyens de traitement des maladies qu’elle utilise et des réactions organiques qu’elle est susceptible d’entrainer, constitue un acte médical dont l’exercice est réservé aux docteurs en médecine. »

Il est donc possible de se faire attaquer pour pratique illégale de la médecine quand on pratique l’acupuncture sans être médecin. L’activité reste cependant largement tolérée. Dans les faits une poignée de thérapeutes sont assignés au tribunal chaque année et ils gagnent généralement leurs procès. L’adhésion à un Syndicat comme le S.I.A.T.T.E.C (Syndicat indépendant des Acupuncteurs Traditionnels et des Thérapeutes en Énergétique Chinoise) permet de bénéficier d’une assurance de responsabilité civile (la même que celle des médecins allopathes) et une couverture juridique qui vous assistera en cas de problème.

Sachez que les soucis ne viennent généralement pas des patients. Lors des plaintes, c’est pratiquement tout le temps le Conseil de l’Ordre des Médecin qui attaque. Les termes qui portent à préjudices sont ceux de :

  • Médecine : le praticien doit bien stipuler qu’il n’est pas médecin, il est thérapeute en Médecine Traditionnelle Chinoise.
  • Diagnostic : le diagnostic médical est réservé aux seuls médecins, le thérapeute en MTC réalise un « bilan énergétique ».

Le dernier point d’attaque est le fait que l’acupuncture est assimilée à un acte médical car il y a intrusion d’un corps étranger (l’aiguille) dans le corps humain. Sur ce point, nous sommes en mesure de nous demander : dans ce cas, quid du tatoueur ou du bijoutier qui fait des piercings à longueur de journée ? Et ce, sans bilan énergétique… Et en s’attaquant aux sinothérapeutes, que fait-on de l’obligation légale du libre choix thérapeutique du patient ? Autant de débats qui animent les salles d’audience…

Choisir une école agrée, qui prépare au DNMTC

En réponse à cette problématique, les acteurs du milieu de la MTC se mobilisent depuis plusieurs années pour que la pratique soit reconnue au niveau institutionnel. Cette reconnaissance est donc actuellement en cours. Des représentants des fédérations ont déposé une proposition de cadre réglementaire au Sénat. Un certain nombre de critères, comme le nombre d’heures de formation que doit proposer une école, sont établis dans un document appelé RPMQ (Recommandations du Manuel de Qualité).

A terme il est possible que le diplôme d’acupuncture soit reconnu au même titre que celui d’osthéopathe. Il sera donc nécessaire d’avoir fait une école agrée afin d’exercer légalement. Dans cette perspective, si vous voulez vous former, nous vous conseillons de choisir une école qui suive les Recommandations du Manuel de Qualité.

Dans le cadre de cette règlementation, l’obtention du Diplôme National de Médecine Traditionnelle Chinoise (DNMTC) sera sans doute obligatoire. En attendant, l’obtention de ce diplôme est un gage de compétence pour les patients ou professionnels devant lesquels vous vous présenterez. Il est donc fortement recommandé de choisir une école qui prépare au DNMTC. Ce critère garantie également le sérieux de la formation.

Il existe plus d’une centaine d’écoles privées de formation en France. Seule une trentaine d’écoles respectent le RPMQ et préparent l’obtention du DNMTC. Elles sont affiliées à deux fédérations qui travaillent ensemble pour l’institutionnalisation de la profession : L’UFPMTC et la FNMTC.

En plus des recommandations précédentes, nous vous conseillons donc de choisir une école agrée par l’une de ces deux fédérations.

Listes des écoles agrées

Voici une classification des toute les écoles agrées ainsi que leurs lieux d’implantation et les spécificités (non exhaustives) propres à chacune. Toutes ces formations sont majoritairement établies sur 5 ans et comprennent les enseignements de théorie fondamentale ainsi que des cours en Herbologie, Acupuncture et Tuina.

En conformité avec le manuel qualité de la profession, le programme cumule un total général de 1200 heures minimum. Les enseignants sont des professionnels diplômés bénéficiant de plusieurs années d’expériences. Pour les tarifs, comptez autour de 2000€ l’année pour toutes les écoles.

Ecoles agrées par la F.N.M.T.C. (Fédération Nationale de Médecine Traditionnelle Chinoise) :

Collège d’Energétique Traditionnelle Chinoise S.F.E.R.E.

 

Aix

 

5 ans

Possibilité de stages en Chine

Chaque année un professeur chinois vient enseigner sa spécialité

Ecole LINGParisPratique clinique dès la 3ème année

Stages en Chine à l’hôpital de MTC de ZHENG ZHOU

Cours de Qi Gong (en plus de trois piliers)

2 cursus : que MTC (pour professionnels médicaux) et complément en sciences fondamentales pour les non médecins (possibilité e-learning)

Ecole Ming TaoCastanet Tolosan (31)Classes à effectifs limités

50% de pratique

Beaucoup de Tuina, peu de pharmacopée

Acunpuncture qu’en deuxième année

Energétique Nord Bretagne – E.N.B.RennesEn plus du tronçon commun, formation aux « Sciences biologiques et médicales » pour les non médecins

Axé sur les « énergies du nouveau monde » et la quête de sens des symptômes, le travail personnel sur le rôle du thérapeute.

Nombre d’élèves limité à 20 participants

1 enseignant principal

Faculté Libre d’Energétique Chinoise – F.L.E.T.C.Lille, Lyon, Toulouse2 ans de théorie fondamentale (possibilité par correspondance) puis 2ème cycle avec acu. ou Tuina/pharmacopée.

Système de clinicat.

Stage en Asie

Ecole reconnue par la WFAS, World Federation of Acupuncture-Moxibustion Societies

journées de cours précédées d’une séance de 15 minutes de Qi Gong thérapeutique

Institut de Formation aux Thérapies Energétiques et Manuelles – I.F.T.E.M.Bordeaux Poitiers Bayonne

Agen

Ouvertures vers le Shiatsu ainsi que l’Aroma-Energétique, rencontre avec la phytothérapie occidentale et l’herbologie chinoise.

partenariat avec l’Académie de Médecine traditionnelle de Chine à Pékin

Beaucoup de massothérapie et de réflexologie auriculaire et plantaire

60% de pratique

Credo : « Vivre l’énergie est indispensable »

Accompagnement de parcours professionnel

Engagé dans une action humanitaire

Université Méditerranéennes de Arts Orientaux de Santé – UMAOSGrasse (06)Stages hospitaliers à Pékin

Herbologie, Qi Gong, tuina orthopédique

Cours en sciences bio-médicales (possibilité e-learning)

Formation PSC1 (Prévention et secours civique) obligatoire

Institut Shao YangLyonPropose en parallèle une formation au Qi Gong sur deux ans et des stages à thèmes

Coopération avec une Université chinoise (stages)

Ecoles agrée par l’UFPMTC (Union Française des Professionnels de Médecine Traditionnelle Chinoise.):

Académie de Médecine Chinoise de TouraineToursInclue le Qi Gong

Propose modules en Feng Shui, Yang Sheng, réflexologie, massage Anmo

Stages Chine

Académie Wang de Médecine Traditionnelle Chinoise (AWMTC)ToulouseComprend un programme de thérapie manuelle

dirigée par le Dr Wang De Feng, docteur en MTC diplômée de la faculté de Médecine Traditionnelle Chinoise de BeiJing, spécialisée dans le traitement de la douleur

Ecole « Les Arts du Tao »Nice1er cycle de 2 ans Bien-Etre et Santé puis 2ème cycle de 3 ans approfondissement et préparation au DNMTC

effectif limité : de 16 à 28 participants

50% de pratique, précédée d’une heure de Qi Gong

Ecole de Médecine Chinoise et Qi Gong (E.M.C.Q.G.)Grenoble

Annecy

Clermont Ferrand

partenaire du centre hospitalier d’Alès qui propose des consultations et soins de groupe en qi gong thérapeutique

accent sur le travail d’ouverture du corps et du cœur

Propose une formation en Qi Gong médical et en méditation thérapeutique

jumelée avec Universités chinoises

Suivi clinique de patients sous tutorat

Ecole de SAN CAILyonenseignement approfondi sur la langue et les pouls

en plus : cours d’anatomie, physiologie, sciences biologiques et médicales.

met l’accent sur la pratique

1ère année : Tuina et Gi Gong / 2ème : digipuncture et acupuncture

École Lü MenAix en ProvenceContenu pédagogique adapté à l’esprit occidental et destiné à permettre une pratique quotidienne en cabinet

Former des thérapeutes « de terrain », consciencieux et compétents

propose un module avancé en chronoacupuncture

30 stagiaires maximum

Se consacre exclusivement à la formation avancée des thérapeutes ayant déjà effectué un cursus de base.

Ecole Shentao LyonUniquement Tuina et acupression (pas d’acupuncture)

Propose stages d’été en Chi Nei Tsang, Aromathérapie et Pédiatrie chinoise & Femme enceinte

Cours de psychologie taoïste

Insiste sur la prévention et le mieux-être

École ZHONG LIAix en provenceStages en cabinet dès la 3ème année

Associe présentiel et e-learning

3 premières années focalisées acu et tuina

cours pratiques intensifs

pas de numéro d’agrément pour la prise en charge

cours vendredi, samedi, dimanche

Institut de Médecine Traditionnelle Chinoise (IMTC)Paris, Avignon, Toulouse et BordeauxProgramme, approuvé et certifié par les organismes officiels Chinois (partenariat universitaire)

Stage Hôpitaux de M.T.C. de Shanghai

Ecole agrée par le SIATTEC (Syndicat Indépendant des Acupuncteurs Traditionnels et des Thérapeutes en Énergétique Chinoise)

De nombreux modules de spécialisations accessibles en cours d’année (diététique amincissement, lifto-puncture…)

Cours de médecine manuelle (proche de l’osthéopathie)

Formation solide en pharmacopée

Initiation au geste de puncture dès la 1ère année

Institut Lorrain de MTC (ILMTC)NancyAcupuncture, Tui Na/An Mo, moxibustion, diététique, herbologie

Stages cliniques en Chine

Partenariat avec un CHR permettant une pratique clinique, formation aux ECH

Stages de perfectionnement donnés par des professeurs chinois

Cours de Qi Gong, Tai Ji Quan, Kung Fu

Les journées d’enseignement démarrent par un cours de Qi Gong

Institut MING MENNancyBasé sur le programme officiel de l’académie de MTC de Pékin

4 modules indépendants (Tuina, Pharma, Acu, Qi Gong)

cursus d’approfondissement en Sciences Biologiques et Médicales (S.B.M.) et formation secourisme

propose un stage de pratique clinique

Institut Shao YinLyon

Nantes

Et à partir de 2019 Limoges

Spécialisations en oncologie (sein, utérus, poumon), cardiologie, tuina pédiatrique et suivi de grossesse

Dispose d’un cabinet de consultations

stage de 80 heures chez un praticien de Médecine Traditionnelle Chinoise installé choisi par l’école

Institut XIN’ANMontpellierÉcole de Qi Gong Médical et tuina exclusivement

Waiqi Liaofa (Traitement par Qi externe).

Voici donc les préconisations que nous vous donnons si vous souhaitez vous former au métier de thérapeute en Médecine Traditionnelle Chinoise : choisir une école agrée, offrant un contenu de théorie fondamental rigoureux, beaucoup de pratique et si possible des opportunités d’expérience clinique en France ou en Asie.

Bien sûr en plus de ces listes d’écoles, vous trouverez d’autres organismes de formation qui pourront vous correspondre parfaitement. Avant de vous inscrire, vérifiez tout de même que l’organisme que vous avez choisi rempli les 5 critères essentiels d’ une formation ou d’une école.

Enfin, l’école qui sera bonne pour vous et celle qui sera adaptée à votre projet professionnel à vous. Aussi commencez toujours par Définir votre projet de thérapeute.

Et encore pleins d’autres conseils pour Choisir sa formation, ici.

Bonne recherche !

Témoignage : Catherine Tournier, praticienne reiki

Tournier reiki
« Mon projet depuis le début est de renforcer le lien avec La Villa des sens, qui est un institut de beauté mais aussi un concept novateur en alliant l’esthétique et l’énergétique. »

Merci de vous présenter en 4 à 5 lignes

Bonjour,
Je suis Catherine Tournier, praticienne reiki, passionnée de développement personnel et d’évolution spirituelle. Je viens du Doubs (25). Je suis en couple et maman d’un enfant de 11 ans.

Parlez-nous de votre activité actuelle de thérapeute alternatif

Je pratique le reiki dans un institut dédié au bien-être du corps et de l’esprit depuis presque 3 ans.

Comment s’est déroulée votre reconversion ?

Diplômée dans le commerce, j’ai débuté ma carrière en tant que manager puis j’ai souhaité transmettre ma passion pour le commerce en devenant enseignante.
En parallèle j’ai découvert le reiki et passé mon 1er degré afin de travailler sur moi.

C’est lors d’un rendez-vous chez mon esthéticienne que je lui ai proposé de lui faire découvrir ma pratique et notre collaboration a commencé. Après 7 ans dans l’enseignement, le reiki est devenu mon activité principale!

Comment vous êtes-vous fait connaître en tant que thérapeute ?

Le bouche à oreille est le premier canal de communication.
J’utilise des cartes de visites qui servent aussi pour noter les rendez-vous et le parrainage.
Je participe et organise un salon annuellement afin de fédérer et sensibiliser mais les retours sont faibles.
La villa des sens, l’institut où j exerce m’aide beaucoup et grâce à la gérante qui est aussi mon amie nous sommes sur le pass Time de notre région.

Les points positifs du métier de thérapeute alternatif selon vous ?

Les points positifs sont le bien-être et la sérénité que les échanges apportent ainsi que la possibilité d organiser son emploi du temps.
Et les retours positifs des receveurs bien entendu qui sont encourageants et incitent à poursuivre sur cette voie.

Les difficultés principales que vous avez rencontrées ?

Les difficultés sont vraiment liées au développement. On ne peut pas parler de fidélisation car l’objectif est que les receveurs se sentent mieux grâce à l’auto-guérison et non pas qu’ils aient besoin de revenir. Donc il faut sans cesse de nouvelles rencontres.

Vos conseils pour les aspirants thérapeutes ?

Croire en soi, faire confiance à l’univers, exprimer gratitude et bienveillance.
Vivre cette expérience en pleine conscience ☺️ Foncez dans ce bel apprentis-sage!

Partagez avec nous vos projets, vos rêves en rapport avec votre activité ?

Mon projet depuis le début est de renforcer le lien avec La Villa des sens qui est un institut de beauté mais aussi un concept novateur en alliant l’esthétique et l’énergétique.

Quelques mots sur Omyzen ?

Omyzen est un superbe lieu d’informations et d’échanges. Merci de nous permettre de partager nos passions!

Un lien vers votre site ou compte facebook

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Découvrez aussi le témoignage de Sandra, énergéticienne spécialisée en communication animale.

Vous êtes thérapeute et souhaitez vous aussi témoigner de votre parcours, présenter votre activité ? Il vous suffit de remplir un formulaire en suivant ce lien : formulaire témoignage. Au plaisir de vous lire !

Découvrir les bienfaits du Yoga Nidra

Qu’est ce que le Yoga Nidra ?

Le Yoga Nidra est une discipline du yoga qui mérite amplement d’être connue et pratiquée. Pour ses bienfaits directs mais aussi pour le pouvoir de transformation profond qu’il exerce sur les profondeurs de notre esprit. C’est une forme de méditation guidée allongée. L’instructeur nous invite à explorer notre corps et ses sensations mentalement. Il peut accompagner cette exploration de visualisations, de « mantras » (répétitions de syllabes sanskrites) etc.

D’où vient le Yoga Nidra ?

yoga nidra pratiqué par une jeune femme
Séance de relaxation finale de type yoga nidra

Dans la tradition le Yoga Nidra fait référence à un état très particulier: une forme de sommeil profond conscient. Dans cet état le pratiquant n’est plus soumis aux impressions du corps et de l’esprit (qui ont disparu de sa conscience) tout restant parfaitement alerte. Cet état permet selon la tradition de purifier son karma. Il procure par ailleurs une expansion de la conscience jusqu’à l’Eveil complet.

1) Une relaxation profonde

Au-delà de cette dimension spirituelle, le Yoga Nidra apporte un état de relaxation profonde. Cette pratique a largement été reprise par la sophrologie pour atteindre des états de relaxation avancés. De nombreux éléments contribuent à atteindre cet état: la position allongée, la voix qui guide la méditation, la focalisation sur des sensations physiques …

Dans les premiers stades cet état s’approche aussi des états modifiés de conscience utilisés en hypnose Erycksonienne, appelés parfois – transe hypnotique.

2) Une forme d’auto-thérapie similaire à l’auto-hypnose

Avec le Yoga Nidra nous atteignons donc un état modifié de conscience. Les études menés en hypnose Ericksonienne montrent que dans ces états hypnotiques nous sommes plus ouverts à la suggestion … et à l’auto-suggestion ! C’est pour cela que la pratique du Yoga Nidra nous invite à poser une « intention » lors de nos séances. Cette intention va en effet pouvoir être intégrée par notre inconscient et avoir un impact profond sur notre vie. C’est donc une pratique très puissante qu’il faut aborder sérieusement et avec un enseignant qualifié.

3) Une meilleure gestion de nos émotions dont le stress

Le Yoga Nidra procure également les mêmes bienfaits que la méditation de Pleine Conscience. Il existe d’ailleurs un exercice appelé « balayage corporel » en méditation de Pleine Conscience qui se rapproche beaucoup du Yoga Nidra.

Pendant la pratique de cette forme de méditation, nous apprenons à ne pas réagir aux pensées, émotions, sensations qui se présentent … Les études scientifiques sur le stress montrent qu’une petite partie de notre cerveau – l’amygdale – est impliquée dans l’évaluation de la valence émotionnelle des stimulis. C’est donc schématiquement notre amygdale qui décide de notre niveau de stress dans les différentes situations de notre vie quotidienne. Ainsi le Yoga Nidra comme la méditation permettent de rendre notre amygdale moins « réactive » ce qui permet une meilleure gestion de nos émotions et en particulier du stress.

4) L’apprentissage du lâcher-prise

Pratique du yoga nidra en groupe
Pratique du yoga nidra en groupe

C’est un des « effets secondaires » de la pratique du Yoga Nidra et des autres formes de méditation de Pleine Conscience. Lorsque vous êtes allongés vous apprenez à observer sans juger vos pensées, émotions etc. Une ré-éducation mentale très utile au quotidien qui permet de développer une forme de Bienveillance envers soi-même et envers les autres !

5) Une meilleure gestion de la douleur

Lorsque nous souffrons physiquement, une part très importante de la douleur perçue est en réalité d’origine psychologique. En clair, ce sont les pensées que nous avons sur notre douleur qui la rendent encore plus forte ! Avec le Yoga Nidra vous apprenez à ne pas « alimenter » votre douleur par des pensées négatives. En effet vous apprenez à l’observer sans jugement exactement comme les autres sensations !

Comment pratiquer le Yoga Nidra ?

Comme je l’ai évoqué plus haut, l’idéal est de trouver un enseignant qualifié pour vous guider. Renseignez-vous autour de vous. A défaut je vous conseille de pratiquer des méditations de type « balayage corporel » issues de la méditation de Pleine Conscience pour lesquelles vous trouverez plus facilement des enseignants. Vous pouvez aussi vous inspirer des nombreuses ressources vidéos et audio disponibles sur internet ou dans les magasins.

Le jeu en vaut la chandelle: le Yoga Nidra est une discipline passionnante qui mérite largement d’être expérimentée.

Bonne pratique 🙂

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