Témoignage : Géraldine Amalfitano, aide-soignante et praticienne Shiatsu

témoignage
« La passion de votre pratique est une motivation qui ne cesse de vous faire avancer, alors c’est sans effort que tout se met en place et c’est avec beaucoup de force et de sérénité que tout arrive. »

Merci de vous présenter en 4 à 5 lignes

Bonjour, je m’appelle Géraldine Amalfitano, je suis aide-soignante dans un hôpital, je suis mariée et mère de 3 enfants.

Parlez-nous de votre activité actuelle de thérapeute alternatif

Je suis praticienne Shiatsu près de Toulon (Var) depuis plus d’un an. Cette technique d’acupression permet d’équilibrer les énergies, de détendre les tensions, d’harmoniser notre organisme. Cela aide à réduire les effets du stress, des tensions, des douleurs.
Prendre conscience de son corps dans sa globalité et être à son écoute.
En effet, être apaisé dans son corps et dans sa tête, permet de gérer notre quotidien de façon bienveillante.
Trouver son équilibre en toute sérénité est essentiel.

Comment s’est déroulée votre reconversion ?

Je suis aide-soignante et c’est une évidence pour moi de me former à des techniques de médecine douce.
De part mon expérience professionnelle et personnelle, je suis convaincue par ces pratiques et je suis passionnée par ce domaine. Je me forme régulièrement afin de compléter mon domaine d’activité pour que cela puisse personnaliser au mieux les séances de chacun.

Comment vous êtes-vous fait connaître en tant que thérapeute ?

Je me suis fait connaître par l’entourage personnel et par le bouche à oreille.
J’ai aussi une page Facebook.
Je participe aussi à des ateliers et des forums.

Les points positifs du métier de thérapeute alternatif selon vous ?

Diversité, sérénité, échange positif, et surtout une prise en charge naturelle pour soulager les tensions du quotidien.

Les difficultés principales que vous avez rencontrées ?

Trouver le temps de faire de la communication pour se faire connaître.

Vos conseils pour les aspirants thérapeutes ?

La passion de votre pratique est une motivation qui ne cesse de vous faire avancer, alors c’est sans effort que tout se met en place et c’est avec beaucoup de force et de sérénité que tout arrive.

Partagez avec nous vos projets, vos rêves en rapport avec votre activité ?

Faire profiter les gens de ces techniques douces afin de trouver le calme et l’équilibre.
Développer mon auto-entreprise, continuer de me former et de m’informer pour accroitre mon savoir.

Quelques mots sur Omyzen ?

Mon rêve est que chacun d’entre nous poursuive son chemin pour vivre dans le respect de la Vie.
J’ai découvert le site et il est très enrichissant, beaucoup de témoignages, et cela rassure.

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L’orthorexie, ou quand l’obsession du « manger sain » vire à la maladie

L’orthorexie, ou quand l’obsession du « manger sain » vire à la maladie

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Parfois, chercher à manger sain n’est plus si sain…
Shutterstock

Régis Hankard, Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm) et Jean-Pierre Corbeau, Université de Tours

Aujourd’hui, nous ne choisissons plus les aliments uniquement pour leur goût : nous voulons manger plus équilibré, moins riche, moins gras, pour rester en bonne santé. Nous sélectionnons donc notre nourriture en fonction de ses « qualités », de ses vertus, que celles-ci reposent sur des informations fondées scientifiquement ou non : certains achètent des aliments « bio » ou cultivés de façon plus respectueuse de la nature, parce qu’ils sont plus « sains », d’autres vont accorder une attention particulière à leur valeur nutritive…

Ces démarches débouchent sur un art de vivre plus responsable, plus à l’écoute de son corps. Mais il arrive que les choses dérapent, et que l’obsession s’installe. Cette dérive porte un nom : l’orthorexie.

Qu’est-ce que l’orthorexie ?

Le terme orthorexie (du grec ortho, « droit », « exact », et orexia, « appétit ») désigne un trouble alimentaire qui peut nuire à la santé et à la qualité de vie des personnes qui en sont atteintes.

Une personne orthorexique passe plusieurs heures par jour à choisir ses aliments, à prévoir ses repas. Elle va par exemple rechercher les aliments qui contiennent le moins de sel possible, ou ceux qui sont, selon elle, exempts de polluants, dans une quête souvent idéalisée… Pour les personnes atteintes d’orthorexie, la notion de pureté est importante. Certaines d’entre elles expriment « se sentir souillées » quand elles ne peuvent exercer ces choix alimentaires.

Cette quête peut aussi s’étendre à l’activité physique. Il s’agit d’obtenir un corps sain idéalisé, version extrême de l’adage « un esprit sain dans un corps sain ». Il s’ensuit parfois un envahissement par ces préoccupations. La personne orthorexique ressent de l’anxiété, voire de la culpabilité, quand les contraintes de choix qu’elle s’impose ne sont pas satisfaites. Cette situation peut aboutir à l’isoler socialement.

Quelles sont les conséquences pour la santé ?

Dans les contextes les plus extrêmes, des cas de dénutrition profonde, de malnutrition, c’est-à-dire de déficiences en certains nutriments, ont été rapportés. Il s’agit toutefois de cas cliniques isolés qui ne reflètent pas la situation courante.

Des études menées sur des populations à risque n’ont pas révélé de différence en termes de corpulence entre les personnes orthorexiques et les personnes témoins. Ce constat ne permet cependant pas d’exclure l’existence de carences, à des degrés moindres.

La souffrance psychologique est un autre champ de complications. L’orthorexie a en effet des conséquences sur l’humeur. Il arrive qu’elle se traduise par une anxiété pouvant devenir envahissante, parfois associée à des troubles obsessionnels compulsifs, voire à une dépression.

Qui est concerné ?

Il est difficile d’estimer la fréquence de l’orthorexie dans la population générale. Cela est en partie dû au fait que les critères diagnostiques sont encore débattus. La littérature commence à peine à s’intéresser à ce phénomène, et l’orthorexie n’est pas encore officiellement reconnue comme un trouble du comportement alimentaire, contrairement par exemple à l’anorexie ou à la boulimie.

S. Thomas :« Est-il temps que l’orthorexie soit officiellement classée comme trouble du comportement alimentaire ? » S. Bratman : « La reconnaissance officielle exige un important corpus de recherche, qui n’existe pas encore. Mais au cours des prochaines années…»
@StevenBratman

Ce trouble a été décrit pour la première fois par un médecin américain, Steven Bratman, en 1997. Le nombre de publications médicales et scientifiques qui lui ont été consacré ne s’est que récemment accru, pour atteindre près de 30 publications par an depuis 2015.

Les données disponibles concernent des groupes de population jugés « à risque » tels que les jeunes, et notamment les étudiants, en particuliers ceux suivant des cursus en diététique, médecine et sport. Les fréquences de l’orthorexie vont de 5-10 % dans les populations non ciblées à plus de 50 % dans les populations « ciblées ».

Aux racines de l’orthorexie

La quête d’une nourriture « saine », pour ne pas « s’intoxiquer », n’est pas récente, comme le rappelle l’historienne de l’alimentation Madeleine Ferrières dans son ouvrage consacré aux peurs alimentaires.

Toutefois, si autrefois les craintes liées à la nourriture étaient notamment nourries par le risque d’ingérer des aliments de mauvaise qualité sanitaire, aujourd’hui d’autres sources de préoccupations émergent. Pour comprendre l’apparition de l’orthorexie, il faut donc croiser approche historique et analyse sociologique.

Quatre peurs alimentaires, étroitement imbriquées, alimentent les racines de l’orthorexie : la peur du manque, la peur de l’empoisonnement, la peur de l’excès et, plus récemment, la peur du regard de l’altérité et la « mésestime de soi » qui risque d’en résulter.

La peur du manque

Cette peur est entremêlée avec la crainte de la famine (qui malheureusement concerne encore une partie importante de la population mondiale). Elle prend toutefois une forme nouvelle dans nos sociétés urbaines et « hypermodernes » où la « médicalisation » de l’alimentation engendre un effet pervers de « déconstruction » de nos aliments, réduits à leur seule dimension nutritionnelle.

Dans les catégories sociales de bon niveau socioculturel, dans les catégories socio-professionnelles supérieures, et davantage chez les femmes, la peur du manque ne concerne plus l’accès à des quantités suffisantes de calories nécessaires à la (sur)vie mais plutôt à des craintes fragmentées, relatives au déficit en sel minéraux, vitamines, oligo-éléments, antioxydants.

Cette préoccupation exacerbe une seconde sorte de peur, celle de l’excès.

Peur de l’excès et peur de l’empoisonnement

L’excès dont il est question ici ne concerne pas les quantités au sens large, mais plutôt l’excès de consommation de certains produits jugés malsains… Cela suppose l’existence d’une typologie sous-jacente où le végétal est naturellement bon, alors que les produits d’origine animale doivent être consommés avec parcimonie ou écartés de la diète pour des raisons éthiques et idéologiques.

Cette peur d’un excès, basée sur une classification des aliments qui n’a rien de scientifique, conforte à son tour une troisième peur, celle de l’empoisonnement. Contrairement aux empoisonnements évoqués par Madeleine Ferrières, ceux-ci ne sont plus attribués à un individu en particulier (empoisonneur au service d’une famille royale, « sorcière », homme de pouvoir dans la société villageoise – meunier, curé, instituteur, etc.) mais à une entité collective que l’on est bien incapable de définir !

La dimension industrielle (qui pourtant permet une qualité sanitaire supérieure à celle d’autrefois) effraie, au même titre que les décisions politiques et économiques « anonymes » (sur la protection de l’environnement, les processus de transformation alimentaire, etc.). Au contraire, les paradigmes du « small is beautiful » et la personnalisation de la nourriture (via son origine géographique, la connaissance du producteur, etc.) rassurent le mangeur, particulièrement français et d’Europe du Sud.

Enfin une dernière peur est elle, assez récente : il s’agit de celle liée au jugement que l’autre porte sur notre silhouette ou sur notre consommation de produits (qui participe d’une manière ou d’une autre à la « destruction » de notre planète).

La peur du jugement d’autrui

Cette peur peut avoir différentes origines. Par exemple, dans un contexte sociétal où la minceur (voire la maigreur ?) préside à l’esthétique corporelle, on surveille ses incorporations (de gras animal, de sucre, de sel, etc.), soupçonnées de faire grossir et d’éloigner de la réalisation d’une image corporelle de séduction, de réussite et d’efficacité sociale.

La crainte du regard d’autrui peut aussi survenir dans le cas où l’on consomme des produits dont la production ou la fabrication seraient condamnables d’un point de vue éthique, en termes de développement durable ou de pollution planétaire.

Dans tous les cas, ces peurs correspondent à un désir inconscient d’inclusion dans un groupe référent ou dans un conformisme normatif émergeant, in fine sécurisant pour un mangeur revendiquant par ailleurs une liberté d’action.

La caisse de résonance des médias et des réseaux sociaux

Ces peurs sont diffusées par les médias et les réseaux sociaux. C’est par exemple le cas des effets sur la santé de certains additifs alimentaires, du risque de cancer lié à certains aliments, ou de la contamination des sols et de la nourriture par les pesticides.

Des articles récents, publiés dans des journaux scientifiques prestigieux, ont ainsi mis en avant le rôle de l’alimentation comme première cause de décès chez l’être humain. Ces résultats ont parfois ensuite été repris par la presse « grand public ».

Détail de la « une » du quotidien Le Monde du 27 octobre 2015.
DR

On se souvient en particulier que le quotidien Le Monde avait titré sans nuance, en première page de l’édition datée du mardi 27 octobre 2015 : « Les viandes rouges classées cancérogènes ». Cet article faisait écho à une publication du journal The Lancet Oncology qui alertait sur le rôle des viandes transformées (charcuterie par exemple), dans le développement de cancers, ainsi qu’à un moindre niveau, sur le rôle de la viande rouge. Cette diffusion de l’information, amplifiée par les réseaux sociaux, peut contribuer à modifier le comportement alimentaire.

En outre, un nombre croissant de personnes orientent leurs choix alimentaires pour servir des causes qui ne sont pas directement liées à leur santé, tels que le bien-être animal ou la préservation de l’environnement. Vegan, végétarien, flexitarien, pesco-végétarisme (pescatarian)… De nombreux régimes sont concernés. Des travaux récents ont étudié leur impact sur la santé, et on peut s’attendre à ce que ces nouveaux modes d’alimentation nourrissent eux-aussi des conduites orthorexiques, sur la base d’effets bénéfiques démontrés ou suggérés.

Ceci est d’autant plus prévisible que certains de ces régimes peuvent être interprétés comme des démarches identitaires qui permettent à la personne qui les suit d’« exister » au sein d’un groupe. Or dans notre société « numérique » qui donne accès à tout, sans filtre aucun, les individus sont submergés par la multiplicité des informations. Cette saturation peut parfois engendrer un trouble profond, l’anomie (ou sensation de perte de repères), qui pousserait certains à s’engager dans des démarches identitaires pouvant être alimentaires, comme l’orthorexie, pour retrouver le sens perdu.

Que faire en pratique ?

Les répercussions sur l’humeur, la socialisation, ou le poids des personnes orthorexiques doivent mener à consulter un médecin. Ce dernier jugera s’il est nécessaire d’orienter le patient vers un médecin « somaticien » spécialisé, vers un psychiatre, ou encore s’il faut se placer sur ces deux niveaux simultanément.

Il est toutefois souvent difficile d’établir une alliance thérapeutique car la personne est généralement envahie par ses troubles. Peu apte à entendre les arguments ou à suivre une prescription, elle ne « vit » que dans le cadre qu’elle s’impose, persuadée que son obsession est justifiée. Opposer une attitude dogmatique, de raison, étayée par des arguments « scientifiques » et/ou « médicaux » est donc souvent vouée à l’échec.

Il n’existe à l’heure actuelle aucune stratégie thérapeutique universelle. Pour établir une relation de confiance dans ce contexte, il faut avant tout faire preuve de patience. Il s’agit de progressivement sortir les patients de leur enfermement, afin qu’ils puissent à nouveau simplement manger pour vivre, et non plus vivre pour chercher à manger…The Conversation

Régis Hankard, PU-PH, Professeur de Pédiatrie, Inserm UMR 1069 « Nutrition, Growth Cancer » & Inserm F-CRIN PEDSTART, Université de Tours, Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm) et Jean-Pierre Corbeau, Professeur émérite de sociologie de l’alimentation, vice-président de l’Institut Européen de l’Histoire et des Cultures de l’Alimentation, Université de Tours

Cet article est republié à partir de The Conversation sous licence Creative Commons. Lire l’article original.

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Témoignage : Elsa Fitoussi, ostéopathe voyageuse

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« J’ai d’abord choisi de pratiquer ce métier auprès de personnes qui n’y aurait peut être jamais eu accès et je suis donc partie faire de l’humanitaire durant plus d’un an, en Asie et en Amérique Latine. »

Merci de vous présenter en 4 à 5 lignes

Je m’appelle Elsa Fitoussi, je suis ostéopathe, j’ai 26 ans et j’ai toujours vécu à Paris. J’ai toujours su que cette ville ne me correspondait pas également. J’ai pris le temps, après 6 années à étudier l’ostéopathie, de partir voyager et de pratiquer mon métier dans un but humanitaire. Je voulais aider, différemment. Et je voulais voyager seule, repousser mes limites et ma zone de confort, apprendre sur moi-même et sur le monde et les différentes cultures qui nous entourent, afin d’être prête à être thérapeute pour un bon moment.
Après cela, j’ai su que ma place était en France, mais je vis actuellement dans le sud de la France, près de Montpellier, dans un cadre qui me correspond bien plus que la folie parisienne.

Parlez-nous de votre activité actuelle de thérapeute alternatif

Je suis donc ostéopathe. J’ai d’abord choisi de pratiquer ce métier auprès de personnes qui n’y aurait peut être jamais eu accès et je suis donc partie faire de l’humanitaire durant plus d’un an, en Asie et en Amérique Latine. Cette expérience fut humainement et ostéopathiquement exceptionnelle.
Je suis aujourd’hui installée dans un cabinet médical depuis octobre, avec 3 autres médecins, je suis ravie de voir que nous pouvons avoir notre place dans ce genre de structures actuellement, et que les mentalités s’ouvrent à une autre médecine, complémentaire.

Comment s’est déroulée votre reconversion ?

J’ai toujours su que je serai dans le domaine médical, dans le soin. J’ai suivi la mouvance en sortant du lycée, et j’ai tenté d’entamer des études de médecine. Quelques mois ont suffi pour me rendre compte que ce n’était pas ma voie, que ce n’était pas la façon dont je voyais l’Être Humain, qu’il fallait que je trouve autre chose. Alors j’ai cherché, essayé toutes sortes d’autres médecines alternatives, jusqu’à tomber sur l’ostéopathie. C’était ça. C’était ce métier là qui recouvrait tous les aspects du soin, tel que je l’imaginais.

Comment vous êtes-vous fait connaître en tant que thérapeute ?

D’abord j’ai crée mon « image » de thérapeute: un site internet, un logo, des cartes de visites afin de pouvoir les partager. J’ai été me présenter à la mairie et aux commerces de la ville où je travaille actuellement, ils m’ont proposé de publier un article sur mon installation dans le journal local, et les commerçants ont pris des cartes de visite afin de pouvoir les donner si besoin. J’ai organisé un « pot » pour l’ouverture du cabinet en invitant municipaux, commerçants et autres professionnels de santé. Et je continue de rendre le plus visible possible mon site internet sur Google.

Les points positifs du métier de thérapeute alternatif selon vous ?

Ils sont nombreux… mais je dirai en premier lieu, la vision globale du patient. C’est le plus important pour moi dans ce métier. Un patient c’est un TOUT, c’est son corps, c’est ses habitudes de vie, c’est ses antécédents, et c’est ses émotions et ce qui se passe dans sa vie. C’est toujours plusieurs facteurs qui amènent à une douleur. Une douleur, c’est juste un système mis en place par le corps pour nous alerter que ça ne va pas, qu’il a besoin d’un petit coup de « main ». J’ai aussi la chance d’avoir le temps d’écouter mes patients, de les guider au mieux dans leur guérison, pour comprendre d’où vient leur(s) douleur(s) et comment l’appréhender. Et puis, j’ai la chance de travailler avec mes mains, et uniquement avec mes mains! Le seul outil dont j’ai besoin, c’est moi-même.

Les difficultés principales que vous avez rencontrées ?

Les études sont longues, et difficiles. Il faut évidemment apprendre le corps humain de A à Z, c’est fastidieux mais passionnant. Et ensuite, il faut créer une entreprise, c’est fastidieux aussi, et ça fait peur bien sur. Et puis une fois que tout cela est fait, il faut se faire confiance ! et être un peu patient le temps de construire une patientèle, mais ça vaut tellement le coup !

Vos conseils pour les aspirants thérapeutes ?

Patience et persévérance. Travail sur soi et ne jamais cesser d’apprendre.

Partagez avec nous vos projets, vos rêves en rapport avec votre activité ?

Pour le moment, je vois au jour le jour. Je souhaite de tout mon cœur que ce cabinet s’établisse correctement, c’est encore le début. Une fois cela stable, je souhaite continuer d’aider à l’étranger de temps en temps, avec des projets pour former d’autres professionnels là bas à l’ostéopathie. Transmettre, j’adorerai.

Quelques mots sur Omyzen ?

Un site dédié aux thérapies alternatives, c’est génial et très intéressant !

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La fatigue liée au cancer n’est pas une fatalité

La fatigue liée au cancer n’est pas une fatalité

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La majorité des patients atteints de cancer considèrent que la fatigue affecte leur vie quotidienne autant que la douleur, voire plus.
Shutterstock

Baptiste Morel, Le Mans Université

Une personne sur deux aura un cancer dans sa vie, transformant de facto l’autre moitié de la population en proche de malades. Nous serons donc tous touchés par cette maladie. Pendant longtemps, les patients n’ont eu, le plus souvent, que deux alternatives : vivre ou mourir. Néanmoins, depuis quelques années, grâce aux progrès de la recherche, une nouvelle perspective se dessine. De plus en plus fréquemment, le cancer est envisagé comme une maladie chronique, s’inscrivant dans la durée.

À partir du moment où le médecin a prononcé le mot « rémission », ce qui signifie que le cancer n’est apparemment plus là, une nouvelle vie commence. Une vie chamboulée, accompagnée de nombreux symptômes handicapants. Plus de la moitié des personnes vivent en effet l’après-cancer plus difficilement que la période des traitements, laquelle constitue pourtant une véritable épreuve.

Le coupable numéro un ? La fatigue. Ou plutôt, les fatigues, car derrière ce terme se cachent de nombreux états différents. Il est important de bien les identifier, pour mieux les prendre en charge.

Non pas une fatigue, mais des fatigues

La fatigue peut être décrite comme une sensation. Chacun en fait l’expérience intime et quotidienne. Elle semble universelle. Pourtant, lorsqu’il s’agit de préciser le ressenti, des nuances apparaissent, des natures de fatigue différentes émergent. Affaiblissement, abattement, dépression, épuisement, écœurement, ennui, lassitude, peine, surmenage sont quelques-uns des dizaines de synonymes du mot « fatigue ». La richesse de ce vocabulaire laisse entrevoir un phénomène incroyablement varié.

Cet état peut également être appréhendé comme une baisse de performances fonctionnelles. L’avantage de cette approche est de pouvoir quantifier la fatigue au moyen de tests objectifs.

La fatigue peut par exemple être définie comme une diminution de la capacité des muscles à produire une force. Après une course en montagne de 160 km, les muscles de la cuisse ne sont plus capables de produire que les deux tiers de leur force initiale. Pour le physiologiste qui analyse leurs performances, les coureurs qui se sont livrés à cet exercice sont fatigués.

Des spécialistes de sciences cognitives pourront quant à eux proposer une autre définition de la fatigue, basée sur le temps de réaction. Après plusieurs heures de calcul mental, le temps de réaction s’accroît. En mettant en évidence cette augmentation, les chercheurs décriront le sujet comme particulièrement fatigué.

Il existe donc autant de fatigues que de fonctions évaluées, ce qui participe à la difficulté d’appréhender ce phénomène dans sa globalité.

La fatigue protège, l’épuisement persécute

En principe, la sensation de fatigue n’a rien de pathologique. Elle a pour rôle essentiel d’assurer le bon fonctionnement de l’organisme en le protégeant face à la menace d’une sur-sollicitation. Faire la fête toute la nuit, courir un marathon, travailler sur son ordinateur une journée durant, contracter une grippe… Toutes ces situations vont « fatiguer », et donc forcer au repos. La cause de la fatigue est clairement identifiable, et cette dernière disparaîtra après une période de récupération.

La fatigue liée au cancer, en revanche, n’est pas de cette nature. Le terme même semble erroné puisqu’il vient de l’anglais « cancer-related fatigue », qui devrait être littéralement traduit par « épuisement lié au cancer ». Il s’agit en réalité d’une sensation d’épuisement physique, cognitif et/ou émotionnel disproportionnée au regard de l’activité récente. Elle n’est pas soulagée par le repos et perturbe profondément la qualité de vie.

Un symptôme unique, des mécanismes multiples

De multiples facteurs peuvent être à l’origine de la fatigue liée au cancer. Celle-ci peut être influencée par des paramètres d’ordre médical, biologique, psychologique, comportemental ou encore social.

Par exemple, les traitements par chimiothérapies sont connus pour engendrer une fonte musculaire, laquelle est associée à une augmentation de la fatigabilité à l’exercice. La moitié des malades rapporte aussi des perturbations substantielles de leur sommeil. La dépression vécue par certains patients est, elle aussi, très souvent associée à une fatigue importante. À l’inverse, les patients qui vivent avec un conjoint ressentent moins de fatigue.

Cependant, et malgré de très nombreuses recherches, la part relative des différents mécanismes impliqués ainsi que leurs interactions sont encore assez mal comprises.

Un nombre croissant de personnes concernées

Une grande majorité des malades ressentiront ce symptôme d’épuisement au moment des traitements. Selon l’Institut national du cancer,

« La majorité des personnes malades interrogées estiment que la fatigue affecte leur vie quotidienne autant, voire plus que la douleur. »

Plus grave : ils seront encore un tiers à subir cette fatigue chronique dix ans après la rémission (pour les chercheurs, on ne « guérit » pas, au sens strict, d’un cancer ; l’indicateur utilisé pour le suivi des patients est le « taux de survie net standardisé à 5 ans ». Ce froid jargon scientifique signifie qu’aucun signe de rechute n’a été décelé pendant une période de cinq ans après le traitement).

Or le nombre de patients en rémission augmente, car la recherche médicale a fait des progrès considérables. Ces 30 dernières années le taux de rémission a été amélioré pour la plupart des cancers. Pourtant, la fatigue est encore très peu considérée, car elle est souvent perçue comme un passage obligé, par les malades autant que par les professionnels de santé. Les premiers se gardent donc d’en parler, tandis que les seconds peinent à proposer une prise en charge spécifique. Pourtant, la fatigue liée au cancer n’est pas une fatalité, et il est possible de la traiter.

Déterminer la bonne prise en charge

L’approche médicamenteuse s’est jusqu’ici montrée inefficace pour diminuer la fatigue liée au cancer, à l’exception de cas où des perturbations biologiques ont été bien identifiées, comme lorsque des patients souffrent d’anémie.

En revanche de nombreuses interventions non médicamenteuses, telles qu’une activité physique adaptée, des thérapies cognitivo-comportementales, des interventions corps-esprit, etc. peuvent s’avérer efficaces pour réduire la fatigue liée au cancer. Leurs effets sont toutefois généralement faibles à modérés, et sont surtout très variables en fonction des individus.




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La fatigue constitue en effet une réponse unique à des mécanismes pouvant être très différents d’une personne à l’autre. De ce fait, il n’existe pas de solution universelle. Une intervention adaptée aux causes de la fatigue d’un patient peut s’avérer beaucoup moins pertinente pour un autre. Capitale dans le cas d’une fatigue liée à une perte de masse musculaire, l’activité physique s’avérera par exemple peu adaptée si la fatigue ressentie est principalement d’origine émotionnelle.

Il est donc essentiel de mieux comprendre ce que recèle la fatigue de chaque patient. Notre laboratoire et d’autres équipes dans le monde y travaillent. Ces recherches permettront à terme de mieux évaluer les causes individuelles de la fatigue, pour proposer une prise en charge sur mesure, et optimiser l’efficacité des interventions. En attendant, il est important de ne pas minimiser sa fatigue, elle n’est pas anodine.The Conversation

Baptiste Morel, Maître de conférences, Le Mans Université

Cet article est republié à partir de The Conversation sous licence Creative Commons. Lire l’article original.

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Témoignage : Stéphanie Maraval, kinésiologue experte en communication

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« Je conseille de bien choisir son école de formation et s’assurer du sérieux de l’enseignement. »

Merci de vous présenter en 4 à 5 lignes

Je m’appelle Stéphanie Maraval. Originaire de Montpellier, je suis kinésiologue installée depuis septembre à l’Espace Clé à Canet. J’habite à Saint Félix de Lodez avec ma fille.

Parlez-nous de votre activité actuelle de thérapeute alternatif

Je suis installée en tant que kinésiologue depuis la rentrée de septembre à l’espace clé de Canet. Ma pratique s’appuie sur un test musculaire qui permet de mettre en évidence des déséquilibres énergétiques et les stress émotionnels qui empêchent d’utiliser toutes ses potentialités. Je consulte pour l’instant un jour par semaine. J’accueille les enfants, adolescents et adultes pour diverses problématiques d’ordres physique, émotionnel, relationnel, difficultés scolaires ou professionnels, deuil, séparation…

Comment s’est déroulée votre reconversion ?

En fait, depuis 2010 je travaille dans une société de vente de mosaïque en salle de bain que j’ai co-fondée. Pendant longtemps j’ai eu envie de quelque chose dans lequel je puisse m’épanouir plus personnellement, ça faisait un moment que je voulais travailler dans le bien-être. J’ai eu des problèmes de peau récurrents, ce qui m’a amenée à beaucoup m’intéresser aux médecines parallèles pour chercher des solutions. C’est comme çà que j’ai fait ma première séance chez un kinésiologue et ça a eu un super impact. L’approche m’a beaucoup plu. je me suis dit : « C’est vers ça que j’ai envie d’aller! »

Alors je me suis lancée dans cette aventure. J’ai effectué une formation pendant 2 ans et demi au centre de formation méditerranée du Crès où j’ai pu acquérir différentes techniques (La santé par le toucher, 3 en 1 concept et Brain gym.)

Au travers de ma société j’avais acquis des connaissances et des compétences dans la communication, la gestion administrative et commerciale. J’ai transposé tous ces savoirs-faire pour faire connaitre mon activité de thérapeute.

Aujourd’hui, j’ai deux casquettes. Je continue à travailler du lundi au jeudi dans ma société et le vendredi je suis dans mon cabinet. Je garde mon activité commerciale le temps que ça se développe. Mon but est de passer progressivement à mi-temps puis d’être thérapeute à temps plein.

Comment vous êtes-vous fait connaître en tant que thérapeute ?

J’ai la chance d’avoir habité Canet pendant quelques années et le bouche à oreille a fonctionné rapidement sur la commune et les environs. J’ai par ailleurs diffusé plusieurs campagnes publicitaires par facebook qui m’ont permises de me faire connaître plus largement. Bien entendu, j’ai créé un site internet pour expliquer ma pratique et bénéficier d’un plus large public à la recherche de ce type de pratique. Je démultiplie en parallèle la diffusion de mes coordonnées sur les pages jaunes ou annuaires professionnels.

Les points positifs du métier de thérapeute alternatif selon vous ?

Ma principale motivation est d’apporter un bien être, redonner le choix là où il semblait ne plus y en avoir, aider à la prise de conscience et à modifier son dialogue intérieur. Pour ma part, cette reconversion est une évolution personnelle pour moi qui m’amène à un épanouissement et qui fait partie de mon chemin de vie. Cela donne aussi une liberté en tant que libéral et un challenge à relever pour développer sa clientèle.

Les difficultés principales que vous avez rencontrées ?

La kinésiologie n’est pas une pratique encore très connue, et cela demande certainement plus de temps pour développer sa clientèle. Je ne dois donc négliger aucun canal de communication.

Vos conseils pour les aspirants thérapeutes ?

Je conseille de bien choisir son école de formation et s’assurer du sérieux de l’enseignement. Lors de son installation, il est primordial de se faire connaître auprès de différents thérapeutes, de communiquer sur les réseaux sociaux, de créer un site internet et en parler autour de soi pour que le bouche à oreille également fonctionne. Une bonne communication peut aider et favoriser un démarrage d’activité rapidement si elle est bien faite.

Partagez avec nous vos projets, vos rêves en rapport avec votre activité ?

Je souhaite développer ma clientèle pour que cette activité devienne mon activité principale et ma source d’épanouissement. Je vais enrichir ma formation pour être toujours au plus proche des besoins de mes clients et de leurs problématiques et développer également les soins énergétiques.
Je souhaite également mettre en place des ateliers pour travailler avec les enfants.

Quelques mots sur Omyzen ?

Omyzen est une source d’information riche et variée sur les thérapies alternatives que j’apprécie beaucoup.

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www.kinesiologue-bien-etre.fr

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Les phobies d’impulsion, ou l’obsession du coup de folie

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Obsédées par l’angoisse du passage à l’acte violent, les victimes de phobies d’impulsion ne peuvent utiliser les objets potentiellement dangereux du quotidien.
Allef Vinicius / Unsplash

Antoine Pelissolo, Université Paris-Est Créteil Val de Marne (UPEC)

Âgée de 32 ans et mère de deux enfants, Caroline est venue me consulter car elle souffrait d’une phobie particulièrement handicapante : il lui était impossible de manipuler des couteaux ou des objets dangereux à proximité d’autres personnes. Elle m’a expliqué que tout avait commencé trois ans auparavant, par un fait divers tragique :

« Un jour, j’ai entendu à la radio qu’une mère de famille avait soudainement poignardé ses enfants avant de mettre fin à ses jours. Rien ne pouvait expliquer ni faire craindre cet acte, la femme n’étant pas connue comme malade ou violente ».

Depuis, Caroline se trouve envahie par la peur de céder elle-même à un tel coup de folie. « Si cela peut arriver, pourquoi pas à moi ? ». La jeune femme souffre d’une forme particulière de trouble obsessionnel compulsif (TOC), les phobies d’impulsion (ou obsessions impulsives).

La peur de la perte de contrôle

Caroline n’est pas atteinte d’une simple phobie des couteaux ou des ciseaux. Contrairement à ce que ressentent les personnes souffrant de phobies d’animaux ou de lieux clos, elle ne redoute pas ces objets en eux-mêmes. En revanche, elle craint les actes qu’elle pourrait commettre avec ces instruments dangereux si elle était prise d’une pulsion violente, soudaine et irrépressible.

Cette peur extrêmement douloureuse appartient à la catégorie des troubles obsessionnels-compulsifs (TOC). Toutes ces pathologies sont liées à une crainte profonde de ne pas contrôler suffisamment son comportement ou sa pensée, et de commettre ainsi des erreurs, voire des fautes graves (TOC dits de « vérification » ou de « mauvaises pensées »), de se contaminer en raison d’une mauvaise protection ou d’un mauvais nettoyage (TOC de « lavage »), ou encore de mal maîtriser son environnement (TOC « d’ordre et de rangement »).

Concrètement, les personnes souffrant de phobies d’impulsion redoutent de blesser les autres ou elles-mêmes, physiquement ou moralement. Elles peuvent ainsi « se voir » agresser leurs proches ou des inconnus à l’aide d’armes ou d’objets dangereux, les précipiter dans le vide, ou, moins dramatiquement, les insulter. Ces pulsions inadmissibles sont souvent reliées aux valeurs morales et aux peurs sociétales et culturelles. Aujourd’hui, on constate par exemple que les thématiques sexuelles sont de plus en plus présentes dans les phobies d’impulsion, notamment en ce qui concerne la crainte d’actes sur des enfants.

Les mêmes types de pulsions agressives peuvent être redoutées envers soi-même, sous la forme de gestes suicidaires impulsifs. En réponse, les patients cherchent des stratagèmes pour s’éloigner des lieux ou des objets dangereux (fenêtres, métro, aiguilles, lames, etc.) ou pour neutraliser symboliquement leurs « mauvaises pensées » (répétition de phrases, de chiffres ou d’actes conjuratoires). Tout ceci provoque des angoisses très fortes, à la hauteur de la gravité des malheurs redoutés.

Plusieurs centaines de milliers de personnes concernées en France

On ne dispose pas de statistiques précises sur le nombre de personnes souffrant de phobies d’impulsion. Il faut d’ailleurs bien distinguer cette pathologie, définie par un niveau important d’angoisse et de perturbations dans la vie quotidienne, de peurs du même type mais légères et transitoires, qui peuvent concerner quasiment tout un chacun, sans gravité.

Environ 2 % des adultes font l’objet d’un diagnostic de TOC avéré. Environ un quart de ces cas concernent des phobies d’impulsion. Plusieurs centaines de milliers de personnes seraient donc touchées en France par ce type de TOC, qui touche à peu près autant d’hommes que de femmes.

Il n’y a pas une cause unique et clairement identifiée pouvant expliquer la survenue de phobies d’impulsions. Celles-ci résultent probablement d’une conjonction de facteurs de vulnérabilité.

Tout d’abord, comme dans tous les TOC, il doit exister une certaine prédisposition interne, d’ordre psychologique mais reposant sans doute sur des particularités cérébrales. Ces dernières concernent les systèmes cognitifs du contrôle de l’action ou de la pensée, trop exigeants et générateurs de doutes et de besoins excessifs de maîtrise. Ceci explique qu’une personne souffrant de phobies d’impulsion peut avoir, en même temps ou à une autre période de sa vie, d’autres types de TOC, de vérification, d’ordre ou de lavage.

À cette vulnérabilité psycho-biologique s’ajoutent des facteurs émotionnels et les événements perturbateurs, stress divers et, parfois, véritables traumatismes. Les changements de vie, surtout quand ils s’accompagnent d’une augmentation de la responsabilité personnelle ou professionnelle, peuvent conduire à l’éclosion du trouble. Un exemple typique est la maternité, avec des formes transitoires ou plus durables de phobies d’impulsions des jeunes mères à l’égard de leurs nouveau-nés, probablement liées à l’addition des facteurs hormonaux, émotionnels et psychologiques du post-partum.

Les phobies d’impulsions peuvent par ailleurs être favorisées par l’existence d’autres troubles psychiques, notamment la dépression ou les troubles anxieux sévères.

Des traitements existent

Comme tous les TOC, les phobies d’impulsion peuvent être traitées efficacement. Les personnes touchées mettent souvent du temps à consulter pour demander de l’aide, car elles ont du mal à comprendre ce qui leur arrive. De plus, elles ont généralement honte d’en parler. Par ailleurs, le diagnostic n’est pas toujours facile à poser : une ou plusieurs consultations avec un psychiatre sont souvent nécessaires pour évaluer les symptômes de manière minutieuse, et identifier le trouble ainsi que les éventuelles autres problématiques associées.

Les traitements sont surtout psychologiques et comportementaux, mais une prescription médicamenteuse peut s’avérer très utile en complément. Les antidépresseurs sont efficaces, même sans dépression associée. Ils permettent de réduire progressivement le niveau d’envahissement mental par les obsessions, ainsi que le niveau d’angoisse. Ils peuvent être prescrits sur de longues durées, sans risque de dépendance et, en général, sans effets secondaires trop gênants.




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Mais l’essentiel de la prise en charge repose sur les psychothérapies, et le plus souvent sur une thérapie comportementale et cognitive. Celle-ci consiste surtout à analyser les réactions du sujet face aux idées obsédantes, puis à les modifier progressivement grâce à une compréhension de ce qu’elles sont : des peurs, et rien d’autre.

En effet, les phobies d’impulsion ne comportent en elles-mêmes aucun risque, et notamment aucun des risques redoutés. Les personnes souffrant de phobies d’impulsion n’effectuent jamais de passage à l’acte dangereux, pour elles-mêmes ou pour les autres (sauf, bien sûr, si ces actes sont provoqués par d’autres pathologies telles qu’une dépression ou une psychose, ou encore en cas de prise d’alcool).

Avoir peur de commettre un acte violent, alors qu’on ne le souhaite pas, ne provoque en aucun cas une perte de contrôle. La thérapie permet de prendre conscience de cette différence essentielle entre peurs et désirs, et de retrouver confiance en soi en adoptant des attitudes plus saines et sereines face aux obsessions. Ainsi, celles-ci vont peu à peu s’atténuer.


Pour aller plus loin :

Antoine Pelissolo (2017), « Vous êtes votre meilleur psy ! », Flammarion.The Conversation

Antoine Pelissolo, Professeur de psychiatrie, Inserm, Université Paris-Est Créteil Val de Marne (UPEC)

Cet article est republié à partir de The Conversation sous licence Creative Commons. Lire l’article original.

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Témoignage : Emeric PERSILLET, réflexologue heureux

reflexologie vannes
« Foncez, vous allez voir, vous serez heureux ! «

Merci de vous présenter en 4 à 5 lignes

Je m’appelle Emeric PERSILLET, j’ai 31 ans, je suis réflexologue en Bretagne dans la ville de Vannes. Ingénieur environnemental de métier je me suis réorienté dans la réflexologie dans un premier temps à titre personnel puis à titre professionnel voyant les nombreux effets positifs que la pratique pouvait avoir. Aujourd’hui je vis de mon métier et je suis heureux de me lever le matin ! C’est le pied !

Parlez-nous de votre activité actuelle de thérapeute alternatif

La réflexologie est une technique de bien-être qui fait partie des thérapies complémentaires et naturelles. Elle se pratique essentiellement sur le pied car c’est ici qu’il y a le plus de terminaisons nerveuses reliées directement à tous les organes, glandes et parties de notre corps. Le réflexologue stimule ces terminaisons de manière à induire un état de bien-être et de relaxation profonde. La relaxation est l’objectif principale du métier. En stimulant des zones très précises, le réflexologue peut diminuer les douleurs et les tensions du patient qui peuvent être liées au stress, à l’anxiété, aux troubles du sommeil, aux douleurs articulaires, aux troubles digestifs et autres maux du quotidien.

Comment s’est déroulée votre reconversion ?

Après des études d’infirmiers et remarquant le manque de temps considérable alloués aux patients (je précise que je respecte immensément cette profession), je décide de me réorienter dans des études de Géographie étant passionné par le voyage. Après 5 ans d’études et une création d’entreprise, je me rends compte que le stress rythme mes journées. Etant passionné par les médecines naturelles et le bien-être depuis plusieurs années, j’entreprends une formation de réflexologue à titre personnel. Etant donné les résultats plus que positifs auprès de mon cercle familial et amical, je décide de me mettre en auto-autrepreneur afin de pouvoir exercer officiellement. Je me rends vite compte qu’il est possible de vivre de ce métier. Je décide alors de me lancer à plein temps. Au bout d’un an de métier, je peux dire aujourd’hui que j’en vis et surtout que je suis heureux et passionné !

Comment vous êtes-vous fait connaître en tant que thérapeute ?

N’ayant qu’un tout petit réseau à Vannes lorsque j’ai commencé ce métier, j’ai du communiquer grandement. Site internet, Facebook, cartes de visite, bouche à oreille, flyer, rencontres avec d’autres thérapeutes, etc. Je pense toutefois que le bouche à oreille et le meilleur moyen de communication même s’il demande beaucoup de patience.

reflexologue
« Aujourd’hui je vis de mon métier et je suis heureux de me lever le matin ! »

Les points positifs du métier de thérapeute alternatif selon vous ?

Métier passionnant, nous essayons de donner un peu de meilleur aux personnes qui viennent nous voir et de manière naturelle ! Nous nous sentons exister et surtout utiles. Etant donné la croissance plus que positive du secteur du bien-être je pense que ce métier est un métier d’avenir et qui plus est sain de corps et d’esprit.

Les difficultés principales que vous avez rencontrées ?

Il faut savoir être patient car financièrement nous ne pouvons avoir de revenus corrects dés le début. Il faut savoir dans un premier vivre avec peu (ou avoir des économies). C’est un métier qui est encore peu connu donc cela nécessite de communiquer énormément.

Vos conseils pour les aspirants thérapeutes ?

Foncez, vous allez voir, vous serez heureux ! Cependant il faut savoir procéder intelligemment sans griller les étapes. La patience et la volonté sont les maîtres mots.

Partagez avec nous vos projets, vos rêves en rapport avec votre activité ?

Je pense travailler en collaboration avec d’autres thérapeutes alternatifs de manière à organiser des conférences et des sessions découvertes de nos métiers. Je vais également organiser des ateliers d’auto massage. Je souhaite travailler avec les entreprises (de plus en plus d’entreprises font appel à des thérapeutes pour diminuer le stress dans les entreprises) et au départ et aux arrivées des évènements sportifs (trek, marathon, etc.)

Quelques mots sur Omyzen ?

Très belle découverte sur internet comme il y en a peu sur les métiers du bien-être !

Un lien vers votre site ou compte facebook

www.ep-reflexologie.fr/

www.facebook.com/epreflexologie/

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Témoignage : Isabelle Bouffard infirmière et énergéticienne

La kinésiologie : pourquoi consulter ? comment se former ?

kinésiologue
La kinésiologie, un outil de développement personnel qui permet aussi d’améliorer ses capacités d’apprentissage.

Comme explicité dans notre article La kinésiologie : méthodes et principes de fonctionnement, le kinésiologue utilise des techniques de gestion du stress et des émotions qui passent par le corps. Partant du principe que le corps garde en mémoire tout notre vécut et qu’il ne peut pas mentir, des tests musculaires permettent de comprendre la nature et l’origine d’un déséquilibre.

Dans quel cas est-il vraiment opportun d’aller consulter un kinésiologue ? Comme se déroule une séance ? Où se former pour devenir praticien ? Omyzen fait le point sur cette discipline en pleine évolution.

A qui cette discipline s’adresse-t-elle ?

La kinésiologie peut être utile à tous les âges de la vie : des enfants aux séniors en passant par les ados, les parents ou encore les femmes enceintes.

Comme elle passe par le corps et non par la parole, elle est intéressante pour les personnes qui auraient du mal à mettre des mots sur ce qu’ils vivent ou qui n’auraient pas envie de parler. Nous pensons notamment aux enfants et aux adolescents.

Elle est particulièrement adaptée aux sportifs. Les coach sportifs emploient des techniques issues de la kinésiologie pour augmenter les performances de leurs athlètes.

Pourquoi consulter ?

Pour des maux du quotidien et pathologies physiques :

  • Gestion de la douleur
  • allergies, intolérances et troubles d’origine psychosomatiques
  • maux de ventre, de dos, de gorge…
  • stress lié à une intervention médicale
  • pour vivre plus sereinement une maladie

La kinésiologie aide à cerner les aspects psychologiques liés à un trouble corporel. Elle permet de comprendre les implications d’ordre émotionnel et de mieux appréhender la maladie.

En cas de difficultés psychologiques, relationnelles et émotionnelles :

  • Phobies, crises d’angoisses, peurs, anxiété, troubles du sommeil
  • Troubles du comportement alimentaire, addictions
  • Dépression, difficultés relationnelles

Par la kinésiologie, on peut augmenter la confiance en soi, pour aider à la prise de parole en public par exemple.

Pour favoriser l’apprentissage :

Que ce soit pour vous, votre ado ou votre enfant, par le biais du Brain Gym et de la Kinésiologie éducative, vous pouvez :

  • Augmenter votre concentration et votre mémoire
  • Traiter des problèmes DYS
  • Redonner de la motivation pour étudier ou travailler
  • Retrouver le plaisir d’apprendre
  • Gérer le stress d’un examen, concours, entretien d’embauche
  • Mieux s’organiser dans son travail

Pour aider son enfant en cas de :

  • Hyperactivité
  • Troubles du comportement
  • Difficultés scolaires

Les enfants sont particulièrement réceptifs à ce type de thérapie qui ne passe pas par le mental.

Pour accompagner des changements de vie :

  • Deuil, divorce, ré-orientation professionnelle, déménagements, vie de famille, licenciement, accident, etc…

Le kinésiologue est aussi là pour dans les périodes de passage et de bouleversements.

Pour développer son plein potentiel :

La kinésiologie peut aider à améliorer ses performances sportives, artistiques, professionnelles. Mais aussi à exploiter ses capacités pour : vivre des relations plus harmonieuses, accroitre ses capacités d’adaptation, développer sa créativité, savoir choisir… La personne prend conscience de son potentiel. Elle est amenée à être pleinement actrice de sa vie, prenant la pleine responsabilité de ses choix.

kinesiologue
La kinésiologie peut aider à améliorer ses performances sportives.

Y a –t-il des contre-indications ?

La réalisation des tests musculaires peut être gênée ou contre-indiquée en cas de traumatismes ostéo-musculaires, de lésions ou d’opérations récentes.

D’autre part, rappelons que la kinésiologie ne remplace pas un diagnostic ni un traitement médical. Son objet n’est pas de traiter les traumatismes, urgences ou maladies graves.

Comment se déroule une séance ?

1. Poser vos objectifs

La séance va commencer par un temps d’échange verbal. La personne qui consulte explique les problématiques qu’elle souhaite résoudre, ce qui lui pose problème. Elle est invitée à formuler un objectif. Par exemple : « Je veux être à l’aise quand je prends la parole en public. »

2. Tests d’exploration

Dans un deuxième temps, le kinésiologue va effectuer une douzaine de pré-tests. Le consultant reste habillé pendant toute la durée du soin. Il peut être assis sur une chaise ou allongé sur une table de massage, en fonction de la technique de tests utilisée. Le kinésiologue va procéder aux tests musculaires pour identifier la localisation, la nature et la cause du trouble. Pour discriminer d’où vient le problème, à chaque fois qu’il teste, il peut soit formuler une interrogation, soit poser un doigt sur un point précis de votre corps, soit sur une liste de mots écrits sur une feuille. Vous n’avez rien à dire, c’est votre corps qui répond.

3. Comprendre la problématique

Le kinésiologue fait un retour au patient, l’amenant à faire des prises de conscience. Il peut lui parler de l’état de ses organes, ou des blocages énergétiques qu’il a identifié ou niveau des méridiens. La problématique peut s’expliquer par des émotions refoulées ou encore par l’obtention de bénéfices secondaires.

4. Equilibrer le corps et ancrer de nouveaux schémas

Le kinésiologie va alors demander via des tests quelles solutions sont appropriées pour rétablir l’équilibre. Il va aussi effectuer des actions de ré-équilibrage, qui consistent à proposer au corps un autre cheminement nerveux que celui qu’il connait, pour se dégager de vieilles croyances et habitudes nocives et installer de nouvelles possibilités. Cela peut passer par les réflexes et le corps ou d’autres techniques : mouvements, visualisations, jeux de rôles, lectures. A l’issue de ce travail, d’autres tests vont servir à vérifier que le travail a bien été fait puis à ancrer les informations de la séance.

5. Un travail qui continue après la séance

Le patient pourra repartir avec des recommandations sur son hygiène de vie et des exercices à pratiquer chez lui régulièrement. Le kinésiologue peut par exemple lui préconiser certains mouvements de Brain Gym à faire avant de se mettre à étudier. En fonction des réponses musculaires aux tests, il peut également être amené à conseiller des compléments alimentaires, ou encore à orienter la personne vers l’homéopathie, l’aromathérapie, la phytothérapie.

Durée et coût

Une séance de kinésiologie dure entre 40 et 80 minutes, Pour les enfants, la séance dure maximum 45 minutes.

Le tarif pour une séance va de 40 à 60 euros en fonction des praticiens. Certaines mutuelles peuvent prendre en charge quelques séances.

Pour atteindre un objectif on peut compter en moyenne 4 séances, espacées de 3 semaines. Ainsi, il faut souvent compter plusieurs séances parce que le kinésiologue va au rythme du corps. Parfois il y a des résistances à dépasser avant d’atteindre la source du problème. Il peut être essentiel de respecter des temps d’adaptation nécessaires au processus de changement.

Recommandations de vigilance

Le fait que le praticien utilise un test musculaire pour accéder à des informations dont la personne n’a pas forcément conscience peut être une porte ouverte à des interprétations fausses et abusives. Le code de déontologie de la fédération des kinésiologues prends bien soin de spécifier que :

« Le test musculaire donne l’indication d’un état de stress en lien avec le sujet abordé pendant la séance. Il indique un ressenti qui ne correspond pas toujours à un fait réel. »

Donc, soyez attentif et prenez beaucoup de recul si votre kinésiologue :

  • vous affirme avec certitude que vous avez vécu quelque chose dont vous n’avez aucun souvenir (agression, vie antérieure, « syndrome des faux souvenirs »…)
  • Diagnostique une maladie ou une pathologie sans examens médicaux
  • Émet des prédictions sur votre avenir
  • Utilise le test pour vous faire dire la vérité sur des sujets qui dépassent le cadre de la thérapie
  • Formule des jugements catégoriques sur vous
  • Se montre trop directif ou veut imposer ses choix et/ou ses croyances

Pour vous prémunir, nous vous conseillons de choisir un kinésiologue qui vous aura été recommandé par plusieurs personnes de confiance. Le cas échéant, de sélectionner quelqu’un qui appartient à un syndicat.

Comment trouver son thérapeute ?

En l’absence de recommandations, le fait que le thérapeute appartienne à un syndicat garantie qu’il a suivi une formation sérieuse et qu’il adhère à un code de déontologie. Voici les 3 annuaires auxquels vous pouvez vous référer :

Conseils pour votre parcours en kinésiologie :

  • Quand vous contactez un praticien pour la première fois, n’hésitez pas à le questionner sur son parcours, ses compétences, sa formation, sa manières d’exercer.
  • Veiller à ce que votre kinésiologue travaille à votre rythme, dans l’ouverture et en toute transparence.
  • Avant votre séance, réfléchissez bien à ce que vous en attendez, formulez en termes clairs quel est votre objectif et qu’est-ce qui vous empêche de l’atteindre. La kinésiologie est axée sur la recherche de solutions et le consultant est actif dans cette démarche. Plus vous aurez une idée claire de ce que vous cherchez à améliorer et pourquoi, plus la séance sera efficace.
  • Cependant , si vous n’avez pas d’objectif précis au préalable, pas de soucis, votre corps fera remonter les informations nécessaires et la thématique de séance remontera d’elle-même.

Se former à la kinésiologie

formation
La Fédération Française de Kinésiologie impose 600 heures minimum de formation.

Pour les professions médicales : une école de kinésiologie appliquée K.A.

Les professionnels de santé, pourront suivre des formation en kinésiologie appliquée K.A. au sein du Collège international de kinésiologie appliquée (ICAK).

Les personnes qui ne font pas parti du corps médical pourront se former à la kinésiologie non thérapeutique, discipline présentée comme un outil de gestion du stress et d’accompagnement psychologique.

Recommandations pour les non médecins

Comme toujours, méfiez-vous des formations courtes, qui restent souvent insuffisantes en apport théoriques. Quand aux formations qui se font uniquement par correspondance, elles ne permettent pas d’acquérir une pratique qui nécessite impérativement un échange et un contact humain en présentiel.

Pour reconnaitre un praticien en kinésiologie, les syndicats exigent tous un minimum de 600 heures de formation ainsi que la validation par des examens théoriques et pratiques. Par la suite, les kinésiologues certifiés ont la possibilité d’effectuer des formations complémentaires jusqu’à plus de 1 200 heures.

Les écoles sérieuses proposent donc ce minimum de 600 heures de formation, incluant des cours théoriques (dont : anatomie-physiologie), des ateliers de pratique et un mémoire de fin d’études. Les cours devront être dispensés par une équipe pluri-disciplinaire, composée de plusieurs enseignants. Enfin, ces écoles devront avoir un statut juridique et répondre aux critères administratifs et légaux.

Voici des listes d’écoles répondant à toutes ces exigences :

N’hésitez pas à contacter des kinésiologues en exercice pour discuter avec eux de leur formation et de leur expérience pour discerner ce qui est important ou pas pour bien choisir votre école.

Omyzen vous souhaite des découvertes surprenante avec la pratique de la kinésiologie !

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La kinésiologie : méthodes et principes de fonctionnement

La médecine chinoise : pour quoi ? Comment ?

Comment l’hypnose peut-elle accompagner la perte de poids ?

hypnose poids
L’hypnose va agir sur les mécanismes inconscients qui sont à l’origine du surpoids.

Qu’est-ce que l’hypnose ?

L’hypnose correspond à un état modifié de conscience, proche du sommeil ou de la méditation, qui permet d’approcher son inconscient tout en restant conscient. Cet état de conscience modifiée permet au sujet, tout en étant en relation avec autrui, de s’impliquer dans une autre facette de sa propre expérience de vie.

Un peu d’Histoire :

L’usage de l’hypnose semble millénaire. En effet, on a découvert la transcription d’une séance d’hypnose sur une stèle du règne de RAMSÈS II qui date d’environ 3000 ans. L’hypnose aurait été utilisée par les prêtres en Égypte ancienne, ainsi qu’en Grèce antique, dans le but de soigner mais aussi de prédire l’avenir.

Plus récemment, il y a plus de deux siècles, l’hypnose a été intégrée à la médecine. Le terme « hypnose » n’est apparu qu’en 1843, année où James BRAID, chirurgien anglais, entreprit d’établir les bases scientifiques de la compréhension du phénomène afin de le démystifier.

En France, il n’y a pas de cadre légal précis encadrant la pratique de l’hypnose ni de l’EMDR (Eye Movement Desensitization and Reprocessing, c’est-à-dire désensibilisation et retraitement des informations par les mouvements oculaires). Les Diplômes Universitaires d’hypnose et d’EMDR ne sont pas reconnus par l’Ordre des médecins. Réglementairement, le médecin n’est donc pas autorisé à mentionner ces pratiques sur sa plaque et/ou ses ordonnances.

L’hypnose a fait son chemin dans différentes branches médicales. On peut citer l’hypnosédation qui a été développée par Marie-Elisabeth Faymonville, professeur au CHU de Liège, à la fin des années 90. L’hypnosédation a pour but d’amplifier les ressources d’anxiolyse et d’analgésie chez les patients. Elle combine hypnose et sédation consciente intraveineuse.

L’hypnose Eriksonnienne

Aux USA, le Dr Mitlon H. ERICKSON (1901-1980, psychiatre) développe une méthode permettant à chaque personne d’être hypnotisable. Cette technique abandonne les suggestions directes utilisées auparavant pour favoriser des propositions permissives.

« Vous ne contrôlez pas le comportement d’une quelconque autre personne. Vous apprenez à le connaître, vous aidez les patients en l’utilisant, vous aidez les patients en les dirigeant de telle façon qu’ils rencontrent leurs besoins; mais vous ne travaillez pas avec les patients pour atteindre vos propres buts. Le but est leur bien-être, et si vous réussissez à obtenir leur bien-être, vous touchez directement votre propre bien-être. », Milton Erickson

Ainsi, Milton Erickson ne cherche pas à faire obéir le patient comme c’était souvent le cas en hypnose traditionnelle. Au contraire, il cherche à aider le patient à obtenir des réponses inconscientes, à faire surgir des solutions qui étaient enfouies en lui-même, dans un inconscient défini « stratégiquement » comme positif.

L’hypnose humaniste

L’Hypnose Humaniste est une nouvelle forme d’Hypnose, basée sur l’utilisation de techniques hypnotiques spécifiques, dites “en ouverture”. Elles permettent de gommer la fracture naturelle qui existe entre l’esprit conscient et l’Inconscient.

hypnose humaniste
Dans l’hypnose humaniste, le consultant est dans un état de « conscience augmentée ».

Concrètement, la personne étant dans son état ordinaire de conscience, on lui applique la technique qui permettrait de la sortir d’un état d’hypnose. On procède comme on le ferait à la fin d’une séance d’hypnose.

Le fait de la « réveiller » alors qu’elle est dans son état « normal » provoque très curieusement chez elle un état modifié de conscience. Cela inclut la possibilité de produire tous les phénomènes connus de l’hypnose, mais grâce à davantage de conscience. On parle alors d’état de « conscience augmentée ».

Grâce à ses particularités, l’Hypnose Humaniste est une pratique de thérapie (stress, sommeil, poids, tabac, etc.). Mais aussi de psychothérapie (mal-être, dépression, couple, etc.). Ainsi que de coaching (systémique, action profonde qui respecte la vie privée).

L’hypnose est-elle efficace pour perdre du poids ?

Revenons à la question centrale de cet article. Est-ce que l’hypnose peut aider une personne à retrouver son poids idéal ?

L’importance de déterminer les causes de surpoids

Avant toute chose, il est important de comprendre les raisons de la prise de poids car celles-ci sont multiples. A titre d’exemple, une personne souffrant d’une hypothyroïdie va voir son métabolisme général fonctionner au ralenti. Il en découle une prise de poids. On peut citer également le phénomène de résistance à l’insuline qui se manifeste notamment par la prise de poids sans « excès » de table. Enfin, sans être exhaustif, les cas de dysbiose importante et l’apnée du sommeil peuvent également conduire à une prise de poids. Dans ces cas de figure, ce n’est pas vers l’hypnose que nous nous tournerons en premier lieu.

Nous conseillons donc de vérifier ces points avec le médecin traitant avant d’entreprendre une hypnothérapie.

Les mécanismes inconscients qui conditionnent notre rapport à la nourriture

prise de poids
La nourriture est utilisée pour calmer des troubles psycho-émotionels.

Pour comprendre comment l’hypnose peut jouer un rôle clef dans la perte de poids, il faut d’abord souligner que le poids d’une personne, ce n’est pas juste un chiffre sur la balance. Il peut s’agir du poids d’une vie, d’un secret lourd à (sup)porter, du poids de mots longtemps refoulés et mal digérés, d’émotions négatives polluant l’état émotionnel de la personne.

Sur la base de la vision de Milton Erickson, l’inconscient est un vaste réservoir de ressources potentielles que le patient n’a pas encore suffisamment exploité pour plusieurs raisons, que ce soit par blocage ou défaut d’apprentissage. Par l’hypnose, ces freins ou blocages pourront être levés.

Par exemple, lorsqu’une personne se sent happée par un vide intérieur profond, elle peut en réponse chercher à « combler » ce vide qui lui est insupportable par des compensations alimentaires. Ces pulsions seront sources de prises de poids et le reflet de ce mal être profond.

De même, prenons le cas d’une personne ayant des difficultés à trouver sa juste place au sein de sa famille, de la société dans laquelle elle travail, avec ses voisins… Une réaction possible pour faire face à cette difficulté d’adaptation à son milieu sera la prise de poids pour prendre de la place physiquement et montrer son existence.

Comment l’hypnose peut modifier notre comportement alimentaire

Par quel mécanisme, l’hypnose va – t – elle pouvoir accompagner ses personnes ? Il est important de comprendre que l’hypnose, ce n’est pas une formule magique que l’on récite : « Abracadabra, maigrissez maintenant et tout de suite ! ». Il s’agit plutôt d’un cheminement que votre consultant va entreprendre pour lui-même enfin de vivre libérer, libre et léger.

L’hypnose thérapeutique propose assez simplement d’utiliser les capacités du subconscient pour transformer une relation négative à l’alimentation. Elle n’a aucun impact direct sur les cellules graisseuses mais elle s’avère très efficace pour stopper les compulsions et rétablir un équilibre « corps-esprit-émotions » indispensable au maintien d’un poids de forme.

Si l’on reprend les cas précédents, via un accompagnement par l’hypnose, la personne pourra comprendre et observer les associations d’idées qu’elle fait entre un état émotionnel (sentiment de vide intérieur, besoin d’être vu et reconnu) et ses réactions. Il sera dés lors possible de transformer cette chaîne d’associations d’idées et de comportements pour aboutir à un état plus positif. Les pulsions alimentaires pourront faire place à une relation à la nourriture plus juste.

alimentation poids
Une fois que le rapport à l’alimentation est assaini, la perte de poids est beaucoup plus facile.

Des bénéfices plus larges que la simple perte de poids

L’hypnose pourra également permettre de lever les blocages émotionnels, les stresses et certains problèmes de sommeil pouvant perturber la perte de poids.

On comprend bien qu’il n’est pas efficace de lutter de front contre des compulsions alimentaires, mais plutôt d’en trouver les déclencheurs. L’objectif de l’hypnothérapie sera d’aider la personne à retrouver la liberté de manger tout ce qu’elle aime mais uniquement quand elle aura faim et en quantités adaptées à sa physiologie. Lorsque le corps sera sereinement apte à consommer uniquement la nourriture adaptée et nécessaire à son bon fonctionnement, alors les chances de retrouver un poids de forme seront augmentées. Il pourra en découler une amélioration de l’état général de la personne et des résultats encourageants et motivants pour poursuivre les efforts. Dans ce contexte, il est conseillé d’être également accompagné par un professionnel de l’alimentation en parallèle de l’hypnothérapie (naturopathe, diététicien,…).

En résumé, on retiendra 3 axes majeurs en hypnose pour la perte de poids :

  1. Rétablir le signal de satiété dans le corps,
  2. Apaiser les émotions qui peuvent prendre en otage le consultant et bloquer la perte de poids,
  3. Accompagner la réconciliation de la personne avec son corps et son image.

Quelles sont les principales techniques utilisées ?

Les principales techniques hypnotiques pouvant être proposées pour la perte de poids sont :

  • Les recadrages

Il s’agira de moduler la compréhension ou l’occurrence d’un événement en proposant d’en modifier la portée ou les conditions d’apparition. Par exemple, à un patient nous disant « Je n’ai pas réussi seul à perdre du poids ». Ces propos pourront être recadrés ainsi : « Vous n’y êtes pas ENCORE arrivé. Que faut-il ajouter ou modifier que vous puissiez pleinement réussir MAINTENANT cela ?».

  • Les submodalités

submodalités
L’état hypnotique permet de modifier les submodalités de nos souvenirs.

Chaque individu a une représentation du monde et de ses expériences passées, présentes et futures sont codées par le cerveau sous formes de modalités. Chaque modalité a différents paramètres pour représenter les souvenirs : ce sont les submodalités. En effet, un souvenir peut être caractérisé par une image en couleur et floue, des sons, un rythme… Ce souvenir peut être vu à droite ou à gauche, en haut ou en bas : ce sont les modalités Visuelle, Auditive et Kinesthésique.

En changeant les submodalités des souvenirs, il est possible de modifier la carte du monde de la personne et ainsi le rapport émotionnel avec ses souvenirs.

En conclusion, il est nécessaire de comprendre qu’il n’existe pas de protocole ou de méthode standard et que c’est seulement votre hypnothérapeute qui saura quelle technique ou protocole utiliser.

Sources :

Evaluation de la pratique de l’hypnose, INSERM, juin 2015

L’hypnose Humaniste, Olivier Lockert

L’hypnose humaniste pour les Nuls,

https://www.nouvellehypnose.com

http://www.hypnose-humaniste.com/

http://www.communication-soignante.com

https://www.hypnose.fr/

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